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Couverture de la série Black Project
Black Project

Le gros point faible de cet album vient de sa couverture. Elle incarne pourtant magnifiquement l’essence du récit mais, très sombre voire glauque, elle ne permet pas au lecteur de saisir toute la dimension humoristique de celui-ci, ni sa poésie. Pourtant, il ne m’a fallu que deux pages pour être écroulé de rire car ce récit est très drôle, même s’il a de quoi effrayer aussi. En fait, ce que j’ai adoré, c’est ce jeu d’équilibriste auquel se livre avec un brio incroyable Gareth Brookes. A un tel point que l’on s’en retrouve à décrire cet album avec des qualificatifs que tout semble pourtant opposer. Glauque, hilarant, touchant, poétique, dérangeant, magnifique, pitoyable, étonnant, subtil, rafraichissant, angoissant. La grande force du bouquin vient de l’association d’une écriture à la première personne, tellement naturelle et spontanée (alors que ce qui nous est raconté est tout sauf commun… du moins je l’espère) que je me suis longtemps cru devant une petite autobiographie (coup de chapeau au passage à Corinne Julve pour la traduction), et d’illustrations au premier regard maladroites associant des techniques incongrues. D’ailleurs, nous sommes bien plus face à un récit illustré que devant une bande dessinée. Les illustrations, assemblages de plusieurs techniques allant de la pyrogravure au crochet, ne plairont pas à tout le monde (et très clairement, ce n’est pas le genre d’album que je conseillerais aux amateurs de bd classique). Il n’y a pas à proprement parler d’art séquentiel. Le dessin est tordu, maladroit. Mais c’est justement parce que ce dessin est tordu, maladroit, parce que différentes techniques sont utilisées, parce qu’il n’y a pas d’art séquentiel mais juste une illustration des propos tenus dans ce qui ressemble à un carnet intime, que ce dessin est parfait pour illustrer le récit. Et puis que dire sur la justesse avec laquelle Gareth Brookes dresse le portrait de son ‘héros’, à cheval entre l’enfance naïve et inventive et l’adolescence angoissée et asociale. Ce gars est touchant et effrayant à la fois et on ne saurait dire s’il est juste un peu (beaucoup) décalé mais sympathique ou s’il devrait être enfermé d’extrême urgence. Bon, pour pinailler, je trouve la fin moins réussie, avec un retournement de situation peu conforme avec les psychologies développées tout le long de l’album. Mais ce n’est vraiment pas grave car l’intérêt du récit est ailleurs. A titre personnel, j’ai tout simplement adoré. Un tout grand merci à Alix qui m'a permis de découvrir cette perle.

04/05/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Coucous Bouzon
Coucous Bouzon

Probablement à l'origine du fameux polar en open space Jean Doux et le Mystère de la Disquette Molle, ce Coucous Bouzon (et non "couscous" ^^) est un petit régal absurde d'Anouk Ricard en parfaite harmonie avec l'univers enfantin animalier qu'elle développe. Dans la maison Bouzon, on y développe des coucous suisses de père en fils, le patron actuel est un sombre crétin imbu de sa propre image, la secrétaire est une nymphomane frustrée et le reste de l'équipe est tout aussi coloré. Embauché de façon surréaliste pour y remplacer un poste mystérieusement vacant, Richard, un canard bleu trentenaire, n'est pas au bout de ses peines et doit se plier aux règles fantaisistes de sa direction. Ce pastiche de la vie de bureau est tout simplement hilarant : le décalage exercé entre les lignes de dialogue et le dessin faussement naïf fait mouche. Richard subit un monde dont il ne connait pas les règles et on s'identifie facilement à ce personnage rêveur qui souhaite juste faire son job et accessoirement se rapprocher de la jolie Sophie, seule employée de la maison Bouzon à paraître normale face à des collègues complètement à la ramasse. Anouk Ricard enchaîne les situations tragicomiques : dans l'ascenseur, des réunions de travail ou une sortie dans les bois pour motiver les troupes.... Tout un tas de petites scénettes qui font du bien aux zygomatiques. L'ajout d'une investigation sur la disparition d'un collègue devient presque anecdotique mais peu importe : Coucous Bouzon est la preuve s'il en fallait qu'on s'amuse bien plus à lire les déboires du bureau qu'à les vivre en direct. Chaudement recommandé pour apprécier le confinement actuel et redouter de revoir ses collègues de bureau !

04/05/2020 (modifier)
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

Tardi a beaucoup publié sur ce sujet, est sans cesse revenu sur un thème qui lui tient à cœur. Mais, même si aucune de ses autres séries tournant autour du carnage de la première guerre mondiale n’est inintéressante (elles sont toutes au moins « bien faites »), je crois qu’aucune n’atteint l’intensité, la réussite de celle-ci qui, il est vrai, est celle que j’ai lue la première, il y a maintenant très longtemps, et sur laquelle je reviens après l’avoir relue une nouvelle fois. C’est un album bouleversant, écœurant, qui remplit parfaitement le rôle que Tardi avait voulu lui donner, à savoir montrer la bêtise, l’horreur absolue, l’ignoble hypocrisie, l’écœurante abjection de cette guerre, si ce n’est de la guerre en générale. Tardi explique bien qu’il n’a pas voulu faire d’œuvre d’historien. Et que les témoignages directs de poilus lui ont été plus utiles que les travaux des historiens (qu’il ne méprise pas, mais ce n’est pas son propos). C’est ainsi que la longue bibliographie en fin de volume, si elle est très fournie et intéressante, ne cite presqu’aucun historien. Ce sont essentiellement des récits, des romans, et des films évoquant l’horreur des tranchées. Mention spéciale parmi ce bon choix, en ce qui me concerne, à « Johnny got is gun », de Trumbo, et aux « Sentiers de la gloire » de Kubrick (mais voulu par un grand acteur engagé et récemment disparu, Kirk Douglas), des œuvres ou auteurs ayant eu affaire à la censure… Le dessin de Tardi est ici très bon, très caractéristique de son trait à mi-chemin entre le réalisme cru et la caricature. Il atteint ici une force proche par certains aspects de quelques tableaux expressionnistes allemands (d’Otto Grosz par exemple), et donne une vision sidérante de cet enfer sur Terre. C’est sans doute l’œuvre majeure de Tardi, et en tout cas un album absolument à connaître si ce n’est pas déjà le cas. Un album très fort, à la fois engagé et sobre, simple et bouleversant.

04/05/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Peau de Mille Bêtes
Peau de Mille Bêtes

Que voici un très joli conte moderne, dynamique et rempli de jolies surprises ! Une découverte qui fait plaisir en ces temps de confinement, où l'évasion est salutaire pour l'esprit. Peau de mille bêtes est effectivement très ressemblant par certains aspects au conte Peau d'âne, mais on notera une grande marge de différence, autant dans le propos que dans l'histoire. Probablement le double effet de l'adaptation et du conte d'origine qui semble avoir des différences. L'histoire emprunte des chemins traditionnels, mais avec une volonté de modernité qui ajoute une jolie réflexion sur la façon dont les contes véhiculent les idées de leur temps. Cela dit, et c'est l'origine de ma note malgré tout le plaisir que j'ai eu à la lecture, c'est parfois trop appuyé dans sa volonté, notamment lorsqu'on sent la démarcation du conte traditionnel qui est voulu. C'est dommage, parce que le conte perd alors de son intemporalité pour s'inscrire dans un sens précis. Et je regrette que l'on sente alors la volonté de l'auteur déborder dans le récit, alors que c'était auparavant plus fin et plus en filigrane. Le message n'était pas appuyé à outrance, et l'on sentait plusieurs niveaux de lectures et de références contemporaines qui s'emboitaient mais en laissant le choix au lecteur de ce qu'il voulait lire. C'est un peu le faux pas que je regrette, mais qui ne gâche pas plus que cela la lecture et laisse tout de même une belle histoire bien menée, aux propos et enjeux très bien travaillés. J'ai juste un petit reproche sur la sorciè ... pardon, la fée, que j'ai adorée tout au long du récit, mais dont certaines choses auraient mérité, selon moi, d'être expliquées plus précisément, notamment ses motivations. En dehors de ce petit chipotage (qui m'est resté par rapport à la fin, surtout), le reste fut un réel plaisir et me donne envie de m'y replonger lorsque ma pile à lire sera enfin finie. Le dessin est la démonstration de la force qu'on peut donner à un dessin que je n'apprécie pourtant pas. Ce n'est clairement pas la façon de représenter que je préfère, mais il se dégage de l'ensemble quelque chose de magique et de très conte, justement. C'est tout en couleur, plutôt sombre dans l'ensemble, mais en même temps clair et avec des passages en représentation de scènes plus spécifiques qui exploitent le jeu des couleurs pour symboliser les sensations. C'est extrêmement bien représenté, et l'ambiance qui ressort de tout ça m'a beaucoup touché. Je me suis réellement senti happé par le conte, comme ceux qu'on me racontait alors que j'étais minot. Cette BD est réellement bonne, à bien des égards, et n'eut été les deux petits points de détails que j'ai mentionnés plus haut quant au scénario, je suis réellement sous le charme de l'histoire. C'est drôle et inventif (il faudra que je lise le conte d'origine pour savoir dans quel mesure), intelligent et d'un propos maitrisé. Un conte moderne, mais qui sait jouer finement de ce qu'il veut dire. Bref, une lecture fortement recommandée !

03/05/2020 (modifier)
Par dmarger
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles

Les dessins exquis de monsieur Maëster, avec ses caricatures, ses tronches sorties d'on ne sait où, ainsi que des scénarii atypiques, font la richesse de cette série. À lire et à relire, grâce aux petits détails disséminés au gré des cases. Bravo !!

29/04/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Enferme-moi si tu peux
Enferme-moi si tu peux

« Enferme-moi si tu peux », excellent titre en forme de pied de nez à toute forme de récupération de cet art inclassable dénommé Art brut composant le sujet de cet ouvrage, que ce soit de la part des institutions ou des forces mercantiles. A ce titre, on ne pourra que souscrire à la préface de Michel Thévoz, fondateur et conservateur de la Collection de l’Art brut à Lausanne, qui donne une définition parfaite de cette forme d’art et explique pourquoi la BD était le meilleur moyen de l’évoquer. Celle-ci, de par « son côté enfantin », et « en dépit de son acronymie, opère comme une émajusculation de l’Art, particulièrement bienvenue dans ce feuilleton de l’enfermement et de l’habilitation artistique. » D’emblée, le lecteur est captivé par l’histoire de ces six personnages hors normes qui sont parvenus à s’affranchir des prisons mentales dans lesquelles on tentait de les maintenir, en les cataloguant comme fous ou inaptes à la vie en société. Et le talent de conteuse d’Anne-Caroline Pandolfo n’y est pas pour rien. En faisant ressortir l’aspect mystérieux de leurs vocations nées d’un déclic mental ou provoquées par ces fameuses voix intérieures, cette dernière parvient à nous faire pénétrer une dimension parallèle, le récit le plus étrange étant celui de Marjan Gruzewski, dont la main semblait être dirigée par une entité surnaturelle. On est souvent subjugué par ces portraits, et l’autrice, ne cherchant aucunement à se poser en juge vis-à-vis de ces témoignages ni à ironiser, bien au contraire, ne fait qu'exprimer un profond respect et beaucoup d’empathie. La « folie » de ces hommes et de ces femmes, qui généralement nous fait si peur, se révèle soudainement comme un délicieux refuge au milieu de la triviale réalité. De façon très originale, chaque récit est introduit par les personnages précédents qui se rassemblent au fur et à mesure dans une sorte de boudoir céleste, une façon originale de relier ces artistes qui ne se sont jamais rencontrés mais apparaissent ici tous connectés par une sorte de complicité espiègle face au cartésianisme aveugle de leurs congénères « sains d’esprit ». Dans cette entreprise de réhabilitation de ces célébrités longtemps dédaignées par l’art officiel, Anne-Caroline Pandolfo est comme toujours admirablement relayée par son compère Terkel Risbjerg, qui expose ici toute l’étendue de son art, encore plus que d’habitude. Son trait époustouflant se déploie sur des planches entières comme sur la toile d’un peintre, explosant les cases dans une sorte de tourbillon où liberté et folie se mêlent dans une communion totale. Une démarche qui ne fait que corroborer les propos de Michel Thévoz, relayés plus haut, selon lesquels art brut et bande dessinée font décidément bon ménage. Avec ce superbe ouvrage, Pandolfo et Risbjerg ne déçoivent pas, tant s’en faut, et savent nous ensorceler avec des choix narratifs et graphiques qui les placent actuellement parmi les auteurs les plus passionnants dans le domaine du neuvième art. Chacun de leurs albums nous régalent et ne fait que confirmer ce statut au fil de leur production. Inutile de dire qu’on attend leur prochain opus avec une impatience non dissimulée.

27/04/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Revivre
Revivre

De Ugo Bertotti j’avais déjà beaucoup apprécié Le monde d'Aïsha - Luttes et espoirs des femmes au Yémen chez Futuropolis… et j’ai retrouvé les mêmes qualités dans « Revivre », à commencer par cette inébranlable humanité. Il est important de rappeler qu’il s’agit d’une histoire vraie. J’ai entamé ma lecture sans lire le résumé, et m’attendais donc à une « simple » histoire d’immigration clandestine et de réfugiés de guerre… et puis à la fin du premier chapitre, tout bascule : Selma, ayant fuis la guerre en Syrie, débarque en Italie avec sa famille… et décède malheureux après quelques jours à peine, suite à une vilaine blessure à la tête reçue lors de la traversée. Malgré leur douleur et leurs croyances, sa famille décide de faire don de ses organes. Les chapitres suivant nous racontent la vie de 3 italiens gravement malades en attente de greffe depuis des années, qui voient leur calvaire prendre fin « grâce » à la mort de Selma. Le message est puissant et surtout multiple : un rappel (nécessaire ?) sur les horreurs que fuient ces réfugiés. Une réflexion fascinante sur nos idéologies et nos préjugés. Il est possible d’être croyant et moderne. La grosse majorité de ces immigrés sont des gens bons, éduqués. Et quid du raciste occidental qui reçoit le rein d’un « arabe » ? Quelle serait sa réaction s’il savait ? (ce genre de transaction reste habituellement anonyme) Mais surtout, cet album nous rappelle que malgré nos apparences extérieures, biologiquement nous sommes tous de la même espèce. Un rein Syrien ou Palestinien « fonctionne » parfaitement dans le corps d’un occidental. Nous ne sommes pas Français, Syrien, Algérien ou autre… nous sommes humains. Toute autre division est artificielle. Cette compatibilité physiologique est je trouve d’un symbolisme monumental dans le contexte nationaliste actuel. Un témoignage puissant, raconté de façon très juste, sans verser dans le pato ou le larmoyant. Dans le genre, on peut difficilement faire mieux, d’où ma note « à chaud ». A mettre entre toutes les mains.

27/04/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Girls' Last Tour
Girls' Last Tour

3.5 Un autre manga que j'avais découvert en premier via son adaptation en anime. C'est un manga qui se passe dans un monde post-apocalyptique, mais contrairement à d'autres oeuvres du genre, ce n'est pas une histoire pessimiste qui montre un groupe de héros essayant tant bien que mal de survive dans un environnement hostile et affrontant des méchants. Ici, c'est seulement deux jeunes filles qui se promènent sur Terre, explorent ce qu'elles trouvent et survivent sans trop de problèmes. On suit leurs vies quotidiennes et pour un manga dont l'action se situe après apocalypse, c'est relaxant. Il y a un coté contemplatif dans cette série et cela ne m'a pas du tout dérangé. Il faut dire qu'on est dans un décor très différent de notre monde. Les deux personnages principaux sont attachants, le scénario est prenant et je passe vraiment un bon moment chaque fois que je lis un ou plusieurs chapitres de ce manga. C'est un peu dur à expliquer, mais j'adore voir ces deux filles se promener dans les ruines d'un ancien monde qu'elles n'ont pas connu. Bon voilà si vous voulez un manga relaxant, je conseille celui-là. Eh oui on est dans du post-apocalypse très loin de Mad Max !

24/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Divin
Le Divin

Assez grandiose! C'est suite à l'avis de Ro il y a quelque temps que j'ai souhaité me procurer cette BD. Attiré par l'avis et la galerie mais surtout la couverture qui comme on dit claque. Et puis il y a la photo en fin d'album de ces deux jeunes garçons (jumeaux) qui est proprement hallucinante. Longtemps après l'avoir vue elle vous reste en mémoire. Pas de sang, de violence, seulement un regard qui vous glace et ce n'est rien de le dire. Mais une photo ne fait pas un album et celui-ci reste un peu à mon avis en deçà de son sujet. Sur le thème des enfants-soldats je préfère l'excellent Teddy Bear dans la collection Doggy bags chez Ankama. Dans ce one-shot les auteurs ont choisi l'angle de l'onirisme, du merveilleux, en référence aux légendes asiatiques sur le pouvoir des choses inanimées mais qui peuvent cesser de l'être. Au dessin pour exprimer ce merveilleux qui fait irruption dans le réel, les frères Asaf et Tomer Hanuka qui travaillent à quatre mains et nous offrent des planches assez dépouillées mais sur lesquelles il n'y a pas grand-chose à reprocher sur le plan graphique. Le seul point qui m'empêche de mettre une étoile de plus est que j'aurais aimé que le récit se centre plus sur ces enfants-soldats, leurs conditions de vie, etc.. Malgré ce léger bémol je conseille cette BD et c'est également un coup de cœur.

24/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ascender
Ascender

Excellent! Après l'excellent Descender, nous nous retrouvons dix ans plus tard avec "Ascender". Ici il n'est plus question de haute technologie, quoique, puisque le monde développé dans la série précédente a laissé la place à un monde où c'est la magie qui a pris la place. Cette nouvelle gouvernance tourne autour d'une dictature incarnée par "La Mère" à la tête de mondes dont le credo est la destruction de toutes les machines. C'est dans ce contexte que Mila et son père Andy vont s'attirer les foudres de gardiens de la nouvelle foi quand un ancien jouet/compagnon refait son apparition. Dès lors les deux s'engagent dans une fuite car la magie est aussi efficace que les armes d'antan. Un premier tome introductif donc, mais qui augure du meilleur pour la suite. Les auteurs ici lorgnent plus vers l'heroic fantasy et ce en grande partie grâce au talent du dessinateur Dustin Nguyen qui avec ses magnifiques aquarelles donne le ton, il nous dessine des personnages à trognes assez fabuleuses. Dans ce récit dynamique qui propose quelques flashbacks bienvenus, les auteurs réinventent une fantasy un peu techno de très bon aloi. Coup de cœur en attendant la suite.

24/04/2020 (modifier)