Les derniers avis (9600 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Shanghai Devil
Shanghai Devil

Seconde série de Gianfranco Manfredi que je lis ce mois-ci et encore une fois c'est vraiment excellent. Cela me donne une autre raison de regretter que la BD populaire italienne ne soit pas aussi connue en francophonie parce que j'aimerais tellement que plus de titres soient traduits ! L'action se situe en Chine dans les dernières années du 19ème siècle lorsque le pays est colonisé par différentes nations occidentales et que les Chinois eux-même sont divisés entre réformateurs et conservateurs. Je ne connais pas trop cette période donc je ne sais pas à quel point le scénariste est fidèle à la réalité historique, mais tout dans la série me semble crédible. Au début, je pensais que l'intrigue serait simple: un jeune blanc idéaliste se déguise en justicier pour sauver les pauvres chinois contre l'oppresseur blanc, sauf que ça se révèle vite complexe (par exemple, le Chinois qu'il sauve au début du premier chapitre se révèle très vite n'être pas très sympathique) et que durant plusieurs chapitres, il ne se déguise même pas. Les amateurs de récits feuilletonistes à la Charlier vont adorer cette série car chaque chapitre fait plus de 90 pages et durant ces chapitres il s'en passe des choses. C'est souvent un peu complexe parce que non seulement il y a beaucoup de personnages, mais plusieurs d'entre-eux sont des espions, des révolutionnaires (les fameux boxer chinois) ou encore des hommes d'affaires peu scrupuleux qui ont tous leurs propres buts et qui manipulent souvent le héros. Bref, il faut rester un peu concentré pour bien suivre. J'ai bien aimé parce qu'on ne sait jamais vraiment si tel personnage est du côté du héros ou non et cela donne des bonnes surprises. Le scénario est prenant et les différents dessinateurs ont un style qui me plait. Le seul défaut est que la naïveté du héros peut être un peu énervante par moment, mais je pense que l'un des points du scénario est comment ce jeune homme va devenir moins naïf au fil du temps et rentrer dans le monde complexe des adultes. Dommage que le tome 3 semble indisponible au Québec parce que j'aimerais tellement lire la fin....

21/12/2019 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Indes fourbes
Les Indes fourbes

« Les Indes fourbes » ne pouvaient pas mieux tomber pour que je poste mon 900ème avis sur ce site de bédéphiles. En effet, après avoir lu ce gros pavé, ma réaction fut : « Purée, quel job ! ». Je me demandais ce que faisait Juanjo Guarnido depuis quelques années… La réponse est dans la réalisation des « Indes fourbes », une bande dessinée de 160 pages ( !), en collaboration avec Alain Ayrolles en tant que scénariste. « Les Indes fourbes » est une adaptation d’un récit d’aventures espagnol assez méconnu en France : « La vie de l'aventurier Don Pablos de Ségovie ». Ça se passe au XVIIème siècle à mi-cheval entre la péninsule ibérique et l’Amérique du Sud. Je ne voudrais pas en dire trop sur ce récit pour que vous gardiez l’effet de surprise en découvrant les (très) nombreuses péripéties de Pablo, le personnage principal de cette bande dessinée. Ce fut une histoire très intéressante à lire du fait du contexte de l’époque et aussi, parce qu’à travers les situations rocambolesques de Pablo, le lecteur ne pourra que mesurer à quel degré la folie des hommes peut atteindre ! J’ai été donc très emballé par cette bande dessinée, elle aurait pu être parmi mes panthéons du 9ème art s’il n’y avait eu cet épilogue qui –à mon avis- discrédite complètement l’histoire et qui ne m’est pas apparu utile. Il est clair que ma relecture de ce récit s’arrêtera avant ce dernier chapitre afin que je puisse en apprécier pleinement toutes ces qualités. Je ne vous ai pas encore parlé du coup de patte de Juanjo Guarnido, il est tout simplement exceptionnel ! L’apothéose de son travail est –à mon avis- atteint dans ce fameux passage muet et les vues panoramiques d’une extraordinaire beauté ! « Les Indes fourbes » est une bande dessinée assez chère à acquérir mais ce coût m’est apparu amplement justifié par le grand plaisir de lecture qu’elle m’a procuré. Cela fait longtemps que je n’avais pas feuilleté un tel ouvrage scénaristiquement et graphiquement exceptionnel. Dommage que l’épilogue (qui n’apporte pas grand chose à la compréhension de l’histoire) des « Indes fourbes » m’a un peu gâché ce feuilletage mais au moins, je saurai désormais m’arrêter avant ce chapitre. Mon coup de cœur de l’année 2019 !

19/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Babybox
Babybox

Déjà auteur de Couleur de peau : miel, Jung a été profondément marqué par son adoption. Il revient sur ce sujet avec cet album. Et même s’il ne s’agit pas d’un récit biographique, le fait que nous soyons plongés dans les pensées du personnage principal et les éléments issus du monde réel sont si présents que l’on a vraiment le sentiment de se trouver face à un témoignage. A titre personnel, il m’aura fallu quelques pages avant de vraiment me sentir happé par ce récit. Mais une fois happé, je n’ai plus su lâcher prise. Car ce récit est extrêmement touchant et nous permet de mieux appréhender (je n’oserais dire comprendre tant ces sentiments doivent être personnels) les sentiments contradictoires d’une personne adoptée et ce besoin viscéral de connaître ses origines quand bien même sa famille d’adoption aurait été aimante. Et au-delà de l’intérêt du scénario, cet album offre un magnifique visuel. Jung multiplie les belles cases dans lesquelles l’émotion affleure tant grâce à ses cadrages et à la finesse de son trait qu’à cette colorisation soignée qui ne met en avant qu’une seule couleur, celle des coquelicots référence directe au passé de l’héroïne. Un bien bel album, donc, pour encore un peu plus explorer les états d’âme des personnes adoptées.

10/12/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Esprit du vent
Esprit du vent

Une série que je n'aurais sans doute jamais découverte sans ce merveilleux site. Je précise que je n'ai lu que les albums parus chez Mosquito et d'ailleurs je n'ai pas trop apprécié comment cet éditeur a traité cette série. En effet, elle ne s'est concentrée que sur les épisodes dessinés par le même dessinateur et non tous les épisodes de la série. J'aurais préféré que l'on publie la série du début jusqu'à la fin (ou du moins aussi loin que l'éditeur pouvait se le permettre) parce que j'aime bien voir l'évolution d'une série, mais aussi parce que les épisodes sont plus ou moins indépendants. On peut prendre un tome par hasard et le scénario n'est pas confus, mais on fait souvent référence à des aventures qui ont déjà eu lieu et c'est frustrant de voir des rappels pour des épisodes qui n'ont pas été traduits. Le pire est le traitement du personnage de Hogan, présenté comme l'ennemi juré du héros sauf que comme il est déjà apparu lorsqu'il fait sa première apparition dans les albums traduits par Mosquito, c'est pas trop clair pourquoi les deux sont ennemis. Enfin, la fin du tome 8 donne une piste sur les vraies motivations de Hogan et c'est frustrant parce que je ne verrais probablement jamais comment évolue la relation entre les ennemis jurés. Bon, même je vais expliquer pourquoi j'ai autant aimé cette série. C'est du western classique qui reprend les codes du genre, mais il les utilise habilement. Plusieurs fois, je pensais que j'avais deviné ce qui allait se passer et le scénariste m'a surpris. Certains personnages sont plus complexes qu'ils n'y paraissent à première vue. Les scénarios sont prenants et mélangent habilement psychologie, aventure, western et fantastique. Ce dernier élément varie au fil des histoires : parfois le fantastique ne fait qu'une timide apparition et d'autres fois c'est le point central du récit, notamment lorsque Esprit du Vent doit affronter des monstres fantastiques. Les histoires sont solides et seul le tome 5 m'aura un peu déçu. Le dessin est du très beau noir et blanc comme savent le faire les dessinateurs italiens. Bref, un exemple de BD populaire italienne (celle où il y a un nouvel épisode de pratiquement 100 pages qui sort chaque mois) réussi et intelligent. Un must pour les amateurs de western.

10/12/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Persepolis
Persepolis

La petite histoire raconte que Marjane Satrapi eut l'idée de concevoir ce récit autobiographique après avoir lu Maus de Art Spiegelman. Grand bien lui en a pris puisque cette inspiration aura accouché d'un second petit chef d'oeuvre dans le monde pas si évident de la bande dessinée. Oh bien sûr, il y aura toujours des détracteurs à l'encontre de Persepolis qui sera perçu comme de la bd destinée aux gens qui ne lisent pas de bd. D'autres qui vont relier ce phénomène littéraire aux prémisses du courant féministe actuel et mêmes qui vont le considérer comme un parjure religieux. Et si tout simplement Persepolis était simplement un conte d'une rare finesse ? Une bête histoire d'une jeune femme de notre époque née dans une contrée aux us et coutumes différentes des nôtres mais d'une modernité et d'une liberté de penser sans égal ? Oui ce serait davantage mon ressenti. Marjane Satrapi se remémore donc sa jeunesse dans l'Iran des années 70/80 et surtout de la Révolution de 1979 qui aura transformé le pays en une république islamique. Par chance, la jeune fille est issue d'une famille des plus bienveillantes et va nous raconter son quotidien jusqu'à son départ en France pour y poursuivre ses études... Parsemé de petits chapitres et tout autant d'anecdotes, Marjane Satrapi fait preuve d'une vivacité et d'une verve rayonnantes. Qu'il s'agisse d'expliquer les bouleversements culturels de la Révolution, d'y relater quelques méfaits sordides liés à la guerre civile ou simplement d'y raconter ses premiers émois amoureux, le tout se fait avec une spontanéité et une simplicité étonnantes. Cette histoire a beau être basée sur des souvenirs et peut-être même parfois un peu policée, on ressent tout à fait la bonne humeur rayonnante d'une histoire banale dans un pays en souffrance. Souvent très drôle et toujours sincère, Persepolis bénéficie également d'un joli dessin que beaucoup pourraient qualifier d'amateur. Je le trouve aussi lisible qu'attrayant dans un très beau contraste noir et blanc. On perçoit également l'évolution entre les différents tomes ce qui est tout à fait en adéquation avec le passage de l'enfance vers l'âge adulte pour la jeune Marjane. Avec un peu de recul on sera même surpris de la voir s'éloigner de ses terres natales vers l'Autriche des années 80 où elle est confrontée aussi bien à l'adolescence qu'au monde occidental. Le récit est étonnamment vivant et jamais lassant ou redondant. Tour à tout chronique, conte ou farce, Persepolis ne se lit pas, mieux il se dévore. D'une traite ou par petites touches avec son chapitrage agréable, l'oeuvre est finalement fort éloignée de Maus dont elle ne garde que la substance autobiographique et dramatique tout en insufflant sa propre énergie. On passe ainsi des rires aux larmes en un claquement de doigts et le regard porté par la jeune fille de 10 ans comme celui de la jeune femme de 21 ans conserve ses rêves et ses espoirs. Riad Sattouf a du également s'inspirer de ce roman fleuve pour L'Arabe du futur qui y décrit également ses propres souvenirs. Persepolis n'est donc pas l'oeuvre dérangeante que les esprits chagrins extrémistes veulent censurer, ce n'est pas non plus le "Candide" de Voltaire ou la Shoah anthropomorphe. C'est simplement l'histoire d'une jeune fille alerte du XXème siècle rendant hommage à ses racines, à sa famille et à sa bonne humeur et c'est en tous points remarquable, drôle et émouvant. Merci Madame Satrapi.

09/12/2019 (modifier)
Par Magna
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Horion
Horion

Je m'attendais tellement à un manga normal style gros pouvoirs dans ta face dès le départ, j'ai été rebuté par le début qui prend à contre pied direct avec un début surprenant pour un shonen. C'est dur de changer ses habitudes mais ça vaut le coup quand on tombe sur un manga comme Horion je trouve. Y a plein de personnages qui pètent la classe direct dans le tome 1 mais c'est surtout avec le tome 2 et 3 qu'on découvre la profondeur du truc. Niveau scénario ça ose des trucs couillus et niveau dessin ça envoie du lourd. Y a pas, je suis client. Par contre, si la suite pouvait arriver plus vite svp, merci. ^^

07/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Sombres citrouilles
Sombres citrouilles

Je ne sais pas comment vous convaincre que cet album n’est pas une œuvre opportune sortie à l’époque d’Halloween juste pour faire nombre dans les rayons de librairies déjà débordées. Je pourrais vous parler de sa scénariste, Malika Ferdjoukh. Vous dire qu’avant d’être scénariste, elle est auteure de romans, dont l’excellente série des « Quatre soeurs » déjà adaptée (avec talent) par Cati Baur. Vous vanter son art de marier légèreté apparente et réflexions plus profondes, son habileté à créer des récits destinés de prime abord aux adolescents mais qui toucheront un bien plus large public. Souligner encore que pour un travail d’une romancière, ce scénario adapté d’une de ses propres œuvres ne souffre en rien du transfert d’un support vers un autre. Oui, je pourrais vous dire tout ça… Je pourrais aussi vous parler du dessinateur, Nicolas Pitz. De l’intelligence et de l’inventivité dont il a fait preuve pour illustrer les passages se déroulant la nuit. Du talent dont il a fait montre pour parvenir à singulariser chacun des nombreux membres de cette famille recomposée et complexe. De la fraicheur et de la naïveté qui peuvent surgir de son trait. Oui, ça aussi, je pourrais l'évoquer... Je pourrais enfin vous parler de ce récit, de sa finesse. Souligner le fait qu’il nous confie des petits et des grands secrets, que chaque personnage en a un bien à lui, ou qu’il partage avec d’autre. Vous dire que cet album parle d’amours inavouées (les plus douloureuses) et d’amitiés sincères. Insister tout de même sur le fait que derrière ce roman graphique se cache une intrigue policière, avec un cadavre quelque peu encombrant que l’on ira cacher tantôt dans les citrouilles, tantôt dans un placard… … et puis vous avouer enfin que j’ai eu la larme à l’œil lorsque cette histoire qui paraissait pourtant si légère finit par tourner au drame pour un de ses personnages… Je pourrais vous dire tout ça mais j’aurais peur que vous attendiez de cet album monts et merveilles… alors qu’il s’agit tout simplement d’un chouette album. Ni une œuvre opportune et mercantile, ni un récit révolutionnaire… mais une histoire qui m’a touché par sa finesse et l’émotion qu’elle parvient à distiller. Seul reproche : pas toujours facile de s’y retrouver dans les liens qui unissent les différents membres de cette famille recomposée. Un petit arbre généalogique planqué quelque part aurait, je pense, été l’arme ultime pour m’achever.

06/12/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fatma au parapluie
Fatma au parapluie

Voilà une petite curiosité. D'abord parce qu'elle nous vient de l'autre côté de la Méditerranée, d'Algérie plus précisément, et qu'elle a été écrite en langue arabe, une culture rare en bandes dessinées par chez nous. Ensuite parce qu'elle nous conte une histoire un peu intrigante. Dans la casbah, quartier pauvre et populaire des hauteurs d'Alger, les ragots sont colportés à la vitesse de la lumière, et ce que l'on dit de la maison des parapluies est assez inquiétant : les femmes qui y habitent, l'une un brin décrépite et à la dentition défaillante, l'autre plus jeune et au regard pénétrant, connues pour des réparations de chaussures et de parapluies, auraient d'autres talents très... particuliers. La vieille est capable de prédire l'avenir et concocte des potions particulières, l'autre vend des légumes et parle français, n'hésitant pas à s'inviter dans les cafés réservés aux hommes. Ces comportements transgressifs ne leur font pas que des amis dans le quartier... Au-delà de cette histoire un brin énigmatique, bouclée en deux tomes, l'intérêt de cette série se situe également dans le dessin. Mahmoud Benamar semble fortement inspiré par les grands maîtres italiens, dans ce trait neveux et qui exagère un peu les caractéristiques physiques, tandis que l'atmosphère de la casbah est retranscrit dans un noir et blanc qui vaut le coup d'oeil. Une belle découverte, j'ai hâte de lire la suite et fin.

06/12/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'une d'elles
L'une d'elles

« L'une d'elles » est un puissant plaidoyer contre les violences faites aux femmes, qui a d’ailleurs gagné le Prix Artémisia 2019 du combat féministe. L’auteur raconte ses propres circonstances, et les abus dont elle a été la victime, tout en les mettant en parallèle aux violences faites aux femmes dans le monde et au travers l’Histoire. Elle s’intéresse notamment au « Yorkshire Ripper », fameux tueur en série ayant sévi dans sa région d’origine, quand elle était ado. Elle nous fait réfléchir à tout ça… au traitement douteux de la police. Au fait que 50 ans après, on se souvienne du nom du tueur mais pas du nom des victimes. Au fait qu’on accepte la violence masculine comme faisant partie du paysage, et qu’on attende des femmes qu’elles s’adaptent à ce fait inébranlable. Elle pose la question qu’on redoute tous : pourquoi ? Pourquoi certains hommes sont-ils violents envers les femmes ? Une lecture coup de poing en ce qui me concerne. J’ai eu beaucoup de mal à écrire un avis… je ne sais pas trop quoi dire de plus, sinon que cet album m’a instruit et ouvert les yeux. A mettre entre toutes les mains.

04/12/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Château des Animaux
Le Château des Animaux

Quelle belle suite spirituelle à La Ferme des Animaux de George Orwell ! Comme dans le roman, nous sommes placés dans un cadre d'animaux qui se sont construit une société à l'écart des hommes et où les travers du pouvoir politique ont fait en sorte qu'ils vivent désormais dans un état totalitaire assez abject. Sous couvert de les protéger contre des attaques de loups imaginaires et sous prétexte de préserver leurs réserves de nourriture, les animaux les plus forts et au pouvoir rationnent et font trimer les autres en faisant régner la loi par la force mais aussi par l'hypocrisie et la manipulation. Lentement mais sûrement la contestation se met en place. Et avec l'aide de l'héroïne, une brave mère chatte, d'un lapin gigolo sympathique et d'un sage rat ménestrel, une solution pacifique tente d'être trouvée pour faire plier les forts sans entraîner de bain de sang. C'est finement raconté, avec de très bons personnages et beaucoup d'intelligence. Le dessin est en outre superbe ! Les animaux anthropomorphes y sont aussi expressifs que ceux de Disney, avec une maîtrise technique rappelant le trait de Juanjo Guarnido (Blacksad). Décors et couleurs ne sont pas en reste. On peut prendre un pur plaisir à admirer les planches et à y revenir après lecture. Pour ne rien gâcher, les albums sont denses et épais ce qui permet de les savourer encore plus longuement. Vivement la suite !

04/12/2019 (modifier)