Les derniers avis (9612 avis)

Couverture de la série Nemi
Nemi

Coup de coeur pour cette goth féministe et attachante. Lise Myhre a un sacré coup de crayon et nous livre un personnage au tempérament bien trempé et aux réparties cinglantes. Il est facile de s'identifier à Nemi et le format en strip se dévore à toute vitesse. Du coup, on en redemande !

14/04/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Ligue des Voleurs
La Ligue des Voleurs

Une chouette nouvelle série "girly" chez Jungle, dans une veine plus sérieuse que le plupart des autres séries du catalogue. Maïa Mazaurette est une auteure connue pour ses chroniques sur le sexe pour Le Monde et GQ, mais elle écrit également sur de nombreux sujets. Elle a collaboré avec Arthur de Pins sur Péchés mignons, entre autres. Ici elle nous conte les aventures de Clémence, une adolescente qui ne se sent pas à son aise dans le monde des voleurs auquel appartient sa famille, et l'école où elle est scolarisée. Une base assez classique, mais plutôt que de nous raconter une histoire gentillette, la scénariste nous prend un peu à contre-pied dès ce premier tome, avec une sorte de test grandeur nature pour Clémence. Bien raconté, même si à une ou deux occasions j'ai senti que le récit aurait pu gagner en fluidité. Visiblement l'idée originale de la Ligue des Voleurs vient de Dagda, illustratrice, qui l'a proposée à Maïa Mazaurette. Son style graphique est bien sympathique, très lisible par tout le monde, même si sa mise en scène aurait peut-être besoin d'un peu de diversification. Ma foi, une chouette nouvelle série, qui devrait plaire aux pré-adolescentes et aux jeunes ados.

11/04/2016 (modifier)
Couverture de la série La Femme accident
La Femme accident

C'est le parcours houleux d'une jeune fille au pays des terrils de Flandre, un parcours douloureux, agité, accidenté et humain, un beau portrait de femme ancré dans un réalisme social difficile crédible. Je suis certain qu'un lecteur originaire de la région qui sert de décor à ce récit, sera plus sensible à cette Bd, on est toujours plus réceptif pour un décor qu'on connait et qu'on aime, j'en sais quelque chose. Mais ce récit m'a aussi intéressé par bien des points, des détails, des caractères, des personnages, en premier Julie à laquelle on s'attache. Normalement, ce genre de sujet est rébarbatif pour moi ; au cinéma, ça m'emmerderait grave, le banal, le fait divers ordinaire m'ennuient, mais là je ne sais pas pourquoi ni comment, ça passe grâce à la magie du support BD, peut-être aidé il est vrai par le très beau dessin de Grenson. Une véritable splendeur ce dessin. Depuis Carland Cross où il avait déjà un joli coup de crayon, j'ai suivi son évolution graphique, et je suis admiratif devant une telle application et sa finesse des visages féminins, surtout celui de Julie à différentes étapes de sa vie. Graphiquement, Grenson est au même niveau que sur les derniers Niklos Koda, mais il est clair que la couleur directe ajoute un plus ici sur la qualité et le soin de son travail. Ce qui est intéressant, c'est que Lapière laisse le lecteur décider du final en le mettant à la place du jury avec un verdict à rendre, au regard de tout ce qu'il a vu lors du déroulé de la vie de Julie et des épreuves qu'elle a subies, et ça se termine bien si l'on en croit l'épilogue sur Ayers Rock... trop bien ? bah après tout, l'espoir est permis, et je crois en la rédemption pour qui la mérite, et je crois que Julie en a assez bavé.

10/04/2016 (modifier)
Couverture de la série Mégamonsieur (Les Aventures de)
Mégamonsieur (Les Aventures de)

Je sens que je risque de me faire réprimander par l'administrateur mais zut le étoiles dans les yeux de mon fils quand il lit et relit cette BD vaut bien un cinq sur cinq, je la conseille vivement car elle lie humour et écologie, un mot qui ferait peur habituellement ...

09/04/2016 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Alors ça c’est un bel hommage doublé d’un très bon western ! Je n’ai jamais été un grand fan des auteurs qui reprennent à leur compte les personnages d’autres confrères car le résultat n’était souvent (pour ne pas dire jamais) à mon goût. Ici Matthieu Bonhomme se réapproprie le personnage tant sur le plan du dessin que du scénario et y apporte également quelques notes qui rappellent les grands films du genre. Cet album aux ambiances plus sombres (donc tourné vers un public plus âgé que l’original) mentionne quelques touches d’humour et arrive à surprendre presque à chaque page. J’ai adoré cet album et ne peux que vous engager à l’acquérir. J’ai lu l’album couleur et celui en noir et blanc. Je dois dire qu’il y a vraiment une différence entre les deux. J’ai personnellement acheté l’album en Noir et Blanc qui apporte un vrai plus aux ambiances (même si sa couverture est pour moi moins réussie et que son prix est un peu plus élevé).

07/04/2016 (modifier)
Couverture de la série Blast
Blast

Larcenet est un auteur prolifique et protéiforme, qui produit une œuvre des plus intéressantes, et qui s’éloigne de plus en plus de l’humour plus ou moins con de ses débuts chez Fluide Glacial. Avec ce « Blast », on est assez proche de ce qu’il publie chez Les Rêveurs, au moins pour ce qui est de la noirceur – des propos comme du trait. J’ai trouvé le dessin très beau – avec des dégradés de gris superbes. Simple, noir, mais aussi lumineux. Un dessin ressemblant parfois à celui de Gipi (en particulier dans Vois comme ton ombre s'allonge). Le côté graphique est vraiment plus que chouette ! Et les dessins des enfants de Larcenet, qui apparaissent pour matérialiser le « Blast » de Polza, avec leur côté atypique et leur explosion colorée, sont bien choisis. Une bonne claque visuelle donc. Pour ce qui est de l’histoire, Larcenet prend son temps (quatre album de plus de deux cents pages !), le temps se dilate, au fur et à mesure que Polza raconte son histoire aux enquêteurs : un long flash-back occupant les quarante-huit heures de garde à vue (on n’apprend que très lentement de quoi il est accusé). Mais malgré cette enquête, ce n’est pas un album policier – et on a d’ailleurs du mal à classer cet album… Alors, même si la fin est un peu brutale, Polza Mancini garde une bonne part de son mystère, et reste, malgré la dureté, la bestialité du personnage, quelqu’un d’intrigant, de sauvage et d’attachant, plein de vie – et d’humanité, si ce terme ne paraît pas trop galvaudé. Le quatrième et dernier tome ne lève donc pas tous les voiles – même si l’on en sait un peu plus sur ces Moaï surgissant au gré des pages et des rêves de Polza. Le texte est plus « littéraire » que d’habitude chez Larcenet, essentiellement dans le récit de Polza, et il colle parfaitement au dessin et au parti pris graphique. C’est clairement une des œuvres maîtresses, les plus fortes, de Larcenet, dont je ne peux que vous recommander la lecture. Un lyrisme noir, le triste destin d’un écorché, à découvrir !

02/04/2016 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Voilà une interprétation de Lucky Luke qui est diablement habile ! Tout y est : le saloon enfumé, la petite ville à l'atmosphère pesante, l'attaque de la diligence, les chercheurs d'or, le shérif corrompu, la foule des lyncheurs, les indiens… Le tout décliné de façon sérieuse, sans chercher à pasticher l'humour habituel de la série. Et il faut finalement un énorme talent pour parvenir à créer du neuf avec des codes et clichés aussi rebattus. Un talent que Matthieu Bonhomme maîtrise visiblement à la perfection. Il propose ici une version des aventures de « l'homme qui tire plus vite que son ombre » qui constitue un magnifique hommage à la série-mère, mais aussi une véritable déclaration d'amour au genre western, à travers un scénario impeccable dans son classicisme. L'histoire est en effet bourrée de clins d'œil, en référence à tous les westerns, aussi bien à ceux de l'âge d'or hollywoodien – L'homme qui tua Liberty Valance bien sûr, mais aussi Le train sifflera trois fois ou des films moins connus comme La première balle tue – qu'à leurs avatars plus tardifs… Quand Lucky Luke lance à un gamin « c'est mal de tuer un homme, petit… tu lui retires tout ce qu'il a et tout ce qu'il aurait pu avoir », il reprend presque mot pour mot les paroles de Will Munny, le vieux tueur d'Impitoyable. Au cimetière, on peut voir la tombe de Charly Hutter, compagnon de Wild Bill Hickock, mais aussi celle d'un certain Morris from Bevere (“Maurice de Bevere” est le vrai nom de Morris, le créateur de Lucky Luke)… L'auteur sait aussi décliner l'univers de Lucky Luke. Et après presque 80 albums, c'est un exploit que de parvenir à être original. On découvre par exemple comment Lucky Luke a cessé de fumer, et c'est plus rigolo que la triste réalité (Morris a échangé la clope de son héros contre un brin d'herbe en 1983 pour des raison mercantiles et politiquement correctes, afin de vendre albums, dessins animés et produits dérivés aux États-Unis). L'homme qui tua Lucky Luke doit par ailleurs être le seul album de Lucky Luke dans lequel notre héros affronte une vraie pluie battante (Morris n'aimait pas dessiner la pluie, ça l'ennuyait). Pour ce qui est du dessin, je suis tout aussi enthousiaste. Matthieu Bonhomme réalise un sans faute. À l'aise dans les plans larges “en cinémascope”, autant que lorsqu'il faut serrer le cadrage lors d'un duel, variant les angles de caméra, il fait œuvre de cinéaste et restitue magistralement toutes les images que l'on attend d'un bon western. Il ne cherche pas à copier Morris et adopte un style semi réaliste qui me fait un peu penser aux premiers albums de Buddy Longway. Je mets en revanche un gros bémol pour la mise en couleur : beaucoup de cases colorisées en bichromie, avec des personnages monochromes sur fond uni… Je ne comprends pas bien les choix de l'auteur ; c'est un peu son style (voir Texas Cowboys), certes… et on peut le voir comme un hommage aux colorisations des albums des années 1970, que l'on rencontre chez Derib (Go West), ou dans les premiers Blueberry. C'est parfois assez réussi (voir la belle planche 2 quand le héros chevauche vers Froggy Town de nuit sous la pluie, digne de l'arrivée du pasteur dans Pale Rider), mais par moments hideux (par exemple, la septième case de la planche 39 met en scène des personnages roses sur fond orange… un cauchemar pour daltonien !). Je crois qu'il aurait peut-être dû faire appel à un coloriste. Du coup, j'envie Hervé qui a opté pour une version noir & blanc. L'homme qui tua Lucky Luke était annoncé et attendu comme un des albums de l'année ; il tient bien ses promesses et a tout pour devenir un futur classique !

01/04/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Odeur des garçons affamés
L'Odeur des garçons affamés

La simple mention de Frederik Peeters à la réalisation de cet album au titre étrange suffit à « affamer » les bédéphiles. Avec cet auteur suisse dont le talent et la créativité ne se sont jamais démentis au fil de sa biographie, nous avons une fois encore droit à une œuvre surprenante, et si le scénario n’est pas signé du créateur des « Pilules bleues », on se doute que sa collaboration avec Loo Hui Phang ne s’est pas faite par hasard, hormis le fait que tous deux se soient rencontrés par le biais des Editions Atrabile où ils sont régulièrement publiés. La scénariste d’origine laotienne livre ici un récit d’une grande richesse où le réel dialogue en permanence avec l’invisible, un terrain où le dessinateur est toujours parfaitement à l’aise. Comme son titre le suggère, « L’Odeur des garçons affamés » parle avant tout du désir, ce désir irrépressible qui submerge toutes les conventions d’une réalité rassurante lorsque celle-ci se dissout devant l’irruption de l’inconnu ou de la mort ricanante. Un désir symbolisé par ces troupeaux de mustangs écumant les immenses plaines du Texas, des chevaux sauvages également porteurs de mort, détruisant tout sur leur passage. Mais la mort est partout dans ces paysages grandioses et désertiques. Mustangs, coyotes, et cet inquiétant chasseur de primes au visage cadavérique, toujours en embuscade, personnification d’une civilisation mortifère ne faisant que renforcer la tournure fantastique de l’histoire. Et puis il y a les dons, surnaturels ou trafiqués, de Milton et Forrest. Le jeune garçon communique par télépathie avec les chevaux, tandis que le photographe sait truquer des portraits en y insérant des ectoplasmes, une arnaque juteuse dont il abusait, lorsqu’il vivait à Londres, pour rassurer les clients naïfs affectés par la mort d’un proche. D’autres événements étranges s’accumulent, comme ces mystérieux signes tribaux sur les photos de Forrest - l’effet boomerang sans doute -, font vaciller les repères et installent le trouble dans un jeu silencieux où chacun s’observe, telle cette scène où Forrest est épié par le chasseur de primes, lui-même surveillé par le vieux chef comanche, lequel viendra un peu plus tard accoster en silence le dandy, posant sur lui un regard amusé mais empreint de bienveillance. Un personnage silencieux et récurrent, marquant de fait, apportant une envoûtante touche chamanique à l’histoire. Dans ce contexte de menace plus ou moins prégnante, chacun va tenter de cohabiter avec l’autre. Le récit joue à fond avec les caractères antagonistes de l’ingénieur et du photographe : volonté de contrôle absolu versus quête d’absolu. Stingley, qui veut bâtir sa ville en plein territoire comanche, représente la waspitude mysogine la plus détestable, tandis que Forrest l’artiste raffiné et sensible tente d’exister sous l’autorité de l’ingénieur, qui profite de son statut de fugitif pour mieux le dominer, tout comme il exploite avec cruauté le jeune larbin à la silhouette gracile. Mais Forrest, qui a un goût pour les jeunes éphèbes « affamés », va vite s’enticher de Milton. Celui-ci va fournir au beau photographe l’occasion de découvrir des territoires qu’il avait toujours voulu ignorer en matière sexuelle, mais à ce stade, impossible d'en dire plus au risque de spoiler l'histoire. Graphiquement, Frederik Peeters reste au meilleur de sa forme avec son trait précis et élégant soutenu par une mise en couleur équilibrée. De même l’auteur sait parfaitement régler ses cadrages pour souligner un regard ou une attitude. Il faut relever la trouvaille consistant à entamer chacun des trois chapitres par des images inversées, comme si l’on regardait à travers l’objectif de Forrest. Peut-être un gimmick destiné à rappeler au lecteur la nécessité de changer de perspective devant un paysage nouveau comme on le ferait devant une situation inédite. Quant aux dialogues de Loo Hui Phang, ils sont d’une bonne qualité littéraire, tout en subtilité. Très bien construit, le récit lui-même réserve quelques beaux moments d’émotion. Après en avoir tant dit, c’est peu dire que ce one-shot s’impose comme un immense coup de cœur pour l’auteur de ces lignes. Un très léger bémol peut-être quant à la scène finale des deux amants nus à cheval s’éloignant vers l’horizon, mais qui pourra susciter des avis partagés. Un rien convenue, presque à l’eau de rose, ce que font oublier les deux beaux personnages, mais aussi d’une exquise poésie érotique. Allez, je l’avoue, il est probable que ce bémol soit motivé par un début de jalousie – ceux qui me connaissent comprendront que c’est de Milton, à moins que ça ne soit du cheval, dont je suis jaloux… mais gentiment jaloux bien entendu !

01/04/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Au gré du vent
Au gré du vent

Découvert en France avec La Balade de Yaya, Golo Zhao est l'un des auteurs chinois les plus talentueux, dans la foulée d'un Benjamin, par exemple. Ici nous découvrons un autre de ses albums, scénarisé par Jingjing Bao, auteure à succès dans l'Empire du Milieu. Un voyage initiatique pour une journaliste et plusieurs autres personnes au Népal. Ce voyage est un peu celui de la dernière chance pour Yumeng, journaliste trop intrépide et indisciplinée au goût de son rédac'chef. Elle va y rencontrer en particulier Wang, autre modèle de rebelle à la chinoise, et chacun va découvrir pas mal de choses sur lui-même au cours de ce voyage. Ce récit, s'il manque de surprise -on se doute que Yumeng va grandement se remettre en question, et Wang s'assagir- bénéficie d'une narration linéaire, sans rupture et facile à suivre. C'est le dessin de Zhao qui le magnifie, avec son trait d'une élégance rare et ses couleurs qui tirent plutôt vers les demi-teintes que vers les tons criards. Une belle maquette, liée pour l'occasion à une nouvelle collection chez Pika, rend l'ensemble indubitablement beau. Et puis le Népal est un pays tellement magnifique que le dessin de Golo Zhao s'y accorde parfaitement. A découvrir pour s'évader un peu...

31/03/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blanche Epiphanie
Blanche Epiphanie

3.5 Enfin lu cette série de Jacques Lob que je considère comme un génie. Ses scénarios sont souvent originaux et c'est le cas ici avec cette histoire qui me semble être un peu une parodie des vieux romans-feuilletons (en tout cas c'est l'impression que j'ai lorsque je vois un personnage comme le justicier) et c'est bien fait. La pauvre Blanche est une orpheline qui passe sa vie à se faire exploiter et elle lui arrive pleines de péripéties. Non seulement je trouve le scénario prenant, mais j'adore l'atmosphère qui se dégage du style de Pichard. Le seul souci que j'ai c'est que je ne trouve pas son trait sexy donc lorsque, par exemple, je voyais les seins de l'héroïne, cela ne m'existait pas. Je trouve d'ailleurs que Blanche est un peu le personnage le moins intéressant de la série. Elle est souvent un peu trop effacée, mais ce n'est pas trop grave car j'aime bien la galerie de personnages imaginé par les auteurs. C'est une très bonne série et c'est dommage qu'elle ne soit pas plus connue.

26/03/2016 (modifier)