Les derniers avis (9600 avis)

Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Before Watchmen -  Le Hibou
Before Watchmen - Le Hibou

Before Watchmen souffle le chaud et le froid. Si certains opus sont clairement loupés comme celui traitant du Comédien, on n'est pas non plus à l'abri de bonnes surprises comme Before Watchmen - Minutemen ou même Before Watchmen - Rorschach. Cette histoire réservée aux origines du second Hibou fait justement partie des points positifs. En oubliant la complexité de Dr. Manhattan dans sa version Before Watchmen, Straczynski développe une histoire sans temps morts sur les origines de ce clone de Bruce Wayne au look et à l'humanité identique. Daniel Dreiberg partage également un héritage inestimable qui lui permettra de développer tout un tas de gadgets dont l'aéronef Archie et on apprend dès les premières pages le malaise vécu adolescent entre les brimades de l'école ou les reproches incessants d'un père violent. Dan va donc découvrir l'identité du véritable Hibou, en devenir son disciple et prendre la relève ainsi que le titre... Batman a eu droit à son Year One, voici clairement l'équivalent pour le Hibou 2 avec son apprentissage de l'amitié pour son mentor, les conflits avec son team buddie Rorschach et ses premiers émois amoureux (et sexuels) avec une jolie rousse. Si on ajoute à tout ceci une histoire bien glauque de tueur en série constituant le fil rouge "détective" de cette histoire, on tient un récit haletant et sans aucune baisse de rythme. Car JMS a su doser tous les éléments pour rendre le cocktail attrayant. Certes centrée sur le jeune Hibou et ses hésitations, l'histoire n'oublie pas en route de hisser Rorschach à un rôle presque aussi important et d'épaissir également Hollis Mason. L'ensemble passe ne manque pas d'humour mais n'est pas non plus avare de quelques jolies scènes de baston. La Dame du Crépuscule est un chouette personnage féminin. Indépendante et charismatique, elle rappelle également le jeu sensuel que livre constamment Catwoman pour Batman. Les dessins d'Andy Kubert encrés en partie par son père Joe dont il s'agira hélas de son dernier travail avant sa disparition font le café ! Ils sont classiques mais tout à fait réussis avec un découpage impeccable et des décors chargés de détails. Alors certes cette histoire n'apportera pas d'énormes bouleversements pour la trame principale de Watchmen. Il s'agit d'une récréation, une mise en bouche qui fait la lumière sur le caractère effacé et introverti d'un Gardien véritablement pur : Dan Dreiberg. Quelques chapitres de plus n'auraient pas été un luxe tant l'histoire file vite. L’enquête menée au cœur du récit abat un peu trop vite ses cartes et aurait méritée d'être un peu plus développée. Cela nous aurait permis de profiter encore un peu plus de la jolie conquête du Hibou ou davantage de pétages de plomb de Rorschach. Bref peu importe, cela fait vraiment plaisir de retrouver les origines de ces Gardiens en particulier avec toute une foule de petits détails notamment sur la fin permettant de raccrocher les wagons à la trame principale.

05/01/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blue (Pat Grant)
Blue (Pat Grant)

Je vous parle d'un temps que les moins de 10 ans ne peuvent pas connaître..... Plus sérieusement d'une époque où l'éditeur Ankama osait des projets différents comme Sin Titulo, Notre seul ami commun ou encore Gyakushu ! et même Drakka qu'on ne retrouve plus dans leur catalogue aujourd'hui faute de succès commercial. Et c'est bien dommage tant ce catalogue foisonnait d'idées et de talents alternatifs méconnus du grand public mais pas du tout dénués d'intérêt. Blue de Pat Grant fait partie de cette collection de trésors méconnus. Pré-publié sur la toile où on peut encore la lire légalement en anglais de façon tout à fait gratuite, ce joli bouquin cartonné et édité à l'italienne est encore disponible ici et là en français à petit prix et je ne saurais trop vous recommander de saisir votre chance et de vous le procurer avant la fin définitive de ces stocks de fortune. Mais de quoi parle Blue en fait ? Pour faire dans le succinct, il s'agit d'une histoire semi-autobiographique de l'auteur et de sa jeunesse. Pat Grant est un auteur australien originaire d'une petite ville côtière où il fait bon surfer. C'est ce qui va lui inspirer l'histoire de ces 3 jeunes branleurs préférant tuer l'ennui de leur quotidien en séchant les cours pour leurs sports de glisse quotidiens. Hélas pour eux, la houle est si forte qu'il est impossible de s'adonner aux joies de la planche ; mais il parait qu'on peut encore observer des bouts d'un cadavre sur les lieux d'un accident ferroviaire plus loin dans la nature à quelques heures de marche.... Le pitch pourrait nuire fatalement à ce récit, les similitudes avec Stand by Me de Stephen King étant effectivement flagrantes. L'auteur s'en explique d'ailleurs longuement dans la postface qu'il serait préférable de lire à tête reposée bien après le récit principal. Car l'histoire est conçue de telle manière qu'elle distille suffisamment de détails comme de non-dits pour s'expliquer d'elle-même. Blue parle également d'une ville industrielle, d'un racisme latent envers une race extraterrestre à la peau bleue... Tout ceci pourrait sembler farfelu mais s'assemble idéalement vers une conclusion définitive et bluffante. Avec un style cartoon très agréable et une jolie bichromie à tendance bleue, Pat Grant s'inspire du découpage des travaux de Chris Ware pour y laisser émaner une certaine poésie avec des décors simples mais remarquablement construits. Les sales teignes n'ont rien d'attachant mais c'est pourtant dans leur silence et certaines de leurs réactions que l'on distingue réellement leurs sentiments. L'apport fantastique du titre avec ces aliens bleus prend un sens bien plus métaphorique une fois au terme de cette longue journée entre les rails et la mer. Il n'est pas trop tard pour lire Blue ni l'apprécier alors vous aussi laissez-vous bercer par cette nostalgie qui ne manque pas d'intérêt.

31/12/2019 (modifier)
Par Janotmore
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Violine
Violine

Une série magique dont toute ma famille a suivi chaque nouveau tome avec impatience ! Malheureusement le 5ème tome marque la fin du premier cycle et un adieu à la Violine telle qu'on la connait... en effet les éditions Dupuis décident de ne pas continuer la série, l'audience n'étant pas assez importante (et cela malgré la promesse dans le 5ème tome d'un nouveau cycle pour de nouvelles aventures en Inde). Le projet de 2ème cycle intitulé "L'aventure indienne" du scénariste Tronchet en collaboration avec le dessinateur Krings reste inachevé. Il est toutefois possible de se procurer les premières planches en noir et blanc du projet dont le premier tome devait se nommer "Le sommeil empoisonné". Cependant, en 2018 les éditions Casterman décident de reprendre le projet et rebaptisent le second cycle "Le 3ème oeil". Le premier tome est sorti, il s'intitule également "Le sommeil empoisonné". Le scénariste reste fidèle à son poste, cependant l'histoire n'est plus la même et ce n'est pas Krings qui reprend les dessins mais Baron Bruman qui a un style à des années lumières de Krings... Très très grosse déception, le scénario n'a pas réussi à me faire oublier le dessin et j'ai eu l'impression de lire autre chose que ma saga préférée sans en apprécier pour autant le contenu... j'en fais encore des cauchemars !

31/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Algues vertes - L'Histoire interdite
Algues vertes - L'Histoire interdite

Bon, autant le dire tout de suite, le coup de cœur est aussi et avant tout un coup de gueule ! En effet, la lecture de ce documentaire laisse un goût amer, puisqu’il pointe une série de scandales tout à fait représentatifs de notre époque. Mais il le fait très bien, c’est super étayé, et sa lecture devrait être fortement encouragée – de la même manière que devraient être demandés des comptes aux autorités politiques, administratives ou aux industriels, tous complices, à des degrés divers et pour des intérêts eux aussi divers, d’une pollution, des décès, le tout étant cyniquement caché, dénié, avec tous les artifices et les complicités habituels. Inès Léraud reprend ici plusieurs années de recherche, d’enquêtes, qui ont nourri articles et émissions de radios. Après avoir présenté les différentes morts (animaux, humains) liées aux gaz dégagés par ces algues vertes (ainsi que l’obstruction systématique et écœurante des autorités pour en établir les circonstances et les responsabilités), Inès Léraud élargit le point de vue pour mieux comprendre comment on en est arrivé là : et ce sont les choix économiques, le poids de certains lobbys industriels – et de leurs relais dans les médias et parmi les scientifiques que les conflits d’intérêt n’étouffent pas (mais aussi, secondairement touristiques) qui sont pointés du doigt. De même que les agriculteurs sont ici présentés de façon « complète », c’est-à-dire à la pointe des lobbys (FNSEA et industriels), mais aussi finalement parmi les premières victimes de l’agriculture intensive et instrumentalisés par ces mêmes lobbys. La démonstration est limpide, implacable, fortement documentée (nombreuses sources systématiquement citées, nombreux documents reproduits en annexe, etc.). C’est du beau travail, mais hélas le silence continue à étouffer ce genre de scandales qui s’accumulent discrètement, sans remettre en cause le système économique et médiatique qui les rend possibles. A lire en tout cas !

30/12/2019 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Démons d'Alexia
Les Démons d'Alexia

Très bonne BD, tant du point de vue du scénario, que du dessin (que j'ai trouvé simpliste au début, mais qui est finalement très bien adapté). A mon avis, cette série est méconnue du grand public. C'est pas évident de trouver les albums, et j'ai clairement lutté pour les acquérir. J'espère que la sortie des intégrales (re)lancera sur le devant de la scène ce petit chef d’œuvre. Je mettrais 4.5/5 donc un 5 pour faire connaître un maximum.

29/12/2019 (modifier)
Par Hervé
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ombre & lumière (Ombre et lumière)
Ombre & lumière (Ombre et lumière)

Est-ce une bande dessinée pornographique ou alors un roman porno illustré....j'avoue m'être posé la question à la lecture de cette magnifique intégrale qui nous est proposée à un prix très abordable. Peu importe la réponse à cette question, car il s'agit d'un ouvrage d'une très grande qualité. Pourtant connaisseur des bandes dessinées dites pour adultes, j'ai découvert cet auteur presque par hasard, à l'occasion de la parution de cette intégrale qui associe à un dessin superbe, un texte de grande qualité, basé sur des témoignages de femmes faites à l'auteur J'avais déjà rencontré ce genre de procédé (dessin en noir et blanc, avec commentaires) avec Sois vicieux de Matthias Schulttheiss, mais là le dessin de Quinn est plus réaliste, et peut parfois égaler celui d'Hyman. Les histoires relatées tournent le plus souvent autour de la soumission, qu'elle soit masculine ou féminine, sans oublier le candaulisme ou le voyeurisme. Les textes sont crus, les dessins explicites mais le tout forme un ouvrage de grande qualité, que tout amateur de bande dessinée pornographique doit avoir lu, je dois dire je me demande encore comment j'ai fait pour passer à côté de cette série réservée à un public très averti. Indispensable !

29/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Comme ton ombre
Comme ton ombre

Bonjour tout le monde. J'ai un coup de cœur pour cette bd, et j'espère, mais franchement, un tome 2,3,4.... Cette histoire change tout de l'imaginaire ou du classique, elle est bien dessinée (bravo pour le travail), bien rédigée, écrite (bravo pour l'imagination). J'ai pas de mots pour ça parce que je l'adore. Ceux qui aiment les livre romantiques, mystérieux, ado, imaginatifs, etc. c'est ce livre qu'il vous faut. Alors croyez moi, ce livre est magnifiquement bien fait. Faites un tome 2 et vite ! PS. N'oubliez pas de me prévenir si le tome 2 sort, je compte sur vous ! Allez, bisous tout le monde ????

26/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Bob Binn
Bob Binn

En voyant que l'ami Josq avait posté cette série, j'en profite pour poster mon petit avis sur ce petit personnage de Bob Binn que je lisais avec intérêt dans le journal Tintin. Cette création non réaliste d'Edouard Aidans en 1960 dans les pages du journal, sur des idées de l'infatigable A.P. Duchâteau, puis de Jacques Acar (autre scénariste pilier chez Tintin), est la première série d'Aidans puisqu'elle apparait avant Tounga, sa série principale (et réaliste) à laquelle il se consacrera beaucoup, ce qui par la même occasion, l'a obligé à délaisser ce petit héros sympathique Bob Binn, de plus il était d'un esprit très années 60 et je crois qu'il ne correspondait plus trop à la ligne éditoriale du journal dans les années 70, c'est regrettable parce que moi je l'aimais bien. Reporter-photographe qui exécute son métier, au contraire de Tintin qui le perdra vite, Bob Binn vit des aventures palpitantes et cocasses où l'entrainent ses reportages, et où l'humour tempère le dramatique. Grâce à son optimisme exacerbé et son amour du métier de reporter, il vient à bout de plusieurs obstacles. J'aime beaucoup le dessin réaliste d'Aidans, on le connait surtout pour celui-ci avec ses grandes séries Tounga, Les Franval, Tony Stark ou Les Panthères, mais j'aimais bien aussi le dessin caricatural et humoristique sur "Bob Binn", en plus cet auteur était adorable, je l'ai rencontré une fois en dédicace à Angoulême où on avait évoqué les heures de gloire du journal Tintin. Bref, voila encore une série méconnue du journal qui n'avait jamais fait l'objet d'édition en album, jusqu'à celle offerte par Pan Pan, malheureusement, le prix prohibitif n'aidera pas à la faire mieux connaitre du grand public, c'est une édition pour collectionneurs, mais c'est quand même bien qu'elle existe, ça permet qu'une série sympa ne soit pas oubliée. A noter que ce héros a fait l'objet de 17 récits dans le journal Tintin, dont 3 récits à suivre, les autres étant des récits complets de 8 pages si mes souvenirs sont bons. Celui qui est présenté ici est le premier récit apparu dans le journal, sous forme de couleurs en bichromie, les suivants verront la couleur vers le milieu des années 60, et le meilleur récit à mes yeux est "L'Ombre du chevalier", au ton très mystérieux, typique de Duchâteau, en tout cas c'était mon préféré ; la série quitte le journal en 1968. C'est ce genre de petites Bd secondaires du journal Tintin (qui suppléaient les grandes séries réalistes) que j'aime défendre, et j'y attache un certain lien sentimental parce qu'elles sont très méconnues et qu'elles ont donné une véritable identité au journal de mes jeunes années.

25/12/2019 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Detection Club
Le Detection Club

Excellente surprise ! Je ne connaissais pas du tout Jean Harambat (j'avais renoncé à lire Opération Copperhead à cause du dessin, peu engageant : oui, j'avoue, il m'en faut parfois peu), mais mes parents, connaissant mon amour inconditionnel de Chesterton, des auteurs du Detection Club (le vrai) et du roman policier en général, m'ont offert cette BD récemment sortie, et ils ont vu juste. Le seul véritable reproche que j'ai à faire est au niveau du dessin : un peu plus de rigueur ne nuirait pas. Sans être insupportable, je trouve que le trait est trop grossier pour être vraiment efficace, et il aurait mérité un aspect caricatural plus maîtrisé ou bien un réalisme plus poussé. Ici, c'est brouillon sans dégager un vrai style, je trouve (mais ça n'engage que moi). Pour le reste, c'est merveilleux ! Les personnages sont très fidèles à leur modèle initial (pour ce que j'en connais), et c'est un vrai plaisir de voir Chesterton, Agatha Christie ou John Dickson Carr, cette fois non plus en tant que créateur, mais en tant que personnages. Les échanges entre Chesterton et son amie Agatha sont délicieux, tant on y retrouve les caractères de l'un et de l'autre, et les dialogues sont écrits avec une intelligence bien rare. Du côté scénario, on est dans le rocambolesque pur, mais c'est voulu et assumé. En fait, on est très proche d'une parodie type Un Cadavre au dessert (formidable comédie policière dotée d'un hallucinant casting) : ce qui compte, ce sont les péripéties en elles-mêmes, et non le scénario dans sa globalité. La résolution de l'affaire est donc dans l'outrance la plus complète, mais en réalité, c'est bien dans le ton de l'ensemble et finalement, très rigolo. Harambat s'y entend à merveille pour reprendre les codes du genre et les distordre dans tous les sens. A mon sens, étant donné qu'il ouvre sa BD par les 10 commandements de la bonne intrigue policière, tels qu'édictés par l'authentique Detection Club, il aurait pu essayer de s'y plier au lieu de les trahir (volontairement) un à un, mais c'est un choix qu'il fait et que je respecte. Je trouve que cela aurait rendu l'exercice plus intéressant, mais aussi mille fois plus contraignant. Pas forcément facile pour quelqu'un qui n'a pas nécessairement la vocation d'auteur policier. Bref, si c'est à réserver aux amateurs de whodunit et aux connaisseurs de littérature policière anglaise, ces derniers se délecteront face à cette fantaisie littéraire très bien écrite. A mon avis, Harambat gagnerait seulement à s'allier avec un bon dessinateur, et ce serait parfait !

25/12/2019 (modifier)
Par Joseph
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Soda
Soda

Fan de films et séries policiers, je pense ne pas prendre trop de risques en disant que SODA est le meilleur polar en bande dessinée depuis 30 ans. Plus on avance dans les albums, plus les personnages s’étoffent et le contexte général devient de plus en plus passionnant. Du bon, du très très bon!!! Mon album préféré? Allez, un petit coup de cœur pour "Prières et balistique"... Peut être parce que c'est la seule fois de ma vie où j'ai vu ces deux mots dans la même phrase :)...

24/12/2019 (modifier)