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MAD

Note: 2.8/5
(2.8/5 pour 5 avis)

Recueils d'histoires humoristiques et de strips de l'âge d'or de la revue américaine Mad.


Collectif DC Comics EC Comics MAD Parodies et pastiches Super-héros rigolos

Recueils d'histoires humoristiques et de strips de l'âge d'or de la revue américaine Mad. Les maîtres Américains de la dérision et du non-sens. H. Kurtzman, W. Wood, B. Elder, J. Davis, J. Severin, R. Heath... Les bandes-dessinées et l'humour qui ont inspiré par la suite tant de maîtres de l'humour franco-belge.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1978
Statut histoire Histoires courtes 5 tomes parus
Couverture de la série MAD
Les notes (5)
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29/07/2007 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Mon ressenti final est proche de celui d’Agecanonix. En effet, je pense qu’il faut quand même connaître et lire au moins une fois une partie des histoires publiées dans cette série – et dans ce magazine donc. C’est clairement quelque chose de « patrimonial ». Pour la BD américaine bien sûr, mais pas que. En effet, la découverte de Mad et de son pilote Kurtzman a joué un rôle déterminant dans la vie et la carrière de Goscinny (et donc dans la BD française et européenne !). Quant à Gotlib, il a lui aussi souvent dit tout ce qu’il devait à cet univers. On peut dire que Pilote ou Fluide Glacial doivent beaucoup à Mad. Et lorsqu’on lit ces histoires, on comprend ce qui a pu séduire ces deux monstres de la BD française d’humour. Il y a là en effet profusion de détournements, de parodies de tout ce qui constitue la culture populaire – de la société américaine essentiellement (probablement que plusieurs gags liés à certaines personnalités ou particularités de la société américaine de l'époque m'ont échappé). Ça part dans tous les sens, mais aussi dans tous les genres (Science-Fiction, humour, fantastique, historique, etc.), Kurtzman fait feu de tout bois pour ses scénarios. Quant aux dessinateurs qui l'accompagnent, c’est souvent dans un style assez proche (avec quelques variantes), mais je préfère quand même le trait de Wallace Wood. A découvrir ou redécouvrir donc, mais si possible lors d’un emprunt. Car, malgré tout ce que je viens d’écrire, ces histoires font bien leur âge. A l’avant-garde et très modernes à l’époque, elles ont pris un coup de vieux depuis. Et c’est quand même inégal, malgré les qualités évoquées plus haut. Presque plus une curiosité qu’autre chose – même si certaines histoires valent encore le coup (je n’ai lu que les deux premiers tomes).

03/01/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai lu les trois albums parus chez Albin Michel et j'étais bien content de lire des histoires de Mad datant des années 50. J'en avais lu quelques-unes de Harvey Kurtzman, mais pas des autres auteurs. C'était une bonne lecture quoique ce n'est pas aussi bon que je le pensais. Une chose certaine est que j'adore le style des différents dessinateurs. Ils sont excellents pour l'exagération et mon préféré est sans aucun doute Jack Davis. Pour ce qui est de l'humour, j'ai souvent rigolé mais certaines histoires sont plus faibles que d'autres, ce qui fait baisser mon enthousiasme. Certaines références passent mal aujourd'hui et certaines histoires contiennent des running gags qui deviennent vite prévisibles. Je pense que c'était mieux dans les années 50 où cela devait être vraiment révolutionnaire et subversif. Moi, j'ai lu l'oeuvre d'auteurs qui ont été influencés par le style Mad comme Gotlib donc il n'y a pas beaucoup de surprise pour moi.

01/12/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

En 1952, le comic book satirique Mad va devenir très célèbre, en se donnant pour mission de parodier avec une saine agressivité les institutions américaines. Son homme orchestre Harvey Kurtzman s'entoure d'une brillante équipe de dessinateurs tels son ami Bill Elder, puis Jack Davis, Wallace Wood, John Severin et d'autres. Lui, il dirige la rédaction, dessine, et surtout écrit tous les scénarios des courtes histoires qui constituent le sommaire de chaque numéro. Rapidement, Mad prend pour cible principale les héros de BD, de cinéma et la TV en s'autorisant toutes les audaces et en ne prenant rien au sérieux : cowboys, super-héros, vampires, pin-up, détectives privés, chevaliers, contes enfantins sont traînés dans la boue en s'inspirant de leurs aventures. Les scénarios de Kurtzman servent les dessins fous de Wood, Elder ou Davis...on peut préférer l'un ou l'autre, mais les idées de Kurtzman n'épargnent personne; les dessins accentuent souvent le côté iconoclaste de ces bandes qui sont, à y regarder de plus près, de gentils pastiches à l'humour tonique, mais peu marqué par l'aspect rétro, tant cet humour intemporel sonne juste. Surtout qu'au travers de ces héros ridiculisés (Flesh Garden, Superduperman, Manduk the magician, Shermlock Shomes, Frank N. Stein, Prince Violent...), Kurtzman se livrait sans retenue à une critique caustique de la société américaine des années 50. Les adolescents de cette époque sont biberonés au lait de Mad qui prône l'irrespect, en inquiétant sérieusement parents et éducateurs, si bien qu'en 1955, victime d'une censure menaçante, Mad est obligé de changer de formule et d'accueillir des rubriques et des articles de fond entre ses pages dessinées, échappant ainsi à l'interdiction. Cependant, la puissance comique et subversive de cet avatar sera loin de celle des débuts. Mais la mascotte du journal reste toujours Alfred E. Neuman, dont la grosse tête de crétin aux oreilles décollées orne chaque couverture. Kurtzman et son journal ont eu une énorme influence sur des générations de dessinateurs, même en France où pourtant, malgré quelques tentatives, il y eut peu de traductions dans la presse, mais des gens comme Gotlib, Wolinski et surtout Goscinny (que Kurtzman avait rencontré à New York au débuts des années 50, et pour qui il garda une vive amitié) ont été marqués par le comique de Mad; Goscinny a fondé le journal Pilote un peu dans cet esprit. Il faut véritablement attendre le début des années 80 en France pour apprécier pleinement cet humour satirique si particulier, lorsque différents éditeurs compilent des histoires en albums; c'est ce que j'ai fait en achetant Les Années folles de Mad en 1983. Mais si comme je le disais, l'humour de Mad était plutôt intemporel, il faut bien avouer qu'il est pour nous Français, très inégal, et surtout très ricain, trop ricain même pour vraiment nous concerner. C'est comme pour d'autres comics de la même veine genre Sally Forth ou Little Annie Fanny, beaucoup d'allusions nous échappent, et à plus forte raison pour les générations actuelles. C'est pourquoi je recommande avec prudence ces achats, à la rigueur Les bandes décimées de Mad, et Mad se paie une toile peuvent avoir une chance de faire sourire, à condition d'être connaisseur du mode de vie U.S. , mais de toute façon, même si on n'est pas réceptif à cet humour aujourd'hui, c'est bien d'en connaître l'existence pour sa contribution à la BD.

14/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Voici une série qui a révolutionné l’univers de l’humour burlesque. Mad était un magasine américain qui proposa au cours des années ’50 une autre sorte d’humour, totalement décalé, voire déjanté. En fait, les dessinateurs du magazine ont réalisé à cette époque ce que Gotlib réalisera bien plus tard avec ses Rubrique-à-Brac. Le brave Marcel ne s’en est d’ailleurs jamais caché, lui qui voue une admiration réelle à cette collection. Maintenant, le fait de reposer sur plusieurs épaules (je veux dire, plus que deux) a un mauvais côté. Car les différents artistes ne sont pas d’un niveau égal, loin s’en faut. Aussi, les strips signés Severin sont-ils, par exemple, assez plats à mes yeux tandis que ceux de Davies sont graphiquement prodigieux. Là, la filiation avec Gotlib est flagrante. Au niveau des textes, je serais plus réservé. L’humour est naturellement lourd, donc indigeste, et je crains que la version française ait souffert d’une traduction peu imaginative (malgré la participation du déjà cité Marcel Gotlib). L’ensemble est assez poussif et rapidement lassant à lire. La série aurait-elle mal vieilli ? Quoiqu’il en soit, je pense qu’il vaut mieux privilégier Rubrique-à-Brac à cette collection d’un niveau graphique inégal et d’un attrait narratif tout relatif. Un pur objet de curiosité.

03/04/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Cela faisait de longues années que j'avais entendu parler de Mad, ce magazine BD américain d'humour déjanté, mais je n'avais finalement presque jamais eu l'occasion d'en lire. Ceci fut enfin fait après la découverte en boutique d'occasion des recueils publiés en France dans les années 80 aux éditions du Fromage, Neptune et Albin Michel. Ces recueils contenaient en effet des strips et histoires courtes parues dans les premiers numéros de Mad au début des années 50. Dès la première page, le constat est sans appel : quand on pense à quelle époque cela a été publié, ce sont vraiment des précurseurs. Et personne ne peut renier l'influence majeure de ces oeuvres sur des auteurs tels que Gotlib, Alexis et plus récemment Maester parmi de nombreux autres, ces derniers l'avouant d'ailleurs sans honte aucune. C'est bien simple, par moment, j'avais l'impression de lire des planches de la Rubrique-à-Brac ou de Cinémastock alors que celles-ci ne paraitraient que plus tard. Aux commandes de ce magazine, un groupe d'artistes. Leur leader, scénariste et inspirateur principal : Harvey Kurtzman. Et avec lui plusieurs autres auteurs et dessinateurs : Bill Elder, Wallace Wood, Jack Davis, John Severin, Russ Heath, Bernie Krigstein, etc. Chacun a son style, son dessin, mais tous se retrouvent dans un même esprit d'humour délirant, de parodie, d'utilisation du média BD et d'innovation comique. Le graphisme est bon, très maîtrisé la plupart du temps. Le seul reproche qu'on pourrait lui faire est d'être parfois un peu fouillis mais ce n'est pas toujours le cas. Et quand ça l'est, c'est pour glisser davantage encore de gags en arrière-plan. Comme je l'ai dit, ces oeuvres sont de véritables références tant elles innovaient à l'époque en matière d'humour. Mais qu'en est-il pour un lecteur tel que moi qui les découvre aujourd'hui seulement ? Eh bien, je dois dire que c'est hélas un peu inégal. Certains gags, certaines planches entières, sont vraiment formidables. Elles n'ont strictement pas vieilli, elles sont belles graphiquement parlant et leur humour m'a franchement fait éclater de rire. On y sent en outre une véritable ambiance de dérision et d'amitié entre les auteurs, un véritable esprit d'équipe qui donne une joyeuse atmosphère au tout. Potrzebie ! Cependant, tout n'est pas toujours aussi drôle. Certaines histoires manquent de rythme. Certains gags sont trop répétitifs. D'autres encore font un peu trop référence à des actualités de l'époque, comme certains films parodiés ou personnages évoqués, et leur impact sur un lecteur moderne est moindre. A ce propos, les parutions originales font référence à une actualité américaine des années 50, tandis que la traduction pour ces recueils plus récents tente de son côté d'introduire des références à l'actualité française des années 80. L'une comme l'autre manquent donc parfois leur cible pour un lecteur du 21e siècle. Lecture un peu inégale donc, avec du formidable et du moins bon. Mais dans tous les cas, je suis heureux d'avoir pu découvrir ce monument référence de l'humour en bande-dessinées et je comprends vraiment qu'il ait pu à ce point influencer les auteurs européens de l'époque Pilote puis Fluide Glacial. Mais en lecteur moderne, je leur préfère leurs fils spirituels, oeuvres plus abouties à mon sens ou du moins plus proches de mon esprit, telle que la Rubrique-à-Brac par exemple.

29/07/2007 (modifier)