Sally Forth

Note: 2.8/5
(2.8/5 pour 5 avis)

Les aventures échevelées de la belle Sally, créées en 1971 pour le magazine Overseas weekly destiné aux GI américains stationnés hors des Etats-Unis, et donc fort logiquement munie de tous les attributs qui peuvent faire rêver un soldat.


Echo des Savanes Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre King Features Syndicate

Les aventures échevelées de la belle Sally, créées en 1971 pour le magazine Overseas weekly destiné aux GI américains stationnés hors des Etats-Unis, et donc fort logiquement munie de tous les attributs qui peuvent faire rêver un soldat. Comme vous pouvez l'imaginer, cette héroine, qui a hérité de formes en proportion avec les attentes de ses lecteurs, est capable de se retrouver dans le plus simple appareil avant même que Lucky Luke n'ait eut le temps de dégainer. Mais loin de sombrer dans la vulgarité, Wood réalise là une BD d'une fraîcheur, d'une drôlerie et d'une originalité fortes. Un classique du genre qui méritait d'être (re)découvert par les amateurs de pin up et de situations décalées.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1976
Statut histoire Histoires courtes 2 tomes parus
Couverture de la série Sally Forth
Les notes (5)
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05/05/2004 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Wallace Wood est un auteur intéressant, et qui, comme auteur de l’underground nord-américain, a publié quelques séries originales, en touchant à peu près à tous les genres. On retrouve un peu tout cela en condensé dans cette série, qui est, au final, presque plus « inclassable « qu’érotique ». En effet, Wood nourrit ses histoires avec de la SF (voir le petit extra-terrestre Snoky), des touches d’érotisme (avec le personnage de Sally en pin-up dévergondée et peu farouche – mais aussi peu frileuse, étant donné sa propension à se balader nue quelques soient les circonstances !), des touches parodiques (des classiques comme King Kong ou de la culture populaire - américaine essentiellement, bien évidemment). Au départ, c’est une commande de l’Armée américaine – pays qui est beaucoup plus libéral pour ses troupes hors des Etats-Unis que pour la société américaine ! On a là la même problématique que pour la Miss Lace de Male Call de Milton Canif (je pense que Wood avait peut-être en tête cet exemple avant de se lancer dans sa série : voir mon avis sur ce site pour cette série). On a là les limites du genre, puisque l’auteur ne peut évidemment pas faire n’importe quoi et qu’il y a au minimum de l’auto-censure. Pour le reste, on comprend ce qui pouvait intéresser les GI’s : l’équipe de soldats et d’officiers autour de Sally est assez atypique, sorte d’équipe de branque (juste ce qu’il faut pour ne pas indisposer l’état-major), et Sally n’est pas non plus nymphomane (on pourrait la rapprocher de Barbarella, ou de certaines héroïnes de Pichard, mais en moins libérée). J’ai lu le premier des deux tomes. Je l’ai trouvé intéressant, mais pas au point d’avoir envie d’y revenir souvent. Je crois que je m’attendais quand même à quelque chose de plus déjanté, ou alors de bien plus érotique que ça ne l’est en fait. Mais cela reste une petite curiosité à redécouvrir, « pour voir ».

01/01/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette BD d'aventures militaires sur fond d'humour, où s'ajoute un peu de science-fiction, est l'oeuvre de Wallace Wood à partir de 1971 dans Overseas Weekly, le mag des soldats américains en poste hors des Etats-Unis. Wood avait un passé d'auteur un peu marginal qui a laissé de belles pages dans les horror comics de la E.C. et dans Mad, sur scénario d'Harvey Kurtzman. Aussi, dans Sally Forth, il peut extérioriser ses fantasmes avec un ton gentiment sexuel, sans vulgarité, plutôt coquin que foncièrement érotique. Sally est une très belle blonde aux formes très généreuses comme il se doit, engagée dans l'armée comme auxiliaire, qui se balade souvent toute nue ou très peu vêtue sans que ça choque ou étonne les autres protagonistes; si elle a l'occasion d'enfiler un uniforme ou une robe, quelqu'un lui vole ou lui déchire. Accompagnée souvent par le petit extraterrestre vert Snorky, elle exhibe ses gros seins dans toutes les petites guerres que connaissent ses compagnons de chambrée, en tête le lieutenant Q.P. Dahl, minuscule petit bonhomme qui n'en rate pas une pour faire déshabiller Sally. La bande est très drôle par son esprit, ses allusions, ses dialogues, ses pastiches à des BD ou des films, même si ça sonne très "ricain", mais l'érotisme joyeux de la pulpeuse héroïne et l'inventivité de Wood qui aime dévêtir ses petites femmes sexy, ainsi que son graphisme clair et réaliste, en font une réussite. Il faut reconnaître qu'il faut quand mieux être américain pour bien l'apprécier. J'avais découvert cette BD au milieu des années 70 dans L'Echo des Savanes, et à l'époque, c'était rigolo; vu maintenant, c'est un peu plat. Mais on peut l'acheter pour marquer cette époque 70's où la bande dessinée adulte trouvait ses marques.

10/06/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Sally Forth ?… une série créée pour les GI’s américains en mission hors des Etats-Unis. Elle débute dans « Overseas Weekly » dès 1971 (actuellement, ces forces US reçoivent « Stars and Stripes ». Sérieux et banal, hormis une pleine page consacrée à des histoires sous formes de strips, et ce CHAQUE JOUR). Sally Forth ?… une fausse ingénue au corps assez voluptueux et qui, forcément, va attirer LE mâle. Cette « pauvre enfant » va ainsi subir, tout au long de ses (més)aventures, l’assiduité des militaires. Faut dire aussi qu’elle ne fait rien, la fifille, pour s’habiller tant soit peu. Sally Forth ?… un certain délire… assez benêt quand même. Néanmoins Wood, l’auteur, est parvenu a créer une sorte de petit théâtre car tout se passe quasi en un même lieu : une base militaire où Sally travaille comme auxiliaire. Sally aura les honneurs de trois années de parution. Malgré la fin de celle-ci en 1973, et pour travailler avec de nombreux américains, je peux dire qu’elle est encore dans beaucoup de mémoires… même des jeunes recrues. Oubliée Sally (sans oublier Snorky, son petit copain vert extraterrestre) ?... Du public francophone certainement. Mais pas de nos zamis de l’autre côté de l’Atlantique.

15/12/2007 (modifier)
Par cac
Note: 2/5

Excellent, pour une fois que j'ai lu un truc que poste Ro. :) Je n'aurais pas personnellement classé cette série comme érotique, c'est très peu érotique il faut bien le dire. On voit l'héroïne qui perd malencontreusement ses vêtements à tout bout de champ, mais bon c'est pas plus érotique qu'une série comme les Feux d'Askell par exemple. C'est de l'humour mais rien de désopilant non plus, ou alors c'est qu'il date ou alors il faut être américain ou encore GI pour comprendre. Le tout est loin d'être indispensable aussi bien dans le registre érotique que humour.

05/05/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

C'est complètement délirant. Cette BD date des années 70 et parodie un peu tous les classiques du genre : les pin-up, la science-fiction façon Barbarella, les histoires de super-héros, etc... Ca part dans tous les sens, ça ne se prend pas au sérieux. Une grande partie des dialogues sont débiles et hilarants : "Sally vient de boucler sa première orbite... Ho la la !", "Mais quelle chaleur là-dedans, je crois que je vais me déshabiller... Voilà, je suis quand même plus à l'aise... Et maintenant que vais-je faireuh...", "Que vois-je, ce gosse vient de cracher sur le trottoir ? Ceci est un travail pour... Superb-man !", etc... Vous l'aurez compris, Sally Forth se résume à deux concepts : - Une femme n'a pas besoin de vêtements (à part la méchante qui est borgne alors elle porte un bandeau sur l'oeil mais aussi un sur le sein gauche et un autre comme cache-sexe). - A part ça, c'est du délire dans tous les sens. C'est donc difficile de véritablement cataloguer cette série comme érotique, disons juste qu'il y a plein de femmes à poil mais en réalité elles agissent soit tout à fait normalement comme si elles étaient habillées comme vous et moi, soit comme des gourdes à la cervelle d'escargot bucolique qui prennent des poses sensuelles en plein milieu d'une conversation militaire. Alors quand on lit ça vite fait, on est souvent éclaté de rire : c'est de l'humour "con" et ça marche pas mal. Mais l'ennui, c'est que cette BD-là est parue en strips à la base, et lire ça d'un bloc en un album, c'est... lourd. J'ai rigolé pendant une dizaine de pages, mais ensuite ça part tellement dans tous les sens que c'est dur à suivre, on se lasse, etc... Mais ça reste vraiment une curiosité dans son genre. Alire à petites doses pour ne pas se lasser.

05/05/2004 (modifier)