Joker

Note: 3.62/5
(3.62/5 pour 21 avis)

Retour du Joker aux affaires de Gotham City dans l'ombre de Batman dans une oeuvre qui a le mérite de redonner toute la saveur du personnage dans la continuité de "The Killing Joke".


Batman DC Comics Des méchants super ! Folie Super-héros Univers des super-héros DC Comics

Après un séjour à l'Asile d'Arkham, le Joker retrouve "sa ville" divisée entre mafieux et vilains costumés. Ne se contentant pas d'une seule part de gateau, le Joker souhaite redevenir le numéro 1 de Gotham City. Il trouvera sur son chemin Double Face, le Sphynx, Killer Croc, le Pingouin, Harley Quinn et même un certain Batman! Un conte cruel du Joker dans la continuité de "The Killing Joke" de Alan Moore

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Février 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Joker
Les notes (21)
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04/04/2009 | Jetjet
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Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Joker est une oeuvre magnifique pour les yeux mais crasseuse. On suit une petite frappe qui accompagne le Joker et qui découvrira les avantages et surtout les inconvénients de traîner avec un tel malade. Le traitement réaliste (voir Killer Croc par exemple) dans la veine de The Dark Knight de Nolan est un atout majeur de l'oeuvre. On suit le Joker dans sa quête et il est intéressant de voir ce qu'il fait pendant que Batman le recherche (d'habitude on suit le chevalier noir dans sa quête d'indices). Mais l'atout numéro un et la raison de mon coup de coeur vient du dessin que je trouve magnifique. Plongez vous dans cette incroyable histoire.

05/04/2014 (modifier)

Décidément, je commence à désespérer de pouvoir trouver un album de Batman qui me conviendrait, enfin, j'ai encore de la marge... Commençons par le point positif: les dessins et les couleurs claquent leur race ! C'est superbe. Par moments, on dirait même de la photo. Le seul hic que je formulerais ici, c'est que parfois, j'ai trouvé que les personnages adoptaient une posture bizarre... Côté scénario je fus fort déçu...On a une histoire d'une petite frappe qui rêve de devenir un grand méchant, et qui profite du retour du Joker pour assouvir ses ambitions. Ah oui, parce que le Joker sort miraculeusement de l'asile d'Arkham ! Pourquoi libèrent-ils un type aussi dangereux ??? On ne sait pas...Ah si ! on a une réponse en milieu d'album ! Le Joker "n'est plus fou" ! Putain, chapeau les gars ! Eve Angeli n'aurait pas été plus inventive ! Notre célèbre méchant étant pourtant toujours complètement timbré, Batman lui reglera son compte dans les deux denières pages... C'est tout ? Ben ouais... Ca manque complètement de profondeur, d'originalité, de sens, je me suis un peu ennuyé malgré les nombreuses scènes d'action et de violences, cherchant en vain la subtilité de cette histoire, sans succès, comme si j'avais regardé un film avec Vin Diesel.... Pour les dialogues, on repassera aussi...Je les ai trouvé totalement non naturels, inappropriés, mal compréhensibles, probablement mal traduits. C'est le deuxième gros défaut de cet album à mes yeux. J'ai eu aussi beaucoup de mal avec la narration, puisque le narrateur est un personnage du récit, qui peut dans la même case être narrateur et dialoguiste. Je me suis parfois perdu, confondant répliques et narration. Rajoutons à cela des réactions de personnages parfois bizarres, et des aléas scénaristiques étranges...(Nan mais c'est quoi cette scène avec double face dans le zoo, avec la femme du voyou?????) Bref, ça ne m'a pas convaincu, j'ai du mal à concevoir qu'on puisse mettre 4 ou 5 étoiles à ce nanar. (271)

20/12/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Encore un excellent Batman ! Enfin, un bon Gotham. Parce qu'avec tout ce qui se fait autour de Gotham je pense qu'on ne peut plus parler vraiment de Batman. Dans ce cas, nous avons le droit à une histoire complète se centrant intégralement sur le Joker. Déjà il faut avouer que le personnage principal a un charisme indéniable, sans doute le plus génial des méchants jamais créé. Du coup l'idée même d'une histoire uniquement centrée sur le Joker a de quoi mettre l'eau à la bouche. La BD m'a énormément plu, pour diverses raison. Déjà le dessin qui est sublime, autant pour la tête du Joker que les décors ou les autres personnages. Ajoutons à ça le point de vue adopté qui ajoute une grande partie de l'attrait du livre, puisque nous verrons le Joker dans toutes ses magouilles et ses coups crapuleux, cherchant à rétablir son emprise sur les malfrats de la ville. C'est une histoire intéressante, puisque nous avons enfin la vision de comment cela se passe pour ces méchants qui dominent le crime dans Gotham, dans leur vie de tous les jours et dans leurs complots/entraide entre eux. Le tout est prenant, rythmé, avec des moments noirs, d'autres plus amusants, le Joker étant dans cette histoire véritablement psychopathe et non plus juste amusant. Le narrateur suit docilement cette personne sans se rendre compte de tout ce qu'il est. J'ai bien aimé aussi l'intégration d'autres personnages (Killer Croc, Le Pingouin, Harvey ...) et le fait que Batman soit presque absent, laissant toute la place à ce syndicat du crime et à leurs démêlés. En clair, cette BD est superbe, autant dans les dessins que l'histoire, dans la lignée de La splendeur du Pingouin, explorant une des facettes de ce méchant si charismatique, montrant la face du Joker lorsqu'il n'apparait pas dans les Batman. C'est presque plus intéressant qu'un Batman classique, et en tout cas ça les complète bien. Vivement les rééditions, que je puisse l'avoir chez moi.

24/09/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

« DIANTRE !!!* » me suis-je exclamé en voyant cette couverture d’album ! La plus crasseuse et choquante de l’année 2009, à mon sens. Et les dessins de l’album de Lee Bermejo sont de la même trempe, une intensité des contrastes violente comme une patate de Mike Tyson, un tracé agressif et torturé, bref Bermejo m’en a foutu plein les yeux. Son style me fait irrémédiablement penser à Jae Lee mais il est plus brutal avec des lignes principalement anguleuses. Les couleurs ainsi que l’encrage sont terribles et rendent totalement hommage au graphisme. Le scénario de Brian Azzarello est bien ficelé et tient en haleine; sorte de thriller mafieux avec manipulations, traîtrise, règlements de compte et tout ce qui va avec dans les histoires de gangsters. On y retrouve avec plaisir les vilains les plus emblématiques de l’univers de l’homme chauve-souris : Le Joker (ah bon ??), Le Pingouin, Harley Quinn, Double-face, Croc, Le Sphinx. La meilleure aventure de Batman (sans Batman ou très peu) avec le « Souriez » de Brian Bolland et Alan Moore, dans le même style. Violent, malin, malsain. Joker ne plaisante pas. * Auto-censure à propos d’un mot grossier.

13/06/2013 (modifier)
Par cac
Note: 4/5

Je ne suis pas un grand familier de l'univers Batman en comics ni de tous les personnages secondaires qu'on peut croiser ici (Croc, Abner ...) mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier ce Joker. Un album dédié à ce fou sorti de l'asile qui compte bien refaire sa place en délogeant ceux qui se sont tranquillement mis dans ses chaussons pendant qu'il était à l'ombre. Personnage sans pitié dans une ville sombre et décadente, le Joker en impose avec un charisme évident dès les premières planches. Le tout est narré par un de ses hommes, témoin des hauts faits du Joker qu'il admire. Ce second couteau espère devenir quelqu'un et voit cela comme une chance de travailler pour le Joker tout en estimant être suffisamment proche de lui pour le cerner. Pourtant le Joker semble être toujours irrationnel. Le dessin est de fort bon niveau, on a l'impression que certaines planches sont plus léchées que d'autres mais globalement c'est de très bon niveau. Bref, un album qui vaut le détour dans le genre.

30/11/2011 (modifier)
Par AqME
Note: 4/5

L'univers de Batman, personnage créé par Bob Kane, est un univers très riche possédant un nombre incalculable de méchants très méchants et un héros très charismatique. Le comics s'est vu aussi popularisé par 6 films, dont les deux derniers restent des chef d'oeuvre, donnant un aspect très sombre et très mature à Gotham City et à ses habitants. Au niveau des méchants, il y a de quoi faire, entre gueule d'argile, le pingouin, double-face, Hugo Strange, Edward Nigma, Killer Croc, j'en passe et des meilleurs, il y en a un qui sort complètement du lot, grâce à une psychologie incompréhensible et une sens de la mise en scène incroyable. Il s'agit bien évidemment du Joker. Dans le comics qui me retient aujourd'hui, nous avons une histoire complète sur ce méchant, avec une apparition furtive du héros, mais l'histoire est exclusivement basée sur le Joker. D'ailleurs, le titre est assez évocateur puisqu'il n'y a aucune mention de Batman. Alors ce livre est-il aussi loufoque et dangereux que le Joker? Le scénario est assez simple à suivre, mais, fait assez rare, la narration est faite par un personnage secondaire qui souhaite grandir avec le Joker. En gros, le Joker est sorti d'Arkham après un bon bilan psychologique. Malheureusement, durant son absence, les petites frappes en ont profité pour se partager la ville. Mais le Joker ne veut pas se contenter d'un bout du gâteau, il veut la ville en entier. De ce fait, il va aller de part et d'autre de la ville pour faire du chantage, menacer, voire même tuer pour regagner la ville. Le scénario est simple, on suit l'histoire facilement et le tout est assez fluide. Malgré tout, c'est au niveau de la narration que j'ai eu un peu plus de mal. En effet, les pensées de Jonny Frost, le narrateur de l'histoire sont parfois assez floues et un peu trop grandiloquentes pour les propos utilisés. Il ne faut pas péter plus haut que son cul. Il y a aussi des passages qui se veulent intelligents et qui, finalement, tombent un peu à plat, comme lorsque le Joker parle de couverture ou de défis impossibles à réaliser. Si on ressent une profonde mélancolie dans le récit et dans les termes employés, il y a parfois des moments où l'on doit revenir en arrière pour voir si l'on n'a rien loupé. Et j'ai horreur de revenir en arrière pour comprendre la suite d'un dialogue. Par contre, au niveau du dessin, c'est vraiment du tout bon. Gotham city ressemble à un dépotoir à ciel ouvert, en plus d'être une ville gangrénée par le crime et par les malfrats. Le rendu est très sombre et franchement désolant. Mais ce n'est pas tout, les personnages sont relativement bien faits et le Joker bénéficie d'un traitement aux petits oignons. Il est sublime tout en étant laid, digne héritier de la prestation de Heath Ledger dans The Dark Knight. J'ai été un peu déçu par le dessin de Croc, qui est ici un gros black à la peau écailleuse, alors que je le préfère en version animale. On retrouve aussi Double-face, Enigma et le Pingouin qui sont très reconnaissables et qui ont pris une bonne cure de jouvence pour le meilleur. Batman apparait comme plus sombre et méchant que le Joker mais il reste tout de même bien foutu. Les traits sont nerveux, les couleurs splendides (comme le plan de Jonny Frost sur le toit de l'immeuble) et on voit qu'il y a eu un très gros boulot sur ce one shot très intéressant. Au final, Joker est un excellent tome qui axe son histoire sur le méchant le plus charismatique de Batman et non sur son héros. Un tome qui montre la folie du Joker mais aussi son génie et son humour décalé. Un one shot qui montre aussi des dessins sublimes et une ambiance noire et malsaine qui sied à merveille à l'univers des bad guys de Batman. Un tome que je recommande chaudement malgré les quelques traces verbeuses que l'on aurait pu éviter.

26/10/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

"Joker" est un bon comics mais loin de ce que j'attendais. Il permet de mieux connaitre le fonctionnement irrationnel de ce personnage hors norme. Le scénario est divertissant et bien construit. Le choix de raconter l'histoire par une personnage secondaire est bien senti. On a un rare témoignage d'une tranche de vie de ce psychopathe par un second couteau ayant vécu assez longtemps pour en faire un portrait correct. La guerre des gangs est secondaire mais apporte le rythme et la violence inhérente à ce genre de personnage. Il y a une interaction étonnante avec Double-Face dans cette histoire. Graphiquement, le dessin photo-réaliste est une franche réussite, l'encrage est parfois trop marqué mais la mise en couleur compense cette lacune. Sans être intrinsèquement indispensable, ce récit se doit pourtant d'être lu pour ceux qui s'intéresse à l'univers de Batman.

13/06/2011 (modifier)

Déception ! Non pas déception par rapport au produit mais déception par rapport au retour que j’avais eu, aux échos que j’en avais eu. Première déception : le scénario. Brian (Azzarello mais je préfère juste dire son prénom pour montrer une intimité que j’ai avec lui), Brian disais-je, m’a époustouflé dans 100 bullets. Il continue d’ailleurs (la série n’est pas finie et je vous conseille également de la lire). Et quoi qu’il arrive on ne peut effacer de sa mémoire ce que l’on connait d’un type pour réellement découvrir une nouvelle œuvre. En résumé, un scénario moyen pour un auteur de talent. Je ne vous ferais pas l’insulte de vous résumer une xième fois l’histoire, vous la connaitrez en lisant mes prédécesseurs. Le narrateur est plat et inintéressant. Les passages visant à approfondir son passé sont justes pathétiques selon moi. Bon il faut admettre que la version de croc est vraiment très très bonne et originale. Originale ? Ouais bof. S’ils avaient sorti leurs comics avant le film de Nolan j’aurais été le premier à le clamer haut et fort. Mais copier intégralement la vision de Nolan du monde de Gotham City pour en déduire un Killer Croc monstrueux mais réaliste comme l’ensemble je ne crois pas que cela mérite un « originale ». Enfin passons, elle était néanmoins très bonne. Deuxième déception : il n’a pas inspiré le chef-d’œuvre de Nolan, comme évoqué précédemment. Je m’attendais à lire une version du Joker d’un tel standing qu’elle révolutionnerait son univers à elle-seule. Au lieu de ça, nous avons un Joker qui sort d’un asile de fous donc qui doit être fou. Et on lui fait faire des actions qui vont dire au lecteur qu’il est fou (le Joker pas vous). Alors que le Joker de Nolan est réellement fou. Il dégage une autre folie beaucoup plus incomprise et dérangeante pour nous qui sommes jugés par la société comme « sain d’esprit ». Et la on touche quelque chose de fort, là on arrive à ressentir une véritable folie. On peut faire le fou pas de soucis. Mais même mort saoul on ne peut être fou réellement. Ça fonctionne de la même façon avec les cons (si vous comprenez ce que je viens d’écrire c’est bon vous êtes tirez d’affaires). Bon après s’être un peu défoulé, parlons du bon côté car j’ai pris du plaisir à le lire. Si si je vous jure. Les planches sont tout simplement magnifique (de temps en temps le dessin est juste un peu trop chargé mais génial). Les regards, les expressions faciales, les mouvements, tout est vraiment bien mis en scène ce qui donne un dynamisme et un réalisme très accrochant (enfin je ne l’ai pas lu en une fois non-plus). De plus l’encrage consiste en une cerise rouge vive sur un gâteau blanc : elle contraste et donne un relief, une dimension assez bleuffante (je n’ai pas trouvé l’orthographe exactement de ce mot désolé). Quand à la considération de suite au « killing joke », elle me laisse indifférent. Je le cite dans mon avis comme beaucoup l’on mentionné mais je trouve cette comparaison justifiée mais inintéressante. Et sert juste à dire : « ha ha, vous aviez dit que le Joker était la Némésis de Batman, mais moi je vous dis que l’inverse aussi, ha ha ! ». Oui, ok très bien. En conclusion, très très bon divertissement. Plaisir des yeux et repos du cerveau. On se laisse porté par le comics en oubliant que ce sont des cuisiniers de la recette du succés qui l’ont faites (je dédicace cette dernière phrase à James Cameron sans qui on aurait pas autant envie d’incendier Hollywood).

23/03/2011 (modifier)

Vu les avis précédents et le génie du scénariste de cet album (lisez 100 bullets !), je ne vous cacherai pas que j’en attendais un peu plus de ce ‘Joker’. L’histoire commence avec la sortie de l’asile d’Arkham du Joker, relâché car il ne serait plus fou. Le narrateur, Jonny Frost, est le chauffeur et l’homme de main de ce dernier. À ce titre, il suit le Joker comme son ombre. J’ai donc légitimement espéré que le point de vue de Jonny, si proche de son patron, permettrait au lecteur de partager l’intimité de ce dernier et de le découvrir finalement sous un nouveau jour. Ce ne fut malheureusement pas vraiment le cas. Le Joker que nous proposent les auteurs n’est finalement qu’une copie conforme du personnage interprété par Heath Ledger dans le film ‘The dark knight’. J’ai trouvé un peu trop facile de s’inspirer à ce point de cette version du Joker (alors même que ladite version est certainement la plus convaincante qui soit). Par ailleurs, comme Superjé le relevait dans son avis, le scénario souffre (volontairement) de trop nombreuses de zones d’ombres, ce qui m’a semblé exclusivement destiné à entretenir un climat de mystère, par trop artificiel. L’absence de Batman, quant à elle, ne m’a pas dérangé en soi. Par contre, elle nuit clairement au réalisme de l’intrigue. En effet, comment justifier une intervention à ce point tardive du super-héros ? Le dessin, d’un style très réaliste, m’a plu. Les couleurs moins. Elles auraient, à mon sens, gagné à être plus sombres. Malgré ces quelques critiques négatives, ‘Joker’ demeure toutefois un comic book relativement réussi et en tout cas très distrayant. Bref, un album à lire si l’occasion se présente, mais je conseillerais plutôt The killing joke.

07/03/2011 (modifier)

J’ai voulu lire cet album parce que l’ambiance avait l’air intéressante. Le scénario est original, un peu trop glauque, tout comme le graphisme. J’ai aimé, parce que, pour une fois, l’histoire était basée sur un méchant. Cet univers mafieux est intéressant même si certains personnages sont inutiles. J’ai apprécié les dessins. Ils sont réalistes même si je n’aime pas la bouche du Joker. Je conseille cette BD même si elle est un peu glauque.

20/08/2010 (modifier)