Les derniers avis (39885 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série City Hunter
City Hunter

Sur la base des dessins animés Nicky Larson de ma jeunesse, je croyais ne pas trop accrocher à ce manga. Je trouvais ces animés sympas et divertissants mais sans plus. Mais City Hunter est assez différent. D'emblée, je trouve le manga plus adulte. Plus adulte dans les intrigues thriller dans lesquelles le héros n'hésite pas à tuer, voire à exterminer ses ennemis. Et aussi plus adulte dans son humour, nettement plus en dessous de la ceinture que dans l'animé qui restait relativement enfantin. J'apprécie beaucoup le dessin de Tsukasa Hojo. Dynamique et soigné à la fois, il assure vraiment, surtout pour l'époque (années 80) où les mangas, à quelques exceptions près, n'étaient pas terribles à mon goût. Je ne lui ferais que quelques petits reproches. Le fait que les visages des personnages soient tout de même souvent trop ressemblants. Le fait que Kaori soit un peu trop mignonne pour qu'on trouve crédible que les protagonistes du manga puisse la confondre avec un homme. Le fait que les coiffures eighties de certaines ''Femmes fatales'' soient franchement démodées. Et pour finir, le fait que les couleurs des quelques histoires concernées que nous offre l'édition française actuelle ne soient vraiment pas terribles : je préfère nettement les passages en noir et blanc. Cela fait 4 petits reproches, mais ils sont vraiment négligeables : le dessin de Hojo est vraiment bon et super agréable à lire. Quant aux histoires, je dois dire ne pas tellement accrocher aux intrigues thriller. D'abord parce que les thrillers/policiers, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais aussi parce que je les trouve quand même souvent bidons. Même si les scénarios sont variés, l'aspect surhumain de Ryo Saeba, tireur d'élite, bagarreur d'élite, génie de la stratégie et de la débrouille, finit toujours par ressortir et hop, l'affaire est pliée. Et pourtant, j'ai lu les nombreuses aventures de City Hunter avec un réel plaisir car ces intrigues ne sont pour moi que des prétextes à mettre en scène l'humour de Hojo et le personnage excellent qu'est Ryo Saeba. C'est toujours en dessous de la ceinture, souvent très lourd (le kiki de Nicky à toutes les sauces), mais ça me fait vraiment marrer (sauf quand ça tourne un peu pipi-caca-popo). Les situations sont bien amenées et vraiment cocasses. Et même si c'est parfois un peu répétitif, le personnage contrasté de Ryo rend ces scènes toujours d'autant plus drôles. Bref, City Hunter est pour moi un manga de divertissement et d'humour de belle qualité où l'aspect thriller n'est à mes yeux qu'un prétexte ludique.

02/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Madelin - Le Clown tournaisien
Madelin - Le Clown tournaisien

Madelin, le Clown Tournaisien, Arnaud Cambier, Cambier éditions, 2006. Professeur de Religion à la Sainte-Union de la Chaussée de Lille, Arnaud Cambier vient de publier – sorti des presses de Carré Noir - « Madelin, le clown tournaisien ». Les aventures surréalistes de ce clown se situent dans un Tournai fantastique et fabuleux. Une ville comme désertée mais où la Cathédrale aux Cinq Clochers apparaît comme le centre nucléaire, comme l’arrière-plan nécessaire et fondateur. Pourtant, avec Madelin, nous sommes au-delà de tout temps, voire au-delà de tout espace. Car « les Tournaisiens ont peut-être pris l’habitude de vivre en sous-sol, comme l’un des héros de l’histoire, Xadeco, pour puiser leur créativité magico-clownesque dans les entrailles de la terre », confie Arnaud Cambier. Avec Madelin, nous entrons également en connexion directe avec le monde médiéval et, plus particulièrement, avec le monde des fous. Des fous du roi. Ceux qui peuvent se permettre d’énoncer haut et fort toutes les vérités. Même les plus osées. Même les plus cruelles. Madelin fait sans aucun doute partie de ces révoltés pacifiques qui disent avec poésie et humour les travers de notre société de consommation. Ce qui frappe également dans le livre, c’est la présence – non seulement de la Cathédrale, comme nous l’évoquions – mais aussi des principaux monuments de la cité scaldéenne. Comme le Beffroi, le Pont des Trous, les maisons romanes et la gare de Tournai, œuvre de Bruno Renard. Même les faubourgs sont évoqués – ce qui ne déplaira pas à Daniel Barbez,le chantre du Pays Blanc – puisque les chaufours sont mis eux aussi en exergue. Enfin, le folklore et les traditions quittent leur tanière – à la manière d’Alice au Pays des Merveilles – avec un lapin perdu dont le prénom n’est autre que Lundi, référence évidente – on l’aura compris – avec la tradition du même nom située juste après l’Epiphanie. Ce que nous avons apprécié aussi, c’est le moyen de transport utilisé dans la ville. Le petit train touristique devient aérien et tous les problèmes de mobilité contemporains sont comme effacés, comme gommés pour la plus grande joie du lecteur et des Tournaisiens eux-mêmes. A lire, à découvrir sur les presses de Carré Noir (Jean Delaunoy). Au prix de 9 euros, le livre est en vente chez Fanfula (Piétonnier) et Kazébul (Rue Royale) à Tournai. P.S. : Outre la Bande Dessinée, belle interview de Jérémie Brasseur – rédacteur au Journal « Dimanche » - qui campe fort bien à la fois Arnaud Cambier et ses personnages chimériques.

02/04/2007 (modifier)
Par Wolfen
Note: 4/5
Couverture de la série Miss Pas Touche
Miss Pas Touche

Un joli diptyque à moins de 20 euros, ça se fête ! Le dessin est original, les personnages sont attachants. L'histoire coule de source, tout est limpide et on passe vraiment un bon moment à la lecture. Le cadre de l'histoire est un bordel, l'héroïne est une vierge. Passez au shaker on obtient une enquête policière pleine d'humour. Que dire de plus, quand on aime, on n'explique pas tout !

01/04/2007 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carthago
Carthago

Moi qui n’avais pas spécialement été emballé par Bunker et étais pour le moins complètement resté insensible au trop poussif Le Temps des loups, je me vois offrir la possibilité de me réconcilier avec les productions de Bec avec ce premier tome de Carthago que je trouve complètement réussi et carrément emballant. Les raisons en sont simples, Carthago possède ni plus ni moins toutes les qualités qu’on demande généralement à une bonne bd de divertissement : de bons dessins (ceux de Henninot sont tout simplement magistraux, perfection de la mise en scène, beauté des compositions de planches), un scénario qui ménage le suspense et fasse rêver. C’est le cas ici avec une très bonne mise en place de tous les protagonistes qui, sans être laborieuse, expose tout avec clarté tout en procurant déjà une bonne dose de suspense. L'album s'impose en une cinquantaine de pages comme le tome 1 indispensable du moment, le prologue de ce qui pourrait devenir, si les auteurs continuent sur leur lancée, une très grande série populaire de genre. A l'image d'un Sanctuaire ou d'un UW1.

01/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Shiba Inu
Shiba Inu

Enfin une autre BD de l'auteur de l'excellent Rookies. Il s'agit ici d'une succession de nouvelles, la principale (ayant donné son nom au recueil) étant bien plus longue que les autres. Le niveau est certes inégal, mais toujours très sentimental, certaines étant même excessivement poignantes. Du grand art, à réserver toutefois à un public averti (certaines scènes étant assez dures et montrées sans concession). Le dessin est toujours aussi magistral, avec les inimitables "gueules" de l'auteur.

01/04/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fragments de l'encyclopédie des dauphins (Demain les dauphins)
Fragments de l'encyclopédie des dauphins (Demain les dauphins)

Moi qui suis un fan de ce genre de SF, je n'avais pas encore lu ce recueil de Prado. Alors bien sûr, en le parcourant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au Fondation d'Asimov, au cycle d'Elévation, par David Brin, au Demain les chiens, de Clifford D. Simak. L'oeuvre de Prado procède de tous ces héritages, et leur emprunte beaucoup d'éléments. Cependant, même si elle n'offre pas une grande originalité en la matière, et qu'elle est tout de même d'une relative naïveté, c'est une oeuvre qui se laisse lire avec beaucoup de plaisir. C'est en partie dû au trait élégant de son auteur, qui a choisi le noir et blanc pour marquer un détachement temporel relatif, au soin égal qu'il met à dessiner ses humains, ses chimpanzés et ses dauphins. Les décors, les situations sont très variés, et le "dénouement" (relatif, car l'histoire pourrait continuer indéfiniment comme ça) est un peu original. Allez un 3,5/5 légèrement surnoté parce que j'aime bien le dessin. :)

01/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série The Long Tomorrow
The Long Tomorrow

Un album de Moebius que je ne connaissais pas avant de lire qu'il avait inspiré Ridley Scott pour certains décors de Blade Runner (The Long Tomorrow, la première histoire qui est ici concernée, a été dessinée en 1975) : ni une ni deux, j'ai sauté sur l'occasion pour le lire. Je ne suis pas déçu. Cet album est un recueil d'histoires courtes de SF dans le style que Moebius maîtrise parfaitement. Il y fait preuve d'un dessin dont la beauté, la dynamique et le talent me sautent pour la première fois vraiment aux yeux. J'ai toujours entendu les dessinateurs et ceux qui connaissant la technique du dessin vanter l'exceptionnel dessin de Moebius, et même si j'apprécie beaucoup son style et lui reconnaît une incroyable facilité et efficacité, je n'ai jamais été subjugué plus que cela par ses planches car je ne suis moi-même pas dessinateur du tout. Et pourtant là, sur ces simples histoires courtes, j'ai été épaté. C'est beau, carrément beau. Et l'apparente simplicité ou du moins l'apparence de facilité du trait de Moebius y rend d'autant plus impressionnants la dynamique et l'esthétisme de ces pages. Toute la force de la composition, de l'angle de vue, du trait est là pour donner des planches d'une réelle qualité visuelle. Hélas, je serais moins dithyrambique sur les couleurs qui ne me plaisent pas, même si elles sont presque la marque de fabrique des BDs de Moebius des années 70-80. Quant aux histoires, elles sont courtes, souvent délirantes et finissent parfois en queue de poisson, mais elles m'ont presque toutes intéressé. La première est une véritable mise-en-bouche de ce que sera le futur l'Incal. Le début en est strictement identique ou presque : même cité-puits, même détective, même mission donnée par une aristo dans son conapt des beaux niveaux, etc. La fin est un peu plus délirante, voire humoristique, mais c'est une petite histoire policière bien sympathique. La seconde ne m'a pas trop plu car je ne l'ai guère comprise. Rock City, ou l'histoire en boucle d'un homme qui se rebelle contre la société, tire sur les passants, se suicide puis est récupéré pour devenir une rock star et ça recommence... Pas tout compris... Quant aux 5 suivantes, ce sont des histoires de pure SF, teintées d'humour et d'ironie acide. Courtes et relativement amusantes, elles m'ont bien plu sans m'extasier plus que cela. A noter que Druillet a activement participé à l'une d'entre elles et qu'on reconnaît bien vite son style (ce n'est pas Druillet qui dessine mais Moebius a tenté de se rapprocher de son graphisme personnel, sans trop y parvenir selon lui... qu'il dit...). Un recueil de SF plaisant et relativement drôle qui met surtout en avant de belle façon le talent graphique et les idées visuelles novatrices de Moebius.

31/03/2007 (modifier)
Par jb
Note: 4/5
Couverture de la série Vieux fou !
Vieux fou !

Qu'est ce que je me suis fendu la poire sur le premier tome. Voilà un scénario qui ne manque pas d'intérêt, jouant sur le choc des cultures (différence d'âge et de milieu social : vieil anar contre narcotrafiquant multimillionnaire). Des dialogues bien ciselés, des scènes bien construites, un rythme d'enfer, des personnages bien trempés et à mourir de rire tant ils se caricaturent eux-mêmes. Un petit bémol pour les couleurs pas très inspirées et pour la qualité des graphismes un ton en-dessous. Mais c'est vraiment à lire.

31/03/2007 (modifier)
Par pat
Note: 4/5
Couverture de la série Jojo
Jojo

Je partage entièrement les avis précédents dont celui d'Estel : Une BD destinée à la jeunesse mais qui sait ravir et intéresser les grands par ses dialogues humoristiques et ses histoires simples mais pleines de charme, mélange de nos enfances et de nos rêves. Les dessins sont pour moi très bons et rendent parfaitement les émotions des personnages. Bref une BD pour les jeunes mais aussi....................... pour les moins jeunes !

31/03/2007 (modifier)
Couverture de la série Titeuf
Titeuf

Je crois que Zep a une mémoire phénoménale. Je m'explique : pour la majeure partie d'entre nous plus nous avançons dans l'âge adulte plus nous oublions, effaçons, arrangeons nos souvenirs d'enfance. Zep, lui, non seulement parvient à se rappeler des détails insignifiants mais parvient en plus à chaque fois à raconter une petite histoire drôle sur le sujet. Titeuf est vraiment attachant avec sa bonne bouille, ses fôtes d'ortografe et ses insultes scato. Ses copains ne sont pas mal non plus et le Bestiaire s'élargit d'album en album. Le dessin est minimaliste mais convient parfaitement au type d'histoire. Un seul petit doute m'assaille : à partir de quel âge conseiller cette lecture ? En effet les nombreuses fautes d'orthographe (volontaires) doivent sans doute désorienter les jeunes lecteurs (déjà qu'avec la culture SMS...) Une très bonne série à laquelle je donne 4/5. Le dernier album est vraiment excellent, je trouve que Zep fait bien évoluer son personnage et les thèmes traités collent bien à l'actualité.

30/03/2007 (modifier)