Très bonne BD que voilà !
Le style sensible, profondément humain, qui oscille entre le rire et les larmes rappelle celui de Larcenet dans Le Combat ordinaire.
L'autre point fort est la maîtrise de la narration par une série de flash back entre passé et présent. Des cases quasi identiques de moments temporellement séparés assurent le lien.
Tout cela est bien construit et très agréable à lire. Certains moments de solitude du nounours bleu dans son camion de plexiglas sont cultes...
Le seul bémol est cette fin qui me semble un peu rapide, bâclée pour tout dire. Mais bon, cela n'enlève rien au propos de l'histoire.
Pourquoi reprocher l'aspect documentaire et historique de cette série ? La bande dessinée ne pourrait-elle donc pas se permettre d'être documentée et pédagogique pour n'offrir que des feuilletons sans âme ne s'appuyant sur aucune réalité !
Plongée irréprochable dans les remous des guerres de religions, cette série présente Günther et Pritz, deux mercenaires allemands qui se trouvent mêlés à une tentative d'attentat contre Henri IV dont ils deviennent des fidèles chargés de missions dangereuses.
Daniel Bardet écrit des intrigues basées sur des épisodes de ces conflits religieux qui permettent de redécouvrir une réalité âpre et violente. Ses savoureux dialogues sont bien évidemment sa plus grande réussite, s'adaptant au vieux français pour un plus grand parfum d'authenticité. Ils se révèlent très accessibles si l'on accepte d'entrer dans le jeu du scénariste car ils sont succulents, très imagés et pleins d'humour, de véritables merveilles pour qui aime la lecture.
Le travail de Dermaut permet de mesurer la documentation du tandem d'auteurs grâce à la précision des lieux explorés et de la reconstitution. Le trait parfois maladroit et rigide du début évolue de plus en plus vers un style personnel et plein de fougue. Chaque personnage est travaillé physiquement, ce qui achève de lui donner une personnalité ébauchée par la magie des dialogues.
Les deux héros, eux-mêmes, sont remarquablement cernés, se révélant bien loin d'être des enfants de choeur mais finalement plus idéalistes qu'il n'y paraît.
Goepfert prend le relais du dessin au tome 13. Il possède son propre style, différent de son prédécesseur. Il ne démérite pas pour croquer ses personnages, et même s'il est parfois difficile de s'adapter à un nouveau dessin dissemblable de celui qui a pendant longtemps fait le sel de cette série, sa reprise est sans doute la meilleure que l'on pouvait espérer.
Un classique tout simplement qui possède une identité très forte et qu'il est indispensable de connaître.
Série mettant en scène un policier canadien au début du vingtième siècle, mais un western avant tout avec action et aventure.
Trent a la particularité d'être un homme plutôt faible et indécis, en proie à ses propres doutes en affrontant la solitude de décors sauvages tout en cherchant à mettre hors d'état de nuire toutes sortes de hors-la-loi.
Récits à la première personne mais jamais mièvres, les scénarios de Rodolphe sont classiques mais efficaces et bien inspirés, renforcés par les personnalités approfondies et jamais exagérées des personnages.
Le dessin de Léo s'accorde bien au cadre du western qu'il sublime d'images superbes.
Une belle série trop ignorée, probablement parce qu'elle appartient à un genre dont le public se révèle trop hostile aux évolutions que des auteurs peuvent tenter d'y apporter en n'employant pas des héros intouchables. C'est un tort à réparer, car ces albums plairont à un lectorat bien plus large que celui du western.
Série policière de 7 à 77 ans.
Petite histoire personnelle : mon petit neveu de 12 ans qui ne lit que des mangas de baston (Naruto, Dragon Ball, One Piece) et des Titeuf m'a fait découvrir les tomes 9 à 19 de Jérome K. Jérome Bloche. J'ai dévoré ces 11 tomes en 3 jours et j'ai refilé le virus à ma mère qui ne décolle plus de cette série alors que je n'ai pas réussi à lui faire lire une de mes nombreuses BD.
Mais revenons à nos moutons... où plutôt à notre détective.
Ce jeune détective, distrait, maladroit et naïf (pour ne pas dire nunuche) est surtout très attachant. Il a quand même un bon sens d'observation et de déduction qui lui permet de résoudre quelques intrigues alambiquées (mais pas trop) et de se sortir de bien mauvaises situations (oui, il a aussi la faculté de s'attirer des ennuis).
Les personnages secondaires comme la petite amie, Babette, ou la concierge ou la voisine (mal-)voyante du dessous sont tout aussi sympathiques et participent beaucoup aux enquêtes. C'est drôle et distrayant.
Alors bien sûr, les intrigues sont un peu convenues et parfois capilo-tractées mais ça ne m'a pas gâché mon plaisir à dévorer tous ces tomes d'une traite.
Le dessin n'est pas extraordinaire (ligne claire des familles) mais convient parfaitement à l'atmosphère bon-enfant de la série. C'est mignon et les personnages ont tous une "bonne tronche".
Bon maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver les 8 premiers tomes... je crois que je suis accro :)
Série bien sympa et prometteuse.
D'habitude je n'achète pas le 1er tome d'une nouvelle série. Je préfère attendre que quelques tomes soient sortis et qu'il y ait plusieurs avis positifs sur bdtheque :). Mais grâce à l'interview des auteurs et en feuilletant ce 1er tome chez mon libraire, j'ai craqué, je l'ai acheté. Et bien m'en a pris :)
D'abord l'histoire est trépidante et sans temps mort. Je ne vous ferai pas de résumé (voir celui de la fiche) mais en lisant ce 1er tome, j'ai eu l'impression de lire le story-board d'un film de Quentin Tarantino : héros avec un lourd passif, petites frappes, tueurs à gages, règlements de comptes, vengeances, amour naïf (certains diraient "romantique"), destins croisés, flashbacks... et une scène finale qui est un clin d'oeil à un grand film de Tarantino et qui augure d'un début de 2nd tome bien palpitant.
Même si le dessin semble encore hésitant sur certaines cases, il me paraît tout à fait convenable et approprié à ce type d'histoire mafieuse et bourrée d'action. Le rythme est soutenu par un cadrage efficace. Le seul reproche (et ceux qui ont déjà lu un de mes avis vont dire : Encore !) que je ferai est que le dessinateur utilise trop de hachures pour créer des ombres, pour flouter l'image ou pour donner un effet de vitesse (ben oui, j'aime pas :)).
En tout cas, vivement la suite !
Voila un Moyen-Âge bien sombre, bien noir ; autant le dire, j’ai adoré "Berserk", bien que le dessin m’ait un peu rebuté. Mais on finit par s’habituer aux traits de l’auteur.
L’histoire est rondement menée avec son lot de surprises.
Avec des scènes de batailles magnifiques, "Berserk" fait penser un peu à Conan le barbare mais à une autre époque et vraiment plus violent, sauf qu'à chaque tome de Conan il y avait une nouvelle mission.
Dans "Berserk", les thèmes collent parfaitement à l’univers moyenâgeux, à savoir famine, guerres incessantes, intégrisme religieux, sorcellerie.
"Berserk" possède un bestiaire fantastique incroyable, des monstres et démons sortis d'on ne sait où.
Si vous aimez l’héroic fantasy, la médiéval fantasy, les univers cauchemardesques, il ne faut absolument pas rater ce monument qu’est "Berserk". Ah ! J’allais oublier, il y a des scènes sexuelles plus ou mois explicites : « viols ou scènes d’amour consentantes » alors ce manga s’adresse à un public mature.
Dès la première page, Jean-Michel Charlier avertit à travers les dialogues de voyageurs d'un vaisseau que le "démon des caraïbes" rode à la recherche de galions espagnols à piller. Bien évidemment Barbe-Rouge surgit à l'abordage et le pirate n'est pas du genre à avoir pitié. Pourtant, il recueille un nouveau-né qu'il choisit comme fils adoptif.
Comme on le voit, les péripéties s'enchaînent rapidement et l'enfant, Eric, encadré par le savant unijambiste "Triple-Patte" et le fidèle noir Baba grandit et réprouve rapidement la vie de meurtres de son père de substitution. C'est donc le jeune homme que nous suivrons en Angleterre où il va étudier, mais la série parle davantage des rapports entre les deux hommes et Eric reviendra vers son père, bien persuadé de le ramener dans le droit chemin.
Le scénariste sait donner de l'épaisseur à ses intrigues en créant un cadre émotionnel crédible en même temps qu'il exploite des situations classiques qu'il réinvente grâce à son sens du suspense et de l'action. Son texte est sans doute abondant parfois, mais il s'accorde avec le dessin réaliste et agréable de Hubinon qui, tout de même très raisonnable et parfois un peu schématique, trahit quelque peu son âge. L'ensemble n'en reste pas moins de grande qualité et passionnant, embarquez-vous et partez à la chasse au trésor avec des personnages auxquels Chalier donne une vraie dimension, tout comme d'ailleurs aux nombreux ennemis de Barbe-Rouge qui jurent sa perte.
Après la disparition d'Hubinon, Charlier relance la série avec Jijé et son fils Lorg. Jijé possède un grand sens du mouvement et créé des trognes inimitables. "L'île des vaisseaux perdus" où Eric recherche son père adoptif disparu alors qu'il s'était lancé dans une nouvelle chasse au trésor est une des plus grande réussite de la série. Jijé meurt à son tour et Gaty le remplace en terminant ce cycle d'un trait agréable et proche de son prédécesseur.
Charlier lance une série parallèle dessinée par Pellerin qui n'aura que deux titres mais où le dessinateur, venant de l'illustration, friand de plans larges, donne une version documentaire et minutieuse absolument magnifique de cette série.
Après la mort de Charlier, seul Gaty poursuit la série avec Jean Ollivier au scénario. Le résultat est naïf et bon enfant, finalement agréable contrairement à ce qu'on en a dit, mais moins puissant que ce que produisait le scénariste précédent.
Marc Bourgne au dessin et Perrissin au scénario reprennent la série pour un résultat excellent mais curieux : ils ne respectent en rien la mythologie mise en place par leur prédécesseurs, père et fils se vouent une haine sans bornes, et les grandes batailles ont fait place à des aventures réduites à un minimum de personnages, dont les psychologies sont modifiées.
Bref, c'est bien mais curieusement ça ne respecte pas ce qui a été mis en place par les autres auteurs, ce qui peut être tout de même gênant (voire un peu méprisant).
En tout cas, un grand classique qui a connu bien des tumultes dans sa création, et mérite d'être découvert.
"L’habitant de l’infini" est l’un des meilleurs mangas de sabre, c’est un manga plein de qualités, riche sur le plan scénaristique, et sur le plan visuel c’est une pure merveille. Certes, Manji est immortel mais il n'est pas invincible comme dans plein de mangas ; dire que les méchants n'auront jamais le dessus c’est absolument faux.
"L’habitant de l’infini" n’est pas seulement une histoire de vengeance, c’est bien plus que cela : une histoire riche en rebondissements et en révélations.
Je ne cherche pas à convaincre ceux qui n'aiment pas ce manga ; mais pour les autres, ceux qui aiment le Japon féodal, c’est un manga qu’il faut avoir dans sa bdthèque.
Ciel ! Je n'avais pas avisé cette série dont j'ai pourtant bien dû lire et relire l'intégrale quand j'étais moi-même adolescent et post-ado.
Une galerie de personnages attachants, à la fois crédibles et juste caricaturaux comme il le faut, des relations simples et agréables entre eux, un humour relativement fin, et toute une ambiance qui rend vraiment l'atmosphère de la vie des adolescents de la fin des années 70 jusqu'au début des années 90.
Le tout servi par le dessin agréable et typé de Jannin.
Quand je lis un de ces albums, c'est toujours avec plaisir et une certaine nostalgie. Et je me souviens encore de certains gags (notamment un qui se moquait gentiment des "japoniaiseries" de l'époque) qui m'ont vraiment fait rire.
Que dire sur cette série, si ce n'est que scénaristiquement elle ne fait pas dans la dentelle : un tueur face à sa conscience tentant de ne pas devenir complètement cinglé (on pourrait éventuellement faire un parallèle avec Taxi driver de Scorcese).
Et les dessins à la fois simples et complexes (je me comprends).
Bref le tueur est une série dans laquelle on se perd dès les premières pages.
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Chaque chose
Très bonne BD que voilà ! Le style sensible, profondément humain, qui oscille entre le rire et les larmes rappelle celui de Larcenet dans Le Combat ordinaire. L'autre point fort est la maîtrise de la narration par une série de flash back entre passé et présent. Des cases quasi identiques de moments temporellement séparés assurent le lien. Tout cela est bien construit et très agréable à lire. Certains moments de solitude du nounours bleu dans son camion de plexiglas sont cultes... Le seul bémol est cette fin qui me semble un peu rapide, bâclée pour tout dire. Mais bon, cela n'enlève rien au propos de l'histoire.
Les chemins de Malefosse
Pourquoi reprocher l'aspect documentaire et historique de cette série ? La bande dessinée ne pourrait-elle donc pas se permettre d'être documentée et pédagogique pour n'offrir que des feuilletons sans âme ne s'appuyant sur aucune réalité ! Plongée irréprochable dans les remous des guerres de religions, cette série présente Günther et Pritz, deux mercenaires allemands qui se trouvent mêlés à une tentative d'attentat contre Henri IV dont ils deviennent des fidèles chargés de missions dangereuses. Daniel Bardet écrit des intrigues basées sur des épisodes de ces conflits religieux qui permettent de redécouvrir une réalité âpre et violente. Ses savoureux dialogues sont bien évidemment sa plus grande réussite, s'adaptant au vieux français pour un plus grand parfum d'authenticité. Ils se révèlent très accessibles si l'on accepte d'entrer dans le jeu du scénariste car ils sont succulents, très imagés et pleins d'humour, de véritables merveilles pour qui aime la lecture. Le travail de Dermaut permet de mesurer la documentation du tandem d'auteurs grâce à la précision des lieux explorés et de la reconstitution. Le trait parfois maladroit et rigide du début évolue de plus en plus vers un style personnel et plein de fougue. Chaque personnage est travaillé physiquement, ce qui achève de lui donner une personnalité ébauchée par la magie des dialogues. Les deux héros, eux-mêmes, sont remarquablement cernés, se révélant bien loin d'être des enfants de choeur mais finalement plus idéalistes qu'il n'y paraît. Goepfert prend le relais du dessin au tome 13. Il possède son propre style, différent de son prédécesseur. Il ne démérite pas pour croquer ses personnages, et même s'il est parfois difficile de s'adapter à un nouveau dessin dissemblable de celui qui a pendant longtemps fait le sel de cette série, sa reprise est sans doute la meilleure que l'on pouvait espérer. Un classique tout simplement qui possède une identité très forte et qu'il est indispensable de connaître.
Trent
Série mettant en scène un policier canadien au début du vingtième siècle, mais un western avant tout avec action et aventure. Trent a la particularité d'être un homme plutôt faible et indécis, en proie à ses propres doutes en affrontant la solitude de décors sauvages tout en cherchant à mettre hors d'état de nuire toutes sortes de hors-la-loi. Récits à la première personne mais jamais mièvres, les scénarios de Rodolphe sont classiques mais efficaces et bien inspirés, renforcés par les personnalités approfondies et jamais exagérées des personnages. Le dessin de Léo s'accorde bien au cadre du western qu'il sublime d'images superbes. Une belle série trop ignorée, probablement parce qu'elle appartient à un genre dont le public se révèle trop hostile aux évolutions que des auteurs peuvent tenter d'y apporter en n'employant pas des héros intouchables. C'est un tort à réparer, car ces albums plairont à un lectorat bien plus large que celui du western.
Jérôme K. Jérôme Bloche
Série policière de 7 à 77 ans. Petite histoire personnelle : mon petit neveu de 12 ans qui ne lit que des mangas de baston (Naruto, Dragon Ball, One Piece) et des Titeuf m'a fait découvrir les tomes 9 à 19 de Jérome K. Jérome Bloche. J'ai dévoré ces 11 tomes en 3 jours et j'ai refilé le virus à ma mère qui ne décolle plus de cette série alors que je n'ai pas réussi à lui faire lire une de mes nombreuses BD. Mais revenons à nos moutons... où plutôt à notre détective. Ce jeune détective, distrait, maladroit et naïf (pour ne pas dire nunuche) est surtout très attachant. Il a quand même un bon sens d'observation et de déduction qui lui permet de résoudre quelques intrigues alambiquées (mais pas trop) et de se sortir de bien mauvaises situations (oui, il a aussi la faculté de s'attirer des ennuis). Les personnages secondaires comme la petite amie, Babette, ou la concierge ou la voisine (mal-)voyante du dessous sont tout aussi sympathiques et participent beaucoup aux enquêtes. C'est drôle et distrayant. Alors bien sûr, les intrigues sont un peu convenues et parfois capilo-tractées mais ça ne m'a pas gâché mon plaisir à dévorer tous ces tomes d'une traite. Le dessin n'est pas extraordinaire (ligne claire des familles) mais convient parfaitement à l'atmosphère bon-enfant de la série. C'est mignon et les personnages ont tous une "bonne tronche". Bon maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver les 8 premiers tomes... je crois que je suis accro :)
Lenny Valentino
Série bien sympa et prometteuse. D'habitude je n'achète pas le 1er tome d'une nouvelle série. Je préfère attendre que quelques tomes soient sortis et qu'il y ait plusieurs avis positifs sur bdtheque :). Mais grâce à l'interview des auteurs et en feuilletant ce 1er tome chez mon libraire, j'ai craqué, je l'ai acheté. Et bien m'en a pris :) D'abord l'histoire est trépidante et sans temps mort. Je ne vous ferai pas de résumé (voir celui de la fiche) mais en lisant ce 1er tome, j'ai eu l'impression de lire le story-board d'un film de Quentin Tarantino : héros avec un lourd passif, petites frappes, tueurs à gages, règlements de comptes, vengeances, amour naïf (certains diraient "romantique"), destins croisés, flashbacks... et une scène finale qui est un clin d'oeil à un grand film de Tarantino et qui augure d'un début de 2nd tome bien palpitant. Même si le dessin semble encore hésitant sur certaines cases, il me paraît tout à fait convenable et approprié à ce type d'histoire mafieuse et bourrée d'action. Le rythme est soutenu par un cadrage efficace. Le seul reproche (et ceux qui ont déjà lu un de mes avis vont dire : Encore !) que je ferai est que le dessinateur utilise trop de hachures pour créer des ombres, pour flouter l'image ou pour donner un effet de vitesse (ben oui, j'aime pas :)). En tout cas, vivement la suite !
Berserk
Voila un Moyen-Âge bien sombre, bien noir ; autant le dire, j’ai adoré "Berserk", bien que le dessin m’ait un peu rebuté. Mais on finit par s’habituer aux traits de l’auteur. L’histoire est rondement menée avec son lot de surprises. Avec des scènes de batailles magnifiques, "Berserk" fait penser un peu à Conan le barbare mais à une autre époque et vraiment plus violent, sauf qu'à chaque tome de Conan il y avait une nouvelle mission. Dans "Berserk", les thèmes collent parfaitement à l’univers moyenâgeux, à savoir famine, guerres incessantes, intégrisme religieux, sorcellerie. "Berserk" possède un bestiaire fantastique incroyable, des monstres et démons sortis d'on ne sait où. Si vous aimez l’héroic fantasy, la médiéval fantasy, les univers cauchemardesques, il ne faut absolument pas rater ce monument qu’est "Berserk". Ah ! J’allais oublier, il y a des scènes sexuelles plus ou mois explicites : « viols ou scènes d’amour consentantes » alors ce manga s’adresse à un public mature.
Barbe-Rouge
Dès la première page, Jean-Michel Charlier avertit à travers les dialogues de voyageurs d'un vaisseau que le "démon des caraïbes" rode à la recherche de galions espagnols à piller. Bien évidemment Barbe-Rouge surgit à l'abordage et le pirate n'est pas du genre à avoir pitié. Pourtant, il recueille un nouveau-né qu'il choisit comme fils adoptif. Comme on le voit, les péripéties s'enchaînent rapidement et l'enfant, Eric, encadré par le savant unijambiste "Triple-Patte" et le fidèle noir Baba grandit et réprouve rapidement la vie de meurtres de son père de substitution. C'est donc le jeune homme que nous suivrons en Angleterre où il va étudier, mais la série parle davantage des rapports entre les deux hommes et Eric reviendra vers son père, bien persuadé de le ramener dans le droit chemin. Le scénariste sait donner de l'épaisseur à ses intrigues en créant un cadre émotionnel crédible en même temps qu'il exploite des situations classiques qu'il réinvente grâce à son sens du suspense et de l'action. Son texte est sans doute abondant parfois, mais il s'accorde avec le dessin réaliste et agréable de Hubinon qui, tout de même très raisonnable et parfois un peu schématique, trahit quelque peu son âge. L'ensemble n'en reste pas moins de grande qualité et passionnant, embarquez-vous et partez à la chasse au trésor avec des personnages auxquels Chalier donne une vraie dimension, tout comme d'ailleurs aux nombreux ennemis de Barbe-Rouge qui jurent sa perte. Après la disparition d'Hubinon, Charlier relance la série avec Jijé et son fils Lorg. Jijé possède un grand sens du mouvement et créé des trognes inimitables. "L'île des vaisseaux perdus" où Eric recherche son père adoptif disparu alors qu'il s'était lancé dans une nouvelle chasse au trésor est une des plus grande réussite de la série. Jijé meurt à son tour et Gaty le remplace en terminant ce cycle d'un trait agréable et proche de son prédécesseur. Charlier lance une série parallèle dessinée par Pellerin qui n'aura que deux titres mais où le dessinateur, venant de l'illustration, friand de plans larges, donne une version documentaire et minutieuse absolument magnifique de cette série. Après la mort de Charlier, seul Gaty poursuit la série avec Jean Ollivier au scénario. Le résultat est naïf et bon enfant, finalement agréable contrairement à ce qu'on en a dit, mais moins puissant que ce que produisait le scénariste précédent. Marc Bourgne au dessin et Perrissin au scénario reprennent la série pour un résultat excellent mais curieux : ils ne respectent en rien la mythologie mise en place par leur prédécesseurs, père et fils se vouent une haine sans bornes, et les grandes batailles ont fait place à des aventures réduites à un minimum de personnages, dont les psychologies sont modifiées. Bref, c'est bien mais curieusement ça ne respecte pas ce qui a été mis en place par les autres auteurs, ce qui peut être tout de même gênant (voire un peu méprisant). En tout cas, un grand classique qui a connu bien des tumultes dans sa création, et mérite d'être découvert.
L'Habitant de l'infini
"L’habitant de l’infini" est l’un des meilleurs mangas de sabre, c’est un manga plein de qualités, riche sur le plan scénaristique, et sur le plan visuel c’est une pure merveille. Certes, Manji est immortel mais il n'est pas invincible comme dans plein de mangas ; dire que les méchants n'auront jamais le dessus c’est absolument faux. "L’habitant de l’infini" n’est pas seulement une histoire de vengeance, c’est bien plus que cela : une histoire riche en rebondissements et en révélations. Je ne cherche pas à convaincre ceux qui n'aiment pas ce manga ; mais pour les autres, ceux qui aiment le Japon féodal, c’est un manga qu’il faut avoir dans sa bdthèque.
Germain et nous
Ciel ! Je n'avais pas avisé cette série dont j'ai pourtant bien dû lire et relire l'intégrale quand j'étais moi-même adolescent et post-ado. Une galerie de personnages attachants, à la fois crédibles et juste caricaturaux comme il le faut, des relations simples et agréables entre eux, un humour relativement fin, et toute une ambiance qui rend vraiment l'atmosphère de la vie des adolescents de la fin des années 70 jusqu'au début des années 90. Le tout servi par le dessin agréable et typé de Jannin. Quand je lis un de ces albums, c'est toujours avec plaisir et une certaine nostalgie. Et je me souviens encore de certains gags (notamment un qui se moquait gentiment des "japoniaiseries" de l'époque) qui m'ont vraiment fait rire.
Le Tueur
Que dire sur cette série, si ce n'est que scénaristiquement elle ne fait pas dans la dentelle : un tueur face à sa conscience tentant de ne pas devenir complètement cinglé (on pourrait éventuellement faire un parallèle avec Taxi driver de Scorcese). Et les dessins à la fois simples et complexes (je me comprends). Bref le tueur est une série dans laquelle on se perd dès les premières pages.