Intéressante cette histoire d'un homme relativement ordinaire, presque effacé, qui travaille pour la rubrique culturelle d'un journal lisboète en période de dictature, et dont la conscience politique va se réveiller au contact d'un jeune homme exalté qu'il embauche pour d'autres raisons.
On comprend vite que Pereira est attiré, presque subjugué par ce jeune homme et sa compagne. A un moment donné on se demande même si cet intérêt n'est pas celui de la chair... Mais on comprend qu'il n'en est rien, et que Pereira va tout simplement se mettre à réfléchir. Une réflexion matérialisée par ses conversations avec le portrait de sa femme défunte ou des petits avatars colorés représentant ses différentes facettes. Un procédé somme toute classique, mais toujours aussi efficace. Cela peut amener le lecteur à se poser la question sur soi.
Graphiquement Pierre-Henry Gomont commence à muer, et pour mieux s'immerger dans l'ambiance lisboète, est parti sur place pendant plusieurs mois, prenant des centaines de croquis qui ont nourri les décors de son albums. Le résultat est assez bluffant, on se croirait vraiment dans la capitale portugaise, que je vous incite grandement à découvrir.
Ma note n'est pas très enthousiaste, car au-delà du plaisir de lecture dû à ses qualités déjà énumérées, j'ai trouvé que le récit avançait un peu par à-coups, par bonds, j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus progressive...
Starlight n’est pas un récit très long et il aurait bien mérité d’être écrit en deux tomes afin de mieux développer tout l’univers ainsi que les personnages présentés mais il faudra se contenter de ce qu’il nous offre. Duke le personnage principal est on ne peut plus attachant mais hélas pour lui tous les humains gravitant autour de lui mènent leur petite vie sans vraiment s’inquiéter de la sienne, ce grand gaillard à la retraite qui s’ennui de son passé et de sa femme mérite bien une nouvelle aventure comme à ses 25 ans. L’histoire est menée tambour battant, les évènements s’enchainent parfois aidés de gros raccourcis et de facilités scénaristiques, comme par exemple le fait qu'il survivre à tous les dangers mais c’est mignon, ce côté suranné qui peut être agaçant dans d’autres productions est ici on ne peut plus séduisant.
Le graphisme aussi est joli et surtout la colorisation est parfaite, toutes les couleurs sont belles. Le trait est fin, les décors ne débordent pas de détails mais ne donnent pas non plus un aspect vide.
Je préfère accorder à ce comics un coup de cœur plutôt qu’une quatrième étoile car ce il a l’arrière goût des histoires désuètes au charme attendrissant.
J'ai lu la réédition paru chez Futuropolis et je dois dire que je préfère la nouvelle couverture à l'ancienne qui est un peu moche.
Le sujet est donc le racisme à l'époque où le KKK était à son apogée et ce qui est génial c'est que le personnage principal est lui-même un membre du KKK et qu'on suit donc la vie de cette organisation, notamment les luttes internes entre des membres plus pragmatiques et d'autres encore plus fanatiques ! Il n'y a point de manichéisme et si le 'héros' est moins cruel que d'autres, il reste tout de même une belle ordure à sa façon. Il y a beaucoup de violence (sans que cela tombe dans le ridicule) et les auteurs ne font pas dans la dentelle. Ils montrent la bêtise et la violence du racisme.
J'ai tellement été enthousiaste dans ma lecture que j'ai relus cet album le jour même où je l'ai lu pour la première fois, chose rare de ma part et je passe ma note au maximum. C'est vraiment du grand art. J'adore surtout le personnage de Thomas sont la psychologie est bien maîtrisée. Tout est tellement bien maîtrisé dans ce scénario que j'ai l'impression que tout ce qui se passe dans cet album aurait pu se passer dans la réalité
Une oeuvre marquante.
Je suis étonnée qu’avec tous les lecteurs de manga qui trainent sur le site aucun n’ait encore lu cette série. Passons. Tout d’abord une précision sur son classement en lecture pour adulte, ce n’est pas ce qu’on trouve habituellement dans le genre à vocation érectile et parsemé de petite chattes mouillées, non on est en pleine dérision et humour noir, certaines choses pourraient déranger certains comme la façon de parler du viol par exemple, mais c’est à prendre au troisième degré, d’ailleurs le graphisme indique clairement cet état de fait.
Kouzou le personnage principal a eu du mal à garder son zizi dans son pantalon face aux deux superbes femelles (mère et fille) de son employeur yakuza, grossière erreur, ces japonais on une imagination intarissable en matière de vengeance… Et voilà notre Kouzou transformée en Lady, hi hi hi…, c’est un sujet un peu à la mode en ce moment, sauf qu'ici ça se veut surtout humoristique agrémenté d’un suspense immodéré, car notre toute nouvelle Lady va se retrouver sur une île complètement seule si ce n’est la présence des pires criminels sexuels du pays, s’en sortira… s’en sortira pas… si vous lisez vous saurez, ah ah ah ! Je n'ai pas tout dit évidemment je vous laisse découvrir les détails par vous-mêmes.
Le graphisme est en accord parfait avec le récit, très beau, très travaillé aux innombrables détails, le dessinateur a un foutu talent car tous ces visages asiatiques sont très différences les uns des autres et immédiatement reconnaissables surtout pour nous européens, il nous a grandement facilité la lecture.
Je dirais à lire et surtout à posséder évidemment.
Je suis un grand fan de la série Le Vagabond des Limbes qui est pour moi la meilleure série de science-fiction en BD et je voulais lire cet album qui raconte la jeunesse de Musky qui est selon moi le meilleur personnage de la série.
C'est certes une série abandonnée avec un second tome annoncé qui n'est jamais sorti. C'est dommage car le personnage de Musky a beaucoup de potentiel, mais au moins je peux prendre du plaisir à lire ce premier tome qui peut se lire comme un one-shot. On retrouve l'imagination de Godard et il y a des idées excellentes dignes des meilleurs albums de la série mère. Il y a des thèmes philosophiques traités de manière intéressante et plusieurs scènes m'ont marqué, surtout une sur la dernière page.
Toutefois, si j'aime bien le scénario, j'ai un petit problème avec le dessin de Gimenez. Il est bon, mais un peu différent du trait de Ribera (c'est plus un mélange de comique et de réalisme alors que Ribera est 100% réaliste). J'ai vraiment de la difficulté avec comment Gimenez dessine Musky. Le design de la princesse/le prince ressemble trop à un personnage comique et cela lui fait perdre la subtilité de ce personnage.
Musnet, la petite souris impressionnante !
Dès l'ouverture du premier album, et la première case, nous découvrons un paysage bucolique, un maison en arrière plan, de grands saules pleureur, un étang, de tulipes, des nénuphars .
Une petite souris semble perdue, elle ne sait pas encore qu'elle vient de mettre les pattes à Giverny. Le domaine de Claude Monet.
Le décor est planté.
Très rapidement, cette petite souris entend des cris "à l'aide", il vole au secours d'une demoiselle souris. C'est ainsi que démarre les aventures de de notre héros.
Quelques planches plus loin, notre petit rongeur trouve un travail chez Rémi, un écureuil peintre, totalement acariâtre et tyrannique mais un maitre en son genre. C'est de cette façon que notre petit héros découvre l'art de la peinture.
Musnet affrontera des créatures "effrayantes" (pour une souris) et s'en tire généralement par d’impressionnantes cascades. Se procurer un pinceau, de la peinture n'est pas une chose facile quand on est une souris. Car pour une petite souris, le jardin peut-être bien dangereux.
Il saura provoquer la chance et surpasser ses peurs pour faire de nouvelles rencontres, se faire de nouveaux alliés et aller au bout de ses rêves.
Le personnage imaginé par Kickliy est une petite souris au caractère bien trempé. Ils sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. Ce tempérament parfois colérique, sensible et touchant font de ce petit rongeur un personnage vraiment attachant. Et pour notre plus grand plaisir, les autres personnages principaux ont tous un sacré caractère.
Les dialogues parfois abruptes sont vraiment amusants.
Il y a des clichés et des codes utilisés qui fonctionnent très bien : un petit chef rat tyrannique se déplaçant sur les épaules d'un gros rat bodybuildés sera d'abord effrayant, puis pathétique pour finir presque touchant. Tout ses personnages possèdent un petit "truc".
La principale palette de Kickliy semble être celle des émotions avec lesquelles il s'amuse et nous fait passer un bon moment.
C'est une série toute en couleur, en poésie parfois naïve. Naïveté qu'on retrouve également dans son trait généreux, les contours ne sont pas toujours bien définis, mais l’expressivité et le mouvement sont bien là. Le découpage assez classique rend la lecture fluide.
Ne vous fiez pas à l'aspect enfantin du trait. L'auteur maitrise bien son pinceau et de plus c'est une colorisation directe à l'aquarelle, pour le reste, il suffit de voir la couverture du tome 4 (page facebook de l'auteur).
C'est une belle occasion pour le public jeunesse de re-découvrir Monet et Giverny.
A n'en pas douter, les plus jeunes adoreront suivre les péripéties cette petite souris intrépide, ce petit Indiana Jones des jardins.
J'ai reçu un jour d'une amie de ma mère un tas d'anciennes BD que plus personne ne lisait... et au milieu de ce tas, 2 albums de Chevalier Ardent : La Corne De Brume et Le Trésor Du Mage.
J'ai bien du laisser passer plusieurs mois sans y toucher, puis un jour où je n'avais rien à faire et surtout plus rien à lire, j'ai ouvert La Corne De Brume... et j'ai tout de suite accroché !
Les scénarios sont excellents avec certains assez "adultes" et le dessin, magnifique, avec des personnages charismatiques, des décors grandioses avec de belles couleurs (pas comme ces bouillies de colorisations informatiques made in Éditions Soleil) ne me parait pas du tout vieillot pour l'âge de cette série. J'ai eu avec cette BD un véritable coup de cœur.
J'ai eu la chance ensuite de trouver petit à petit les autres tomes dans une boutique d'occasions et je rentrais direct chez moi pour savourer chaque épisode (mes préférés étant La Loi De La Steppe, La Dame Des Sables et Les Cavaliers De L'apocalypse)
Je classe cette série numéro 1 de ma BD thèque!
Au début de ma lecture j'ai bien sur immédiatement pensé au film "Pacific Rim" qui ne vaut que par ses effets spéciaux de grosses machines qui hélas pour le spectateur évoluent la plupart du temps sous l'eau ou dans la pénombre. Du coup facile d'avoir l'air d'en mettre plein la vue. Je ne dirais également rien de l'ode à la gloire de l'Amérique qui sous tend le film.
Mais foin de billevesées et il faut le dire, le clamer haut et fort R.U.S.T. est une réussite dans le domaine de la SF. Une SF qui aurait intégrée les codes du comics américain et du manga japonais.
Première chose évidente, le dessin et sa colorisation. Un dessin qui n'est pas beau mais, et c'est la que les choses sont étranges il y a des fulgurances dans de nombreuses cases notamment lors des combats entre RU et S-Cats. Ces cases d'un premier abord sont difficilement lisibles tant le trait est virtuoses, en fait je dirais que c'est un dessin qui se mérite.
Contrairement au film auquel je faisais référence précédemment les personnages de cette histoire en trois tomes denses ne sont pas de "belles gueules", anciens héros forcément cabossés par la vie et en quête de rédemption. Non ici c'est la lie de l'humanité des sortes de douze salopards, tueurs, psychopathes et autres joyeuseté. Les auteurs ne nous épargnant d'ailleurs rien de leur actes délictueux.
Alors de la bonne SF , intelligente et bougrement bien dessinée qui se lit aisément, je le répète en prenant le temps de se perdre dans les planches, c'est pour moi un coup de cœur, au passage je remercie le bon camarade qui m'a fait ce prêt.
Un excellent manga sur l'homosexualité.
J'ai bien aimé comment était traité ce sujet. On suit la vie d'un homme japonais dont le frère homosexuel est parti vivre au Canada et s'est marié avec un autre homme. Le frère en question meurt et son mari vient donc visiter le personnage principal. C'est intéressant de voir cet homme confronté à ses préjugés et évoluer petit à petit. J'aime bien aussi le fait qu'il élève seul sa petite fille, cela rend sa situation encore plus originale.
On traite de plusieurs aspects de l'homosexualité, notamment l'homophobie et c'est traité de manière intelligente. Les personnages et les situations sonnent vraies et j'ai ressenti plusieurs émotions durant ma lecture. C'est une très bonne série et j'attends la suite avec impatience.
Alors là les amis voici du lourd de chez lourd. En fait il y a un bail que je n'avais pas lu une BD de ce genre. Démarrant comme une gentillette chronique paysanne de la fin du XIXème siècle, le tout bascule dans le gore un peu improbable mais oh combien efficace.
J'avais déjà aperçu ce tableau à plusieurs reprises et il m'avait marqué par le côté inquiétant des personnages représentés. De bonnes têtes de "Winner", des gens avec qui on a envie de se taper une petite bière en terrasse. Bien sur je déconne, mais par les dieux, tu sens d'emblée que ça doit pas ricaner et être la grosse déconnade tous les jours.
Pour en revenir à cette histoire ce qui me plait bien c'est que les choses montent crescendo, oui bien sur on sent bien vers quoi tout ça va finir, mais diantre que c'est bien amené, chapeau bas donc au duo de scénaristes. Le dessin est de ceux que j'aime avec une mention spéciale à la colorisation ( magnifique ), qui à chaque case vous saute à la figure, bref scénario et dessin vous accrochent et ne vous lâchent plus.
L'annonce des prochains titres à venir de cette collection laissent présager de fort bonnes choses, nul doute que j'irais y jeter un œil. Coup de cœur pour moi et faites tourner sans modération
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Pereira prétend
Intéressante cette histoire d'un homme relativement ordinaire, presque effacé, qui travaille pour la rubrique culturelle d'un journal lisboète en période de dictature, et dont la conscience politique va se réveiller au contact d'un jeune homme exalté qu'il embauche pour d'autres raisons. On comprend vite que Pereira est attiré, presque subjugué par ce jeune homme et sa compagne. A un moment donné on se demande même si cet intérêt n'est pas celui de la chair... Mais on comprend qu'il n'en est rien, et que Pereira va tout simplement se mettre à réfléchir. Une réflexion matérialisée par ses conversations avec le portrait de sa femme défunte ou des petits avatars colorés représentant ses différentes facettes. Un procédé somme toute classique, mais toujours aussi efficace. Cela peut amener le lecteur à se poser la question sur soi. Graphiquement Pierre-Henry Gomont commence à muer, et pour mieux s'immerger dans l'ambiance lisboète, est parti sur place pendant plusieurs mois, prenant des centaines de croquis qui ont nourri les décors de son albums. Le résultat est assez bluffant, on se croirait vraiment dans la capitale portugaise, que je vous incite grandement à découvrir. Ma note n'est pas très enthousiaste, car au-delà du plaisir de lecture dû à ses qualités déjà énumérées, j'ai trouvé que le récit avançait un peu par à-coups, par bonds, j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus progressive...
Starlight (Millar)
Starlight n’est pas un récit très long et il aurait bien mérité d’être écrit en deux tomes afin de mieux développer tout l’univers ainsi que les personnages présentés mais il faudra se contenter de ce qu’il nous offre. Duke le personnage principal est on ne peut plus attachant mais hélas pour lui tous les humains gravitant autour de lui mènent leur petite vie sans vraiment s’inquiéter de la sienne, ce grand gaillard à la retraite qui s’ennui de son passé et de sa femme mérite bien une nouvelle aventure comme à ses 25 ans. L’histoire est menée tambour battant, les évènements s’enchainent parfois aidés de gros raccourcis et de facilités scénaristiques, comme par exemple le fait qu'il survivre à tous les dangers mais c’est mignon, ce côté suranné qui peut être agaçant dans d’autres productions est ici on ne peut plus séduisant. Le graphisme aussi est joli et surtout la colorisation est parfaite, toutes les couleurs sont belles. Le trait est fin, les décors ne débordent pas de détails mais ne donnent pas non plus un aspect vide. Je préfère accorder à ce comics un coup de cœur plutôt qu’une quatrième étoile car ce il a l’arrière goût des histoires désuètes au charme attendrissant.
Kuklos
J'ai lu la réédition paru chez Futuropolis et je dois dire que je préfère la nouvelle couverture à l'ancienne qui est un peu moche. Le sujet est donc le racisme à l'époque où le KKK était à son apogée et ce qui est génial c'est que le personnage principal est lui-même un membre du KKK et qu'on suit donc la vie de cette organisation, notamment les luttes internes entre des membres plus pragmatiques et d'autres encore plus fanatiques ! Il n'y a point de manichéisme et si le 'héros' est moins cruel que d'autres, il reste tout de même une belle ordure à sa façon. Il y a beaucoup de violence (sans que cela tombe dans le ridicule) et les auteurs ne font pas dans la dentelle. Ils montrent la bêtise et la violence du racisme. J'ai tellement été enthousiaste dans ma lecture que j'ai relus cet album le jour même où je l'ai lu pour la première fois, chose rare de ma part et je passe ma note au maximum. C'est vraiment du grand art. J'adore surtout le personnage de Thomas sont la psychologie est bien maîtrisée. Tout est tellement bien maîtrisé dans ce scénario que j'ai l'impression que tout ce qui se passe dans cet album aurait pu se passer dans la réalité Une oeuvre marquante.
Ladyboy vs Yakuzas - L'ïle du désespoir
Je suis étonnée qu’avec tous les lecteurs de manga qui trainent sur le site aucun n’ait encore lu cette série. Passons. Tout d’abord une précision sur son classement en lecture pour adulte, ce n’est pas ce qu’on trouve habituellement dans le genre à vocation érectile et parsemé de petite chattes mouillées, non on est en pleine dérision et humour noir, certaines choses pourraient déranger certains comme la façon de parler du viol par exemple, mais c’est à prendre au troisième degré, d’ailleurs le graphisme indique clairement cet état de fait. Kouzou le personnage principal a eu du mal à garder son zizi dans son pantalon face aux deux superbes femelles (mère et fille) de son employeur yakuza, grossière erreur, ces japonais on une imagination intarissable en matière de vengeance… Et voilà notre Kouzou transformée en Lady, hi hi hi…, c’est un sujet un peu à la mode en ce moment, sauf qu'ici ça se veut surtout humoristique agrémenté d’un suspense immodéré, car notre toute nouvelle Lady va se retrouver sur une île complètement seule si ce n’est la présence des pires criminels sexuels du pays, s’en sortira… s’en sortira pas… si vous lisez vous saurez, ah ah ah ! Je n'ai pas tout dit évidemment je vous laisse découvrir les détails par vous-mêmes. Le graphisme est en accord parfait avec le récit, très beau, très travaillé aux innombrables détails, le dessinateur a un foutu talent car tous ces visages asiatiques sont très différences les uns des autres et immédiatement reconnaissables surtout pour nous européens, il nous a grandement facilité la lecture. Je dirais à lire et surtout à posséder évidemment.
Une enfance éternelle
Je suis un grand fan de la série Le Vagabond des Limbes qui est pour moi la meilleure série de science-fiction en BD et je voulais lire cet album qui raconte la jeunesse de Musky qui est selon moi le meilleur personnage de la série. C'est certes une série abandonnée avec un second tome annoncé qui n'est jamais sorti. C'est dommage car le personnage de Musky a beaucoup de potentiel, mais au moins je peux prendre du plaisir à lire ce premier tome qui peut se lire comme un one-shot. On retrouve l'imagination de Godard et il y a des idées excellentes dignes des meilleurs albums de la série mère. Il y a des thèmes philosophiques traités de manière intéressante et plusieurs scènes m'ont marqué, surtout une sur la dernière page. Toutefois, si j'aime bien le scénario, j'ai un petit problème avec le dessin de Gimenez. Il est bon, mais un peu différent du trait de Ribera (c'est plus un mélange de comique et de réalisme alors que Ribera est 100% réaliste). J'ai vraiment de la difficulté avec comment Gimenez dessine Musky. Le design de la princesse/le prince ressemble trop à un personnage comique et cela lui fait perdre la subtilité de ce personnage.
Musnet
Musnet, la petite souris impressionnante ! Dès l'ouverture du premier album, et la première case, nous découvrons un paysage bucolique, un maison en arrière plan, de grands saules pleureur, un étang, de tulipes, des nénuphars . Une petite souris semble perdue, elle ne sait pas encore qu'elle vient de mettre les pattes à Giverny. Le domaine de Claude Monet. Le décor est planté. Très rapidement, cette petite souris entend des cris "à l'aide", il vole au secours d'une demoiselle souris. C'est ainsi que démarre les aventures de de notre héros. Quelques planches plus loin, notre petit rongeur trouve un travail chez Rémi, un écureuil peintre, totalement acariâtre et tyrannique mais un maitre en son genre. C'est de cette façon que notre petit héros découvre l'art de la peinture. Musnet affrontera des créatures "effrayantes" (pour une souris) et s'en tire généralement par d’impressionnantes cascades. Se procurer un pinceau, de la peinture n'est pas une chose facile quand on est une souris. Car pour une petite souris, le jardin peut-être bien dangereux. Il saura provoquer la chance et surpasser ses peurs pour faire de nouvelles rencontres, se faire de nouveaux alliés et aller au bout de ses rêves. Le personnage imaginé par Kickliy est une petite souris au caractère bien trempé. Ils sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. Ce tempérament parfois colérique, sensible et touchant font de ce petit rongeur un personnage vraiment attachant. Et pour notre plus grand plaisir, les autres personnages principaux ont tous un sacré caractère. Les dialogues parfois abruptes sont vraiment amusants. Il y a des clichés et des codes utilisés qui fonctionnent très bien : un petit chef rat tyrannique se déplaçant sur les épaules d'un gros rat bodybuildés sera d'abord effrayant, puis pathétique pour finir presque touchant. Tout ses personnages possèdent un petit "truc". La principale palette de Kickliy semble être celle des émotions avec lesquelles il s'amuse et nous fait passer un bon moment. C'est une série toute en couleur, en poésie parfois naïve. Naïveté qu'on retrouve également dans son trait généreux, les contours ne sont pas toujours bien définis, mais l’expressivité et le mouvement sont bien là. Le découpage assez classique rend la lecture fluide. Ne vous fiez pas à l'aspect enfantin du trait. L'auteur maitrise bien son pinceau et de plus c'est une colorisation directe à l'aquarelle, pour le reste, il suffit de voir la couverture du tome 4 (page facebook de l'auteur). C'est une belle occasion pour le public jeunesse de re-découvrir Monet et Giverny. A n'en pas douter, les plus jeunes adoreront suivre les péripéties cette petite souris intrépide, ce petit Indiana Jones des jardins.
Chevalier Ardent
J'ai reçu un jour d'une amie de ma mère un tas d'anciennes BD que plus personne ne lisait... et au milieu de ce tas, 2 albums de Chevalier Ardent : La Corne De Brume et Le Trésor Du Mage. J'ai bien du laisser passer plusieurs mois sans y toucher, puis un jour où je n'avais rien à faire et surtout plus rien à lire, j'ai ouvert La Corne De Brume... et j'ai tout de suite accroché ! Les scénarios sont excellents avec certains assez "adultes" et le dessin, magnifique, avec des personnages charismatiques, des décors grandioses avec de belles couleurs (pas comme ces bouillies de colorisations informatiques made in Éditions Soleil) ne me parait pas du tout vieillot pour l'âge de cette série. J'ai eu avec cette BD un véritable coup de cœur. J'ai eu la chance ensuite de trouver petit à petit les autres tomes dans une boutique d'occasions et je rentrais direct chez moi pour savourer chaque épisode (mes préférés étant La Loi De La Steppe, La Dame Des Sables et Les Cavaliers De L'apocalypse) Je classe cette série numéro 1 de ma BD thèque!
R.U.S.T.
Au début de ma lecture j'ai bien sur immédiatement pensé au film "Pacific Rim" qui ne vaut que par ses effets spéciaux de grosses machines qui hélas pour le spectateur évoluent la plupart du temps sous l'eau ou dans la pénombre. Du coup facile d'avoir l'air d'en mettre plein la vue. Je ne dirais également rien de l'ode à la gloire de l'Amérique qui sous tend le film. Mais foin de billevesées et il faut le dire, le clamer haut et fort R.U.S.T. est une réussite dans le domaine de la SF. Une SF qui aurait intégrée les codes du comics américain et du manga japonais. Première chose évidente, le dessin et sa colorisation. Un dessin qui n'est pas beau mais, et c'est la que les choses sont étranges il y a des fulgurances dans de nombreuses cases notamment lors des combats entre RU et S-Cats. Ces cases d'un premier abord sont difficilement lisibles tant le trait est virtuoses, en fait je dirais que c'est un dessin qui se mérite. Contrairement au film auquel je faisais référence précédemment les personnages de cette histoire en trois tomes denses ne sont pas de "belles gueules", anciens héros forcément cabossés par la vie et en quête de rédemption. Non ici c'est la lie de l'humanité des sortes de douze salopards, tueurs, psychopathes et autres joyeuseté. Les auteurs ne nous épargnant d'ailleurs rien de leur actes délictueux. Alors de la bonne SF , intelligente et bougrement bien dessinée qui se lit aisément, je le répète en prenant le temps de se perdre dans les planches, c'est pour moi un coup de cœur, au passage je remercie le bon camarade qui m'a fait ce prêt.
Le Mari de mon frère
Un excellent manga sur l'homosexualité. J'ai bien aimé comment était traité ce sujet. On suit la vie d'un homme japonais dont le frère homosexuel est parti vivre au Canada et s'est marié avec un autre homme. Le frère en question meurt et son mari vient donc visiter le personnage principal. C'est intéressant de voir cet homme confronté à ses préjugés et évoluer petit à petit. J'aime bien aussi le fait qu'il élève seul sa petite fille, cela rend sa situation encore plus originale. On traite de plusieurs aspects de l'homosexualité, notamment l'homophobie et c'est traité de manière intelligente. Les personnages et les situations sonnent vraies et j'ai ressenti plusieurs émotions durant ma lecture. C'est une très bonne série et j'attends la suite avec impatience.
Dark Museum
Alors là les amis voici du lourd de chez lourd. En fait il y a un bail que je n'avais pas lu une BD de ce genre. Démarrant comme une gentillette chronique paysanne de la fin du XIXème siècle, le tout bascule dans le gore un peu improbable mais oh combien efficace. J'avais déjà aperçu ce tableau à plusieurs reprises et il m'avait marqué par le côté inquiétant des personnages représentés. De bonnes têtes de "Winner", des gens avec qui on a envie de se taper une petite bière en terrasse. Bien sur je déconne, mais par les dieux, tu sens d'emblée que ça doit pas ricaner et être la grosse déconnade tous les jours. Pour en revenir à cette histoire ce qui me plait bien c'est que les choses montent crescendo, oui bien sur on sent bien vers quoi tout ça va finir, mais diantre que c'est bien amené, chapeau bas donc au duo de scénaristes. Le dessin est de ceux que j'aime avec une mention spéciale à la colorisation ( magnifique ), qui à chaque case vous saute à la figure, bref scénario et dessin vous accrochent et ne vous lâchent plus. L'annonce des prochains titres à venir de cette collection laissent présager de fort bonnes choses, nul doute que j'irais y jeter un œil. Coup de cœur pour moi et faites tourner sans modération