Les derniers avis (9608 avis)

Par Patrick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Starbuck
Starbuck

Je voulais rédiger une brève critique de Starbuck pour contrebalancer le jugement fort sévère à mon sens des autres critiques. Starbuck est une bédé qui a profondément marqué, voire « hanté » mon enfance. Cet assemblage de Moby Dick, de Jules Vernes et de fantastique tordu m’a fasciné. J’ai cherché longtemps, longtemps chez les bouquinistes à retrouver ces albums si rares… Je viens enfin de les dénicher dans un magnifique coffret dédicacé. Et j’ai donc pu les relire, enfin !, me replonger dans ces sensations étranges et mélangées que me donne cet univers, univers aux personnages attachants mais rempli de périls bizarres, colossaux et angoissants. Alors bien sûr c’est fait pour les pré-ados, mais ça n’empêche pas que les histoires soient puissantes et mémorables. Et c’est d’une imagination si riche, si bizarre, si inattendue. Du Foerster quoi ! Je recommande chaudement. Et oui c’est culte pour moi, donc 5 étoiles.

17/10/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Beyond Evil
Beyond Evil

Petit coup de coeur avec cette série courte publiée chez Kazé. Nous sommes avec un lycéen qui est déjà un dur, et qui va se retrouver lié à un homme, ou plutôt une créature ressemblant à un homme, qui va lui ouvrir les portes de la perception, et utiliser son potentiel de façon explosive. Mais rien ne va se faire facilement, et le scénariste place sur la route des deux partenaires différents adversaires. On est dans une ambiance étrange, où rien n'est vraiment clair, ni sur la nature de ces créatures, ni sur ce qu'attend Viktor du lycéen... C'est intriguant, et la fin prochaine du manga risque de laisser une certaine frustration quant aux explications au compte-gouttes, d'autant plus que le tome 3 introduit une nouvelle dimension au personnage principal... Le tome 4, conclusif, ne ferme pas tout à fait la porte à une suite. Il reste en effet plusieurs personnages principaux, et tous les enjeux ne me semblent pas résolus. Les démons n'ont qu'à bien se tenir... Le dessin d'Ogino est quant à lui assez dynamique, on le sent motivé par cette histoire pas comme les autres... Plutôt prenant, donc.

12/08/2016 (MAJ le 16/10/2016) (modifier)
Couverture de la série Reconquêtes
Reconquêtes

D'emblée l'album éblouit par l'éclat de son dessin ; F. Miville-Deschênes m'avait déjà bien séduit sur Millénaire, aussi quand j'ai vu cet album avec sa superbe couverture et qu'en plus ça traitait de civilisations mésopotamiennes, je ne pouvais que m'y intéresser. Ces périodes antiques sur les Hittites, les Sumériens, les Scythes ou les Babyloniens sont très peu abordées en BD et très méconnues, c'est fascinant, et le manque de documents très précis (au contraire des civilisations grecques ou romaines) permet aux auteurs de broder un peu tout en préservant des détails réels (le nom d'Hamourabi évoqué atteste d'une certaine authenticité d'après ce que l'on sait sur ces peuples très anciens) et le respect de certains costumes et armes. Mais cette authenticité est toute relative car en fait les auteurs font de la fantasy antique, ils ont mêlé des peuples qui n'ont pas vécu tous à la même période, l'anachronisme sera cependant excusé tellement l'ensemble et le visuel sont beaux. Quand c'est illustré par un dessinateur très doué qui réussit de superbes pages guerrières avec des éléphants et des combats farouches, de beaux visages féminins et une mise en page aux cadrages hardis, je dis bravo ! L'érotisme s'ajoute à la cruauté dans ce récit... on peut trouver ça un peu forcé, mais il faut savoir que les Sarmates était un peuple Scythe où le rôle social des femmes était à l'égal des hommes, elles chassaient à cheval, allaient à la guerre et ne pouvaient pas se marier tant qu'elle n'avaient pas tué un homme ; certains spécialistes ont évoqué la légende des Amazones à leur sujet. Le rapport au sexe et à la nudité de ces peuples n'était pas comme le nôtre, une Sarmate devait être fière de son corps, donc montrer sa poitrine était pour elle un signe pour s'affirmer. Le nu entrevu ici est parfois sauvage et bestial, et s'accorde bien à certaines séquences sanglantes et cruelles. Tout cela est très prometteur, et depuis 2011 il n'y avait pas de suite, les auteurs ont enclenché un désir de curiosité qui doit se satisfaire absolument aussi bien sur le plan graphique que sur le plan scénaristique ; la voici enfin avec ce tome 2, et c'est toujours aussi beau. Le visuel prend le pas sur l'histoire car j'ai l'impression que le scénariste ne sait pas trop où il va, quoique la fin de ce tome 2 laisse augurer une suite intéressante. Miville-Deschênes offre de belles scènes de bataille avec des éléphants, des taureaux et des ours de combat, dans un fracas des armes très réussi, grâce encore à des cadrages audacieux. Les cases sont tellement chargées que l'oeil doit les scruter en détail. Certains personnages sont moins passifs que dans le tome 1, tel celui de la scribe babylonienne Thusia. L'érotisme latent est moins visible, mais le dessinateur excelle toujours dans ces beaux visages féminins, et on y voit en prime la destruction de l'Atlantide... ce tome 2 se révèle donc riche et semble servir d'intermédiaire dans cette saga prévue en 4 tomes. Le tome 3 enfonce le clou et montre un peu plus d'audace scénaristique ; après une sorte de flottement, il se passe des trucs intéressants et plus cohérents dans cet album, le torchon brûle au sein de la Horde des Vivants, chacun se cherche des poux dans la tête, et un retournement de situation imprévu redonne de la vigueur à cette série qui n'en manquait déjà pas. Sur le plan graphique, c'est toujours du très grand art, Miville-Deschênes atteint une apothéose graphique dans son dessin qui regorge encore de scènes de combats titanesques, dont une double page entre éléphants et grosses bestioles à cou de girafe, de même qu'il y a encore des visages en gros plan superbes et à peu près autant de guerrières les nichons à l'air pour bien faire marronner les lectrices qui grognent... relax, après tout ce n'est que de la BD, dans nos musées, combien de statues montrent aussi des filles à poil ? et là on ne dit rien... Enfin voila, ça devient de plus en plus fascinant cette Bd, y'a plus qu'à attendre l'hallali ! Et le voici enfin dans ce tome 4, ça reprend pratiquement où s'est arrêté le tome précédent, le scénariste continue sur sa lancée et lance encore sa Horde des vivants contre ce roi Hittite qui veut les anéantir, mais ils useront d'un stratagème ingénieux pour en arriver à bout, il y aura aussi quelques pertes. C'est toujours aussi fabuleux au niveau graphique, Miville-Deschênes se surpasse encore plus dans ses scènes de bataille très détaillées et très fouillées, de même que dans des scènes de groupe (comme celle d'une avalanche en montagne), c'est tellement magnifique que l'oeil ébloui passe du temps pour détailler ces cases richement remplies. Et ces animaux fabuleux, ce griffon, ces grosses bestioles donnent un aspect fantastique étrange à cette Bd qui m'aura vraiment régalé. La seule chose que je reproche à cette série, c'est que son scénario n'est absolument pas à la hauteur du dessin somptueux de Miville-Deschênes, l'histoire semblait patiner un peu entre les tomes 1 et 2, ça se reprend dans le tome 3, mais le 4 qui aurait dû être un truc dantesque livre un final logique et qui me convient mais pas si extraordinaire, je crois que Runberg aurait pu se fouler un peu plus pour élaborer un récit plus costaud, merde il y avait de quoi faire avec une telle mythologie mésopotamienne... imaginez quelle Bd de folie ça aurait pu être s'il y avait eu un scénario en béton dans un tel contexte antique et avec un dessin comme celui-ci ! Enfin j'ai apprécié quand même, c'est une belle lecture même si j'aurais toujours ce petit regret à l'esprit.

08/05/2014 (MAJ le 15/10/2016) (modifier)
Couverture de la série Champs d'honneur
Champs d'honneur

Cette nouvelle série concept qui se focalise sur de grandes batailles ayant mis les troupes françaises face à des armées ennemies m'a tout l'air d'être sérieuse et bien élaborée, le traitement effectué par Gloris m'a paru très bien construit et bien scindé en 2 parties dans ces 2 premiers albums. Mais je subodore que la série comportera des tomes inégaux en qualité, c'est flagrant avec l'album sur la bataille de Valmy qui déjà n'est pas la période que je préfère en Histoire de France, donc même si j'ai visité le champ de bataille avec le moulin reconstitué, la statue et la stèle de Kellerman, ainsi que les panneaux explicatifs, et même si je suis un peu renseigné sur cette bataille, le traitement de l'album tend à perdre un peu le lecteur néophyte au milieu des armées nombreuses qui y ont participé, mais malgré cette petite confusion, je reste séduit par le principe de présentation qui n'amène pas directement le lecteur sur la bataille proprement dite, mais aussi sur les préparatifs et les raisons de cette bataille qui fut capitale en confirmant l'élan de la Révolution française repoussant des armées d'invasion de notre territoire national. Ceux qui me connaissent se doutent que ma préférence ira vers l'album consacré à la bataille de Castillon, étant passionné d'Histoire médiévale, et ils auront raison, j'ai vraiment bien apprécié cet album qui prouve ce que je dis plus haut : le côté inégal des albums, et ici Gloris réussit pleinement son job qui est de mettre face à face seulement 2 bélligérants, et de faire comprendre clairement les enjeux de cette bataille qui me touche de plus près aussi, habitant Bordeaux, donc bien au courant de l'histoire de ma région, et cette bataille je l'ai étudiée de fond en comble, photographié les lieux (situés à 35 km de Bordeaux, sur la rive gauche de la Dordogne). Depuis plus de 25 ans, la bataille de Castillon est rejouée en son & lumières chaque été entre juillet et fin aout et connait un très grand succès, j'ai moi-même été figurant en 1999 où je jouais un modeste archer français... Comme dans l'album de Valmy, Gloris découpe bien son récit , le rend vivant et passionnant par la préparation avant ladite bataille, les personnages sont bien typés, tous les renseignements sont exacts : la bataille de Formigny qui est une victoire décisive sur l'Anglois et qui lance la reprise du royaume des mains anglaises par le roi Charles VII, puis le siège de Falaise où 10 000 hommes et un déploiement efficace d'artillerie permet d'emporter la ville appartenant aux Anglais, c'est la dernière bataille de Normandie qui achève la reprise de ce duché. Bordeaux ensuite, capitale du duché de Guyenne est bien prise en 1451, puis lors du débarquement de Talbot sur les côtes du Médoc en 1452, elle se rend de nouveau aux Anglais qui avaient favorisé l'essor commercial de la ville. Elle ne redevient française que le 19 octobre 1453, soit 3 mois après Castillon. Bref, toutes les dates et faits sont exacts (à 3 ou 4 jours près), Gloris a bien potassé ses manuels. Il fait également bien ressortir le fait que Talbot était dépassé, c'était un vieux guerrier qui vivait dans une époque où la chevalerie était révolue, place à l'artillerie des frères Bureau qui permettront la victoire, Talbot n'acceptant pas les temps nouveaux, sera victime de son empressement (car il n'attend pas sa propre artillerie et veut en découdre avec une charge de cavalerie à l'ancienne) et le paiera de sa vie ainsi que celle d'un de ses fils. Aujourd'hui, sur les bords de la Dordogne près du champ de bataille, il existe un monument Talbot, ainsi que sur la route entre Castillon et Bergerac, à la sortie de la bourgade, il y a un beau monument dédié aux frères Bureau, 2 témoins qui rappellent que ce fut la bataille qui mit fin à cette fameuse guerre de Cent Ans, longue de 115 ans, entrecoupée de trèves, où les Français auront essuyé de rudes revers (Crécy, Azincourt) mais à la fin, ils sont vainqueurs, et l'Anglois n'aura plus que Calais comme enclave sur le sol français jusqu'en 1558. L'Aquitaine des Plantagenêt avait vécu. Un mot sur le dessin qui m'a bien plu aussi, c'est un dessin clair et précis, costaud et très soigné, j'aime ce genre de dessin très voisin de la série des "Reines de sang" (Aliénor surtout), idéal pour identifier facilement les protagonistes et les décors. Celui de l'album sur Valmy est bon aussi, il y a une unité graphique sur ces albums qui est respectée. Voici donc un bon début de série, où 5 albums sont prévus, je trouve ça un peu dommage, les batailles étant nombreuses impliquant des Français qu'elle pourrait très bien se poursuivre avec d'autres tomes, espérons que le reste sera de la même qualité.

14/10/2016 (modifier)
Couverture de la série Iroquois
Iroquois

Pour avoir découvert et apprécié énormément les dessins de Canoë Bay et Frenchman, je me suis évidemment précipité sur cet album qui est encore plus illustré (et de quelle manière). La technique aquarelle est très bien maîtrisée et les grands plans sont magnifiques, avec en plus un scénario historique très intéressant et un cahier graphique exceptionnel en fin de volume. Magnifique cadeau !

14/10/2016 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Androïdes
Androïdes

Tome 1: 4/5 Dans un lointain futur, l'humanité ne peux plus enfanter et ne doit son salut qu’à une la pilule bleue distribuée gratuitement dénommée « le mélange » qui depuis son invention a permis à l’homme de gagner l’immortalité. L’histoire débute par le meurtre d’un homme. Une femme qui n’a jamais quittée la police depuis 500 ans est en charge de l’enquête… De peur de vous dévoiler le scénario, ce qui serait dommage au vu de sa qualité, je m’en tiendrai à une description succincte de mes impressions. L’impression visuelle est très agréable et invite à entrer dans ce polar de science-fiction (fidèle à l’univers d’Asimov) au scénario bien ficelé qui, une fois refermé ne laisse pas la place à des éventuels regrets en ce qui concerne son achat. Achat et lecture conseillés ! Tome 2: 3/5 Un vaisseau en endommagé par une collision avec des astéroïdes est de retour sur Terre plus d’un siècle après l’avoir quitté. Seul un nouveau-né, Ulysse et un androïde AC7+ survivent. AC7+ ayant pour mission de s’occuper du petit et de le ramener sur Terre. Je suis un peu déçu par cette nouvelle histoire, il faut dire que j’avais été enthousiasmé par le Tome 1, du coup j’attendais peut-être trop du suivant. Rien à redire sur les dessins et côté scénario, la lecture n’a pas été désagréable mais je l’ai trouvé le récit sans surprise tout simplement. Un album qui n'est pas indispensabe, à lire éventuellement.

06/07/2016 (MAJ le 12/10/2016) (modifier)
Couverture de la série Prométhée et la Boîte de Pandore
Prométhée et la Boîte de Pandore

Après la collection "Ils ont fait l'Histoire", Glénat se lance dans une autre collection sérieuse, "la Sagesse des mythes" qui se déclinera en plusieurs albums décryptant la Mythologie grecque, mais de façon sérieuse et fidèle aux légendes, au contraire de la série Oracle qui utilise les dieux et les hommes dans des histoires fictives si on peut dire. Je suis littéralement séduit par ce thème de collection, c'est parfait pour moi qui ait toujours adoré la Mythologie grecque, je trouve ces histoires fascinantes et édifiantes pour les pauvres mortels que nous sommes, je m'en suis souvent nourri. Ici, comme pour l'autre album sorti conjointement L'Iliade, c'est traité de façon sérieuse, le mythe de Prométhée est parfaitement exposé clairement, de façon détaillée et précise. Dans la version d'Hésiode, Prométhée (dont le nom signifie "le prévoyant") avait crée la race humaine à partir d'une motte d'argile à laquelle Athéna avait insufflé la vie, tandis que son frère Epiméthée (signifiant "qui réfléchit après") créait les races animales laissant l'homme démuni face aux prédateurs ; Prométhée rétablit l'équilibre en dérobant aux dieux le feu pour le donner aux hommes, d'où la colère du grand barbu et Prométhée enchaîné à un rocher, on connait la légende. Tous les épisodes connus de ce mythe sont donc bien racontés à la façon d' un récit épique par Clotilde Bruneau ayant déjà fourni du bon travail sur la collection "Ils ont fait l'Histoire" (notamment sur l'album Charlemagne), elle n' oublie pas l'épisode de la boîte de Pandore contenant tous les maux s'abattant sur l'humanité. Prométhée étant un peu le symbole de l'apport de la connaissance aux hommes (symbolisée par le feu du ciel), il est l'un des mythes les plus puissants de la civilisation européenne, il était assez logique qu'il soit désigné pour inaugurer cette nouvelle collection. Le dessin de l'Italien Giuseppe Baiguera est très bon, c'est du dessin propre et lisse comme j'aime, parfait pour illustrer ce genre de bande, avec une cohérence graphique voulue avec le dessin vu sur L'Iliade, car il est important que le lecteur qui lira les tomes de cette collection, puisse identifier les dieux qui seront amenés à apparaître au fil des tomes. Voici donc un one-shot qui tient toutes ses promesses, je n'ai pas été déçu, l'album est accrocheur, bien conçu et très plaisant à lire ; la collection est placée sous le patronage de l'ancien ministre Luc Ferry (qui rédige les dossiers de fin d'album) dont on peut s'étonner de cette incursion dans le monde de la BD, mais après tout, c'est du travail pédagogique (sans lourdeur), il est donc normal qu'une personnalité du monde universitaire s'implique dans ce job. Espérons que les tomes suivants seront du même acabit.

11/10/2016 (modifier)
Par Don Lope
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ogres-Dieux
Les Ogres-Dieux

Je me décide à écrire à un avis car je trouve les notes précédentes vraiment bien trop basses. Or il ne faudrait pas que le lecteur passe à côté de ce petit bijou : c'est bien simple, c'est certainement la meilleure BD que j'ai lue ces dernières années. Le tome 1 notamment, "Petit", est d'une ambition incroyable. Hubert a créé ici un univers formidablement riche, allant même jusqu'à nous raconter la généalogie des Ogres-Dieux entre chaque chapitre: pas avare le Hubert tant il y avait sûrement de quoi produire un tome supplémentaire pour chaque ancêtre. Le noir et blanc de Gatignol est somptueux, ce qui, ajouté au format et à la finition très travaillée de ces ouvrages, fait de chaque petit tome un bijou esthétique. Je suis parfois dubitatif sur le principe des collections tant elles regroupent parfois pépites et banalités mais force est de constater que les trois séries que j'ai lues de la collection Métamorphose (Billy Brouillard, Dans la forêt et donc "Les Ogres-Dieux") sont de franches réussites. Attention chef d'œuvre.

10/10/2016 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Loterie
La Loterie

J'avais découvert Miles Hyman avec Le Dahlia noir scénarisé par Matz et David Fincher (d'après le roman de James Ellroy). Véritablement tombé en admiration devant ses planches (même si certains trouvaient ses personnages "figés"), je me suis précipité sur son art-book intitulé "Drawings" édité en 2015 chez Glénat. On pouvait y découvrir de somptueux dessins, d'illustrations de couverture de romans ou d'articles de presse. Un régal ! Avec "La loterie", Miles Hyman adapte une nouvelle de sa grand-mère, Shirley Jackson, qui avait fait scandale à l'époque, en 1948. Ce livre de 140 pages fait une part belle aux formidables dessins de Hyman (avec en moyenne 3 vignettes par planches). Ce qui permet au lecteur d'admirer le travail du dessinateur. Malgré la montée du suspense et la noirceur du récit au fil des pages, on ne peut que saluer la luminosité des planches. Miles Hyman nous offre des gros plans de visages assez percutants et des pleines pages qui permettent au lecteur de prendre son temps, de découvrir cette loterie quasiment en temps réel. Car outre la population du village, le temps est pour moi un des principaux personnages de cet ouvrage. Je ne vous dévoilerai pas l'enjeu de cette loterie, car cela nuirait au plaisir de cette lecture. Pour ma part, dès avoir lu cet album, j'en ai repris la lecture pour voir quels étaient les signes avant coureurs de cette conclusion. Un dessin formidable, des planches lumineuses sur un scénario étonnant, bref une très belle bande dessinée que l'on peut lire aisément plusieurs fois.

10/10/2016 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Police lunaire
Police lunaire

Un petit album, peu de texte, un dessin minimaliste, peu d’action… et pourtant il y a tellement à en dire. L’histoire elle-même est remplie de mélancolie. La colonie lunaire se vide de ses habitants après une période d’activité, sans que l’on sache trop pourquoi… Une page qui se tourne, et un sentiment de nostalgie omniprésent. La vie du personnage principal est assez poignante, avec ce boulot de flic sur une planète où le taux de criminalité est à 0, consistant principalement à aider les citoyens égarés. La fin est belle et tellement poétique. Les grands espaces, le dessin minimaliste et les nombreux passages muets/contemplatifs participent grandement à l’ambiance d’isolement et de quiétude. Un album remarquable, qui m’a beaucoup touché.

07/10/2016 (modifier)