Effectivement, l’air de rien, cet album est très fort.
L’objectif est clair : proposer une évocation sur les migrations qui ont vu arriver des millions de personnes sur le sol australien (en particulier, mais partout ailleurs en général) depuis un ou deux siècles. Le parti pris de faire une BD muette est en soi une excellente idée, car c’est une histoire universelle, que chacun d’entre nous peut comprendre, puisqu’il appartient soit à un pays ayant reçu beaucoup de migrants, soit à un pays ayant subi l’hémorragie migratoire.
Du coup, cette histoire touche à l’universel. Le héros se retrouve dans un environnement totalement nouveau, avec des créatures inconnues, un langage qu’il mettra du temps à comprendre, allant d’un travail à un autre, avant de trouver celui qui lui conviendra (ou qu’on voudra bien lui donner) ; puis il se fait des amis, envoie de l’argent à sa famille…
C’est finement retranscrit, et la succession des dessins rend bien le temps qui passe, les pensées qui s’envolent… Sur un mode poétique et léger, l’auteur reste fidèle à une réalité brute, lourde, séculaire.
Shaun Tan propose donc une belle parabole sur les migrants et leur vie. A mettre entre toutes les mains.
Encore une très bonne BD que j'ai découverte grâce à BDT.
Le graphisme est très joli, les personnages très soignés (malgré un aspect un brin figé dans les positions -- genre roman photo -- et des yeux peu expressifs) mais surtout les paysages invitent aux voyages et malgré l'incongruité de la faune comme de la flore on entre totalement dans ce nouveau monde avec un réel plaisir. Un vrai bain de soleil, et puis le sable blanc, la mer turquoise, si ça fait pas rêver : qu'est-ce qui fait rêver ?
Mais c'est surtout l'histoire qui m'a scotché. Un super rythme, beaucoup de mystère savoureusement entretenu, des personnages hauts en couleurs... Tout juste ai-je regretté un dernier tome un peu plat et convenu, apportant réponse à tout de façon un peu abrupte.
Je crois bien que je vais m'essayer au second cycle :)
Steven Spielberg sait magnifiquement nous conter à l'écran les histoires d'aventures juvéniles telles "E.T." ou "les Goonies". On retrouve cette même capacité à voir le monde à travers les yeux d'adolescents pré-pubères dans cette oeuvre de Hojo. Comme de coutume dans ce genre d'oeuvre, tout le monde il et beau, tout le monde il est gentil, les "aventures" restent puériles (sans connotation péjorative) et mignonnes. Ajoutez un brin de fantastique et une bonne dose d'écologie et vous avez une sauce qui prend plutôt pas mal, malgré quelques longueurs par moments.
Au niveau du graphisme on se trouve très proche de City Hunter dont on reconnaît d'ailleurs quelques personnages (Falcon, Ryo et même Kaori). Du très bon sans grand défaut donc.
En revanche l'édition m'a un peu déçu. Un papier de piètre qualité qui jaunit rapidement avec le temps, des fautes de français, des dialogues tronqués par le découpage de la page et même des pages inversées (le tome 2 débute par les pages 3 et 4 puis 1 et 2 !). On est habitué à mieux de la part de Tonkam.
A conseiller à un lectorat ayant conservé une âme d'enfant.
Je vais profiter de la sortie du tome 8 (le neuvième en vérité) de cette série pour donner mon avis sur les 2 premiers cycles et sur le 3ème qui vient de commencer.
Duval a inventé un univers futuriste bien pensé, commun à 2 de ses séries-phares : Carmen Mc Callum et "Travis". Travailler sur une période qui suit la nôtre d’une cinquantaine d’années n’est pas une chose aisée. Il faut savoir rester raisonnable sur l’évolution scientifique pour ne pas en faire trop et pour que le lecteur puisse y croire. C’est ce qu’a réussi Duval.
Au-delà de cet aspect, Il nous sert un très bon scénario : le premier cycle a une intrigue très forte, le 2ème cycle est un peu plus léger mais reste intéressant. L’action est très présente mais il n’oublie pas les phases de repos et de réflexion et de créer une vrai personnalité à chacun des acteurs. Pour ce qui est du nouveau cycle qui commence, le début est très intéressant et il reprend tous les personnages charismatiques que l’on a pu voir dans les tomes précédents.
Le dessin de Quet a évolué tout au long des 8 tomes qu’il a réalisé, pour devenir parfaitement maîtrisé. Dans un style très nerveux, il dessine parfaitement toutes les scènes d’action avec des découpages très justes qui ne gênent pas la lisibilité. Le décor futuriste est bien équilibré pour rester crédible avec un futur relativement proche. Pour le tome 6.2, le seul qui n’a pas été réalisé par Quet, je trouve que Alizon s’en est bien tiré et le changement ne m’a pas trop gêné même si la qualité était moindre.
Une excellent série de SF, indispensable pour les amateurs du genre, et à découvrir pour les autres, sur laquelle on sent que le scénariste peut nous offrir d’autres intrigues intéressantes sans qu’on pense qu’il cherche à épuiser le filon...
Le graphisme est particulier, mais si on accroche aux dessins ce n’est que du bonheur. Nombreuses sont les cases où je me suis marré juste avec les expressions des visages. Vraiment, j’adore !
Et puis l’histoire n’est pas en reste. Une improbable enquête policière sur une planète un peu étrange. Notre équipe de flics n’a pas spécialement l’air d’être la bienvenue. On enchaîne les passages purement excellents (comme par exemple dans le bar disco).
Note pour le premier tome : 4,5/5
Petite déception avec le tome 2. Le dessin est toujours excellent, mais c’est du côté du scénario que ça pêche. Je n’ai pas du tout aimé la tournure inattendue prise par l’histoire. Les déambulations de Toussaint tout seul dans la forêt ou la petite guérilla entre clans c’est quand même vachement moins fun que la parodie d’enquête dans la base.
Note deuxième tome : 3/5.
Malgré ce second tome en-dessous du premier, je recommande vivement ce diptyque.
Plusieurs cycles pour cette série mais rien ne se termine jamais réellement.
Le cycle des cyberneurs est vraiment excellent, un scénario béton servi par d’explosives scènes d’action (du jamais vu pour moi). Le second est plus un cycle de transition répondant aux multiples questions soulevées en fin de premier. L’histoire est tout de même sympa à suivre mais le changement de dessinateur pour le tome 6.2 m’a un peu déçu ; Alizon n’est pas mauvais, mais pour le tome qui bouge le plus, Quet aurait été préférable.
Donc niveau dessin, tant que c’est Quet, rien à redire, un petit temps d’adaptation à son style nerveux, mais finalement c’est un vrai plaisir.
Mais le plus fort dans "Travis" ce sont les personnages : Travis, héros au grand cœur qui laisse petit à petit sa place de vedette à Vlad Nyrki plus charismatique, Pacman, Thundercat. Leurs caractères et attitudes respectives sont vraiment bien forgés, on sent un grand travail de Duval à ce niveau.
Tome 8, début d’un nouveau cycle. Travis devient un peu plus humain, le charisme de Pacman est de retour, Thundercat réapparaît, Vlad flingue à tout vas, l’histoire démarre bien… LA série d’action SF a encore de grandes années devant elle.
Pour le deuxième album à sortir dans la collection « 7 » de Delcourt, c’est son directeur qui se met au travail, Chauvel, avec un dessinateur qu’il connaît bien, Lereculey, puisqu’ils ont réalisé la série Arthur ensemble.
Ce one-shot est typiquement de l’Heroïc Fantasy, et à la différence de Sept psychopathes ce n’est pas l’originalité du scénario qui le démarque. En effet, on pourra trouver que les auteurs utilisent tous les classiques du genre, mais la construction du récit est beaucoup plus équilibrée que dans le premier album. La recherche des membres de l’équipe de voleurs est, je trouve, beaucoup mieux amenée, sans longueurs et de façon naturelle. La deuxième partie sur le vol en lui-même se lit très bien, sans raccourcis, et même si l’intrigue manque finalement de fond, il en reste un retournement de situation intéressant en fin d‘album.
Mention spéciale aux dessins de Lereculey, même si je n’ai jamais accroché à son style dans Arthur, je trouve ici qu’il est très détaillé et très agréable à regarder. Les décors sont recherchés et il n’a pas été avare de travail sur ce point. Je ne suis pas « fan » du style de ses personnages mais je dois admettre qu’ils sont très bien réalisés.
Cet album malgré son manque d’originalité et de profondeur, du à la limite imposée par le format de la collection, est très agréable à lire et mieux développé que Sept psychopathes. Espérons quand même que les prochains albums arriveront à sortir de la trame qui s’impose sur ces 2 premiers albums (comme cela a déjà été dit) : constitution de l’équipe / mission.
Bonjour,
Sinkha est donc effectivement une bédé parue sur pc en 1996 (date de sortie française).
J'ai vite fait regardé ce prolongement en bédé et effectivement certains peuvent ne pas aimer ce tout informatique qui perd de sa puissance en passant sur papier.
Je vous conseille Sinkha sur pc (ou mac) parue donc précédemment qui à l'époque était une réussite. Cela n'a pas vieilli hormis bien sûr que la résolution, plutôt "haute" pour l'époque (sachant que le travail prit 3 ans), est de 640x480. Mais le travail étant soigné, les images demeurent belles.
Pour information, cette histoire a été rééditée sur un cd de pc fun numéro 38 je crois (je ne l'ai pas sous la main) et je l'ai retrouvée dans sa version de vente originale sur les puces (il faut avoir de la chance il est vrai).
Ma note correspond donc à cette bande dessinée sur son support cd rom (sa forme bd existe) et, quel que soit le support, ce "volume" doit figurer dans la série.
Pour moi c'est culte !!!
Des histoires pour la plupart archi connues mais qui sous les dessins de Vuillemin prennent une 2ème jeunesse. Alors on aime ou on déteste son style gras (je parle du dessin) mais pour ces blagues les dessins sont parfaits.
Et les fameuses sales blagues... Eh bien elles sont souvent en-dessous de la ceinture et crades à souhait : du sexe, de la gerbe, de la merde, etc...
Ames sensibles s'abstenir.
Un superbe recueil que les fans de l’univers de Sandman devraient apprécier. Les différentes histoires sont superbement écrites, remplies de poésie, de désespoir, de noirceur. On retrouve bien les thèmes lugubres propres à Gaiman. J’ai particulièrement aimé les deux premières histoires. Celle illustrée par Manara (la 2eme) est peut-être ma préférée (une belle fable sur l’amour et le désir, et sur le fait qu’ils soient inséparables)
D’autres histoires me sont un peu passées au dessus de la tête. Je pense en particulier à « delirium », qui m’est resté hermétique, même si je me doute bien que c’était sans doute le but de l’auteur, qui pour le coup retranscrit bien la folie !
La variété des différents styles graphiques apporte vraiment un plus, et comme il y en a pour tous les goûts (ligne claire, dessin chargé, collages…), je pense que tout le monde y trouvera son compte.
Voilà, j’ai passé un excellent moment de lecture. Si vous aimez l’univers de Sandman, le style verbeux de Neil Gaiman, ou plus généralement les histoires un peu oniriques, intello et lyriques, je vous conseille de vous procurer ce superbe volume.
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Là où vont nos pères
Effectivement, l’air de rien, cet album est très fort. L’objectif est clair : proposer une évocation sur les migrations qui ont vu arriver des millions de personnes sur le sol australien (en particulier, mais partout ailleurs en général) depuis un ou deux siècles. Le parti pris de faire une BD muette est en soi une excellente idée, car c’est une histoire universelle, que chacun d’entre nous peut comprendre, puisqu’il appartient soit à un pays ayant reçu beaucoup de migrants, soit à un pays ayant subi l’hémorragie migratoire. Du coup, cette histoire touche à l’universel. Le héros se retrouve dans un environnement totalement nouveau, avec des créatures inconnues, un langage qu’il mettra du temps à comprendre, allant d’un travail à un autre, avant de trouver celui qui lui conviendra (ou qu’on voudra bien lui donner) ; puis il se fait des amis, envoie de l’argent à sa famille… C’est finement retranscrit, et la succession des dessins rend bien le temps qui passe, les pensées qui s’envolent… Sur un mode poétique et léger, l’auteur reste fidèle à une réalité brute, lourde, séculaire. Shaun Tan propose donc une belle parabole sur les migrants et leur vie. A mettre entre toutes les mains.
Aldébaran
Encore une très bonne BD que j'ai découverte grâce à BDT. Le graphisme est très joli, les personnages très soignés (malgré un aspect un brin figé dans les positions -- genre roman photo -- et des yeux peu expressifs) mais surtout les paysages invitent aux voyages et malgré l'incongruité de la faune comme de la flore on entre totalement dans ce nouveau monde avec un réel plaisir. Un vrai bain de soleil, et puis le sable blanc, la mer turquoise, si ça fait pas rêver : qu'est-ce qui fait rêver ? Mais c'est surtout l'histoire qui m'a scotché. Un super rythme, beaucoup de mystère savoureusement entretenu, des personnages hauts en couleurs... Tout juste ai-je regretté un dernier tome un peu plat et convenu, apportant réponse à tout de façon un peu abrupte. Je crois bien que je vais m'essayer au second cycle :)
Sous un rayon de soleil...
Steven Spielberg sait magnifiquement nous conter à l'écran les histoires d'aventures juvéniles telles "E.T." ou "les Goonies". On retrouve cette même capacité à voir le monde à travers les yeux d'adolescents pré-pubères dans cette oeuvre de Hojo. Comme de coutume dans ce genre d'oeuvre, tout le monde il et beau, tout le monde il est gentil, les "aventures" restent puériles (sans connotation péjorative) et mignonnes. Ajoutez un brin de fantastique et une bonne dose d'écologie et vous avez une sauce qui prend plutôt pas mal, malgré quelques longueurs par moments. Au niveau du graphisme on se trouve très proche de City Hunter dont on reconnaît d'ailleurs quelques personnages (Falcon, Ryo et même Kaori). Du très bon sans grand défaut donc. En revanche l'édition m'a un peu déçu. Un papier de piètre qualité qui jaunit rapidement avec le temps, des fautes de français, des dialogues tronqués par le découpage de la page et même des pages inversées (le tome 2 débute par les pages 3 et 4 puis 1 et 2 !). On est habitué à mieux de la part de Tonkam. A conseiller à un lectorat ayant conservé une âme d'enfant.
Travis
Je vais profiter de la sortie du tome 8 (le neuvième en vérité) de cette série pour donner mon avis sur les 2 premiers cycles et sur le 3ème qui vient de commencer. Duval a inventé un univers futuriste bien pensé, commun à 2 de ses séries-phares : Carmen Mc Callum et "Travis". Travailler sur une période qui suit la nôtre d’une cinquantaine d’années n’est pas une chose aisée. Il faut savoir rester raisonnable sur l’évolution scientifique pour ne pas en faire trop et pour que le lecteur puisse y croire. C’est ce qu’a réussi Duval. Au-delà de cet aspect, Il nous sert un très bon scénario : le premier cycle a une intrigue très forte, le 2ème cycle est un peu plus léger mais reste intéressant. L’action est très présente mais il n’oublie pas les phases de repos et de réflexion et de créer une vrai personnalité à chacun des acteurs. Pour ce qui est du nouveau cycle qui commence, le début est très intéressant et il reprend tous les personnages charismatiques que l’on a pu voir dans les tomes précédents. Le dessin de Quet a évolué tout au long des 8 tomes qu’il a réalisé, pour devenir parfaitement maîtrisé. Dans un style très nerveux, il dessine parfaitement toutes les scènes d’action avec des découpages très justes qui ne gênent pas la lisibilité. Le décor futuriste est bien équilibré pour rester crédible avec un futur relativement proche. Pour le tome 6.2, le seul qui n’a pas été réalisé par Quet, je trouve que Alizon s’en est bien tiré et le changement ne m’a pas trop gêné même si la qualité était moindre. Une excellent série de SF, indispensable pour les amateurs du genre, et à découvrir pour les autres, sur laquelle on sent que le scénariste peut nous offrir d’autres intrigues intéressantes sans qu’on pense qu’il cherche à épuiser le filon...
Biotope
Le graphisme est particulier, mais si on accroche aux dessins ce n’est que du bonheur. Nombreuses sont les cases où je me suis marré juste avec les expressions des visages. Vraiment, j’adore ! Et puis l’histoire n’est pas en reste. Une improbable enquête policière sur une planète un peu étrange. Notre équipe de flics n’a pas spécialement l’air d’être la bienvenue. On enchaîne les passages purement excellents (comme par exemple dans le bar disco). Note pour le premier tome : 4,5/5 Petite déception avec le tome 2. Le dessin est toujours excellent, mais c’est du côté du scénario que ça pêche. Je n’ai pas du tout aimé la tournure inattendue prise par l’histoire. Les déambulations de Toussaint tout seul dans la forêt ou la petite guérilla entre clans c’est quand même vachement moins fun que la parodie d’enquête dans la base. Note deuxième tome : 3/5. Malgré ce second tome en-dessous du premier, je recommande vivement ce diptyque.
Travis
Plusieurs cycles pour cette série mais rien ne se termine jamais réellement. Le cycle des cyberneurs est vraiment excellent, un scénario béton servi par d’explosives scènes d’action (du jamais vu pour moi). Le second est plus un cycle de transition répondant aux multiples questions soulevées en fin de premier. L’histoire est tout de même sympa à suivre mais le changement de dessinateur pour le tome 6.2 m’a un peu déçu ; Alizon n’est pas mauvais, mais pour le tome qui bouge le plus, Quet aurait été préférable. Donc niveau dessin, tant que c’est Quet, rien à redire, un petit temps d’adaptation à son style nerveux, mais finalement c’est un vrai plaisir. Mais le plus fort dans "Travis" ce sont les personnages : Travis, héros au grand cœur qui laisse petit à petit sa place de vedette à Vlad Nyrki plus charismatique, Pacman, Thundercat. Leurs caractères et attitudes respectives sont vraiment bien forgés, on sent un grand travail de Duval à ce niveau. Tome 8, début d’un nouveau cycle. Travis devient un peu plus humain, le charisme de Pacman est de retour, Thundercat réapparaît, Vlad flingue à tout vas, l’histoire démarre bien… LA série d’action SF a encore de grandes années devant elle.
Sept voleurs
Pour le deuxième album à sortir dans la collection « 7 » de Delcourt, c’est son directeur qui se met au travail, Chauvel, avec un dessinateur qu’il connaît bien, Lereculey, puisqu’ils ont réalisé la série Arthur ensemble. Ce one-shot est typiquement de l’Heroïc Fantasy, et à la différence de Sept psychopathes ce n’est pas l’originalité du scénario qui le démarque. En effet, on pourra trouver que les auteurs utilisent tous les classiques du genre, mais la construction du récit est beaucoup plus équilibrée que dans le premier album. La recherche des membres de l’équipe de voleurs est, je trouve, beaucoup mieux amenée, sans longueurs et de façon naturelle. La deuxième partie sur le vol en lui-même se lit très bien, sans raccourcis, et même si l’intrigue manque finalement de fond, il en reste un retournement de situation intéressant en fin d‘album. Mention spéciale aux dessins de Lereculey, même si je n’ai jamais accroché à son style dans Arthur, je trouve ici qu’il est très détaillé et très agréable à regarder. Les décors sont recherchés et il n’a pas été avare de travail sur ce point. Je ne suis pas « fan » du style de ses personnages mais je dois admettre qu’ils sont très bien réalisés. Cet album malgré son manque d’originalité et de profondeur, du à la limite imposée par le format de la collection, est très agréable à lire et mieux développé que Sept psychopathes. Espérons quand même que les prochains albums arriveront à sortir de la trame qui s’impose sur ces 2 premiers albums (comme cela a déjà été dit) : constitution de l’équipe / mission.
Sinkha
Bonjour, Sinkha est donc effectivement une bédé parue sur pc en 1996 (date de sortie française). J'ai vite fait regardé ce prolongement en bédé et effectivement certains peuvent ne pas aimer ce tout informatique qui perd de sa puissance en passant sur papier. Je vous conseille Sinkha sur pc (ou mac) parue donc précédemment qui à l'époque était une réussite. Cela n'a pas vieilli hormis bien sûr que la résolution, plutôt "haute" pour l'époque (sachant que le travail prit 3 ans), est de 640x480. Mais le travail étant soigné, les images demeurent belles. Pour information, cette histoire a été rééditée sur un cd de pc fun numéro 38 je crois (je ne l'ai pas sous la main) et je l'ai retrouvée dans sa version de vente originale sur les puces (il faut avoir de la chance il est vrai). Ma note correspond donc à cette bande dessinée sur son support cd rom (sa forme bd existe) et, quel que soit le support, ce "volume" doit figurer dans la série.
Les Sales Blagues de l'Echo
Pour moi c'est culte !!! Des histoires pour la plupart archi connues mais qui sous les dessins de Vuillemin prennent une 2ème jeunesse. Alors on aime ou on déteste son style gras (je parle du dessin) mais pour ces blagues les dessins sont parfaits. Et les fameuses sales blagues... Eh bien elles sont souvent en-dessous de la ceinture et crades à souhait : du sexe, de la gerbe, de la merde, etc... Ames sensibles s'abstenir.
Sandman - Nuits Éternelles
Un superbe recueil que les fans de l’univers de Sandman devraient apprécier. Les différentes histoires sont superbement écrites, remplies de poésie, de désespoir, de noirceur. On retrouve bien les thèmes lugubres propres à Gaiman. J’ai particulièrement aimé les deux premières histoires. Celle illustrée par Manara (la 2eme) est peut-être ma préférée (une belle fable sur l’amour et le désir, et sur le fait qu’ils soient inséparables) D’autres histoires me sont un peu passées au dessus de la tête. Je pense en particulier à « delirium », qui m’est resté hermétique, même si je me doute bien que c’était sans doute le but de l’auteur, qui pour le coup retranscrit bien la folie ! La variété des différents styles graphiques apporte vraiment un plus, et comme il y en a pour tous les goûts (ligne claire, dessin chargé, collages…), je pense que tout le monde y trouvera son compte. Voilà, j’ai passé un excellent moment de lecture. Si vous aimez l’univers de Sandman, le style verbeux de Neil Gaiman, ou plus généralement les histoires un peu oniriques, intello et lyriques, je vous conseille de vous procurer ce superbe volume.