Je ne suis pas un grand consommateur de comics de super héros et même si je connais bien évidement Daredevil, c’est la première fois que je lis une série qui lui est entièrement consacrée. La transposition du format américain au format européen à malheureusement coupé 1 cm en haut et en bas de chaque page, mais cela ne gène heureusement pas la lecture. Les dessins sont d’ailleurs très bons.
J’ai dans un premier temps bien accroché à l’histoire principale, mais j’ai quand même été un peu perturbé par certains passages. Par exemple ceux ou notre héros croise la route d’une bande de justicier et qu’ils se bastonnent pendant des pages entières, sans qu’au final cela présente un intérêt pour l’histoire.
Par contre quand dans la dernière partie, l’auteur recentre les évènements sur l’histoire principale, je n’ai pas pu lâcher la BD. Le scénario est vraiment béton, on se rend compte que certains petits détails insignifiants ont en fait une grande importance. C’est remarquablement construit. Et les retournements de situation successifs sont terriblement bien trouvés. Bref, j’ai vraiment dévoré les derniers chapitres.
A mon avis cet épisode à tout pour devenir un incontournable aux yeux des fans de Daredevil.
Je suis tout à fait d’accord avec Katz (du moins pour la partie que j’ai lu :) ).
Astérix, c’est une Bd référence, un humour ravageur, et un dessin qui après deux tomes plutôt à tâtons, est devenu vraiment convaincant.
Contrairement à nombre de critiques, j’apprécie autant les Bd signées post-Goscinny (Mis à part le dernier tome : ‘Le ciel lui tombe sur la tête’).
Voilà the Bd franco-belge culte.
Un univers vraiment original, surprenant et marquant. Un côté de la science-fiction qui n'avait encore jamais été exploré (à ma connaissance bien sûr). Des personnages attachants, de nombreux rebondissements : on a franchement envie de découvrir la suite car on laisse les héros dans une position plus qu'inconfortable et délicate.
Je suis un adepte de la série Aldébaran-Bételgeuse- et maintenant Antarès, donc j'ai ouvert ce nouveau tome (et nouveau cycle) avec un état d'esprit bienveillant (juste un peu inquiet, cf.infra) et une impatience enfin assouvie. Donc plutôt bien disposé à apprécier la BD .
Et... Je n'ai pas été déçu. Pour tout nouveau lecteur cette "saga" de science fiction choque toujours par les dessins des personnages, cela ne change pas, expressions figées, dessin "naïf", mais la qualité scénaristique, les décors oniriques et les personnages aux personnalités parfaitement mises en scène auxquels on s'attache immédiatement font très vite oublier le manque de qualité dans le dessin des expressions des personnes.
Aldébaran est un excellent cycle, monde onirique, personnages forts, mystères, action, rebondissements, tout ça dans une ambiance où l'on sent l'influence du Brésil natal de Léo.
Je l'ai relu dernièrement (avant de découvrir Antarès) et le plaisir est intact.
Bételgeuse est dans la même veine (Léo semble marqué par les régimes dictatoriaux, il a quitté le Brésil à cause d'une dictature), peut-être un peu moins intense (et encore...), seul vrai bémol, certaines situations et dialogues pas du tout crédibles, maladresse pardonnable à la vue de la qualité globale mais qui parfois ponctuent des évènements ou des transitions dans le récit d'une manière un peu expéditive et manquant de réalisme, notamment dans la psychologie des personnages. Par exemple le coté "peu farouche" de Kim associé à une attraction de la gente masculine quelques peu excessive (c'est un euphémisme)... Voir absolument tous les hommes "amoureux" et Kim qui propose une relation sexuelle avec la même décontraction que celle que l'on a à proposer un apéro...
En conclusion si ces quelques défauts sont un peu décevant, il n'en reste pas moins que la magie du monde de Léo opère toujours aussi bien.
Enfin, Antarès, j'étais impatient mais un peu inquiet, et je trouve que Léo s'en est parfaitement bien sorti, avec un album de transition parfaitement mené. Introduction au nouveau cycle, avec un passage sur Terre qui, s'il nous change des mondes oniriques que j'apprécie tant, est parfaitement bien mené avec un Paris tout à fait réaliste, comme d'habitude Léo nous emmène en 1 seconde dans son imaginaire. Un nouveau mystère apparaît, de nouveaux personnages, vivement la suite, introduction parfaite. Un bémol ? Allez mais vraiment léger, la "surprise" que nous réserve Kim dans ce tome je pense que nous sommes nombreux à l'avoir vu venir à la fin de Bételgeuse d'une manière évidente, la cause ? Toujours ces quelques situations peu crédibles du cycle 2. Donc en fin de compte ce bémol vient de Bételgeuse et non pas d'Antarès. ;)
Merci Léo, continuez à nous emmener dans vos univers, à nous présenter des personnages si attachant et à instiller des critiques sur notre monde, bien réel celui-ci.
TOME 2:
Moi quand j'ai découvert le deuxième tome de cette bd c'était en prépublication dans Pif gadget en 1989. Perso je me demande encore comment ça ce fait que j'avais ce numéro : j'avais un an !
Enfin bref, l'univers du japon féodale est très bien construit et retranscrit, tout en étant stylisé juste ce qu'il faut. A ce titre le combat à cheval sur le lac gelé est très bien retransmis.
La quête de vengeance de Mashémalo, qui se croise avec les sombres histoires de complots au sein de la cour du shogun, crée vraiment bien ce sentiment que derrière les discours et les événements officiels se tirent les ficelles d'une intrigue vraiment adulte (attention ça tranche !).
P.S.: si quelqu'un possède les éditions album : je suis preneur quelque soit l'état !
Je tiens juste à donner mon soutien inconditionnel à ce monument de la BD. Après lecture des 2 premiers tomes, on se dit que c'est déjà très fort. Dessins impeccables, un autre monde avec une organisation politico-sociale pensée dans les moindres détails, femmes de grande beauté, action et suspense, flore et faune atypiques, amours et amitiés, trahison et pardon... Tout y est.
Puis le tome 3 arrive dans les bacs. Et là, rebelote. On change tout et on suit la même recette : dessin toujours aussi méticuleux, encore un autre monde, avec d'autres moeurs, d'autres saisons, et toujours de l'action, du suspense, un amour contrarié, etc, etc...
Cette série est un must et mérite amplement tout le bien que les posteurs en pense !
J'ai lu Matricule triple zéro, Aventures en jaune et shukumei lors de leur parution dans le journal de Spirou. J'avais de suite adoré, et encore aujourd'hui, cet humour provocateur et jubilatoire qui était à l'époque tout à fait neuf.
Les caractères des 3 "héros" aussi étaient très novateurs, comparés aux stéréotypes habituels, et qui sévissent toujours aujourd'hui.
Lorsque enfin ces albums ont été édités, je me suis jeté dessus. Mais j'ai été un peu déçu par les remaniements de dessins et de couleurs. Ca fait plus "lisse", les originaux y ont perdu de leur force et de leur atmosphère (notamment sur shukumei).
Ensuite j'ai acheté le crâne du père Zé dès sa sortie, et là, l'état de grâce était terminé. La belle Alix prend le premier rôle et l'humour ravageur s'émousse, devient plus standard.
Bref, je n'ai pas poursuivi la collection, préférant rester sur l'excellente impression des 3 premiers albums.
Quant au dessin, pour moi, Conrad n'a jamais été aussi bon que dans cette série. J'ai même envie de dire que son dessin était meilleur au début que maintenant, où il est plus lisse, plus ligne claire.
En fait, c'est très dur à noter, Je mettrais culte pour les premiers albums et seulement pas mal à partir du "père Zé". Quoi que je n'ai pas lu les suivants, alors...?
Maurice Rajsfus, journaliste et historien, est né de parents juifs polonais. Pourtant, son origine juive ne l’a pas empêché de se trouver aux côtés des Algériens qui se battaient pour leur indépendance, de 1954 à 1962 ainsi que d’affirmer sa solidarité avec les Palestiniens dans leur volonté de créer un Etat laïque et démocratique.
« Moussa et David » illustre parfaitement cette dichotomie. Le début du récit est un rappel didactique et historique de la naissance et de l’évolution des peuples juifs et palestiniens. Il se poursuit par une description sans concession du quotidien des deux jeunes enfants et de leur rencontre inespérée. Aucun misérabilisme, aucun parti pris, juste un appel à la tolérance et à la paix.
Les textes sont magnifiquement mis en images par Jacques Demiguel. Son style, à la fois naïf et surréaliste, recourt à l’utilisation de symboles très forts comme la colombe ou la branche d’olivier.
Cet opus, poignant et très documenté, est un formidable outil de compréhension pour petits et grands.
Pfff, évidemment que c'est très bon Nini Patalo ! Miss Mandel (de surcroît très sympathique et pas prise de tête en dédicace, ça change...) est douée et le postulat de sa série solide (fais attention à ce que tu souhaites car ça pourrait bien arriver !). Les persos bien torchés, assez hallucinants et surréalistes, j'adore.
Mon seul bémol c'est en long récit : je préfère en gags d'une planche.
Alors, précipitez vous et votez Patalo !
PS anecdote vraie : une de mes chattes a été baptisée Patalo et depuis tout chaton, elle adore ce nom-rôle, l'eau, être mouillée et taper l'eau qui coule d'un robinet avec sa patte. Merci Lisa !
Joli. Vraiment. Et bien fait.
C'est d'abord la rencontre avec le héros -François le Quennec-, un jeune écrivain qui, au milieu des années 30, va mettre sa machine à écrire au placard et décide de vivre ses rêves.
Et c'est au Maroc, au coeur du désert, qu'il va se (re)trouver dans une sorte de quête initiatique.
Ce premier tome est une histoire qui bouge doucement, comme le vent des dunes, et dans laquelle François, garçon un peu naïf, va tracer ses pas. Et ceux-ci vont le conduire dans un monde aride qu'il ne soupçonnait pas, le mener vers une autre culture qui va le fasciner, l'accompagner au coeur du Sahara où le premier code est celui de survivre.
Belle histoire pour une magnifique mise en scène graphique, lumineuse, à la palette de couleurs vraiment étudiée.
Heydon, qui "tient" seul l'album, promène également le lecteur dans un style narratif vraiment chaleureux autant qu'intimiste. Avec François, il vous fait découvrir ces Bédouins, hommes du désert que l'on pense connaître, mais qui -en réalité- forment un peuple encore bien mystérieux.
Très bon premier opus pour une série qui s'annonce prometteuse. A suivre. De près.
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Daredevil - Father
Je ne suis pas un grand consommateur de comics de super héros et même si je connais bien évidement Daredevil, c’est la première fois que je lis une série qui lui est entièrement consacrée. La transposition du format américain au format européen à malheureusement coupé 1 cm en haut et en bas de chaque page, mais cela ne gène heureusement pas la lecture. Les dessins sont d’ailleurs très bons. J’ai dans un premier temps bien accroché à l’histoire principale, mais j’ai quand même été un peu perturbé par certains passages. Par exemple ceux ou notre héros croise la route d’une bande de justicier et qu’ils se bastonnent pendant des pages entières, sans qu’au final cela présente un intérêt pour l’histoire. Par contre quand dans la dernière partie, l’auteur recentre les évènements sur l’histoire principale, je n’ai pas pu lâcher la BD. Le scénario est vraiment béton, on se rend compte que certains petits détails insignifiants ont en fait une grande importance. C’est remarquablement construit. Et les retournements de situation successifs sont terriblement bien trouvés. Bref, j’ai vraiment dévoré les derniers chapitres. A mon avis cet épisode à tout pour devenir un incontournable aux yeux des fans de Daredevil.
Astérix
Je suis tout à fait d’accord avec Katz (du moins pour la partie que j’ai lu :) ). Astérix, c’est une Bd référence, un humour ravageur, et un dessin qui après deux tomes plutôt à tâtons, est devenu vraiment convaincant. Contrairement à nombre de critiques, j’apprécie autant les Bd signées post-Goscinny (Mis à part le dernier tome : ‘Le ciel lui tombe sur la tête’). Voilà the Bd franco-belge culte.
Quartier M
Un univers vraiment original, surprenant et marquant. Un côté de la science-fiction qui n'avait encore jamais été exploré (à ma connaissance bien sûr). Des personnages attachants, de nombreux rebondissements : on a franchement envie de découvrir la suite car on laisse les héros dans une position plus qu'inconfortable et délicate.
Antarès
Je suis un adepte de la série Aldébaran-Bételgeuse- et maintenant Antarès, donc j'ai ouvert ce nouveau tome (et nouveau cycle) avec un état d'esprit bienveillant (juste un peu inquiet, cf.infra) et une impatience enfin assouvie. Donc plutôt bien disposé à apprécier la BD . Et... Je n'ai pas été déçu. Pour tout nouveau lecteur cette "saga" de science fiction choque toujours par les dessins des personnages, cela ne change pas, expressions figées, dessin "naïf", mais la qualité scénaristique, les décors oniriques et les personnages aux personnalités parfaitement mises en scène auxquels on s'attache immédiatement font très vite oublier le manque de qualité dans le dessin des expressions des personnes. Aldébaran est un excellent cycle, monde onirique, personnages forts, mystères, action, rebondissements, tout ça dans une ambiance où l'on sent l'influence du Brésil natal de Léo. Je l'ai relu dernièrement (avant de découvrir Antarès) et le plaisir est intact. Bételgeuse est dans la même veine (Léo semble marqué par les régimes dictatoriaux, il a quitté le Brésil à cause d'une dictature), peut-être un peu moins intense (et encore...), seul vrai bémol, certaines situations et dialogues pas du tout crédibles, maladresse pardonnable à la vue de la qualité globale mais qui parfois ponctuent des évènements ou des transitions dans le récit d'une manière un peu expéditive et manquant de réalisme, notamment dans la psychologie des personnages. Par exemple le coté "peu farouche" de Kim associé à une attraction de la gente masculine quelques peu excessive (c'est un euphémisme)... Voir absolument tous les hommes "amoureux" et Kim qui propose une relation sexuelle avec la même décontraction que celle que l'on a à proposer un apéro... En conclusion si ces quelques défauts sont un peu décevant, il n'en reste pas moins que la magie du monde de Léo opère toujours aussi bien. Enfin, Antarès, j'étais impatient mais un peu inquiet, et je trouve que Léo s'en est parfaitement bien sorti, avec un album de transition parfaitement mené. Introduction au nouveau cycle, avec un passage sur Terre qui, s'il nous change des mondes oniriques que j'apprécie tant, est parfaitement bien mené avec un Paris tout à fait réaliste, comme d'habitude Léo nous emmène en 1 seconde dans son imaginaire. Un nouveau mystère apparaît, de nouveaux personnages, vivement la suite, introduction parfaite. Un bémol ? Allez mais vraiment léger, la "surprise" que nous réserve Kim dans ce tome je pense que nous sommes nombreux à l'avoir vu venir à la fin de Bételgeuse d'une manière évidente, la cause ? Toujours ces quelques situations peu crédibles du cycle 2. Donc en fin de compte ce bémol vient de Bételgeuse et non pas d'Antarès. ;) Merci Léo, continuez à nous emmener dans vos univers, à nous présenter des personnages si attachant et à instiller des critiques sur notre monde, bien réel celui-ci.
Mashémalo
TOME 2: Moi quand j'ai découvert le deuxième tome de cette bd c'était en prépublication dans Pif gadget en 1989. Perso je me demande encore comment ça ce fait que j'avais ce numéro : j'avais un an ! Enfin bref, l'univers du japon féodale est très bien construit et retranscrit, tout en étant stylisé juste ce qu'il faut. A ce titre le combat à cheval sur le lac gelé est très bien retransmis. La quête de vengeance de Mashémalo, qui se croise avec les sombres histoires de complots au sein de la cour du shogun, crée vraiment bien ce sentiment que derrière les discours et les événements officiels se tirent les ficelles d'une intrigue vraiment adulte (attention ça tranche !). P.S.: si quelqu'un possède les éditions album : je suis preneur quelque soit l'état !
Le Cycle de Cyann
Je tiens juste à donner mon soutien inconditionnel à ce monument de la BD. Après lecture des 2 premiers tomes, on se dit que c'est déjà très fort. Dessins impeccables, un autre monde avec une organisation politico-sociale pensée dans les moindres détails, femmes de grande beauté, action et suspense, flore et faune atypiques, amours et amitiés, trahison et pardon... Tout y est. Puis le tome 3 arrive dans les bacs. Et là, rebelote. On change tout et on suit la même recette : dessin toujours aussi méticuleux, encore un autre monde, avec d'autres moeurs, d'autres saisons, et toujours de l'action, du suspense, un amour contrarié, etc, etc... Cette série est un must et mérite amplement tout le bien que les posteurs en pense !
Les Innommables
J'ai lu Matricule triple zéro, Aventures en jaune et shukumei lors de leur parution dans le journal de Spirou. J'avais de suite adoré, et encore aujourd'hui, cet humour provocateur et jubilatoire qui était à l'époque tout à fait neuf. Les caractères des 3 "héros" aussi étaient très novateurs, comparés aux stéréotypes habituels, et qui sévissent toujours aujourd'hui. Lorsque enfin ces albums ont été édités, je me suis jeté dessus. Mais j'ai été un peu déçu par les remaniements de dessins et de couleurs. Ca fait plus "lisse", les originaux y ont perdu de leur force et de leur atmosphère (notamment sur shukumei). Ensuite j'ai acheté le crâne du père Zé dès sa sortie, et là, l'état de grâce était terminé. La belle Alix prend le premier rôle et l'humour ravageur s'émousse, devient plus standard. Bref, je n'ai pas poursuivi la collection, préférant rester sur l'excellente impression des 3 premiers albums. Quant au dessin, pour moi, Conrad n'a jamais été aussi bon que dans cette série. J'ai même envie de dire que son dessin était meilleur au début que maintenant, où il est plus lisse, plus ligne claire. En fait, c'est très dur à noter, Je mettrais culte pour les premiers albums et seulement pas mal à partir du "père Zé". Quoi que je n'ai pas lu les suivants, alors...?
Moussa et David - Deux enfants d'un même pays
Maurice Rajsfus, journaliste et historien, est né de parents juifs polonais. Pourtant, son origine juive ne l’a pas empêché de se trouver aux côtés des Algériens qui se battaient pour leur indépendance, de 1954 à 1962 ainsi que d’affirmer sa solidarité avec les Palestiniens dans leur volonté de créer un Etat laïque et démocratique. « Moussa et David » illustre parfaitement cette dichotomie. Le début du récit est un rappel didactique et historique de la naissance et de l’évolution des peuples juifs et palestiniens. Il se poursuit par une description sans concession du quotidien des deux jeunes enfants et de leur rencontre inespérée. Aucun misérabilisme, aucun parti pris, juste un appel à la tolérance et à la paix. Les textes sont magnifiquement mis en images par Jacques Demiguel. Son style, à la fois naïf et surréaliste, recourt à l’utilisation de symboles très forts comme la colombe ou la branche d’olivier. Cet opus, poignant et très documenté, est un formidable outil de compréhension pour petits et grands.
Nini Patalo
Pfff, évidemment que c'est très bon Nini Patalo ! Miss Mandel (de surcroît très sympathique et pas prise de tête en dédicace, ça change...) est douée et le postulat de sa série solide (fais attention à ce que tu souhaites car ça pourrait bien arriver !). Les persos bien torchés, assez hallucinants et surréalistes, j'adore. Mon seul bémol c'est en long récit : je préfère en gags d'une planche. Alors, précipitez vous et votez Patalo ! PS anecdote vraie : une de mes chattes a été baptisée Patalo et depuis tout chaton, elle adore ce nom-rôle, l'eau, être mouillée et taper l'eau qui coule d'un robinet avec sa patte. Merci Lisa !
Aarib
Joli. Vraiment. Et bien fait. C'est d'abord la rencontre avec le héros -François le Quennec-, un jeune écrivain qui, au milieu des années 30, va mettre sa machine à écrire au placard et décide de vivre ses rêves. Et c'est au Maroc, au coeur du désert, qu'il va se (re)trouver dans une sorte de quête initiatique. Ce premier tome est une histoire qui bouge doucement, comme le vent des dunes, et dans laquelle François, garçon un peu naïf, va tracer ses pas. Et ceux-ci vont le conduire dans un monde aride qu'il ne soupçonnait pas, le mener vers une autre culture qui va le fasciner, l'accompagner au coeur du Sahara où le premier code est celui de survivre. Belle histoire pour une magnifique mise en scène graphique, lumineuse, à la palette de couleurs vraiment étudiée. Heydon, qui "tient" seul l'album, promène également le lecteur dans un style narratif vraiment chaleureux autant qu'intimiste. Avec François, il vous fait découvrir ces Bédouins, hommes du désert que l'on pense connaître, mais qui -en réalité- forment un peuple encore bien mystérieux. Très bon premier opus pour une série qui s'annonce prometteuse. A suivre. De près.