Les derniers avis (9719 avis)

Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série K une jolie comète
K une jolie comète

Waaaahhh !!!! La gueule que j’ai eue en finissant la lecture de cette bande dessinée ! « K, une jolie comète » se lit très vite parce qu’elle ne comporte qu’une trentaine de pages mais qu’est ce que j’en ai pris plein la gueule ! C’est bien simple : je n’ai jamais éprouvé autant d’émotions en feuilletant une petite histoire comme celle présentée dans « K, une jolie comète ». Et encore attention, quand j’écris « une petite histoire », ça ne veut pas dire que c’est un récit banal, bien au contraire ! Efix et Cric nous présentent une romance entre Kate, une jeune femme célibataire très dynamique de 22 ans et un homme marié de 37 ans ayant des enfants. Bon, je passe sur les bienfaits et les méfaits de ce genre de relation parce que ce n’est pas vraiment le propos de cette bande dessinée. Non, ce qui est intéressant avec ce récit, c’est la passion qui s’est nouée entre deux êtres. On a d’un côté une demoiselle pleine de vie qui désire profiter au maximum de ces instants de folie avec son amant et d’un autre côté un homme qui est pris en tenaille entre ses devoirs de père de famille et sa folle passion pour Kate. Le lecteur est ainsi entraîné dans ce tourbillon de vie accentué par sa vivacité du découpage et de coup de crayon d’Efix, et de la joie de vivre très communicative de Kate. Et c’est ainsi que l’album se lit à cent à l’heure entre éclats de rire, moments de tendresse, de frissons puis de tristesse… ça se passe d’ailleurs tellement vite qu’au dénouement, je suis resté planté, immobile comme un con en train de me demander ce qui s’est passé, pourquoi ça se termine comme ça… vraiment… merde, c’est terrible ! Mais, alors, pourquoi ne mets-je que 4 étoiles à cette merveille ? Uniquement, parce que j’aurais aimé savoir davantage sur la façon dont l’homme en question a vécu ce « dénouement ». Et parce que j’aurais apprécié connaître davantage le personnage de Kate : son enfance, sa vie, tellement elle est attachante cette demoiselle ! Bref, je ne vous cache pas que, paradoxalement, c’est comme ça que j’apprécie le plus un livre : c’est quand celui-ci me fait poser des questions des heures et des heures après que je l’eus refermé. « K, une jolie comète » fait partie des rares albums qui m’ont procuré beaucoup d’émotions, c’est à dire « une explosion de sentiments », en si peu de pages : un vrai bijou cette bande dessinée !

06/03/2013 (modifier)
Couverture de la série La Nuit
La Nuit

Waow ! Lire un album de Druillet, c’est d’abord et surtout prendre une bonne claque visuelle. Mais ici, ce n’est pas que visuel ! Le coup de cœur n’est pas très éloigné du haut le cœur… Le texte d’introduction, où il explique la naissance de l’album et son état d’esprit après la mort de sa femme donne le ton, le la, d’un long cri de haine, de désespoir, de douleur… qui ne s’achève, une fois l’apocalypse final passé, que par une plainte déchirante et muette. Cela aurait pu s’appeler "Le cri", donc, ou alors "Tombeau pour ma femme". En le lisant j’avais en tête la chanson de Thiéfaine, "Alligator 427", mais comme boostée par des flots de décibels à la Jimmy Hendrix ! Me sont aussi revenues les logorrhées de certaines pages de "Tombeau pour cent mille soldats" de Guyotat. Vraiment l’impression que Druillet a cherché – et réussi ! – à faire passer, ressentir au lecteur tout le mal être, la nausée, mais aussi la haine et le dégoût qui lui inspiraient ces visions apocalyptiques. Qui l’inspiraient tout court. Une inspiration qui ne ferait entrer que du souffre dans les poumons. Quant à l’expiration, dans tous les sens du terme, elle est ici, textes, images et couleurs, souffle de la mort, brûlante. Du coup, difficile de "noter" un album comme celui-ci. Je peux juste dire qu’il laisse sa marque dans la mémoire du lecteur. Que Druillet, au milieu d’images hallucinantes – et probablement avec l’aide de substances propres à les produire, a réussi à trouver un langage pour dire l’indicible. A lire donc ! Même si je ne sais pas si je m’y replongerai. Pour rester sur une note de musique, et atterrir en douceur, écoutez "The End" des Doors…

05/03/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Elizabeth Bathory
Elizabeth Bathory

Je ne connaissais pas Elizabeth Bathory avant ma lecture... Mais je ne suis pas un grand connaisseur de la mythologie des vampires. Je sais juste que, même si je n'ai jamais lu le roman originel, j'aime beaucoup l'ambiance qui se dégage des adaptations du roman Dracula (3 films, et une BD) que j'ai pu voir... Et on retrouve ici exactement ce qui me plait dans l'histoire de Dracula : une ambiance froide et triste, dans un décors gothique et tordu d'Europe de l'est... J'adore cette ambiance. L'histoire est, comme je l'apprécie, très sombre, assez violente et dérangeante. Mais les caractères des personnages sont très intéressants. J'ai aimé l'histoire en elle même, même si la narration est assez effroyable... Pascal Croci, avec comme procédé narratif l'utilisation d'un journal, rend son récit obscur et pénible à lire ; ce qui est vraiment dommage quand on a un scénario, certes simple, mais passionnant comme le sien. Et il y a le dessin de Pascal Croci, que certains adorent, d'autres n'aiment pas du tout, moi je le trouve en général très esthétique et joli, mais avec quelques imperfections un peu dérangeantes (les décors et couleurs sont réellement magnifiques, ce qui n'est pas le cas tout le temps des personnages). Une histoire très sombre, malsaine mais intéressante, portée par une ambiance magnifiquement horrifique mais desservi par une narration franchement ratée. Néanmoins grâce au dessin (les premières pages, dans un style différent sont sympas aussi...) on passe un très bon moment de lecture. 3.5/5

04/03/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Voleurs de Carthage
Les Voleurs de Carthage

C'est après avoir suivi l'apparition des planches de cet album sur le net, qui m'avaient déjà bien tapé dans l'oeil, que j'ai sauté sur l'occasion d'avoir Hervé Tanquerelle en dédicace chez mon libraire pour acheter cet album. Et c'est du tout bon qu'on nous sers ! Nous voilà en 146 avant JC, à suivre les aventures d'un duo de mercenaires voleurs pas très futés. Ils vont se retrouver embrigadés dans un casse d'envergure au moment ou Carthage s’apprête à subir l'assaut final qui la fera tomber aux mains des romains. Horodamus le gaulois et Berkan le numide vont en effet un peu par hasard se retrouver avec une captive, Tara, qui se révèle être une femme issue de la plus grande guilde des voleurs, la Famille d'Utique. C'est avec eux qu'elle décide de poursuivre le plan du "casse du siècle" qu'elle était censé effectuer au nom de la Famille... Annoncée en deux tomes, cette série pleine de rebondissements ne traîne pas en chemin et nous embarque tambours battants dans cette aventure avec la mythique Carthage en toile de fond. C'est très efficace, bien écrit - certains dialogues sont savoureux - enlevé, envoutant et très bien construit. Le dessin charbonneux, vif et expressif de Tanquerelle est de toute beauté et la magnifique colorisation d'Isabelle Merlet donne à cet album toute la force et l'ambiance qu'on peut attendre de ce genre d'histoire. Tour à tour sombre, lumineuse ou chaleureuse, les planches dégagent et les atmosphères des scènes s'imposent d'elles même. Ajoutez à cela quelques planches pleines pages pour les moments forts du récit et vous obtenez un album de toute beauté ! Reste maintenant à attendre la conclusion de cette aventure dans le second et dernier tome... Et l'attente va être longue, car la conclusion de ce premier opus sait faire monter la tension et jouer avec nos nerfs... Une très bonne BD qui j'espère nous donnera le plaisir de lire un second tome d'aussi bonne facture !

04/03/2013 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Souvenirs de l'empire de l'atome
Souvenirs de l'empire de l'atome

Un véritable Ovni que cette bd intitulée sobrement "Souvenirs de l'Empire de l'Atome", de Thierry Smolderen (à qui l'on doit déjà cette superbe série Ghost money) et A. Clérisse, dont je découvre le dessin. Tout d'abord, un objet éditorial de grande qualité édité étrangement par Dargaud alors que le format le rapprochait plus des albums en provenance de Futuropolis. Découpée en plusieurs chapitres, qui vont dans le désordre de 1926 à l'an 110 000 dans le futur, en passant par l'année charnière 1958, cette histoire peut paraître confuse, voire compliquée mais elle bénéficie d'un scénario en béton qui en fait une lecture très fluide et très agréable. Bref, cette bande dessinée est un véritable régal, voire la révélation de l'année 2013. Véritable hommage aux thèmes de science-fiction developpés dans les années 50 (et inspiré apparemment d'un fait divers réel), cet album réconcilie à la fois le franco-belge (avec l'exposition universelle de Bruxelles de 1958 ) et l'inspiration des bd américaines de science-fiction. On y croise d'ailleurs un André Franquin et une rousse plantureuse et incendiaire issue de Mad Men, un clone de Zorglub, et certainement d'autres références (une Ford T, un Georges Bush Sr) qui mériteraient une seconde lecture. Ouvrage fort riche et à plus d'un titre intéressant, qui, s'il le fallait, est encore réhaussé par le magnifique dessin décalé d'Alexandre Clérisse qui donne à cet album à la fois cet aspect désuet des années 50 et toute sa modernité. Un comble, non ? Bref, s'il ne fallait conseiller qu'un seul livre à lire depuis ce début 2013, ce serait sans nul doute celui-là.

03/03/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Port de la Lune
Le Port de la Lune

Le Port de la Lune... Un nom qui résonne à l'oreille de tous les Bordelais... Et ça tombe bien, les auteurs le sont, à peu de choses près. Sur le thème du handicap, Bénédicte Gourdon a créé le personnage de Maya Lipman ; c'est ensuite Eric Corbeyran qui a mis en musique sa portée, et Horne qui s'est occupé du dessin. Le trio est à mon sens gagnant. Maya est un personnage très intéressant, moderne sans être outrancier, et son handicap peut se transformer en atout quand le besoin s'en fait sentir. Les personnages secondaires également, surtout Jimmy, sont bien peints. L'essentiel de l'intrigue est le suivi de plusieurs enquêtes qui a priori n'ont pas de rapport, mais il s'avère qu'il y en a bien un, et assez intrigant... Hormis ce point commun, ces enquêtes avancent de façon relativement classique. Et puis il y a cette histoire d'un "homme" qui se "réveille" dans une boîte en ciment, qui rajoute une dimension étrange à l'ensemble. Le second tome verra la résolution de l'enquête, surprenant de prime abord, mais relativement classique au final. Le second tome porte la mention de fin, mais le plaisir que j'ai eu à sa lecture m'inciterait à revoir maya dans une nouvelle enquête... Espérons qu'il ne s'agisse que de la fin d'un diptyque... C'est donc Horne qui s'occupe du dessin : celui-ci a encore évolué depuis ses albums précédents, et même si chaque étape est plaisante, celle-ci s'approche de plus en plus d'un dessin réaliste relativement classique, permettant sa lisibilité par un plus grand public. Un polar qui semble classique de prime abord, mais où plusieurs éléments viennent rajouter des dimensions très intéressantes. Un bon polar.

04/03/2012 (MAJ le 03/03/2013) (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Dormants
Les Dormants

J'avais déjà remarqué le travail de Jonathan Muñoz dans Un léger bruit dans le moteur. Ses ambiances, son trait à la fois rond et nerveux m'avaient séduit. Le revoilà avec un projet personnel, qui n'est pas sans rappeler l'autre, puisqu'il se passe dans un trou paumé, avec des bouseux et des personnages barrés. La trame est simple, reposant sur les facultés toutes particulières des deux personnages principaux, et sur un passé douloureux... Sur ce canevas Muñoz tisse une intrigue assez simple, avec un élément perturbateur qui va bien sûr permettre à l'amnésique de renouer avec son passé... J'ai moins apprécié la toute fin, qui ressemble à une pirouette, mais n'apporte finalement pas grand-chose au récit. Attention à ne pas en faire une systématique... J'ai bien aimé le personnage de Dorine, qui vit seule mais entourée depuis des années, et qui reste finalement une jeune fille comme les autres... Graphiquement c'est encore une fois très bon, chaque passage étant doté d'une ambiance chromatique particulière, et la diversité du découpage montrant que Muñoz ne s'interdit rien. Une chouette lecture, sur 95% de sa longueur.

03/03/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série OPK
OPK

Oh mais ça sent très bon, ça ! On connaissait le talent de Matz (Le Tueur, pour ne citer que sa série ayant obtenu le plus de succès) pour proposer des intrigues hard boiled, dynamiques, avec des personnages aussi riches qu'inoubliables. C'est encore le cas ici, avec ce superflic qui va se retrouver à la tête d'une cellule dédiée aux meurtres liés aux univers virtuels. On remarquera que le scénariste ne s'encombre pas de détails concernant l'enquête, préférant nous montrer les scènes d'action plutôt que les longues sessions de recoupements de témoignages, les relevés d'identité ou le traçage des joueurs impliqués dans l'affaire... Une intrigue aux accents très actuels, avec pas mal d'action et peu de personnages. Matz, en changeant d'éditeur pour ce projet, s'est allié les services d'un surdoué, Fabien Bedouel, aussi à l'aise dans des ambiances historiques que dans des décors high-tech, celui-ci imprime sa marque sur OPK, avec des décors urbains vertigineux et un sens de l'espace qui a peu d'équivalents à l'heure actuelle. Il préfère d'ailleurs proposer des décors dépouillés, sans négliger les détails lorsque l'intrigue l'exige (comme à Rome, avec le Colisée). Une nouvelle série (courte) à suivre de près. De très près.

15/04/2012 (MAJ le 02/03/2013) (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hollywood Jan
Hollywood Jan

Une excellente BD comme j'aimerais en lire plus souvent, vraiment, doublé d'un énorme coup de cœur pour le concept. Concept qui est ? Un jeune ado plutôt mal dans sa peau et pas forcément très intégré, trouve, comme échappatoire, la compagnie de ses trois amis imaginaires eux, sortit du cinéma d'action des 80's : Arnold Schwarzenegger ; Sylverster Stallone et Russell Crowe. Une sorte de "Calvin & Hobbes" pour ado en somme... Sur cet excellent concept, Bastien Vivès (qui n'avait pas, alors, sa popularité actuelle) et Michael Sanlaville nous offre une histoire passionnante, qui me parle forcément (quoique j'ai la chance d'être plus beaucoup socialisé que Jan, mais j'ai des connaissances qui sont un peu dans son cas), et que j'ai trouvé extrêmement drôle (voire interagirent les trois acteurs bourrins, habillés avec les costumes de leurs personnages fétiches, avec l'environnement de Jan est à hurler de rire, entre l'obsédé tripoteur Russell et l'imprévisible Arnold), et même si j'ai trouvé la fin un peu spéciale, il y a pas à dire ; cette histoire, c'est du grand art. Comme à côté, le dessin (fait à 4 mains) est plutôt bon, dynamique et efficace (comme du Vivès), et bien on passe un moment vraiment génial... A découvrir !!!

01/03/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hugo Pratt, un gentilhomme de fortune
Hugo Pratt, un gentilhomme de fortune

Moi qui ne suis pas spécialement un fan des biographies, j'ai trouvé celle-ci sur Hugo Pratt plus que réussie ! Et ce n'est pas parce que je suis amateur de Pratt et plus particulièrement de Corto Maltese que je suis comblé. La force de cette série tient à la grande réussite narrative qu'on nous propose. Tout comme dans l'univers et les personnages qui faisaient la force du travail de Pratt, sa vie nous est rapportée comme un grand roman d'aventures où tous les ingrédients sont réunis pour un grand festin : Les personnages étranges et pittoresques (jusque dans la famille même de Pratt !), les décors grandioses en passant de l'Afrique coloniale à Venise, les intrigues et les mystères qui font le charme des grands récits d'Aventure. Tout est ici présent et mis en scène pour qu'on en arrive presque à oublier qu'on relate la vie du créateur de Corto Maltese... Paolo Cossi s'amuse également avec la forme et les personnages de Pratt pour mettre en scène la vie de son sujet. Raspoutine en fait les frais, pour notre plus grand plaisir ! Tout cela de la plus subtile des manières, sans lourdeur, ni présomption. Quant au graphisme de Cossi, j'ai trouvé qu'il collait parfaitement au récit plein d'élan et de vivacité. Son dessin fluide et efficace relevé par une colorisation axée sur les ocres est juste parfaite. Et même dans ce petit format (17x24), il joue sur la composition de ses planches, alternant pleines pages et cadrages intelligents pour soutenir le rythme que nécessite cette vie "trop" remplie qui caractérise tant Hugo Pratt. Ajoutez-y quelques esquisses du plus bel effet saupoudrés au rythme des différents chapitres qui découpent cette série, et vous obtenez cette très belle réussite ! Un album qui plaira sans conteste aux amateurs d'Hugo Pratt, mais aussi, et c'est là que réside le succès de cet album, aux néophytes du sieur et de son incroyable existence et créativité

28/02/2013 (modifier)