Les derniers avis (9717 avis)

Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Joker
Joker

Joker est une oeuvre magnifique pour les yeux mais crasseuse. On suit une petite frappe qui accompagne le Joker et qui découvrira les avantages et surtout les inconvénients de traîner avec un tel malade. Le traitement réaliste (voir Killer Croc par exemple) dans la veine de The Dark Knight de Nolan est un atout majeur de l'oeuvre. On suit le Joker dans sa quête et il est intéressant de voir ce qu'il fait pendant que Batman le recherche (d'habitude on suit le chevalier noir dans sa quête d'indices). Mais l'atout numéro un et la raison de mon coup de coeur vient du dessin que je trouve magnifique. Plongez vous dans cette incroyable histoire.

05/04/2014 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)
Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)

Quand Alan Moore explore la psyché du plus grand vilain des comics cela donne Killing Joke. L'histoire est violente et la thématique, une mauvaise journée peut transformer quelqu'un en bien ou en mal, est intéressante. Moore mène bien son histoire et l'épisode est tellement devenu culte qu'il a encore des répercussions aujourd'hui (voir la série Batgirl de Gail Simone). Le dessin est bien et les nouvelles couleurs le mettent en valeur. Une lecture indispensable pour les fans du batverse.

05/04/2014 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série New York trilogie (Les Gens) (Peuple Invisible)
New York trilogie (Les Gens) (Peuple Invisible)

Dernier tome de cette trilogie et je trouve le moins bon même si je l'ai lu d'une traite également. Le problème à des histoires un peu plombantes. L'album aurait gagné à avoir une histoire plus joyeuse ou se terminant bien. Je mets quand même une petite mention spéciale à la première histoire d'un cynisme incroyable.

05/04/2014 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série New York Trilogie (L'Immeuble) (Le Building)
New York Trilogie (L'Immeuble) (Le Building)

Mettre une telle note à Will Eisner est assez facile dans le sens où il est un très bon dessinateur mais surtout car c'est un observateur incroyable et un conteur génial. J'ai lu les trois tomes de cette série en un peu plus d'une heure happé par les histoires tantôt joyeuses mais plus souvent tristes voire cyniques. Une oeuvre admirable de l'un des plus grands noms de la BD US. Dans le premier tome l'auteur nous parlait de sa ville en général, là il s'attache à nous brosser le portrait de quatre personnes au destin tragique d'un même immeuble. Remarquable une fois de plus.

05/04/2014 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série New York trilogie (Big City)
New York trilogie (Big City)

Mettre une telle note à Will Eisner est assez facile dans le sens où il est un très bon dessinateur mais surtout car c'est un observateur incroyable et un conteur génial. J'ai lu les trois tomes de cette série en un peu plus d'une heure happé par les histoires tantôt joyeuse mais plus souvent triste voire cynique. Une oeuvre admirable de l'un des plus grand nom de la BD US

05/04/2014 (modifier)
Couverture de la série La Malédiction des sept boules vertes
La Malédiction des sept boules vertes

Avis portant sur le premier cycle de 6 tomes. Ai-je passé un bon moment de lecture avec cette série qui me faisait envie depuis longtemps ? Oui. Est-elle culte ou même immanquable ? Non... J'ai apprécié cette BD qui est divertissante et possède une atmosphère très particulière, onirique, vue trop peu souvent, qui m'a un peu fait retomber en enfance. Hélas, si la fluidité est de mise, l'action fait parfois cruellement défaut, comme dans le tome 1 par exemple qui pourrait se résumer en 2-3 lignes ! De plus, pour le peu de fois où ça s'active un peu, il n'arrive jamais rien de bien grave à nos héros, notre petit Guillio en chef de file: il y a toujours une solution, jamais de danger, toujours un deus ex machina qui vient sauver nos personnages en cas de coup dur... C'est sympa, mais pas toujours très recherché. J'ai globalement lu ces 6 tomes avec plaisir, et je reconnais bien volontiers le talent de narration de Parcelier. Je lui tire d'ailleurs mon chapeau pour la séquence de la poursuite dans le tome 6, dans les 2 univers parralèles, Guillio étant poursuiveur ou poursuivi. Un grand bravo. Malheureusement, je sens aussi que l'imagination commence à faire défaut à l'auteur en fin de cycle: on commence à voir des cases inutiles, comme un bête paysage, ou des séquences entièrement superflues, qui, vraiment n'apportent rien de rien à l'histoire, comme la séquence des taches que doit faire Guillio dans la maison du collectionneur. Ce problème n'est absolument pas présent dans les 4 premiers tomes. Graphiquement, ces albums jouissent d'une ligne claire agréable et de couleurs pastelles et délavées, qui habituellement ne me plaisent guère, mais qui ne m'ont pas du tout dérangé dans le cas présent. La mise en page est très bien réussie, c'est le gros point fort de Parcelier. Concernant l'achat, pas évident...Tomes nombreux, pas faciles à trouver, donc pas donnés...Même si je pouvais envisager de la relire un jour ou la faire connaitre à mes enfants, je déconseille l'achat, car, librement téléchargeable, la lecture sous format numérique m'a amplement suffi. Je remercie d'ailleurs les membres du site qui m'ont permis de découvrir cette oeuvre. (289)

04/04/2014 (modifier)
Couverture de la série Vercingétorix
Vercingétorix

Quelle bonne idée ont eu les 2 éditeurs Glénat et Fayard de s'associer ; la réputation du second dans le domaine des bios historiques n'est plus à faire, quant à Glénat, on a tous en mémoire la collection Vécu qui fut une référence dans le créneau historique. Souhaitant relancer les récits historiques, Glénat a fait des recherches pour choisir des personnages dignes et suffisamment riches pour plaire aux lecteurs de BD, tout en parvenant à être accessibles à tous sans redondance, et en développant une histoire très documentée. Un beau projet qui donne une collection prometteuse, dont le premier album à ouvrir le bal est celui consacré à Vercingétorix. L'approche semble encore plus sérieuse que Vécu qui était avant tout basée sur l'aventure. Comme pour Le Trône d'argile, on dirait qu'on a répondu encore à un de mes voeux, celui de trouver enfin une Bd racontant l'incroyable destin de ce chef Gaulois que j'admire tant. Il était bien apparu dans les BD Larousse ou dans Les Gaulois contre César, mais pas en album seul ; c'est fait et bien fait. Encore une fois, je suis conquis par le travail des auteurs ; la méthode de narration est bonne : c'est Vercingétorix vaincu qui narre à César sa lutte contre l'invasion de la Gaule qu'il juge injuste et brutale. Tout est fidèlement relaté : le massacre d'Avaricum, la victoire de Gergovie, l'assemblée de Bibracte, le siège d'Alésia bien-sur qui occupe le dernier quart de l'album. Même des paroles soi-disant prononcées par Vercingétorix et rapportées par César dans sa Guerre des Gaules figurent ici, c'est dire si l'approche du sujet est sérieuse, documentée et aussi précise que possible. J'insiste là-dessus car entreprendre une bio de Vercingétorix relève d'une véritable gageure, parce que l'Histoire le met en scène bien chichement, seulement quelques mois de l'année 52 avant n/ère. Mais cette année là est celle du siège d'Avaricum, de la victoire de Gergovie et de la défaite d'Alésia, événements transfigurés où s'enracine la mémoire nationale. Eh oui car le personnage est aujourd'hui encore tellement enserré dans une gangue légendaire forgée depuis le milieu du XIXème siècle, qu'il est difficile d'avoir une vue précise. La France de Napoléon III (qui a fait démarrer les fouilles d'Alésia) l'a hissé au rang de mythe national fortement ancré dans la mémoire collective pour en faire une sorte de porte-drapeau de première unité nationale, un peu comme l'a été Jeanne d'Arc. C'était la mode en ce siècle, on revendiquait cet état d'esprit qui a été appliqué de la même façon avec Clovis roi des Francs. (tiens là aussi, j'aimerais que dans cette collection, on réalise mon voeu suivant : une bio de Clovis, personnage que je trouve aussi fascinant. Mais ne nous égarons pas.). Surtout, le gros handicap avec Vercingétorix, c'est que le peu de renseignements écrits sur lui n'est dû qu'à la Guerre des Gaules, seule source où César n'a pas été toujours honnête et a volontairement occulté des détails pour ne pas magnifier son ennemi. Pour ces raisons, et aussi pour l'ingratitude qu'il a manifesté envers son adversaire après Alésia, je n'ai jamais admiré César et les Romains en général, avec ce goût de vouloir toujours envahir des peuples. Ce que les auteurs font ici est donc remarquable, car ils comblent les trous comme ils peuvent en s'appuyant sur les recherches archéologiques et de nombreuses études rédigées sur Vercingétorix. On y voit un jeune prince Arverne apprendre au contact de la Légion romaine où il s'enrôle dans les troupes auxiliaires, la tactique, la stratégie, la discipline, l'ordre et l'unité, autant de qualités qui lui serviront dans sa lutte contre César. Son ascension et sa détermination sont bien démontrées, son désir d'unifier les tribus gauloises a été choisi au détriment de celui sans doute moins noble mais plus plausible de restaurer le prestige du peuple arverne pour dominer la Gaule ; c'était son but initial. Certains historiens révisionnistes ont tenté de démontrer ce fait, et qu'il avait été le jouet de César ou son faire-valoir, en diminuant son rôle de stratège, ce qui est faux, c'était au contraire un véritable génie militaire qui était surement aussi grand que son adversaire romain et digne du nom qu'il portait : "grand roi des guerriers". En revanche, il fut certainement peu doué en politique, mais il s'est rendu compte des ambitions de César et a sans doute ensuite voulu rassembler les tribus pour le contrer, c'est surement vrai, et l'assemblée de Bibracte le prouve. On découvre aussi dans l'album sa tactique de la terre brûlée (vrai), et aussi sa faiblesse hélas devant les habitants et le vergobret d'Avaricum qui le supplient d'épargner leur ville (vrai aussi); il se laisse fléchir et cette erreur sera fatale. On apprend encore que la victoire des Romains à Alésia s'est jouée à un cheveu, et que les Gaulois ont manqué de chance (encore vrai). La fin est un peu rapide, les auteurs ignorent volontairement la raison pour laquelle César n'a pas fait preuve de mansuétude envers Vercingétorix et l'a laissé pourrir 5 ans au Tullianum avant de le faire exécuter sommairement après son triomphe. En réalité, il lui en voulait de l'avoir trahi et de s'être rebellé, et surtout d'avoir trahi leur prétendue amitié. Quoi qu'il en soit, cette Bd nous indique que Vercingétorix fut sincère et que le sens de son action ne doit pas être négligé. Le dossier historique en fin d'album en apprendra un peu plus sur lui, mais si vous voulez une bio vraiment rigoureuse, lisez l'ouvrage de Paul Martin qui fait autorité (il est cité à la fin). Je termine par la partie graphique : c'est un dessin qui par endroits n'est pas si terrible que ça, mais dont l'ensemble se révèle honnête ; Vignaux réussit de belles images, ne cherche pas à trop héroïser Vercingétorix (la reddition est sobre et belle), et surtout réussit mieux ses gros plans de visages, sans compter la double page d'Alésia, la pleine page d'Avaricum et de belles reconstitutions des oppidums de Gergovie et d'Alésia. Au final, un album pas totalement parfait, mais qui ne démérite pas, qui apporte un vrai plaisir de lecture et qui permet de nourrir l'éternelle réflexion sur la façon dont l'imaginaire collectif s'est construit un héros éphémère mais patriotique en la personne de Vercingétorix.

03/04/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Abraham Stone
Abraham Stone

Abraham Stone, ou la série-charnière dans la carrière de Joe Kubert... D'abord connu surtout pour ses oeuvres fortement testostéronées (mais non moins de qualité) ou il met en scène des soldats ou des super-héros, il prend, au début des années 1990 (après presque 50 ans de carrière, et alors qu'il lui en reste encore une vingtaine), un virage décisif, abordant des thèmes plus adultes, plus complexes. Il y eut Fax de Sarajevo, Yossel, mais aussi, avant ces titres incontournables, cet Abraham Stone, qui lui permet de plonger dans les Etats-Unis des années 1910, dans le sillage d'un jeune homme marqué par la cruauté du destin, et décidé à faire quelque chose de sa vie au sein d'une société en pleine mutation : les avions, les automobiles, le cinéma... Il va connaître le labeur de petite frappe, de recouvreur de créances, avant d'essayer de voler de ses propres ailes après avoir assouvi sa vengeance. Cela promettait beaucoup, d'autant plus que Kubert abordait, en filigrane, de nombreux thèmes de société : les mafias, la pédophilie, la prostitution. Heureusement ce premier tome peut se lire comme un one shot. Auteur complet, Joe Kubert a eu jusqu'à la fin de sa vie un trait élégant et typé. A la lecture de ses albums, on se rend compte qu'il a influencé ou été influencé par des gens comme Will Eisner, Jean Giraud (mais oui, j'ose !) ou encore Carlos Gimenez (Dani Futuro). On retrouve tout ça dans son style, et sa carrière est tellement longue aux côtés de ces grands noms qu'il est bien difficile de démêler l'écheveau des influences. Mais dans cet album il fait preuve d'une grande souplesse dans le trait, avec des personnages très expressifs, le tout mis en scène de façon tour à tour classique, tour à tour audacieuse, avec des cases prenant toute la hauteur de la planche ou avec un sens de lecture parfois très inhabituel. Bref, un découpage au service du récit. Hélas, Glénat n'a pas jugé bon, pour des raisons que je ne connais pas, de poursuivre la traduction et la publication de la suite (il y avait apparemment deux autres aventures de 48 pages, la série ayant été réalisée à l'époque pour un éditeur européen, Strip Art Features). Espérons qu'un jour on pourra lire la suite en français...

02/04/2014 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zéro pour l'éternité
Zéro pour l'éternité

Zéro pour l’éternité est un manga qu'il me tardait de lire. La guerre du pacifique est surtout documentée du côté allié avec, bien souvent, une caricature grossière réduisant l’aviateur japonais à un kamikaze illuminé. Cette série se propose de faire écho d’un autre son de cloche en nuançant cette caricature. Certes, ce suicide programmé à grande échelle ne se retrouve pas, à ma connaissance, dans les autres factions belligérantes, mais les kamikazes n’avaient pas tous envie de mourir. L’envie de vivre était aussi très présente. Alors, comment expliquer ces sentiments contradictoires ? C’est ce que tente de faire ce manga en retraçant le parcours de Miabe, aviateur de la marine impériale, mort en kamikaze les derniers jours du conflit. Miabe est le grand-père de Kentaro, jeune Japonais lymphatique que rien n’intéresse. C’est suite à la demande rémunérée de sa sœur qu’il va commencer son enquête sur ce grand-père qu’il n’a forcément pas connu. A travers diverses rencontres avec des hommes ayant côtoyé Miabe, Kentaro va petit à petit se réveiller et s’impliquer personnellement pour mieux connaître le vrai visage de son grand-père. On découvre donc des bribes de l’histoire de ce héros atypique au gré des rencontres. Le premier écho est celui d’un pleutre qui se débine à la première escarmouche et qui tient davantage à sa vie qu’à sa patrie. Ce cliché sera, vous vous en doutez, nuancé au fil des tomes. Ce manga est aussi l’occasion de découvrir les grandes batailles du pacifique (Pearl Harbor, Midway, etc.) et le déterminisme des Japonais endoctrinés par un Japon impérial qui n’avait jusqu’alors jamais connu la défaite dans les conflits auxquels il avait participé. Pearl Harbor a été le seul succès de l’aviation impériale, bien qu’il ait davantage touché le moral des Américains plutôt que leur flotte navale. On y apprend aussi quelques tactiques de formation pour le combat aérien mais, finalement, ce manga se révèle peu technique en la matière et c’est tant mieux. Car le dessein de cette série, c’est de voir qui se cache derrière Miabe et non les entrailles de son coucou. D’emblée ma lecture laissait présager d’une série en deçà de mes attentes, tant le personnage de Kentaro m’insupportait. J’avais davantage envie de lui flanquer des baffes (à la Obélix) et des coups de pieds à son postérieur que de le suivre dans ses recherches, les pieds trainant au sol. Certaines redondances ont aussi eu le don de m’agacer. Bref, j’ai failli en rester là mais comme j’avais les 5 opus … j’ai continué. Heureusement, la suite s’est révélée être bien plus prenante (en même temps l’envie de lui botter les fesses diminuait au fur et à mesure que Kentaro se réveillait). Ce récit s’est révélé à la fois intéressant et instructif. Le visage de Miabe, tel une couverture mystère de BDThèque, finit par se dévoiler totalement (quitte à attendre le lendemain). Et le final réserve encore son lot de surprises. Bref, la lecture est chaudement recommandée mais il faut passer le cap du premier opus. A noter que plusieurs réflexions très intéressantes sont menées autour de sujets annexes dont (1) le rôle de la presse japonaise dans l’endoctrinement de masse pour l’éveil à un patriotisme fanatique (je trouve le propos juste et de portée universelle) et (2) le lien entre kamikaze et terroriste (avec en toile de fond le 11 septembre). Côté dessin, c’est de la bombe ! Tel un kamikaze se jetant à corps perdu sur un porte-avion, ça déchire. Plus sérieusement, je trouve le trait de grande qualité. Le dessin des batailles aériennes est à couper le souffle. Un bémol toutefois, la présence (heureusement peu nombreuse) d’expressions faciales exagérées avec des lignes d’effroi qui dénotent avec le sérieux du manga. Un peu comme si un Bisounours surgissait d’une case de Buddy Longway. Ca l’fait pas trop. Autre bémol, mais à l’encontre de l’éditeur cette fois. J’ai constaté à plusieurs reprises des mots oubliés dans les dialogues ainsi que des mots collés entre eux. Ca n’entrave pas la lecture mais ça fait tache. On voit que la crise est partout et, manifestement, l’éditeur n’a pas jugé utile de faire les frais d’un relecteur. Je ne félicite donc pas Delcourt pour le coup. A noter aussi un bref rappel historique à la fin du premier opus. C’est instructif mais on en apprend tout autant avec wikipedia. Enfin, la pub pour des mangas, qui n’ont rien à voir avec le sujet en fin de chaque album, m’a passablement énervé. Je ne suis décidément pas habitué à ce genre de pratique. Une série à lire, voire à acquérir pour qui le sujet intéresse, mais qui n’a malheureusement pas bénéficié du sérieux auquel il aurait pu prétendre de la part de l’éditeur. Les défauts précités m’empêchent donc de mettre plus de 3 étoiles. Mais avec un coup de cœur quand même … Série à feuilleter avec un whisky Nikka ou mieux : un Ichiro’s Malt. ^^

01/04/2014 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Horla (Sorel)
Le Horla (Sorel)

Depuis plusieurs années, je m'étais juré d'arrêter d'acheter des albums issus d'adaptations de romans. En effet, grand lecteur de romans ou de nouvelles devant l'Eternel, je suis assez réfractaire à ces libres adaptations, parfois faciles. Pourtant, ce principe finit par souffrir d'exceptions au fil du temps: - la formidable adaptation du Le Dahlia noir , par Miles Hyman , Matz et David Fincher, qui mérite toute votre attention. - la fantastique bande dessinée, le mot est faible, de Corominas sur Dorian Gray, qui même après la lecture du roman d'Oscar Wilde ou du visionnage du film d'Albert Léwin me scotche littéralement sur place. Pour en revenir à cette adaptation de Guillaume Sorel, je dois dire que je n'y aurais sans nul doute prêté attention sans le choix de la maison d'édition de "rue de Sèvres" de sortir cet album en grand format, qui magnifie le dessin de Sorel. Je ne suis guère un adepte de Sorel, je n'ai pas du tout adhéré à la série Algernon Woodcock, qui l'a révélé, ou encore à son dernier album Hotel Particulier. Par contre, j'avais adoré l'adaptation, une de plus, du roman, qui a inspiré le lumineux et tragique Les Derniers Jours de Stefan Zweig. Avec la présente adaptation d'une nouvelle de Maupassant, Guillaume Sorel nous livre là une formidable adaptation, certes assez éloignée, parfois, de la nouvelle originale (le rôle du chat n'est pas aussi présent chez Maupassant) mais l'idée générale de la nouvelle est très bien retranscrite par Guillaume Sorel; en particulier l'univers de Croisset, cher à Flaubert qui est assez bien retranscrit dans cet album. L'ensemble des pages de l'album dessinées par Sorel sont magnifiques, en particulier celles consacrées au Mont Saint-Michel. Guillaume Sorel, par cette adaptation magistrale, s'est entièrement approprié cette nouvelle de Maupassant et lui rend hommage avec brio. Une très belle adaptation suivie d'une dessin magistral. Que demander de plus. A lire évidemment.

31/03/2014 (modifier)