J'avais beaucoup aimé la série Arthur, qui pour moi fera date dans le traitement du mythe arthurien.
Ici on se retrouve presque avec un spin-off, puisque les noms sont très inspirés de cet univers, avec un croisement avec l'univers classique de la fantasy (les orcs...).
J'ai beaucoup aimé cet album. Le trait de Jérôme Lereculey m'avait semblé un peu... fatigué sur la fin d'Arthur, et je craignais que cette lassitude se répercute dans un album à l'ambiance proche. Il n'en est rien, puisque j'ai même trouvé que son trait est même plus frais, plus relâché, dans cet album. Les expressions des personnages sont moins théâtrales, et ses orcs notamment sont dessinés à la perfection. Il est vrai que les couleurs, exécutés par deux artistes, Araldi et Basset, permettent d'apprécier de très belles ambiances, très colorées en plein air et sombres comme il le faut en huis-clos.
Côté histoire, je confirme que le cheminement est plutôt classique, avec une moitié de l'album consacrée au recrutement des voleurs. On suit le déroulement avec un grand plaisir, c'est une histoire très agréable.
Je n'ai pas encore lu l'autre tome sorti dans la même collection, mais c'est vrai que le concept, intéressant, peut être bien adapté.
Je trouve vraiment très bien le scénario de cette bd, de plus, ça me fait plutôt marrer cette bd. Des psychopathes qui font régner la justice, c'est vraiment original. Il fallait y penser.
Les illustrations sont très bien. Félicitation aux personnes qui ont réalisé cette bd. Encore bravo. J'espère que d'autres tomes vont sortir prochainement.
Les éditions Futuropolis ont encore frappé très fort avec ce livre. J'ai tout de suite été séduit par les dessins à l'aquarelle de Benjamin Flao. Il est aussi à l'aise pour illustrer le Paris de la fin du XIXème que la ville d'Aden, accablée par la chaleur. (C’est d'ailleurs là pour moi ses plus belles pages de l'album)
Oscillant entre histoire vraie et romanesque, cette aventure vous tient en haleine jusqu'au bout des 108 pages où nous suivons Adrien, poète raté, de Paris à Aden. Certains partent à la recherche du temps perdu, mais lui, plus modestement, a décidé de seulement partir à la recherche de Rimbaud. On y croise évidemment la soeur de Rimbaud, Isabelle, qui à la mort de son frère "allait désormais veiller au grain de manière tatillonne et intransigeante... et opposer, au cours des années suivantes, une résistance déterminée à tous ceux qui se montraient désireux d'écrire sur le poète ou de publier des éléments de son oeuvre", comme l'écrivait justement Jean Jacques Lefrère dans son remarquable et, à ce jour inégalé, " Arthur Rimbaud "(Fayard , 2001), ouvrage cité dans le très bon dossier constitué en fin d'album.
Mais on croise aussi Verlaine, évidemment, qui apparaît également dans les scènes oniriques sous les traits d'un corbeau. Car malgré le caractère réaliste de cette aventure, Christophe Dabitch a glissé dans le scénario certains passages, qui certes m'ont véritablement surpris la première fois (Baju en crapaud, Duplessy en cygne et Verlaine en vieil oiseau) mais qui deviennent amusants à chaque apparition pour notre pauvre Adrien, malchanceux avec les transports en commun !
En voulant partir à la recherche de Rimbaud, Adrien n'est-il véritablement pas parti à la recherche de lui-même ?
Un très bon album à découvrir.
Ah oui !... c'est vraiment bon.
Le postulat, déjà, est attirant : un funambule apparaît tout à coup dans une ville entièrement mécanisée ; une cité où chaque habitant a une clé sur la tête. Une cité où Tout va bien ?... que nenni : les habitants sont conditionnés contre tous sentiments humains. Mais Mariulo, notre funambule, va être le petit grain de sable qui va gripper la belle mécanique mise en place par le "Grand Rouage".
Ce qui n'aurait peut-être été qu'une "banale" et énième série SF bénéficie -et c'est ce qui en fait surtout sa force- d'un graphisme de toute beauté, vraiment attachant, qui ne laisse personne -je pense- indifférent. Un très beau style, un trait bien lisible pour une mise en scène bien structurée où l'imaginaire a quand même grand place.
Mais où tout se "joue" encore plus, c'est cette mise en couleurs de Florence Breton. Là, j'ai -en tant qu'ancien coloriste- VRAIMENT apprécié.
Un mot résume cette palette de couleurs : superbe. Rien à jeter. J'ai d'ailleurs pris plus de plaisir à d'abord "lire" les cases, les décortiquer parfois, avant d'entreprendre la lecture de chaque histoire.
Que c'est bien fait... nom di djou !...
Apres lecture du premier tome je fais une petite critique de celui-ci ; j'étofferai mon avis par la suite.
Certes l'histoire est clairement pompée sur l'univers DC comics mais ici tout est revu et ancré dans la réalité (ainsi le projet Hypérion prend naissance sous Carter pour être dévoilé au grand public pendant la présidence Clinton). Ceci permet aux auteurs de faire quelques petites critiques sur le gouvernement US tout à fait bien senties.
D'autre part tous les personnages ne sont pas des super héros très clean ; Nighthawk est une sorte de Batman fou furieux et ultra violent qui joue au justicier anti-fasciste tout en étant lui-même un poil raciste ! En bref tous les personnages sont loin d'être manichéens, ce qui fait un bien fou et l'histoire de ce premier tome, même si son évolution reste limitée en raison de l'exposition de tous les personnages, tient très bien la route.
En résumé ce livre est une très bonne surprise et j'espère que la suite de cette série ira dans le même sens.
Que dire sur "Alim le Tanneur" ? Tout simplement que c'est une des meilleures séries qu'il m'ait été donné de lire et d'acheter.
Des dessins superbes, orientaux, très féminins (il s'agit d'une dessinatrice et ça se voit), qui nous plongent dans un orient parallèle que l'on n'a pas envie de quitter.
Des personnages charismatiques, attendrissants, qui font 'dessins animés' (les dessins de ceux-ci ne se veulent pas réalistes), qu'ils soient principaux (Alim et sa fille, Bul) ou secondaires, avec un gros coup de coeur pour le pépé qui n'a rien à envier aux meilleurs de Walt Disney.
Un univers varié sur les deux premiers tomes : villes orientales, cimes enneigées, pâturages... Seuls les animaux présents me laissent sur ma faim tant ils sont proches de ceux que l'on connaît et finalement peut-être aurait-il mieux valu piocher dans le bestiaire terrestre, assez varié pour cela (ici les moutons sont orange, les baleines sont remplacées par les sirènes tueuses, des pseudo-homards servent de nourriture...)
Un scénario pour l'instant prenant pour peu que l'on accepte l'idée d'un monde parallèle qui aurait pu être nôtre si l'Histoire en avait voulu autrement (religion prophétique étouffante et liberticide, avec chasse aux mécréants et lutte de pouvoir).
En conclusion, je vous recommande la lecture de cette série qui commence très bien... Je n'ai pas mis 5/5 car j'attends de voir la suite pour savoir si le scénario tient vraiment la route.
Superbe surprise que je dois aux avis déjà postés sur BDT.
Je suis vraiment content de cet achat imprévu, et j'ai hâte d'investir sur le tome 2 de ce diptyque.
Le personnage central de cette série qui porte son nom est bien pensé. Elle semble même sortir du contexte négatif tant elle semble parfaite et positive.
Le scénario est le point fort, il est rythmé, plaisant et accessible.
Le dessin le complète très bien, l'univers mis en place est très cohérent.
Je ne raconterai pas l'histoire, il faut vraiment lire cette BD qui au premier abord n'attire pas vraiment l'oeil par sa couverture ni par un feuilletage rapide.
Dans le cas présent l'ensemble vaut vraiment le détour.
Détective Conan, c'est un peu comme du Maigret, du Sherlock Holmes, du Hercule Poirot, du Miss Marple, du Ric Hochet, ou du Jérôme J. Jérôme Bloche. Il s'agit d'une succession d'énigmes, plutôt (très) bien fichues dans la grande majorité.
Tantôt légères, tantôt très glauques, on est souvent captivé par l'ingéniosité des coupables et les déductions des détectives (quand leur solution ne se trouve pas uniquement dans la culture japonaise - indices liés à l'écriture japonaise, par exemple).
Il existe bien une trame globale dans l'histoire, mais celle-ci n'avance que très lentement (normal si le succès est là : une fois résolue, Détective Conan n'aura plus lieu d'exister).
Alors quand ça avance un peu, on est plutôt content (d'autant plus qu'il y a souvent des rebondissements), mais Détective Conan, ce n'est pas que ça.
À ceux qui trouvent que cela traîne en longueur, j'avoue ne pas les comprendre : les histoires étant toutes indépendantes, je ne vois pas du tout où est le problème. Il est même possible (à quelques toutes petites exceptions près) de lire les tomes dans le désordre, sans que cela soit gênant.
Un très bon secret, autant l'écharde par son dessin m'avait un peu déçu autant là le dessin et le scénario sont en parfaite symbiose, tout comme le titre qui a plusieurs significations mais qui toutes correspondent au personnage principal.
Le tome deux nous dévoile un peintre devenu célèbre et qui se souvient de son enfance et du terrible secret qui nous a tenu en haleine jusque là. Le Paris des années 20 est très bien retranscrit et l'on se plait à voir un clin d'oeil à Sacha Guitry dans la façon de s'habiller de notre héros. Le Paris canaille et coquin côtoie les beaux quartiers, les personnages prennent de la profondeur et l'on comprend mieux leurs différentes motivations (sans toutefois les excuser pour certains, notamment le père de famille).
Du suspense, une fin qui ne nous laisse pas justement sur la faim, des dessins et des couleurs superbes et en plus un joli coffret qui regroupe les deux tomes.
Tout pour passer un agréable moment et se plonger encore une fois dans un secret qui mérite qu'on le fasse découvrir sans bien sûr le dévoiler aux futurs lecteurs.
C'est mon premier post, et ça commence très fort.
D'abord merci pour ce site que je découvre depuis quelques semaines, les avis m'ont bien aidé dans mes choix et le site est très complet.
Mais je suis là pour Persepolis.
Je mets 5/5 après une légère hésitation. C'est vrai que le dessin est très simple, la couleur aussi puisqu'il n'y en a pas. Mais ceci rajoute à l'épaisseur de l'histoire. On ne peut pas raconter un tel drame avec des couleurs chatoyantes.
Et quelle histoire... Une jeune iranienne de 10 ans élevée dans une famille aisée et progressiste de Téhéran, dans un Iran sous la dictature du shah, puis sous celle des gardiens de la révolution (des extrémistes islamiques d'après la révolution). On apprend beaucoup sur l'histoire de l'Iran de sur ce que vivent les autochtones. C'est émouvant, parfois dure, et heureusement assez drôle par moment... La petite Marjane est vraiment attachante.
J'avoue, je ne connaissais pas cette BD avant qu'on en parle dans les médias à cause de la sortie du film. C'est ça qui m'a mis la puce à l'oreille. J'ai acheté le monovolume, puis suis allé voir le dessin animé. Il est réussi aussi, même si quelques raccourcis ont été pris (mais c'est obligatoire je crois).
Bref, je conseille le livre pour la gravité du sujet, la sympathie de l'héroïne et le contenu historique. Bravo Satrapi
PS : Un cinquième tome est-il envisageable, pour connaître sa vie en France ?
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Sept voleurs
J'avais beaucoup aimé la série Arthur, qui pour moi fera date dans le traitement du mythe arthurien. Ici on se retrouve presque avec un spin-off, puisque les noms sont très inspirés de cet univers, avec un croisement avec l'univers classique de la fantasy (les orcs...). J'ai beaucoup aimé cet album. Le trait de Jérôme Lereculey m'avait semblé un peu... fatigué sur la fin d'Arthur, et je craignais que cette lassitude se répercute dans un album à l'ambiance proche. Il n'en est rien, puisque j'ai même trouvé que son trait est même plus frais, plus relâché, dans cet album. Les expressions des personnages sont moins théâtrales, et ses orcs notamment sont dessinés à la perfection. Il est vrai que les couleurs, exécutés par deux artistes, Araldi et Basset, permettent d'apprécier de très belles ambiances, très colorées en plein air et sombres comme il le faut en huis-clos. Côté histoire, je confirme que le cheminement est plutôt classique, avec une moitié de l'album consacrée au recrutement des voleurs. On suit le déroulement avec un grand plaisir, c'est une histoire très agréable. Je n'ai pas encore lu l'autre tome sorti dans la même collection, mais c'est vrai que le concept, intéressant, peut être bien adapté.
Lex
Je trouve vraiment très bien le scénario de cette bd, de plus, ça me fait plutôt marrer cette bd. Des psychopathes qui font régner la justice, c'est vraiment original. Il fallait y penser. Les illustrations sont très bien. Félicitation aux personnes qui ont réalisé cette bd. Encore bravo. J'espère que d'autres tomes vont sortir prochainement.
La Ligne de fuite
Les éditions Futuropolis ont encore frappé très fort avec ce livre. J'ai tout de suite été séduit par les dessins à l'aquarelle de Benjamin Flao. Il est aussi à l'aise pour illustrer le Paris de la fin du XIXème que la ville d'Aden, accablée par la chaleur. (C’est d'ailleurs là pour moi ses plus belles pages de l'album) Oscillant entre histoire vraie et romanesque, cette aventure vous tient en haleine jusqu'au bout des 108 pages où nous suivons Adrien, poète raté, de Paris à Aden. Certains partent à la recherche du temps perdu, mais lui, plus modestement, a décidé de seulement partir à la recherche de Rimbaud. On y croise évidemment la soeur de Rimbaud, Isabelle, qui à la mort de son frère "allait désormais veiller au grain de manière tatillonne et intransigeante... et opposer, au cours des années suivantes, une résistance déterminée à tous ceux qui se montraient désireux d'écrire sur le poète ou de publier des éléments de son oeuvre", comme l'écrivait justement Jean Jacques Lefrère dans son remarquable et, à ce jour inégalé, " Arthur Rimbaud "(Fayard , 2001), ouvrage cité dans le très bon dossier constitué en fin d'album. Mais on croise aussi Verlaine, évidemment, qui apparaît également dans les scènes oniriques sous les traits d'un corbeau. Car malgré le caractère réaliste de cette aventure, Christophe Dabitch a glissé dans le scénario certains passages, qui certes m'ont véritablement surpris la première fois (Baju en crapaud, Duplessy en cygne et Verlaine en vieil oiseau) mais qui deviennent amusants à chaque apparition pour notre pauvre Adrien, malchanceux avec les transports en commun ! En voulant partir à la recherche de Rimbaud, Adrien n'est-il véritablement pas parti à la recherche de lui-même ? Un très bon album à découvrir.
Horologiom
Ah oui !... c'est vraiment bon. Le postulat, déjà, est attirant : un funambule apparaît tout à coup dans une ville entièrement mécanisée ; une cité où chaque habitant a une clé sur la tête. Une cité où Tout va bien ?... que nenni : les habitants sont conditionnés contre tous sentiments humains. Mais Mariulo, notre funambule, va être le petit grain de sable qui va gripper la belle mécanique mise en place par le "Grand Rouage". Ce qui n'aurait peut-être été qu'une "banale" et énième série SF bénéficie -et c'est ce qui en fait surtout sa force- d'un graphisme de toute beauté, vraiment attachant, qui ne laisse personne -je pense- indifférent. Un très beau style, un trait bien lisible pour une mise en scène bien structurée où l'imaginaire a quand même grand place. Mais où tout se "joue" encore plus, c'est cette mise en couleurs de Florence Breton. Là, j'ai -en tant qu'ancien coloriste- VRAIMENT apprécié. Un mot résume cette palette de couleurs : superbe. Rien à jeter. J'ai d'ailleurs pris plus de plaisir à d'abord "lire" les cases, les décortiquer parfois, avant d'entreprendre la lecture de chaque histoire. Que c'est bien fait... nom di djou !...
Supreme Power
Apres lecture du premier tome je fais une petite critique de celui-ci ; j'étofferai mon avis par la suite. Certes l'histoire est clairement pompée sur l'univers DC comics mais ici tout est revu et ancré dans la réalité (ainsi le projet Hypérion prend naissance sous Carter pour être dévoilé au grand public pendant la présidence Clinton). Ceci permet aux auteurs de faire quelques petites critiques sur le gouvernement US tout à fait bien senties. D'autre part tous les personnages ne sont pas des super héros très clean ; Nighthawk est une sorte de Batman fou furieux et ultra violent qui joue au justicier anti-fasciste tout en étant lui-même un poil raciste ! En bref tous les personnages sont loin d'être manichéens, ce qui fait un bien fou et l'histoire de ce premier tome, même si son évolution reste limitée en raison de l'exposition de tous les personnages, tient très bien la route. En résumé ce livre est une très bonne surprise et j'espère que la suite de cette série ira dans le même sens.
Alim le tanneur
Que dire sur "Alim le Tanneur" ? Tout simplement que c'est une des meilleures séries qu'il m'ait été donné de lire et d'acheter. Des dessins superbes, orientaux, très féminins (il s'agit d'une dessinatrice et ça se voit), qui nous plongent dans un orient parallèle que l'on n'a pas envie de quitter. Des personnages charismatiques, attendrissants, qui font 'dessins animés' (les dessins de ceux-ci ne se veulent pas réalistes), qu'ils soient principaux (Alim et sa fille, Bul) ou secondaires, avec un gros coup de coeur pour le pépé qui n'a rien à envier aux meilleurs de Walt Disney. Un univers varié sur les deux premiers tomes : villes orientales, cimes enneigées, pâturages... Seuls les animaux présents me laissent sur ma faim tant ils sont proches de ceux que l'on connaît et finalement peut-être aurait-il mieux valu piocher dans le bestiaire terrestre, assez varié pour cela (ici les moutons sont orange, les baleines sont remplacées par les sirènes tueuses, des pseudo-homards servent de nourriture...) Un scénario pour l'instant prenant pour peu que l'on accepte l'idée d'un monde parallèle qui aurait pu être nôtre si l'Histoire en avait voulu autrement (religion prophétique étouffante et liberticide, avec chasse aux mécréants et lutte de pouvoir). En conclusion, je vous recommande la lecture de cette série qui commence très bien... Je n'ai pas mis 5/5 car j'attends de voir la suite pour savoir si le scénario tient vraiment la route.
Miss Endicott
Superbe surprise que je dois aux avis déjà postés sur BDT. Je suis vraiment content de cet achat imprévu, et j'ai hâte d'investir sur le tome 2 de ce diptyque. Le personnage central de cette série qui porte son nom est bien pensé. Elle semble même sortir du contexte négatif tant elle semble parfaite et positive. Le scénario est le point fort, il est rythmé, plaisant et accessible. Le dessin le complète très bien, l'univers mis en place est très cohérent. Je ne raconterai pas l'histoire, il faut vraiment lire cette BD qui au premier abord n'attire pas vraiment l'oeil par sa couverture ni par un feuilletage rapide. Dans le cas présent l'ensemble vaut vraiment le détour.
Détective Conan
Détective Conan, c'est un peu comme du Maigret, du Sherlock Holmes, du Hercule Poirot, du Miss Marple, du Ric Hochet, ou du Jérôme J. Jérôme Bloche. Il s'agit d'une succession d'énigmes, plutôt (très) bien fichues dans la grande majorité. Tantôt légères, tantôt très glauques, on est souvent captivé par l'ingéniosité des coupables et les déductions des détectives (quand leur solution ne se trouve pas uniquement dans la culture japonaise - indices liés à l'écriture japonaise, par exemple). Il existe bien une trame globale dans l'histoire, mais celle-ci n'avance que très lentement (normal si le succès est là : une fois résolue, Détective Conan n'aura plus lieu d'exister). Alors quand ça avance un peu, on est plutôt content (d'autant plus qu'il y a souvent des rebondissements), mais Détective Conan, ce n'est pas que ça. À ceux qui trouvent que cela traîne en longueur, j'avoue ne pas les comprendre : les histoires étant toutes indépendantes, je ne vois pas du tout où est le problème. Il est même possible (à quelques toutes petites exceptions près) de lire les tomes dans le désordre, sans que cela soit gênant.
Secrets - L'écorché
Un très bon secret, autant l'écharde par son dessin m'avait un peu déçu autant là le dessin et le scénario sont en parfaite symbiose, tout comme le titre qui a plusieurs significations mais qui toutes correspondent au personnage principal. Le tome deux nous dévoile un peintre devenu célèbre et qui se souvient de son enfance et du terrible secret qui nous a tenu en haleine jusque là. Le Paris des années 20 est très bien retranscrit et l'on se plait à voir un clin d'oeil à Sacha Guitry dans la façon de s'habiller de notre héros. Le Paris canaille et coquin côtoie les beaux quartiers, les personnages prennent de la profondeur et l'on comprend mieux leurs différentes motivations (sans toutefois les excuser pour certains, notamment le père de famille). Du suspense, une fin qui ne nous laisse pas justement sur la faim, des dessins et des couleurs superbes et en plus un joli coffret qui regroupe les deux tomes. Tout pour passer un agréable moment et se plonger encore une fois dans un secret qui mérite qu'on le fasse découvrir sans bien sûr le dévoiler aux futurs lecteurs.
Persepolis
C'est mon premier post, et ça commence très fort. D'abord merci pour ce site que je découvre depuis quelques semaines, les avis m'ont bien aidé dans mes choix et le site est très complet. Mais je suis là pour Persepolis. Je mets 5/5 après une légère hésitation. C'est vrai que le dessin est très simple, la couleur aussi puisqu'il n'y en a pas. Mais ceci rajoute à l'épaisseur de l'histoire. On ne peut pas raconter un tel drame avec des couleurs chatoyantes. Et quelle histoire... Une jeune iranienne de 10 ans élevée dans une famille aisée et progressiste de Téhéran, dans un Iran sous la dictature du shah, puis sous celle des gardiens de la révolution (des extrémistes islamiques d'après la révolution). On apprend beaucoup sur l'histoire de l'Iran de sur ce que vivent les autochtones. C'est émouvant, parfois dure, et heureusement assez drôle par moment... La petite Marjane est vraiment attachante. J'avoue, je ne connaissais pas cette BD avant qu'on en parle dans les médias à cause de la sortie du film. C'est ça qui m'a mis la puce à l'oreille. J'ai acheté le monovolume, puis suis allé voir le dessin animé. Il est réussi aussi, même si quelques raccourcis ont été pris (mais c'est obligatoire je crois). Bref, je conseille le livre pour la gravité du sujet, la sympathie de l'héroïne et le contenu historique. Bravo Satrapi PS : Un cinquième tome est-il envisageable, pour connaître sa vie en France ?