Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !) (Batman: The Killing Joke)

Note: 3.55/5
(3.55/5 pour 33 avis)

Will Eisner Award 1989 : Best Graphic Album Les origines du Joker enfin révélées !


Alan Moore Auteurs britanniques Batman Des méchants super ! Folie Super-héros Univers des super-héros DC Comics Will Eisner Awards

Batman, convaincu que ses duels incessants avec le Joker vont finir par provoquer la mort de l'un ou de l'autre, se rend à l'asile d'Arkham pour proposer une trêve à son vieil ennemi. Mais une fois de plus, le Joker s'est évadé ! Et il a kidnappé la fille du commissaire Gordon. Son but ? Rendre fou le commissaire, pour prouver à Batman qu'il suffit parfois d'une seule très mauvaise journée dans la vie d'un homme bon pour qu'il bascule dans la folie et le crime. C'est en effet ce qui est arrivé, des années auparavant, à un pauvre comique raté qui voulait devenir riche rapidement pour nourrir sa femme et son bébé, et qu'une très, très, très mauvaise journée transforma définitivement en tueur psychopathe au visage de clown toujours souriant...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1989
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)
Les notes (33)
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02/05/2002 | Cassidy
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L'avatar du posteur eric2vzoul

Quand Allan Moore s'attaque à Batman, ça donne un one-shot considéré comme “culte” par beaucoup de lecteurs. J'avais adoré à sa sortie (je lui aurais probablement donné 4 étoiles), je suis moins enthousiaste aujourd'hui (3 étoiles suffisent). Cet album met en scène le premier, le plus dangereux, le plus vicieux, le plus dérangé des nombreux adversaires du chevalier noir : le Joker ! Pareil à lui-même, il s'échappe comme d'habitude de l'Asile d'Arkham pour faire des misères à son Batou… Allan Moore n'aime pas les super-héros en collants, nous le savons depuis Watchmen, alors il y va fort et écrit une scène qui marque un tournant dans la saga fleuve de Batman. Osé et assez bien vu, même si la violence de l'acte odieux est très édulcorée, sans doute par crainte de la part des auteurs de ne pas passer le cap de la censure et de voir l'album catalogué “pour adultes”. Il faut dire qu'on est en 1989 et que la génération des Garth Ennis est encore au berceau. Du coup, en relisant l'album presque 30 ans plus tard, je trouve que la colère vengeresse de l'homme chauve-souris n'est plus si convaincante. Frank Miller a été plus tranchant dans Batman - The Dark Knight returns, deux ans auparavant. L'inévitable confrontation finale entre les vieux ennemis, empêtrés dans leur relation ambigüe de haine/amour, ainsi que la chute de l'album constituent tout de même des modèles. Soucieux de bien marquer sa contribution à l'univers de Gotham City, Moore s'offre également le luxe de nous éclairer sur le passé et les origines du joker, à travers une série de flasbacks. Mais en fait, il parvient ainsi à humaniser le personnage, ce qui n'est pas l'idée du siècle. L'homme à la cicatrice en forme de sourire sort de nulle part et fait le mal sans raison valable. C'est ce qui le rend totalement effrayant… Et ce qui rend aussi Batman héroïque à chaque fois qu'il choisi de ne pas l'abattre comme un chien enragé au lieu de le reconduire patiemment à Arkham… Le dessin de l'album est bien dans son époque. Classique, soigné, lisible, avec des cases bien géométriques… un peu daté donc. En résumé, The Killing Joke est un exercice de style intéressant, réalisé consciencieusement par le grand maître barbu, qui daigne se mettre à la portée des esprits faibles que nous sommes. C'est une bonne histoire, qui présente de surcroît l'avantage de ne pas s'étaler sur quinze épisodes. Mais, à mon avis, s'il peut s'inscrire dans le top 20 des aventures de Batman, c'est surtout parce que les scénarios en sont souvent médiocres et répétitifs, ça n'en fait pas pour autant un album incontournable.

19/03/2016 (modifier)
Par jules
Note: 2/5

Alan Moore a écrit un Batman ?? trop cool me disais-je, pas que j'ai lu tout ce que le barbu a pu écrire mais dans l'ensemble je trouve ça plutôt atypique dans l'univers du comics et donc je me suis empressé de l'acheter en américain. L'édition deluxe américaine offre une jolie couverture aux couleurs du Joker, du beau travail. Le dessin n'est pas trop mal bien qu'un peu rigide je trouve mais pas au point que ça soit génant. La coloration est pas trop mal, enfin surtout dans l'album deluxe ou nouvelle édition. Les couleurs ayant été foncées et faisant moins délavées que pour la première édition. Le scénario est.... bah pas top j'ai trouvé, c'est le gros soucis je trouve. Alors oui, il y a un événement assez important qui s'y déroule, qui marquera le chevalier noir assez longtemps mais était-ce vraiment nécessaire après un deuil dans la famille ? Pas sûr, surtout que je trouve Oracle insupportable pour ma part, elle se retrouve à jouer le rôle de la batmaman alors que batou est son batpapa au même titre qu'il est celui des Robin. L'ambiance malsaine est assez bien rendue mais je trouve du coup le Joker trop old school pour cette personnalité qui lui est insufflée, et on ressent le manque de recherche graphique pour le personnage du Joker, enfin je trouve. Et surtout, le très très très très très gros défaut, qui est vu comme une qualité par certain, c'est cette volonté à vouloir donner un passé fixe au Joker. Toute l'ambiance malsaine est instantanément gâché par cette insertion de flashback. Selon moi, je pense vraiment que le Joker est un personnage dont l'absence de background renforce sérieusement les caractéristiques. Il ne paraît jamais plus fou et plus malsain que quand on ne comprend pas le pourquoi de sa folie. Sans entrer dans les détails de ces flashback, il faut bien avouer que le Joker suite à ses scènes fais juste... bah pitié. Les raisons de sa folie en font finalement un être faible. On voit bien la tentative d'humanisation du personnage, mais pourquoi puisqu'il est tout sauf humain ? Je trouve par exemple beaucoup plus intéressant le dernier Joker en date, à savoir celui de Scott Snyder, qui tente de l'humaniser mais au travers de sa folie, là on a un résultat qui claque, peut être un peu poussif, mais vraiment bandant. Et je parle pas du travail de recherche graphique qui a été fait... un clown qui porte un masque de lui-même, une bien bonne idée pour souligner l'ironie dont fais souvent preuve le Joker. Je veux pour preuve le cinéma... le Joker de Nolan (bien que la trilogie est loin de tous défauts, vraiment très loin) est beaucoup plus flippant que celui de Burton (qui, ceci dit, s'est complètement inspiré du Joker de Killing Joke pour créer le sien). Il est complètement imprévisible et ce jusque dans ses origines qu'il change à chaque fois. L'acteur y est pour pas mal aussi mais le fait que le Joker n'ait pas de vrai background renforce cette impression d'instabilité. Et c'est ce qui fait que j'ai noté Killing Joke en dessous de la moyenne, l'essai d'humaniser le Joker est selon moi complètement raté.

05/02/2015 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yannis

Quand Alan Moore explore la psyché du plus grand vilain des comics cela donne Killing Joke. L'histoire est violente et la thématique, une mauvaise journée peut transformer quelqu'un en bien ou en mal, est intéressante. Moore mène bien son histoire et l'épisode est tellement devenu culte qu'il a encore des répercussions aujourd'hui (voir la série Batgirl de Gail Simone). Le dessin est bien et les nouvelles couleurs le mettent en valeur. Une lecture indispensable pour les fans du batverse.

05/04/2014 (modifier)
Par Ned C.
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

A 14 ans, je n'avais jamais entendu parler d'Alan Moore lorsque j'ai lu pour la première fois "Souriez". Ce n'est donc pas sa présence au scénario qui a influencé ma passion pour cette BD de haut-vol. Par contre je connaissais déjà le prodigieux Brian Bolland pour son travail sur "Dredd contre crève" qui m'avait époustouflé. Quel bonheur de pouvoir enfin remettre la main sur ce petit bijou, et de surcroit recolorisé par sieur Bolland himself (je détestais les couleurs originales). Ses magnifiques dessins sont enfin vraiment mis en valeurs comme il se doit. Bien que trop court ("toutes les bonnes choses ont une fin"), le récit est poignant et peut nous apporter beaucoup de réflexions ou questionnements philosophiques sur le thème de la folie. Le Joker révélé sous un autre angle, nous apparait aussi juste que Batman, car lui aussi a été traumatisé par de sombres événements de son passé. Batman parait ici, par opposition au Joker, un être complètement psycho-rigide. Le lien entre les deux personnages est très fort, comme deux faces d'une même pièce. Ce n'est pas ici, le scénario qui importe, mais bien le soin apporté au traitement des psychologies des personnages et les dialogues, riches de sens. LE meilleur Batman, qui a fortement inspiré Tim Burton pour sa version du Joker dans la version cinématographique de Batman. A ne surtout pas louper !!!

28/03/2014 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
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La lecture m'a laissé un sentiment mitigé, même si j'ai bien aimé. Pour un numéro spécial de Joker, j'en attendais beaucoup et j'ai été assez déçu sur certains points. Le dessin est très bon, et j'ai trouvé la tête du Joker bien faite, sans compter les différents passages aux couleurs de vieilles photos pour le passé. Un mélange bien sympathique qui est agréable à regarder. Par contre, l'histoire est moins intéressante. L'ensemble tient plus de la mise en scène pour expliquer les origines du Joker que vraiment d'une histoire construite. La faute peut-être au format en 46 pages qui empêche un développement conséquent. Sans compter que certains détails font tiquer (le Joker qui s'évade encore ...) et que la conclusion, certes très bien faite, tombe rapidement et de façon un peu téléphonée je trouve. Cependant, mis à part ces détails, j'ai beaucoup aimé cette facette du Joker, l'origine détaillée, ainsi que cette dualité très forte avec Batman (et qui est nette pour les deux), cette conception de la vie qu'il a. Le Joker garde immanquablement son charisme et son charme légendaire dans ce récit. Dommage qu'il ne soit pas mieux mis en valeur. En clair, le récit est plutôt moyen, mais le fond est bon, tout comme le dessin. Je trouve que c'est dommage vraiment que l'histoire n'ai pas été plus étoffée et qu'on en reste là pour ce récit qui m'a laissé mitigé au final. Cependant, je ne déconseille pas l'achat, et la lecture est hautement recommandée, ne serait-ce que pour enfin découvrir l'origine du plus grand méchant de Batman (peut-être même des super-héros).

24/09/2013 (modifier)

Voici un album décapant de l’univers Batman. Chiné dans une vente paroissiale, à 2 euros l’édition originale VF, je ne pouvais pas laisser passer l’occasion de lire ce one-shot dont j’avais vu tant d’avis positifs passer. Force est de constater qu’il s’agit d’une bonne mouture, quelques pages donnent une sacrée gifle à l’ambiance, aux personnages et à l’idée que je pouvais me faire d’un Batman. Le personnage du Joker exerce une fascination sur le lecteur par le hiatus extrême de son existence : faible physiquement uniquement porté par sa fantaisie généralement destructrice, cela diffère grandement du super méchant super puissant agissant pour devenir le maître du monde mouahahahah. Trouver des origines à ce personnage rend cet opus particulièrement agréable à lire. Nous retrouvons ce personnage au meilleur de sa forme toujours volontaire pour semer le malaise par un peuplement de horlas dans le quotidien de ses victimes, et que c’est bon ! Graphiquement, les contrastes explosent au visage du lecteur dans un mise en page dynamisante et excitante. Le trait trouve un équilibre entre le violent brutal et le travaillé subtil pour former avec un ancrage puissant l’écrin parfait pour un comics transmettant ce type d’émotion. Que dire en synthèse si ce n’est que cet opus m’encouragerait presque à me lancer dans la lecture de la foultitude d’albums de cet univers Batman, avec une grosse crainte : celle d’avoir lu le meilleur en premier !

26/11/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

La lecture de cet album m’a laissé un sentiment mitigé. D’un côté nous avons de beaux dessins, une narration maitrisée et un personnage du Joker travaillé et de l’autre une intrigue plate au possible, indigne d’un scénariste comme Allan Moore. La BD devrait juste contenté les fans de l’univers de Batman. Lecture plaisante mais vite oubliée pour moi.

16/10/2012 (modifier)

Le Joker s'enfuit de l'asile (comment ?), son nouveau projet étant de rendre fou le commissaire Gordon (pourquoi lui ?). On fait grand cas de cette BD, probablement parce qu'Alan Moore a travaillé dessus, mais aussi parce qu'elle tente d'explorer les causes de la folie du Joker, ainsi que la dualité entre le clown et Batman. Au final, malgré des qualités fortes dont les dialogues du Joker, l'histoire est particulièrement anecdotique, très vite expédiée, et se lit en une vingtaine de minutes tout au plus (ce qui fait cher de la page quand on sait à quel prix elle est vendue). On est plus proche de la nouvelle dessinée que du roman graphique. Pour ma part cette BD ne constitue ni l'une des meilleures histoires sur Batman, ni un indispensable, bien qu'elle possède en puissance (mais en puissance seulement, hélas ! car on reste sur sa faim) tous les ingrédients pour rejoindre le haut du panier. Cependant pour le vrai amateur pour qui lorsqu'on aime, on ne compte pas, il trouvera son bonheur, fusse-t-il terriblement éphémère. MISE À JOUR : N'ayant pas trouvé de version française, j'ajoute ici que pour ceux qui aimeraient lire une genèse du Joker et qui ne sont pas allergiques à l'anglais, il y a "Batman - The Man who Laughs" écrit par Ed Brubaker. Au niveau des dialogues, certes ce n'est pas aussi marquant que The Killing Joke d'Alan Moore, mais l'intrigue m'a semblé bien meilleure, l'histoire est plus longue, avec en prime un dessin classique réussi et de jolies couleurs.

11/09/2012 (MAJ le 20/09/2012) (modifier)

Ce comics a le bon goût d'être un batman (et j'adore batman) et un Alan Moore. Même si je connais assez peu Batman en comics (j'ai quelques bimensuels que j'aime beaucoup), je n'ai pas lu les grands classiques tel "Year One" et autres. L'histoire n'est pas forcément très originale, Le joker qui s'échappe d'Arkham et Batman qui le poursuit et le rattrape, bref rien de spectaculaire en soit. Mais en le lisant quelle claque! Les dessins sont magnifiques, les textes fantastiques : on a un Joker dans toute sa folle splendeur. J'ai mis énormément de temps avant de me décider à m'acheter ce comics, 15€ pour une cinquantaines de pages (c'est le triple d'un magazine comics avec plus de pages) c'est affreusement cher... Mais j'ai presque envie de dire que l'histoire est tellement énorme que ça se justifie.

10/03/2011 (modifier)

‘The killing joke’ n’est, après Watchmen, que la deuxième œuvre d’Alan Moore que j’aborde. MONSIEUR Alan Moore. LE scénariste de comics adulé par les foules. Eh bien, personnellement, si je suis certes forcé de constater que l’auteur démontre un talent considérable, je ne crierai toutefois pas non plus au génie. Brian Bolland, par contre, c’est la première fois que je le rencontrais. Et lui, il m’a vraiment impressionné ! J’ai adoré son trait. Quelle claque ! Sous sa plume, Batman se révèle plus classe que jamais ! Concernant plus particulièrement l’album, je confirme : dans la série des aventures du Dark knight, ‘The killing joke’ sort du lot. L’affrontement Joker-Batman est grandiose, les flashbacks relatifs aux origines du grand psychopathe captivants et les dialogues bien pensés. Mon seul regret sera finalement la brièveté de l’album. Je pourrais sans doute m’en remettre si je n’avais pas été contraint de débourser autant pour l’acquérir. 46 petites pages pour près de 16,00 €, ça laisse quand même songeur… Panini Comics et ses éditions cartonnées inutiles ont vraiment le chic pour dépouiller les pauvres bédéphiles influençables de mon espèce !

12/01/2011 (modifier)