Commençons par le gros problème de cette BD : pour un bouquin qui s’autoproclame « reportage », c’est très engagé, trop engagé même, et flirte souvent avec de la propagande anti-Israël. Joe Sacco interroge de nombreux palestiniens, qui pour le coup sont soit docteur, soit enseignant, bref, des gars biens et intelligents, qui ont tous une histoire terrible à raconter. Histoire non-vérifiable mettant bien sûr en scène des Israéliens haineux (colons ou police) balançant des pierres sans raisons et tirant sur tout ce qui bouge.
Alors attention, j’imagine bien qu’il y a beaucoup de vérité dans ces témoignages, mais l’ensemble me paraît quand même bien « embelli ». La situation dans les territoires occupés est inacceptable, mais quand même un peu plus compliquée qu’une bande de méchants Israéliens sauvages martyrisant des gentils Palestiniens qui gagnent bien leur vie sans embêter personne.
A noter aussi que la BD date de 1991, et ne colle donc pas vraiment à l’actualité.
Tout cela étant dit, j’ai quand même trouvé cette BD prenante et intéressante, et si elle n’est de doute évidence pas neutre, elle a au moins l’énorme mérite de dénoncer et de nous rappeler la situation inacceptable dans laquelle se trouvaient (et se trouvent toujours) les territoires occupés. De plus contrairement à d’autres posteurs j’ai trouvé la lecture facile (mais longue), et l’humour corrosif de Sacco fait vraiment mouche (la façon dont il se moque de lui-même, ou le gag récurrent du thé).
Bref, si le genre vous tente, n’hésitez pas une seconde, à condition de bien garder à l’esprit que Palestine est plus un coup de gueule engagé qu’un reportage neutre et objectif.
Hier soir, tandis que mon regard se perdait devant les rayonnages de ma bibliothèque, mon Mari m’a demandé qu’elle était ma BD préférée. « Le vent dans les Saules » fut ma réponse.
Ah oui, je crois que c’est ma préférée. Parce que je voudrais vivre dans cette BD ! Les pique-niques au bord de l’eau, les glissades dans la neige, la lecture au coin du feu... pour moi c’est le bonheur.
Certains trouvent qu’il n’y a pas assez d’action dans cette BD, et bien pour ma part, le premier tome, celui où l’on prend le temps de se balader dans la campagne, est mon préféré.
Chéri, il fait beau on va se promener ?
Un très beau premier tome qui n'est pas sans rappeler l'univers de la voleuse du père fauteuil. L'histoire est plutôt bien rendue graphiquement. De plus, le régime autoritaire inventé par les auteurs est très inquiétant. C'est une assez bonne réflexion sur la perte de liberté, la résistance à l'oppresseur sur fond d'histoire d'amour. La suite devrait être intéressante.
J'aime beaucoup les Lucky Luke, mais je n'irai pas les qualifier de livre culte.
Les dessins sont bons, les scénarios aussi, avec souvent une pointe d'humour, mais les histoires tournent souvent autour de la même chose; les Daltons se sont évadés! C'est une bonne idée en soi, mais à la longue on s'en lasse et on voudrait passer à autre chose! Oh, bien sur, je n'ai lu qu’une infime partie de la collection (qui est ENORME).
Il est très difficile de donner un avis sur cette série de BD, compte tenu des +/- 80 albums qui la composent.
Malgré tout, c'est une "bonne BD", qui m'a procuré beaucoup de bonheur!
J'ai tout simplement dévoré les BDs d'Astérix. Je ne les ai pas encore toutes lues, mais j'en ai lu assez pour me faire un avis (le devin, le combat des chefs, Astérix chez les Belges, chez Rhazade, la galère d'Obélix, Astérix gladiateur, la grande traversée... et bien d'autres)
Je trouve que les BDS sont bien dessinées (et cela va en s'améliorant), que le scénario est très bon, plein de clins d’œil, de rires et de caricatures et l'humour est au rendez-vous a chaque page
Je n'ai pas encore lu le dernier tome, mais l'avis circule qu'il est moins bien que les autres, mais je ne vais pas baser mes lectures sur des rumeurs!!
Je n'ai que 12 ans, mais je conseille vivement à tous de se lancer dans cette série!
Se plonger dans un album d'Etienne Lécroart est toujours un plaisir. Drôlerie, inventivité et originalité sont immanquablement au rendez-vous. Peu d'auteurs savent comme lui manipuler, triturer le média bédéesque avec autant d'intelligence et d'humour. Bien sûr, il n'est pas le seul à faire de l'expérimentation autour de la BD, mais chez lui, les jeux OuBaPiens n'ont pas qu'un intérêt purement formel, ce sont de nouvelles façons, ludiques et surprenantes, de raconter des histoires (même s'il utilise des intrigues plutôt simples comme bases), pas de l'expérimentation gratuite. Des exercices de style rigolos à la Queneau, dont le plus gros défaut est malheureusement qu'ils perdent un peu de leur saveur après la première lecture... mais après tout, combien d'albums peuvent être relus 2, 3 ou 4 fois sans se lasser ? Cerise sur le gâteau, "Le Cycle" est, comme les autres petits bouquins de Lécroart, à un prix abordable. Ca change agréablement d'autres BDs OuBaPiennes comme Quimby the Mouse ou Va & Vient. Bref, jetez-vous dessus !
Morvan entame son récit banalement par une attaque de diligence qui tourne mal pour les gangsters sous les ordres d’une certaine Kubilay. Il singularise déjà son récit avec des personnages au passé peu conventionnel : Kubilay, l’indienne originaire de Mongolie, Lynch, le cow boy solitaire au passé lourd et mystérieux, et Papou Auguste Lalentairne, patriarche exilé de France qui règne en maître sur une grande famille dont il est le seul géniteur (il est à la fois le père grand père et oncle de tous ses enfants). Malgré ces singularités, la trame de ce Western reste classique, voire un peu cliché dans ce premier tome. Le deuxième opus prend une tournure totalement inattendue avec un final poignant qui donne à lui seul toute sa dimension à cette série! Je comparerais volontiers cette série à Reality Show du même scénariste (pour la construction du récit, cela va sans dire). Que dire de plus si ce n’est que le dessin de Vervisch est bien sympa et est encore meilleur dans le tome deux !
Bref, ce très bon diptyque bénéficie de tout le savoir-faire de Morvan.
J'en reste bouche bée.
Je retarde peut-être d'une guerre vu que le tome un est sorti voilà plus de cinq ans, mais il n'est jamais trop tard pour découvrir des chefs d'oeuvre. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Je me demande comment j'ai pu vivre sans connaître cette BD!
De premier abord, les dessins et les couleurs me paraissaient fort simples, les tons pastels et les traits des personnages ne m'ont pas impressionné dans les premières pages. C'est au fil de la lecture que j'ai pu constater l'harmonie entre les couleurs, le dessin, le texte et le scénario. Tout est linéaire, en progression constante telle la quête de nos héros. Et finalement, les couleurs ont beaucoup de charme ainsi que les personnages (surtout quand ils redeviennent enfants!). J'ai adoré les petites cases réservées aux bestioles et autres plantes extraordinaires. Cela ajoute encore un peu plus de piment à l'imaginaire, un zeste de plaisir supplémentaire.
Le scénario est construit à la perfection. Rien ne laisse présager de ce qu'il peut arriver aux héros, au détour d'une page, la surprise peut être totale, du début jusqu'à la dernière case. C'est palpitant. La petite parenthèse avec l'histoire des "dieux" est également bien à point, elle permet une perception différente des personnages, de la réalité et des enjeux.
Côté personnages, leur psychologie est bien construite, mais leur évolution au fil de la quête est perceptible et réellement intéressante et attachante. Et je fais ici allusion non seulement aux trois héros, mais également aux "divinités".
Bref, cette Bd sera chérie à sa juste valeur, placée au sommet de ma petite bibliothèque.
Merci aussi à bdthèque d'avoir détourné mon regard vers cette Bd. Thx
« Vider la corbeille » traite des relations sociales et des rapports de pouvoirs au sein d’une entreprise. Le sort des employés ne tient qu’à un fil, entre l’irresponsabilité cynique du patron, le dévouement intéressé de la secrétaire de direction, et la naïveté du jeune cadre. Le ton est caustique, cynique, drôle et dramatique à la fois - il fait mouche et on se prend une grande claque. Une excellente BD, à lire pour réfléchir et rire/pleurer sur ce qu’on vit parfois sur notre lieu de travail.
Un groupe des brigades internationales essaye de rejoindre le front. Tombés dans une embuscade, le groupe perd ses membres, un à un. On découvre, au fil du récit, les motivations des combattants amateurs, allant des plus égoïstes aux plus altruistes. Les plus motivés dans leur engagement survivent pour assister, impuissants, à la machine de guerre nazie venue à la rescousse de Franco et prenant l’Espagne comme un camp d’entraînement pour la 2e guerre mondiale. Reste le besoin de témoigner et de se souvenir, d’autant plus important que le dernier survivant de la bande est Allemand – comme Andreas. L’auteur, qui avait déjà réglé son compte avec le nazisme dans Capricorne, le refait ici de manière plus explicite en l’accompagnant d’une réflexion sur la responsabilité de chacun face à sa propre histoire personnelle et face à l’Histoire avec un grand «H».
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Commençons par le gros problème de cette BD : pour un bouquin qui s’autoproclame « reportage », c’est très engagé, trop engagé même, et flirte souvent avec de la propagande anti-Israël. Joe Sacco interroge de nombreux palestiniens, qui pour le coup sont soit docteur, soit enseignant, bref, des gars biens et intelligents, qui ont tous une histoire terrible à raconter. Histoire non-vérifiable mettant bien sûr en scène des Israéliens haineux (colons ou police) balançant des pierres sans raisons et tirant sur tout ce qui bouge. Alors attention, j’imagine bien qu’il y a beaucoup de vérité dans ces témoignages, mais l’ensemble me paraît quand même bien « embelli ». La situation dans les territoires occupés est inacceptable, mais quand même un peu plus compliquée qu’une bande de méchants Israéliens sauvages martyrisant des gentils Palestiniens qui gagnent bien leur vie sans embêter personne. A noter aussi que la BD date de 1991, et ne colle donc pas vraiment à l’actualité. Tout cela étant dit, j’ai quand même trouvé cette BD prenante et intéressante, et si elle n’est de doute évidence pas neutre, elle a au moins l’énorme mérite de dénoncer et de nous rappeler la situation inacceptable dans laquelle se trouvaient (et se trouvent toujours) les territoires occupés. De plus contrairement à d’autres posteurs j’ai trouvé la lecture facile (mais longue), et l’humour corrosif de Sacco fait vraiment mouche (la façon dont il se moque de lui-même, ou le gag récurrent du thé). Bref, si le genre vous tente, n’hésitez pas une seconde, à condition de bien garder à l’esprit que Palestine est plus un coup de gueule engagé qu’un reportage neutre et objectif.
Le Vent dans les Saules
Hier soir, tandis que mon regard se perdait devant les rayonnages de ma bibliothèque, mon Mari m’a demandé qu’elle était ma BD préférée. « Le vent dans les Saules » fut ma réponse. Ah oui, je crois que c’est ma préférée. Parce que je voudrais vivre dans cette BD ! Les pique-niques au bord de l’eau, les glissades dans la neige, la lecture au coin du feu... pour moi c’est le bonheur. Certains trouvent qu’il n’y a pas assez d’action dans cette BD, et bien pour ma part, le premier tome, celui où l’on prend le temps de se balader dans la campagne, est mon préféré. Chéri, il fait beau on va se promener ?
Le Désespoir du Singe
Un très beau premier tome qui n'est pas sans rappeler l'univers de la voleuse du père fauteuil. L'histoire est plutôt bien rendue graphiquement. De plus, le régime autoritaire inventé par les auteurs est très inquiétant. C'est une assez bonne réflexion sur la perte de liberté, la résistance à l'oppresseur sur fond d'histoire d'amour. La suite devrait être intéressante.
Lucky Luke
J'aime beaucoup les Lucky Luke, mais je n'irai pas les qualifier de livre culte. Les dessins sont bons, les scénarios aussi, avec souvent une pointe d'humour, mais les histoires tournent souvent autour de la même chose; les Daltons se sont évadés! C'est une bonne idée en soi, mais à la longue on s'en lasse et on voudrait passer à autre chose! Oh, bien sur, je n'ai lu qu’une infime partie de la collection (qui est ENORME). Il est très difficile de donner un avis sur cette série de BD, compte tenu des +/- 80 albums qui la composent. Malgré tout, c'est une "bonne BD", qui m'a procuré beaucoup de bonheur!
Astérix
J'ai tout simplement dévoré les BDs d'Astérix. Je ne les ai pas encore toutes lues, mais j'en ai lu assez pour me faire un avis (le devin, le combat des chefs, Astérix chez les Belges, chez Rhazade, la galère d'Obélix, Astérix gladiateur, la grande traversée... et bien d'autres) Je trouve que les BDS sont bien dessinées (et cela va en s'améliorant), que le scénario est très bon, plein de clins d’œil, de rires et de caricatures et l'humour est au rendez-vous a chaque page Je n'ai pas encore lu le dernier tome, mais l'avis circule qu'il est moins bien que les autres, mais je ne vais pas baser mes lectures sur des rumeurs!! Je n'ai que 12 ans, mais je conseille vivement à tous de se lancer dans cette série!
Le Cycle
Se plonger dans un album d'Etienne Lécroart est toujours un plaisir. Drôlerie, inventivité et originalité sont immanquablement au rendez-vous. Peu d'auteurs savent comme lui manipuler, triturer le média bédéesque avec autant d'intelligence et d'humour. Bien sûr, il n'est pas le seul à faire de l'expérimentation autour de la BD, mais chez lui, les jeux OuBaPiens n'ont pas qu'un intérêt purement formel, ce sont de nouvelles façons, ludiques et surprenantes, de raconter des histoires (même s'il utilise des intrigues plutôt simples comme bases), pas de l'expérimentation gratuite. Des exercices de style rigolos à la Queneau, dont le plus gros défaut est malheureusement qu'ils perdent un peu de leur saveur après la première lecture... mais après tout, combien d'albums peuvent être relus 2, 3 ou 4 fois sans se lasser ? Cerise sur le gâteau, "Le Cycle" est, comme les autres petits bouquins de Lécroart, à un prix abordable. Ca change agréablement d'autres BDs OuBaPiennes comme Quimby the Mouse ou Va & Vient. Bref, jetez-vous dessus !
Plus jamais ça
Morvan entame son récit banalement par une attaque de diligence qui tourne mal pour les gangsters sous les ordres d’une certaine Kubilay. Il singularise déjà son récit avec des personnages au passé peu conventionnel : Kubilay, l’indienne originaire de Mongolie, Lynch, le cow boy solitaire au passé lourd et mystérieux, et Papou Auguste Lalentairne, patriarche exilé de France qui règne en maître sur une grande famille dont il est le seul géniteur (il est à la fois le père grand père et oncle de tous ses enfants). Malgré ces singularités, la trame de ce Western reste classique, voire un peu cliché dans ce premier tome. Le deuxième opus prend une tournure totalement inattendue avec un final poignant qui donne à lui seul toute sa dimension à cette série! Je comparerais volontiers cette série à Reality Show du même scénariste (pour la construction du récit, cela va sans dire). Que dire de plus si ce n’est que le dessin de Vervisch est bien sympa et est encore meilleur dans le tome deux ! Bref, ce très bon diptyque bénéficie de tout le savoir-faire de Morvan.
Légendes des Contrées Oubliées
J'en reste bouche bée. Je retarde peut-être d'une guerre vu que le tome un est sorti voilà plus de cinq ans, mais il n'est jamais trop tard pour découvrir des chefs d'oeuvre. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Je me demande comment j'ai pu vivre sans connaître cette BD! De premier abord, les dessins et les couleurs me paraissaient fort simples, les tons pastels et les traits des personnages ne m'ont pas impressionné dans les premières pages. C'est au fil de la lecture que j'ai pu constater l'harmonie entre les couleurs, le dessin, le texte et le scénario. Tout est linéaire, en progression constante telle la quête de nos héros. Et finalement, les couleurs ont beaucoup de charme ainsi que les personnages (surtout quand ils redeviennent enfants!). J'ai adoré les petites cases réservées aux bestioles et autres plantes extraordinaires. Cela ajoute encore un peu plus de piment à l'imaginaire, un zeste de plaisir supplémentaire. Le scénario est construit à la perfection. Rien ne laisse présager de ce qu'il peut arriver aux héros, au détour d'une page, la surprise peut être totale, du début jusqu'à la dernière case. C'est palpitant. La petite parenthèse avec l'histoire des "dieux" est également bien à point, elle permet une perception différente des personnages, de la réalité et des enjeux. Côté personnages, leur psychologie est bien construite, mais leur évolution au fil de la quête est perceptible et réellement intéressante et attachante. Et je fais ici allusion non seulement aux trois héros, mais également aux "divinités". Bref, cette Bd sera chérie à sa juste valeur, placée au sommet de ma petite bibliothèque. Merci aussi à bdthèque d'avoir détourné mon regard vers cette Bd. Thx
Vider la corbeille
« Vider la corbeille » traite des relations sociales et des rapports de pouvoirs au sein d’une entreprise. Le sort des employés ne tient qu’à un fil, entre l’irresponsabilité cynique du patron, le dévouement intéressé de la secrétaire de direction, et la naïveté du jeune cadre. Le ton est caustique, cynique, drôle et dramatique à la fois - il fait mouche et on se prend une grande claque. Une excellente BD, à lire pour réfléchir et rire/pleurer sur ce qu’on vit parfois sur notre lieu de travail.
Quintos
Un groupe des brigades internationales essaye de rejoindre le front. Tombés dans une embuscade, le groupe perd ses membres, un à un. On découvre, au fil du récit, les motivations des combattants amateurs, allant des plus égoïstes aux plus altruistes. Les plus motivés dans leur engagement survivent pour assister, impuissants, à la machine de guerre nazie venue à la rescousse de Franco et prenant l’Espagne comme un camp d’entraînement pour la 2e guerre mondiale. Reste le besoin de témoigner et de se souvenir, d’autant plus important que le dernier survivant de la bande est Allemand – comme Andreas. L’auteur, qui avait déjà réglé son compte avec le nazisme dans Capricorne, le refait ici de manière plus explicite en l’accompagnant d’une réflexion sur la responsabilité de chacun face à sa propre histoire personnelle et face à l’Histoire avec un grand «H».