Très bon album. Dessins agréables et suffisant déjà à provoquer l'hilarité. Des histoires plus drôles les unes que les autres.
Les histoires avec les rappeurs en maison de retraite, du prof japonais de musique sado-maso et du punk honteux de son gentil fils sont excellentes.
Un album que je recommande vivement.
Franquin nous a montré avec beaucoup de talent son côté le plus sombre avec ses « idées noires ». Un humour grinçant et un ton cynique, servi par un graphisme noir et blanc, proche des ombres chinoises, avec une multitude de détails, trames et textures.
L’atmosphère générale est relativement étouffante ; Composé d’une multitude d’histoires courtes aux gags pas aussi gratuits qu’ils n’en ont l’air, Franquin remet les pendules à l’heure en y malmenant la connerie humaine avec des messages et thématiques de réflexions forts.
Une œuvre jubilatoire à ne surtout pas manquer !!!
Ce genre de western archi crépusculaire est typique de ce milieu d'années 70, où à travers ce personnage de trappeur et d'éclaireur, le western n'a plus rien d'héroïque, et se tourne vers la réflexion. Une nouvelle dimension s'ajoute à l'édifice d'un genre qui a été trituré à toutes les sauces à l'écran, puis en BD. Ici, plus rien à voir avec Jerry Spring, mais on note cependant que les concurrents comme Blueberry et Comanche ont su sentir le vent tourner dans cette décennie où Hollywood remettait son genre fétiche en question, car le western en BD suit à la trace le western à l'écran, et la mode du western psychologique a donné de belles séries, c'est le cas ici.
Tout commence le jour où l'épouse de Cartland (une squaw Oglala) est massacrée par des pillards. Brisé, il s'engage comme éclaireur pour l'armée : c'est le début d'une longue errance à travers les espaces sauvages. Western humaniste, mais violent parfois, son personnage principal est un anti-héros idéaliste qui regarde les événements se dérouler sans toujours réellement participer à l'action, il adopte une certaine distance et n'est pas le justicier type de l'Ouest, gardant ainsi son individualité. C'est un héros meurtri, au profil introspectif, qui prend au fil des albums une indéniable consistance.
Le scénariste étant une femme, elle offre de nombreux portraits de femmes parfois troublantes qui croisent la route du héros ; l'une d'elles connaîtra une véritable déchéance. M. Blanc-Dumont illustre ce beau western tantôt avec vigueur, tantôt avec un trait plus hiératique, mais toujours avec élégance et finesse ; il y assouvit également sa passion des chevaux en dessinant de magnifiques équidés. En tout cas, sur l'ensemble de la série, j'adore son rendu graphique d'une belle pureté.
Les scénarios de Laurence Harlé sont très documentés, volontairement lents et baroques, le comble pour un western, mais sources d'atmosphère. Un western très sous-estimé, parce que n'étant pas formaté comme les séries habituelles du genre, je le recommande, c'est une belle collection d'albums à garder et à relire.
Enfin j'ai lu cette histoire qui est souvent considérée comme un des meilleurs Batman !
Bon, je suis un peu triste d'avoir lu la suite (Dark Victory) avant celle-ci, mais malgré le fait que je savais le dénouement (quoiqu'il y a quelques surprises !), j'ai été tout de même captivé par l'histoire parce que c'est le genre de thriller qui est captivant même après qu'on sait le coupable ! L'histoire fait pratiquement 400 pages, mais c'est tellement captivant qu'au final le tout peut se lire sans problème du début à la fin avec aucune pause.
Le scénario est un bon récit policier intelligent avec des personnages passionnants. On retrouve plusieurs des meilleurs ennemis de Batman dont le Joker qui a les meilleures répliques de tout l'album. Le dessin est un peu spécial. J'aime bien comment tout est noir car cela va à merveille à l'univers sombre de Batman, mais les personnages ont parfois des têtes un peu étranges.
Sinon, j'aime aussi les bonus présents dans l'album d'Urban Comics et particulièrement l'interview des deux auteurs.
(3.5)
Un petit album mignon comme tout !
On se prend vraiment de compassion pour notre petit héros qui voit le monde avec ses yeux d'enfants, et qui découvre la vie avec ses bonheurs et ses déconvenues...
La trame de fond avec l'histoire inventée par l'oncle de notre bambin, sur les mangeurs de cailloux, et surtout le vrai but de celle-ci, est vraiment attendrissante.
On découvre également le charme des années 70 dans cet album avec des plaisirs enfantins qui étaient manifestement plus simples et probablement plus sains à l'époque, loin de toute cette agitation télévisuelle et numérique.
Bien évidemment, originaire du Nord-Pas-de-Calais, résidant à quelques kilomètres du lieu où se déroule l'action, le charme n'en est que plus important encore !
Graphiquement, un noir et blanc au trait parfois caricatural, mais simple et efficace.
Un très bon moment de lecture.
(239)
Ah Spirou ...
Je met à égalité les périodes Franquin, fournier et tom et Janry. Enfin non. Bien qu'étant très réussies toutes les 3, Franquin c'est quand même le King. Puis vient la période Tom et Janry qui eux ont vraiment repris le flambeau avec panache et on vraiment re-modernisé le mythe ( ces 3 auteurs l'ont un peu tous faits à leurs manières mais Tom et Janry ont vraiment appuyés sur l'accélérateur ( la frousse aux trousses, la marque des bannis, Cyanure ... j'y reviendrais ... ). Et puis ce sont les 1ers que j'ai lu. Puis en troisième vient Fournier qui mine de rien a vraiment mis sa patte ( très seventies et ecolo ).
Donc la période Franquin tout dabord : Beaucoup de petits chefs d'oeuvre devenus grands avec les années:
- Les 3, 4 premiers albums.
- Tous ceux avec Zorglub.
- Le voyageur du méozoique et tous ceux se passant intégralement à Champignac ( j'adore vraiment ce village avec ce chateau, un endroit qui a berçé ma jeunesse, comme si j'y avais un peu vécu )
- QRN sur Bretzelburg.
- Le Nid des Marsupilamis.
Une periode fantastique qui a vraiment fondé les bases de l'univers Spirou. les personnages les plus intéressants n'étant pas Spirou mais bien Fantasio ou encore le conte de Champignac ou Zorglub.
Puis vient la période Fournier, période qui n'est pas la plus révolutionnaire mais qui possède quand même de putains de bons albums ( parmi les meilleurs ) comme par exemple:
- L'Ankou ( Ah cet album avec cette superbe couverture! l'album de Spirou le plus breton !)
- L'abbaye truquée ( album que j'adore).
- Du cidre pour les étoiles ( superbe couverture également ).
Ces 3 albums ont vraiment berçés ma jeunesse.
Je passes sur la période Nic et Cauvin plutôt courte et assez moyenne pour enchainer sur la meilleure période pour beaucoup, celle de Tom et Janry ( la plus cinématographique ):
- Virus ( un petit côté " the thing" )
- La frousse aux trousses et la marque des bannis (indiana Jones). Ces 2 albums ont vraiment été des chocs.
- Qui arreteras Cyannure. Cet album aussi avec cette usine de robots ...
- l'horloger de la comète
- le réveil du Z. (le retour de Zorglub)
- Spirou à New York ( l'album le plus "Scorcessien" avec l'arrivée du fameux parrain Vito).
- Spirou à Moscou
- Vito la déveine
Après j'ai moins aimé ( luna fatale, le rayon noir ... ). C'étais toujours maitrisé graphiquement mais les histoires j'aimais beaucoup moins.
Les autres périodes je n'ai jamais lu. Spirou j'ai arreté depuis longtemps mais tous ces albums restent vraiment gravés dans ma mémoire. Et dans mon coeur.
Une toute petite série que je trouve vraiment magnifique, le trait de Rossi étant vraiment à son paroxysme d'excellence (son plus beau travail). J'admire vraiment cet auteur (Jim Cutlass un excellent western du niveau de Blueberry, ce qui n'est pas un mince exploit, ou encore Julius Antoine un autre petit chef d'oeuvre). Son trait semi-réaliste est vraiment unique et superbement maitrisé.
Le scénario mi-historique, mi-fantastique de Le Tendre est également très bon comme d'habitude avec cet auteur. L'univers de la Grèce antique (formidablement reconstitué) est superbe et on est vraiment envouté. Le héros musculeux, les superbes femmes méditerranéennes, la colère des dieux ... C'est lyrique, violent, ensoleillé et même parfois drôle... La scène dans le tome 2 où Alcée combat la statue d'Hera ( et finit par tuer son fils) est vraiment un sommet de la bd. C'est superbe ! Un véritable peplum fantastique de haute volée.
Donc pour ceux qui ne connaissent pas cette oeuvre, ruez vous dessus, vous ne serez pas déçu du voyage.
Les Bidochon notés *** étoiles au guide michel...bdtheque !!! Ce qui m'énerve souvent sur bdtheque, c'est que nombre de séries cultes des années 80 et 90, unanimement
acclamées à l'époque sont notées moyennement par la nouvelle géneration de lecteurs. Exemple: "Les Bidochon" ou L'Etat morbide ( au hasard ): *** , et De Cape et de Crocs ou Persepolis **** ! Enfin bon c'est un phénomène normal et nous sommes en démocratie.
Donc les Bidochon c'est une série vraiment culte de fluide glacial (la plus connue on peut le dire) incroyablement drôle et caustique. Je ne m'étendrai pas sur Robert et Raymonde, tout le monde connais je pense. Un sans faute sur pratiquement tous les albums. C'est quand même assez rare pour le signaler. Les vacances toutes pourries en Normandie, les voyages organisés, la télé, la vie en habitation à loyer moderé, la secu, la route, la belle môman ... de véritables petits chefs d'oeuvre d'humour noir gentiment corrosifs (mais tendres) à chaque fois. Ces 2 français très moyens sont finalement très attachants et c'est un peu comme s'ils faisaient partie de la famille. De très grands points communs avec mes grands parents par exemple (mais sans le côté beauf) malheureusement décédés (Robert seul à table : "on a pas le droit à la moutarde ? " ).
Le trait est simple et immédiatement reconnaissable. C'est du Binet, il n'en faut pas plus. En 3, 4 traits il rend vivant une multitude d'expressions différentes sur les visages de Robert et Raymonde. C'est très fort.
Donc pour conclure ... les Bidochon dans le top 5 des meilleures productions fluide glacial (avec Edika, Carmen cru ou Jean Claude Thergal ... )
Tombé par hasard sur 4 numéros de "Lucha Libre" bradés (juste attiré par l'originalité des dessins et leur vitalité) je ne les ai lus que bien longtemps après. Une fois que j'eu entamé le premier Magazine, impossible de m'en défaire. Hop !! les quatres d'un coup!
Le ton caustique et cynique, présent à chaque page, est appréciable dans ce politiquement correct ambiant étouffant (et il n'est pas souvent là où on l'attend). L'édito nous l'annonce clairement pour éviter toute méprise, le lecteur de Lucha Libre est une vache à lait que l'équipe se plaît à vanner régulièrement. Et moi ça me fait rire, ça me distrait de l'hypocrisie de mes "bienfaiteurs" businessmen.
Le contenu est varié malgré la présence de Jerry Frissen sur chaque série. Ses personnages sont vraiment attachants (souvent par leurs défauts) et les dialogues sont également assez "vivants". J'ai l'impression que l'auteur démarre doucement et progresse en inspiration et développe davantage ses personnages au fur-et-à mesure du déroulement du récit. Chaque série gagne en intensité et en intérêt après le tour de chauffe.
A part la série Tequila, qui est ultra-violente, les scènes d'action ne sont pas le nerf de chaque série. L'humour grinçant est omniprésent mais pas dénué d'une certaine tendresse (cf. les acteurs retraités cow-boys séniles paranoïaques dans les Luchadores five).
Pour Tequila, Luchadores five et Les Tikitis,on ressent bien l'influence manga dans le découpage des scènes d'action mais hélas celles-ci sont parfois à la limite de l'illisibilité (Tequila). Profesor Furia et Les Luchadoritos sont plus dans un style graphique "franco-belge". Furia est une infâme crapule tandis que les "mignons" petits "Luchadoritos" servent de sas de décompression à la fin de chaque Magazine. Car oui, il faut décompresser; on en prend plein la tronche et on rigole presque coupablement.
Prochains achats, les trilogies Tequila et Luchadores five en "beaux Albums".kr kr kr
Cet album m'a vraiment fait rigolé a gorge déployée !!! Il m'arrive volontiers de sourire lors d'une lecture mais rire, ça c'est plutôt rare !
De nombreux gags bien amenés, des personnages intéressants et sympathiques, des monstres aux gueules improbables, ...
Les dialogues valent aussi leur pesant de cacahuètes (les discussions de "piliers de bistrot" sentent le vécu). J'ai trouvé que Larcenet était au top de son talent comique et les couleurs de Jeff Pourquié sont absolument fabuleuses conférant au récit une ambiance chaleureuse avec de subtiles tonalités ocres ou un bleu turquoise électrique vraiment particulier. Les paysages sont grandioses et certaines planches sont agréablement découpées.
Plusieurs apparitions dessinées des amis du tandem Larcenet/Pourquié sont également les bienvenues. On peut le prendre comme un petit jeu "bonus" à essayer de discerner qui a fait quoi.
Un petit bijou. Un album déjà relu 2 fois et ce n'est que le commencement. Tellement de détails foisonnent qu'il y a toujours un petit truc a coté duquel on était passé et que l'on découvre avec plaisir. J'éspère que les volumes suivants seront du même niveau.
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Allegretto Deprimoso
Très bon album. Dessins agréables et suffisant déjà à provoquer l'hilarité. Des histoires plus drôles les unes que les autres. Les histoires avec les rappeurs en maison de retraite, du prof japonais de musique sado-maso et du punk honteux de son gentil fils sont excellentes. Un album que je recommande vivement.
Idées Noires
Franquin nous a montré avec beaucoup de talent son côté le plus sombre avec ses « idées noires ». Un humour grinçant et un ton cynique, servi par un graphisme noir et blanc, proche des ombres chinoises, avec une multitude de détails, trames et textures. L’atmosphère générale est relativement étouffante ; Composé d’une multitude d’histoires courtes aux gags pas aussi gratuits qu’ils n’en ont l’air, Franquin remet les pendules à l’heure en y malmenant la connerie humaine avec des messages et thématiques de réflexions forts. Une œuvre jubilatoire à ne surtout pas manquer !!!
Cartland
Ce genre de western archi crépusculaire est typique de ce milieu d'années 70, où à travers ce personnage de trappeur et d'éclaireur, le western n'a plus rien d'héroïque, et se tourne vers la réflexion. Une nouvelle dimension s'ajoute à l'édifice d'un genre qui a été trituré à toutes les sauces à l'écran, puis en BD. Ici, plus rien à voir avec Jerry Spring, mais on note cependant que les concurrents comme Blueberry et Comanche ont su sentir le vent tourner dans cette décennie où Hollywood remettait son genre fétiche en question, car le western en BD suit à la trace le western à l'écran, et la mode du western psychologique a donné de belles séries, c'est le cas ici. Tout commence le jour où l'épouse de Cartland (une squaw Oglala) est massacrée par des pillards. Brisé, il s'engage comme éclaireur pour l'armée : c'est le début d'une longue errance à travers les espaces sauvages. Western humaniste, mais violent parfois, son personnage principal est un anti-héros idéaliste qui regarde les événements se dérouler sans toujours réellement participer à l'action, il adopte une certaine distance et n'est pas le justicier type de l'Ouest, gardant ainsi son individualité. C'est un héros meurtri, au profil introspectif, qui prend au fil des albums une indéniable consistance. Le scénariste étant une femme, elle offre de nombreux portraits de femmes parfois troublantes qui croisent la route du héros ; l'une d'elles connaîtra une véritable déchéance. M. Blanc-Dumont illustre ce beau western tantôt avec vigueur, tantôt avec un trait plus hiératique, mais toujours avec élégance et finesse ; il y assouvit également sa passion des chevaux en dessinant de magnifiques équidés. En tout cas, sur l'ensemble de la série, j'adore son rendu graphique d'une belle pureté. Les scénarios de Laurence Harlé sont très documentés, volontairement lents et baroques, le comble pour un western, mais sources d'atmosphère. Un western très sous-estimé, parce que n'étant pas formaté comme les séries habituelles du genre, je le recommande, c'est une belle collection d'albums à garder et à relire.
Batman - Un long Halloween
Enfin j'ai lu cette histoire qui est souvent considérée comme un des meilleurs Batman ! Bon, je suis un peu triste d'avoir lu la suite (Dark Victory) avant celle-ci, mais malgré le fait que je savais le dénouement (quoiqu'il y a quelques surprises !), j'ai été tout de même captivé par l'histoire parce que c'est le genre de thriller qui est captivant même après qu'on sait le coupable ! L'histoire fait pratiquement 400 pages, mais c'est tellement captivant qu'au final le tout peut se lire sans problème du début à la fin avec aucune pause. Le scénario est un bon récit policier intelligent avec des personnages passionnants. On retrouve plusieurs des meilleurs ennemis de Batman dont le Joker qui a les meilleures répliques de tout l'album. Le dessin est un peu spécial. J'aime bien comment tout est noir car cela va à merveille à l'univers sombre de Batman, mais les personnages ont parfois des têtes un peu étranges. Sinon, j'aime aussi les bonus présents dans l'album d'Urban Comics et particulièrement l'interview des deux auteurs.
Les Mangeurs de Cailloux
(3.5) Un petit album mignon comme tout ! On se prend vraiment de compassion pour notre petit héros qui voit le monde avec ses yeux d'enfants, et qui découvre la vie avec ses bonheurs et ses déconvenues... La trame de fond avec l'histoire inventée par l'oncle de notre bambin, sur les mangeurs de cailloux, et surtout le vrai but de celle-ci, est vraiment attendrissante. On découvre également le charme des années 70 dans cet album avec des plaisirs enfantins qui étaient manifestement plus simples et probablement plus sains à l'époque, loin de toute cette agitation télévisuelle et numérique. Bien évidemment, originaire du Nord-Pas-de-Calais, résidant à quelques kilomètres du lieu où se déroule l'action, le charme n'en est que plus important encore ! Graphiquement, un noir et blanc au trait parfois caricatural, mais simple et efficace. Un très bon moment de lecture. (239)
Spirou et Fantasio
Ah Spirou ... Je met à égalité les périodes Franquin, fournier et tom et Janry. Enfin non. Bien qu'étant très réussies toutes les 3, Franquin c'est quand même le King. Puis vient la période Tom et Janry qui eux ont vraiment repris le flambeau avec panache et on vraiment re-modernisé le mythe ( ces 3 auteurs l'ont un peu tous faits à leurs manières mais Tom et Janry ont vraiment appuyés sur l'accélérateur ( la frousse aux trousses, la marque des bannis, Cyanure ... j'y reviendrais ... ). Et puis ce sont les 1ers que j'ai lu. Puis en troisième vient Fournier qui mine de rien a vraiment mis sa patte ( très seventies et ecolo ). Donc la période Franquin tout dabord : Beaucoup de petits chefs d'oeuvre devenus grands avec les années: - Les 3, 4 premiers albums. - Tous ceux avec Zorglub. - Le voyageur du méozoique et tous ceux se passant intégralement à Champignac ( j'adore vraiment ce village avec ce chateau, un endroit qui a berçé ma jeunesse, comme si j'y avais un peu vécu ) - QRN sur Bretzelburg. - Le Nid des Marsupilamis. Une periode fantastique qui a vraiment fondé les bases de l'univers Spirou. les personnages les plus intéressants n'étant pas Spirou mais bien Fantasio ou encore le conte de Champignac ou Zorglub. Puis vient la période Fournier, période qui n'est pas la plus révolutionnaire mais qui possède quand même de putains de bons albums ( parmi les meilleurs ) comme par exemple: - L'Ankou ( Ah cet album avec cette superbe couverture! l'album de Spirou le plus breton !) - L'abbaye truquée ( album que j'adore). - Du cidre pour les étoiles ( superbe couverture également ). Ces 3 albums ont vraiment berçés ma jeunesse. Je passes sur la période Nic et Cauvin plutôt courte et assez moyenne pour enchainer sur la meilleure période pour beaucoup, celle de Tom et Janry ( la plus cinématographique ): - Virus ( un petit côté " the thing" ) - La frousse aux trousses et la marque des bannis (indiana Jones). Ces 2 albums ont vraiment été des chocs. - Qui arreteras Cyannure. Cet album aussi avec cette usine de robots ... - l'horloger de la comète - le réveil du Z. (le retour de Zorglub) - Spirou à New York ( l'album le plus "Scorcessien" avec l'arrivée du fameux parrain Vito). - Spirou à Moscou - Vito la déveine Après j'ai moins aimé ( luna fatale, le rayon noir ... ). C'étais toujours maitrisé graphiquement mais les histoires j'aimais beaucoup moins. Les autres périodes je n'ai jamais lu. Spirou j'ai arreté depuis longtemps mais tous ces albums restent vraiment gravés dans ma mémoire. Et dans mon coeur.
La Gloire d'Héra
Une toute petite série que je trouve vraiment magnifique, le trait de Rossi étant vraiment à son paroxysme d'excellence (son plus beau travail). J'admire vraiment cet auteur (Jim Cutlass un excellent western du niveau de Blueberry, ce qui n'est pas un mince exploit, ou encore Julius Antoine un autre petit chef d'oeuvre). Son trait semi-réaliste est vraiment unique et superbement maitrisé. Le scénario mi-historique, mi-fantastique de Le Tendre est également très bon comme d'habitude avec cet auteur. L'univers de la Grèce antique (formidablement reconstitué) est superbe et on est vraiment envouté. Le héros musculeux, les superbes femmes méditerranéennes, la colère des dieux ... C'est lyrique, violent, ensoleillé et même parfois drôle... La scène dans le tome 2 où Alcée combat la statue d'Hera ( et finit par tuer son fils) est vraiment un sommet de la bd. C'est superbe ! Un véritable peplum fantastique de haute volée. Donc pour ceux qui ne connaissent pas cette oeuvre, ruez vous dessus, vous ne serez pas déçu du voyage.
Les Bidochon
Les Bidochon notés *** étoiles au guide michel...bdtheque !!! Ce qui m'énerve souvent sur bdtheque, c'est que nombre de séries cultes des années 80 et 90, unanimement acclamées à l'époque sont notées moyennement par la nouvelle géneration de lecteurs. Exemple: "Les Bidochon" ou L'Etat morbide ( au hasard ): *** , et De Cape et de Crocs ou Persepolis **** ! Enfin bon c'est un phénomène normal et nous sommes en démocratie. Donc les Bidochon c'est une série vraiment culte de fluide glacial (la plus connue on peut le dire) incroyablement drôle et caustique. Je ne m'étendrai pas sur Robert et Raymonde, tout le monde connais je pense. Un sans faute sur pratiquement tous les albums. C'est quand même assez rare pour le signaler. Les vacances toutes pourries en Normandie, les voyages organisés, la télé, la vie en habitation à loyer moderé, la secu, la route, la belle môman ... de véritables petits chefs d'oeuvre d'humour noir gentiment corrosifs (mais tendres) à chaque fois. Ces 2 français très moyens sont finalement très attachants et c'est un peu comme s'ils faisaient partie de la famille. De très grands points communs avec mes grands parents par exemple (mais sans le côté beauf) malheureusement décédés (Robert seul à table : "on a pas le droit à la moutarde ? " ). Le trait est simple et immédiatement reconnaissable. C'est du Binet, il n'en faut pas plus. En 3, 4 traits il rend vivant une multitude d'expressions différentes sur les visages de Robert et Raymonde. C'est très fort. Donc pour conclure ... les Bidochon dans le top 5 des meilleures productions fluide glacial (avec Edika, Carmen cru ou Jean Claude Thergal ... )
Lucha Libre
Tombé par hasard sur 4 numéros de "Lucha Libre" bradés (juste attiré par l'originalité des dessins et leur vitalité) je ne les ai lus que bien longtemps après. Une fois que j'eu entamé le premier Magazine, impossible de m'en défaire. Hop !! les quatres d'un coup! Le ton caustique et cynique, présent à chaque page, est appréciable dans ce politiquement correct ambiant étouffant (et il n'est pas souvent là où on l'attend). L'édito nous l'annonce clairement pour éviter toute méprise, le lecteur de Lucha Libre est une vache à lait que l'équipe se plaît à vanner régulièrement. Et moi ça me fait rire, ça me distrait de l'hypocrisie de mes "bienfaiteurs" businessmen. Le contenu est varié malgré la présence de Jerry Frissen sur chaque série. Ses personnages sont vraiment attachants (souvent par leurs défauts) et les dialogues sont également assez "vivants". J'ai l'impression que l'auteur démarre doucement et progresse en inspiration et développe davantage ses personnages au fur-et-à mesure du déroulement du récit. Chaque série gagne en intensité et en intérêt après le tour de chauffe. A part la série Tequila, qui est ultra-violente, les scènes d'action ne sont pas le nerf de chaque série. L'humour grinçant est omniprésent mais pas dénué d'une certaine tendresse (cf. les acteurs retraités cow-boys séniles paranoïaques dans les Luchadores five). Pour Tequila, Luchadores five et Les Tikitis,on ressent bien l'influence manga dans le découpage des scènes d'action mais hélas celles-ci sont parfois à la limite de l'illisibilité (Tequila). Profesor Furia et Les Luchadoritos sont plus dans un style graphique "franco-belge". Furia est une infâme crapule tandis que les "mignons" petits "Luchadoritos" servent de sas de décompression à la fin de chaque Magazine. Car oui, il faut décompresser; on en prend plein la tronche et on rigole presque coupablement. Prochains achats, les trilogies Tequila et Luchadores five en "beaux Albums".kr kr kr
Valérian - L'Armure du Jakolass
Cet album m'a vraiment fait rigolé a gorge déployée !!! Il m'arrive volontiers de sourire lors d'une lecture mais rire, ça c'est plutôt rare ! De nombreux gags bien amenés, des personnages intéressants et sympathiques, des monstres aux gueules improbables, ... Les dialogues valent aussi leur pesant de cacahuètes (les discussions de "piliers de bistrot" sentent le vécu). J'ai trouvé que Larcenet était au top de son talent comique et les couleurs de Jeff Pourquié sont absolument fabuleuses conférant au récit une ambiance chaleureuse avec de subtiles tonalités ocres ou un bleu turquoise électrique vraiment particulier. Les paysages sont grandioses et certaines planches sont agréablement découpées. Plusieurs apparitions dessinées des amis du tandem Larcenet/Pourquié sont également les bienvenues. On peut le prendre comme un petit jeu "bonus" à essayer de discerner qui a fait quoi. Un petit bijou. Un album déjà relu 2 fois et ce n'est que le commencement. Tellement de détails foisonnent qu'il y a toujours un petit truc a coté duquel on était passé et que l'on découvre avec plaisir. J'éspère que les volumes suivants seront du même niveau.