C'est amusant, en lisant cet album sans voir les auteurs, j'étais persuadé que le dessinateur était Thierry Martin (Le Roman de Renart) dont j'aime beaucoup le style. C'est n'est pourtant pas lui mais bien Léonard Chemineau qui est ici au dessin, dans un style plus doux et mignon que celui que je lui connaissais dans Le Travailleur de la nuit ou Julio Popper. C'est en tout cas un style de dessin que j'apprécie vraiment. Il est à la fois esthétique, épuré et en même très lisible. Les décors sont beaux, lumineux, et les personnages sont très réussis. J'aime surtout la bouille de la mule dont les expressions me font rire presque à chaque fois.
L'histoire n'est pas en reste.
Son cadre historique est excellent et tellement rare en BD. Quel incroyable contraste entre la finesse de ce califat Andalou du Xe siècle et la barbarie violente du monde Franc et Viking de la même époque. Et quelle plongée intéressante dans cet univers. Quelle surprise d'y voir des gardes musulmans armés, vêtus et coiffés comme des soldats francs, loin des clichés de l'arabe en turban et au sabre courbe. Quelle surprise d'y voir justement quelques vikings aborder les rivages espagnols. Et quel véritable intérêt de découvrir les relations entre les peuples de l'époque, les machinations politiques et leur impact sur la science et la littérature qui ont fait la gloire du monde arabe d'alors.
Cela, nous le découvrons par le biais d'une véritable histoire à l'échelle humaine avec quatre protagonistes principaux, dont une mule, lancés dans une aventure pour sauver des livres précieux. C'est un récit qui mêle aventure et humour, avec de bons personnages, des dialogues ciselés, et surtout une très bonne tenue de route tant dans le rythme que dans l'attachement à son intrigue, sa crédibilité et son intelligence.
Un vrai plaisir de lecture qui apporte en outre son lot d'informations historiques particulièrement instructives.
Nous proposer une enquête de Sherlock Holmes et pourtant faire preuve d’originalité, c’est le challenge relevé par les deux auteurs de cette splendide série. Bon ! Là, il n’y a eu qu’un diptyque et rien ne dit que le concept tiendra dans la durée (il y a déjà quelques redites dans le deuxième tome, comme ce principe de regarder les pages par transparence qui passe relativement bien sur deux tomes mais qui me fatiguera sans doute au bout de dix) mais j’ai vraiment adoré ce premier récit.
Les points forts : la mise en page du récit avec des planches superbes élaborée en fonction et au service de l’originalité du concept. En nous plaçant dans la tête de Sherlock Holmes, les auteurs nous permettent de suivre l’action au plus près. Car c’est bien dans sa tête, avec les déductions qu’il fait en fonction des indices récoltés, que se passe la majeure partie de l’action dans une enquête du célèbre détective. Et avoir trouvé ce moyen à la fois graphique et ludique de nous faire partager ses pensées est clairement l’atout majeur du concept.
Ce concept permet ainsi aux auteurs de nous offrir des planches aux découpages inventifs, belles à voir pour elles-mêmes et pourtant toujours adéquates vis-à-vis de l’histoire qui nous est racontée. Par ailleurs, cette enquête tient la route et nous tient en haleine. Le mystère est bien présent et il faudra toute la sagacité de Sherlock Holmes pour en venir à bout.
Donc voilà, pour moi, ce premier diptyque est vraiment très très très bon, proche du culte (bah oui, rien que ça). Et si j’émets des réserves sur la viabilité du concept dans la durée, je n’espère qu’une chose : que les auteurs me donnent tort.
Quoiqu’il en soit, ce premier diptyque est un must-have à mes yeux. Vivement conseillé à tout amateur d’enquête policière.
Cette série de BD à bercé mon enfance, j'ai tout les tomes, je les lisaient en allant en colo et je suis toujours dans l'attente du fameux tome 5 avec le héro tiré du profil d'un lecteur ayant gagné le concours !
Je trouve le commentaire de mon camarade en dessous vraiment dur, pour moi c'est une BD qui mériterais d'être culte, elle a tout pour elle :
- Un intitulé, le centre de formation
- Des jeux de mots, des blagues, tournure de phrase, de l'humour comme on l'apprécie dans les BD
- Des personnages cultes avec chacun leur personnalité (alors oui il se ressemble sur certains point de vue mais d'un autre côté il partagent les mêmes centre d'intérêt donc c'est une évidence pour ma part et non pas un manque d'approfondissement comme pourrais laisser sous entendre spooki)
- Des dessins qualitatifs
En breff tout ce qu'il faut pour une BD digne de ce nom !!
10 ans plus tard j'espère toujours voir un nouveau tome sortir !
( J'ai rien contre toi spooki alors ne m'en veux pas pour le nom que j'ai choisi, je l'ai choisi uniquement par ce que t'as critique négative m'a inspiré une critique positive mais je ne juge en rien ton commentaire constructif et pertinent malgré tout, je n'ai très certainement pas ta culture en terme de BD de foot et je tenais à le préciser)
Après une guerre nucléaire et les dérèglements climatiques qui ont achevé d’affaiblir ceux qui ont survécu, l’Angleterre est maintenant dirigée par un gouvernement dictatorial. La société est sous très haute surveillance et le moindre écart de conduite, la moindre opinion déviante sont durement réprimés. Ce qui est devenu un peuple de zombies a perdu toute capacité de révolte. Si la description d’une société sous contrôle d’un Etat totalitaire n’est pas une nouveauté en soi, l’approche qu’en propose Alan Moore est d’emblée glaçante. Orwell n’est pas loin…
Une politique basée sur la terreur écrase la population. Là encore, l’auteur nous immerge dans un monde implacable régit par des instances aux noms aussi simples qu’efficaces : l’Oreille, l’Œil, le Nez, la Main, la Voix, le tout coordonné et contrôlé par un ordinateur central : le Destin.
De ce monde sans espoir, deux personnages émergent. Le premier, V, est un « anarchiste » au visage caché derrière un masque de Guy Fawkes. Qui est-il ? et comment survit-il dans cette société quasiment anéantie ? Alan Moore distille les renseignements qu’il nous livre sur le mystérieux personnage. On comprend vite que V a une pensée complexe, qu’il a une vision de la société totalement refondée sur des valeurs qui n’ont rien à voir avec les motivations criminelles de ceux qui gouvernent, et qu’il est prêt à tous les sacrifices pour faire aboutir son projet. C’est un être d’une intelligence supérieure, les dialogues en témoignent. Le second personnage est Evey, une jeune fille sauvée par V au moment où elle allait être violée. Evey symbolise ce peuple, soumis et effrayé. Recueillie par V, elle sort peu de sa torpeur et comme une renaissance, ouvre petit à petit les yeux sur le monde dans lequel elle vit. La mutation profonde qui s’opère dans le personnage de Evey - qui, peu à peu, entre dans le plan de vengeance de V - est absolument bluffante.
Pas très fan du dessin au début, j’ai trouvé finalement qu’il était vraiment en cohérence avec le récit fluide et parfaitement bien construit. Chaque mot a sa place ! Que c’est bien écrit ! Le message est universel, les exemples dans l’histoire ne manquent pas. Les questions sur le mystérieux V que l’on peut considérer alternativement comme un anarchiste ou comme un terroriste ont-elles des réponses ? Quel est le prix de la liberté ?
Ode au livre comme vecteur de culture, comme ouverture au monde, comme arme fragile mais pourtant létale face à l’ignorance, à la bêtise et à la guerre.
Ode à la paix comme condition sine qua non à l’émergence de l’art et de la culture.
Ode à l’amitié.
Voilà un récit tout public qui parlera à chacun, quel que soit son âge. Un récit qui se lit comme une grande aventure mais qui distille régulièrement des réflexions philosophiques aussi pertinentes qu’accessibles à tous.
A titre personnel, j’ai adoré, même si le ton est parfois un peu insistant (mais je pardonne car « c’est pour la bonne cause »). La mise en page aérée qui garantit un rythme de lecture soutenu, les dialogues vivants, les multiples pistes de réflexions disséminées çà et là, les petites anecdotes amusantes (je ne regarderai plus la galle du chêne de la même manière, maintenant), les personnages attachants, l’histoire d’amitié entre un voleur et une mule, la base historique sur laquelle se pose ce récit, le dessin expressif, clair et lisible…
… Bon, en fait, j’ai tout aimé ! Culte, donc !!!
J'arrive au bout de la route, cette piste si dangereuse "La Piste de Yéshé" et je suis triste. J'ai perdu un ami de papier à peine l'avais je rencontré quelques mois auparavant.
Je ne vous connaissais pas il y a trois mois ni vous monsieur Jonathan ni votre alter ego, C. C'est par hasard que j'ai acheté les onze premiers numéros d'occasions chez mon GJ préféré.
J'ai commencé "Souviens-toi, Jonathan..." , premier choc j'ai cru lire du Derib que j'aime beaucoup. Deuxième choc, en 1976 un jeune auteur ose dessiner une guerre ,aujourd'hui oubliée de l'occident.
Troisième choc, voila un beau gosse façon Woodstock qui quitte l'endroit le plus cosy du monde pour honorer une parole sans jouer les justiciers "Rambo" occidental. Au contraire il se met à l'écoute. A l'écoute des populations locales, à l'écoute de la montagne et à l'écoute de son moi intérieur.
Un peu de spiritualité dans ce monde matérialiste et méchant, je trouve que l'air des cimes a envahi mon salon.
De plus j'aime marcher, j'aime la solitude, j'aime Pink Floyd ou Kate Bush et j'aime pas trop les destructions militaires ici ou ailleurs.
Je suis donc une cible rêvée pour Jonathan.
Dès lors je n'ai plus quitté la série, complétant mes numéros manquants jusqu'à ce fameux 17 dernier né.
Que de surprises!! Cosey s'émancipe et affirme son style graphique très vite. Son découpage est unique. Ses plans sur les regards et surtout celui de Jonathan me font penser à Clint Eastwood vs Lee Van Cleef.
Sa description et ses dessins de montagnes sont des sommets (hihi). Cosey respire la montagne, il la transpire, il lui rend un hommage vibrant. Ses chemins de trekking sont plus vrais que nature . Mais là c'est le summum l'Himalaya! Mais même dans "Atsuko" (quel délice cet album) le chemin des 88 temples me fait rêver.
L'ambiance des Guest House, on dirait le "Guide du Routard" des années 80, je sens encore les odeurs d'épices.
Il y a aussi ses harmonies de couleurs le bleu, le blanc et le jaune. A ce propos je conseille les intégrales où Cosey décrit la genèse ou sa technique graphique. Un régal.
Ses scénarii sont bien ficelés et je trouve les épisodes avec Kate très purs. Les histoires permettent en plus de donner une place importante à la culture millénaire et très riche de ces pays.
Que du bon!! Avec internet pourquoi ne pas aller rechercher ces poètes Tibétains, Indous, Chinois, Birmans ou Japonais? Une visite au musée d'Orsay du bout du monde qui souligne la problématique du pillage des œuvres locales par nos gentilles armées coloniales (t5).
Pas de vrai méchant chez Cosey, même Yu le pilote meurtrier de Saïcha prend conscience de l'atrocité de ses actes pour "raison d'état". De même le Chef de district est peint comme un vieux renard sage et rusé qui transpire l'intelligence. Nous sommes plus dans une partie d'échecs que dans une confrontation brutale. Cela est vrai pour de très nombreux numéros.
Il y a tout dans Jonathan, de la Résistance( ou du Terrorisme suivant le point de vue), de la Dissidence, de l'Art, de la Sagesse, de la Spiritualité ( peut être un gros mot en BD?), de l'Amitié, du Voyage ou du Pardon. Et de l'Amour. Des femmes toutes plus admirables les unes que les autres. Saïcha la médecin résistante et l'amour de toujours, Kate; Drolma l'amie espiègle, Lan la colonelle musicienne et dissidente, Atsuko l'amour manqué et April la protégée de Kali. Elles seront presque toutes là, à Yéshé, pour le rendez vous d'adieu à Jon.
Dernier choc, alors que Cosey est singularisé comme auteur à lire dans la course aux trophées du site, son vaisseau amiral n'obtient aucun 5 étoiles!!! ""Bizarre bizarre, vous avez dit bizarre?"
Voila c'est corrigé, je lui devais bien cela. Au revoir Jon.
Note : Je mets mon avis à jour après lecture du tome 3.
J’ai lu le roman, et je dois avouer qu’il m’a beaucoup marqué. Je lui ai trouvé quelques longueurs, et certains passages un peu trop abscons (notamment les discussions philosophiques sur le vent) mais globalement j’ai adoré l’intrigue, l’univers mis en place et les personnages.
Je suis donc ravi d’à nouveau accompagner cette 34ème horde en BD. Les adaptations de romans cultes (en film, BD etc) sont toujours un peu casse-gueule. Les personnages ne ressemblent pas toujours à l’idée qu’on s’en était faite (ce qui est le cas pour moi et Golgoth par exemple, que j’imaginais plus mastodonte) et il y a souvent certaines coupures/pertes au niveau contenu… Point de coupures ici, mais je note une simplification de la narration (qui passe de narrateurs multiples à un narrateur unique) et du vocabulaire employé (qui regorgeait de termes bizarroïdes dans le roman). Les aficionados seront peut-être déçus, mais moi j’ai apprécié cette « vulgarisation » de l’histoire, que j’avais quand même trouvée difficile d’accès par moment. En tout cas je trouve le rythme parfait, les auteurs ont trouvé le bon équilibre entre les différents éléments de l’histoire (relations entre personnages, avancée difficile, discussion sur le vent).
Le dessin remplit parfaitement son rôle. Les paysages désolés sont magnifiquement représentés, ainsi que le vent.
La qualité est toujours au rendez-vous après 3 tomes parus, et j’attends la suite avec impatience !
Le personnage d'Œdipe mérite que l'on s'y attarde un petit moment. Les très beaux dessins de Diego Oddi et l'excellent scénario de Clotilde Bruneau nous font rentrer dans l'univers du plus connu des personnages de l'époque tragique du théâtre grec.
Œdipe est-il une victime du destin comme le peuvent être tous ces hommes confrontés au Mal qui les dépasse et les fauche. Les victimes des Tsunamis, tremblements de terre ou autres inondations se demandent bien ce qu'elles ont fait pour mériter un tel sort.
Œdipe reçoit la malédiction qui pèse sur son père Laios en héritage. Dans l'esprit tragique grec de ce temps vouloir s'y soustraire est uns douce illusion. Œdipe est-il libre et partant, responsable de ses actes ? C'est une des questions fondamentales que pose le récit.
Le scénario montre bien aussi, que le drame d'Œdipe repose sur deux mensonges. Celui des parents adoptifs et celui du survivant du parricide. Œdipe est-il pour autant innocent de ses actes comme nous le dit Luc Ferry dans son très bon dossier à la fin de l'ouvrage.
Pour ma part j'en doute car même son intelligence, soulignée par sa confrontation avec la Sphinx (ou Sphinge) se laisse dominée par ses sentiments, la colère, l'orgueil au moment de la tuerie ou la convoitise du pouvoir et de Jocaste.
La collection est toujours d'un niveau sensiblement égal pour les couleurs, les ambiances ou les scénarii. C'est dessiné par des Méditerranéens c'est sûrement un plus pour la compréhension des ambiances.
Pour moi c'est un ouvrage indispensable pour les collégiens et lycéens qui veulent approfondir un aspect de la liberté et des conséquences de leurs actes.
A lire et relire quand on a 15 ans (et plus)
Très bonne surprise que la découverte de ces deux albums policiers datés début des années 80. La force de cette série tient pour moi dans les trois scénarii originaux mais surtout dans les dialogues très savoureux.
Les répliques entre Paprika et Cobalt sont empreintes d'un réel humour.
Le scénario de "Fugue à Quatre Mains" rappelle celui du film "Les Barbouzes" où je verrais très bien Francis Blanche dans le rôle de l'espion chinois avec sa verve très fleurie. Une gentille dérision complète l'esprit de la série. Surtout dans Fugue où des rebondissements, genre farces, parsèment le récit.
Le niveau de français des dialogues est vraiment très bon, on y trouve même un conditionnel passé deuxième forme très bien utilisé.
L'anglais utilisé bien que simple est tout aussi bon. C'est rare de trouver une qualité littéraire de ce niveau pour ce type de série.
Le dessin des visages est soigné mais je trouve la dynamique des bouches faibles à tel point que j'ai l'impression d'avoir affaire à des ventriloques.
Une bizarrerie, c'est d'avoir Cobalt et Paprika français dans "Fugue" et américains dans "l'Assassiné Récalcitrant". J'aime beaucoup le personnage de Paprika qui souvent vole la vedette à un Cobalt un peu balourd. L'Assassiné Récalcitrant nous propose deux histoires autour de morts pas si morts. On aurait pu craindre une répétition mais il n'en est rien.
L'élégance féminine de ces années est la cerise sur le gâteau.
Dommage de n'avoir que deux albums.
Vu que tous les éditeurs semblent vouloir leur adaptations en BD de 1984 et qu'en plus ma bibliothèque municipal semble vouloir toutes les posséder, j'ai décidé de m'amuser en les lisant toutes. Cela va me changer de lire pour la millième fois une adaptation de L'ile au trésor ou des Trois mousquetaires !
J'ai vraiment adoré cette version ! Je n'ai pas lu le roman et je ne peux que comparer avec la seule autre adaptation que j'ai lu jusqu'à présent à savoir celle de Nesti. J'avais trouvé cette dernière froide, il y avait tellement de textes descriptifs que j'ai l'impression que cet auteur a tout simplement adapté le roman en faisait du copier-coller alors qu'ici Pontarello s'approprie l'histoire et y mets des émotions. Alors que la BD de Nesti s'ouvrait avec une longue description du monde de 1984, ici on découvre tout petit à petit à travers les yeux de Winston Smith. Cela permets de s'attacher facilement à lui, à mieux comprendre ce qu'il ressent, bref à ressentir des émotions !
Le scénario est prenant, j'ai adoré suivre le cheminement de Smith et l'histoire d'amour qu'il vit est particulièrement touchante. J'ai été stocké à l'album du début jusqu'à la fin alors que je savais ce qui allait se passer (quoique j'ai l'impression que Pontarolo a changé quelques trucs dont la fin, n'ayant pas la BD Nesti avec moi je ne peux comparer que de mémoire). Le message est vraiment fort et le monde décrit par Oswell fait vraiment peur ! Une excellente adaptation que je recommande même pour ceux qui ont déjà lu d'autres adaptations du roman !
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La Bibliomule de Cordoue
C'est amusant, en lisant cet album sans voir les auteurs, j'étais persuadé que le dessinateur était Thierry Martin (Le Roman de Renart) dont j'aime beaucoup le style. C'est n'est pourtant pas lui mais bien Léonard Chemineau qui est ici au dessin, dans un style plus doux et mignon que celui que je lui connaissais dans Le Travailleur de la nuit ou Julio Popper. C'est en tout cas un style de dessin que j'apprécie vraiment. Il est à la fois esthétique, épuré et en même très lisible. Les décors sont beaux, lumineux, et les personnages sont très réussis. J'aime surtout la bouille de la mule dont les expressions me font rire presque à chaque fois. L'histoire n'est pas en reste. Son cadre historique est excellent et tellement rare en BD. Quel incroyable contraste entre la finesse de ce califat Andalou du Xe siècle et la barbarie violente du monde Franc et Viking de la même époque. Et quelle plongée intéressante dans cet univers. Quelle surprise d'y voir des gardes musulmans armés, vêtus et coiffés comme des soldats francs, loin des clichés de l'arabe en turban et au sabre courbe. Quelle surprise d'y voir justement quelques vikings aborder les rivages espagnols. Et quel véritable intérêt de découvrir les relations entre les peuples de l'époque, les machinations politiques et leur impact sur la science et la littérature qui ont fait la gloire du monde arabe d'alors. Cela, nous le découvrons par le biais d'une véritable histoire à l'échelle humaine avec quatre protagonistes principaux, dont une mule, lancés dans une aventure pour sauver des livres précieux. C'est un récit qui mêle aventure et humour, avec de bons personnages, des dialogues ciselés, et surtout une très bonne tenue de route tant dans le rythme que dans l'attachement à son intrigue, sa crédibilité et son intelligence. Un vrai plaisir de lecture qui apporte en outre son lot d'informations historiques particulièrement instructives.
Dans la tête de Sherlock Holmes
Nous proposer une enquête de Sherlock Holmes et pourtant faire preuve d’originalité, c’est le challenge relevé par les deux auteurs de cette splendide série. Bon ! Là, il n’y a eu qu’un diptyque et rien ne dit que le concept tiendra dans la durée (il y a déjà quelques redites dans le deuxième tome, comme ce principe de regarder les pages par transparence qui passe relativement bien sur deux tomes mais qui me fatiguera sans doute au bout de dix) mais j’ai vraiment adoré ce premier récit. Les points forts : la mise en page du récit avec des planches superbes élaborée en fonction et au service de l’originalité du concept. En nous plaçant dans la tête de Sherlock Holmes, les auteurs nous permettent de suivre l’action au plus près. Car c’est bien dans sa tête, avec les déductions qu’il fait en fonction des indices récoltés, que se passe la majeure partie de l’action dans une enquête du célèbre détective. Et avoir trouvé ce moyen à la fois graphique et ludique de nous faire partager ses pensées est clairement l’atout majeur du concept. Ce concept permet ainsi aux auteurs de nous offrir des planches aux découpages inventifs, belles à voir pour elles-mêmes et pourtant toujours adéquates vis-à-vis de l’histoire qui nous est racontée. Par ailleurs, cette enquête tient la route et nous tient en haleine. Le mystère est bien présent et il faudra toute la sagacité de Sherlock Holmes pour en venir à bout. Donc voilà, pour moi, ce premier diptyque est vraiment très très très bon, proche du culte (bah oui, rien que ça). Et si j’émets des réserves sur la viabilité du concept dans la durée, je n’espère qu’une chose : que les auteurs me donnent tort. Quoiqu’il en soit, ce premier diptyque est un must-have à mes yeux. Vivement conseillé à tout amateur d’enquête policière.
Foot Goal
Cette série de BD à bercé mon enfance, j'ai tout les tomes, je les lisaient en allant en colo et je suis toujours dans l'attente du fameux tome 5 avec le héro tiré du profil d'un lecteur ayant gagné le concours ! Je trouve le commentaire de mon camarade en dessous vraiment dur, pour moi c'est une BD qui mériterais d'être culte, elle a tout pour elle : - Un intitulé, le centre de formation - Des jeux de mots, des blagues, tournure de phrase, de l'humour comme on l'apprécie dans les BD - Des personnages cultes avec chacun leur personnalité (alors oui il se ressemble sur certains point de vue mais d'un autre côté il partagent les mêmes centre d'intérêt donc c'est une évidence pour ma part et non pas un manque d'approfondissement comme pourrais laisser sous entendre spooki) - Des dessins qualitatifs En breff tout ce qu'il faut pour une BD digne de ce nom !! 10 ans plus tard j'espère toujours voir un nouveau tome sortir ! ( J'ai rien contre toi spooki alors ne m'en veux pas pour le nom que j'ai choisi, je l'ai choisi uniquement par ce que t'as critique négative m'a inspiré une critique positive mais je ne juge en rien ton commentaire constructif et pertinent malgré tout, je n'ai très certainement pas ta culture en terme de BD de foot et je tenais à le préciser)
V pour Vendetta
Après une guerre nucléaire et les dérèglements climatiques qui ont achevé d’affaiblir ceux qui ont survécu, l’Angleterre est maintenant dirigée par un gouvernement dictatorial. La société est sous très haute surveillance et le moindre écart de conduite, la moindre opinion déviante sont durement réprimés. Ce qui est devenu un peuple de zombies a perdu toute capacité de révolte. Si la description d’une société sous contrôle d’un Etat totalitaire n’est pas une nouveauté en soi, l’approche qu’en propose Alan Moore est d’emblée glaçante. Orwell n’est pas loin… Une politique basée sur la terreur écrase la population. Là encore, l’auteur nous immerge dans un monde implacable régit par des instances aux noms aussi simples qu’efficaces : l’Oreille, l’Œil, le Nez, la Main, la Voix, le tout coordonné et contrôlé par un ordinateur central : le Destin. De ce monde sans espoir, deux personnages émergent. Le premier, V, est un « anarchiste » au visage caché derrière un masque de Guy Fawkes. Qui est-il ? et comment survit-il dans cette société quasiment anéantie ? Alan Moore distille les renseignements qu’il nous livre sur le mystérieux personnage. On comprend vite que V a une pensée complexe, qu’il a une vision de la société totalement refondée sur des valeurs qui n’ont rien à voir avec les motivations criminelles de ceux qui gouvernent, et qu’il est prêt à tous les sacrifices pour faire aboutir son projet. C’est un être d’une intelligence supérieure, les dialogues en témoignent. Le second personnage est Evey, une jeune fille sauvée par V au moment où elle allait être violée. Evey symbolise ce peuple, soumis et effrayé. Recueillie par V, elle sort peu de sa torpeur et comme une renaissance, ouvre petit à petit les yeux sur le monde dans lequel elle vit. La mutation profonde qui s’opère dans le personnage de Evey - qui, peu à peu, entre dans le plan de vengeance de V - est absolument bluffante. Pas très fan du dessin au début, j’ai trouvé finalement qu’il était vraiment en cohérence avec le récit fluide et parfaitement bien construit. Chaque mot a sa place ! Que c’est bien écrit ! Le message est universel, les exemples dans l’histoire ne manquent pas. Les questions sur le mystérieux V que l’on peut considérer alternativement comme un anarchiste ou comme un terroriste ont-elles des réponses ? Quel est le prix de la liberté ?
La Bibliomule de Cordoue
Ode au livre comme vecteur de culture, comme ouverture au monde, comme arme fragile mais pourtant létale face à l’ignorance, à la bêtise et à la guerre. Ode à la paix comme condition sine qua non à l’émergence de l’art et de la culture. Ode à l’amitié. Voilà un récit tout public qui parlera à chacun, quel que soit son âge. Un récit qui se lit comme une grande aventure mais qui distille régulièrement des réflexions philosophiques aussi pertinentes qu’accessibles à tous. A titre personnel, j’ai adoré, même si le ton est parfois un peu insistant (mais je pardonne car « c’est pour la bonne cause »). La mise en page aérée qui garantit un rythme de lecture soutenu, les dialogues vivants, les multiples pistes de réflexions disséminées çà et là, les petites anecdotes amusantes (je ne regarderai plus la galle du chêne de la même manière, maintenant), les personnages attachants, l’histoire d’amitié entre un voleur et une mule, la base historique sur laquelle se pose ce récit, le dessin expressif, clair et lisible… … Bon, en fait, j’ai tout aimé ! Culte, donc !!!
Jonathan
J'arrive au bout de la route, cette piste si dangereuse "La Piste de Yéshé" et je suis triste. J'ai perdu un ami de papier à peine l'avais je rencontré quelques mois auparavant. Je ne vous connaissais pas il y a trois mois ni vous monsieur Jonathan ni votre alter ego, C. C'est par hasard que j'ai acheté les onze premiers numéros d'occasions chez mon GJ préféré. J'ai commencé "Souviens-toi, Jonathan..." , premier choc j'ai cru lire du Derib que j'aime beaucoup. Deuxième choc, en 1976 un jeune auteur ose dessiner une guerre ,aujourd'hui oubliée de l'occident. Troisième choc, voila un beau gosse façon Woodstock qui quitte l'endroit le plus cosy du monde pour honorer une parole sans jouer les justiciers "Rambo" occidental. Au contraire il se met à l'écoute. A l'écoute des populations locales, à l'écoute de la montagne et à l'écoute de son moi intérieur. Un peu de spiritualité dans ce monde matérialiste et méchant, je trouve que l'air des cimes a envahi mon salon. De plus j'aime marcher, j'aime la solitude, j'aime Pink Floyd ou Kate Bush et j'aime pas trop les destructions militaires ici ou ailleurs. Je suis donc une cible rêvée pour Jonathan. Dès lors je n'ai plus quitté la série, complétant mes numéros manquants jusqu'à ce fameux 17 dernier né. Que de surprises!! Cosey s'émancipe et affirme son style graphique très vite. Son découpage est unique. Ses plans sur les regards et surtout celui de Jonathan me font penser à Clint Eastwood vs Lee Van Cleef. Sa description et ses dessins de montagnes sont des sommets (hihi). Cosey respire la montagne, il la transpire, il lui rend un hommage vibrant. Ses chemins de trekking sont plus vrais que nature . Mais là c'est le summum l'Himalaya! Mais même dans "Atsuko" (quel délice cet album) le chemin des 88 temples me fait rêver. L'ambiance des Guest House, on dirait le "Guide du Routard" des années 80, je sens encore les odeurs d'épices. Il y a aussi ses harmonies de couleurs le bleu, le blanc et le jaune. A ce propos je conseille les intégrales où Cosey décrit la genèse ou sa technique graphique. Un régal. Ses scénarii sont bien ficelés et je trouve les épisodes avec Kate très purs. Les histoires permettent en plus de donner une place importante à la culture millénaire et très riche de ces pays. Que du bon!! Avec internet pourquoi ne pas aller rechercher ces poètes Tibétains, Indous, Chinois, Birmans ou Japonais? Une visite au musée d'Orsay du bout du monde qui souligne la problématique du pillage des œuvres locales par nos gentilles armées coloniales (t5). Pas de vrai méchant chez Cosey, même Yu le pilote meurtrier de Saïcha prend conscience de l'atrocité de ses actes pour "raison d'état". De même le Chef de district est peint comme un vieux renard sage et rusé qui transpire l'intelligence. Nous sommes plus dans une partie d'échecs que dans une confrontation brutale. Cela est vrai pour de très nombreux numéros. Il y a tout dans Jonathan, de la Résistance( ou du Terrorisme suivant le point de vue), de la Dissidence, de l'Art, de la Sagesse, de la Spiritualité ( peut être un gros mot en BD?), de l'Amitié, du Voyage ou du Pardon. Et de l'Amour. Des femmes toutes plus admirables les unes que les autres. Saïcha la médecin résistante et l'amour de toujours, Kate; Drolma l'amie espiègle, Lan la colonelle musicienne et dissidente, Atsuko l'amour manqué et April la protégée de Kali. Elles seront presque toutes là, à Yéshé, pour le rendez vous d'adieu à Jon. Dernier choc, alors que Cosey est singularisé comme auteur à lire dans la course aux trophées du site, son vaisseau amiral n'obtient aucun 5 étoiles!!! ""Bizarre bizarre, vous avez dit bizarre?" Voila c'est corrigé, je lui devais bien cela. Au revoir Jon.
La Horde du contrevent
Note : Je mets mon avis à jour après lecture du tome 3. J’ai lu le roman, et je dois avouer qu’il m’a beaucoup marqué. Je lui ai trouvé quelques longueurs, et certains passages un peu trop abscons (notamment les discussions philosophiques sur le vent) mais globalement j’ai adoré l’intrigue, l’univers mis en place et les personnages. Je suis donc ravi d’à nouveau accompagner cette 34ème horde en BD. Les adaptations de romans cultes (en film, BD etc) sont toujours un peu casse-gueule. Les personnages ne ressemblent pas toujours à l’idée qu’on s’en était faite (ce qui est le cas pour moi et Golgoth par exemple, que j’imaginais plus mastodonte) et il y a souvent certaines coupures/pertes au niveau contenu… Point de coupures ici, mais je note une simplification de la narration (qui passe de narrateurs multiples à un narrateur unique) et du vocabulaire employé (qui regorgeait de termes bizarroïdes dans le roman). Les aficionados seront peut-être déçus, mais moi j’ai apprécié cette « vulgarisation » de l’histoire, que j’avais quand même trouvée difficile d’accès par moment. En tout cas je trouve le rythme parfait, les auteurs ont trouvé le bon équilibre entre les différents éléments de l’histoire (relations entre personnages, avancée difficile, discussion sur le vent). Le dessin remplit parfaitement son rôle. Les paysages désolés sont magnifiquement représentés, ainsi que le vent. La qualité est toujours au rendez-vous après 3 tomes parus, et j’attends la suite avec impatience !
Œdipe
Le personnage d'Œdipe mérite que l'on s'y attarde un petit moment. Les très beaux dessins de Diego Oddi et l'excellent scénario de Clotilde Bruneau nous font rentrer dans l'univers du plus connu des personnages de l'époque tragique du théâtre grec. Œdipe est-il une victime du destin comme le peuvent être tous ces hommes confrontés au Mal qui les dépasse et les fauche. Les victimes des Tsunamis, tremblements de terre ou autres inondations se demandent bien ce qu'elles ont fait pour mériter un tel sort. Œdipe reçoit la malédiction qui pèse sur son père Laios en héritage. Dans l'esprit tragique grec de ce temps vouloir s'y soustraire est uns douce illusion. Œdipe est-il libre et partant, responsable de ses actes ? C'est une des questions fondamentales que pose le récit. Le scénario montre bien aussi, que le drame d'Œdipe repose sur deux mensonges. Celui des parents adoptifs et celui du survivant du parricide. Œdipe est-il pour autant innocent de ses actes comme nous le dit Luc Ferry dans son très bon dossier à la fin de l'ouvrage. Pour ma part j'en doute car même son intelligence, soulignée par sa confrontation avec la Sphinx (ou Sphinge) se laisse dominée par ses sentiments, la colère, l'orgueil au moment de la tuerie ou la convoitise du pouvoir et de Jocaste. La collection est toujours d'un niveau sensiblement égal pour les couleurs, les ambiances ou les scénarii. C'est dessiné par des Méditerranéens c'est sûrement un plus pour la compréhension des ambiances. Pour moi c'est un ouvrage indispensable pour les collégiens et lycéens qui veulent approfondir un aspect de la liberté et des conséquences de leurs actes. A lire et relire quand on a 15 ans (et plus)
Cobalt
Très bonne surprise que la découverte de ces deux albums policiers datés début des années 80. La force de cette série tient pour moi dans les trois scénarii originaux mais surtout dans les dialogues très savoureux. Les répliques entre Paprika et Cobalt sont empreintes d'un réel humour. Le scénario de "Fugue à Quatre Mains" rappelle celui du film "Les Barbouzes" où je verrais très bien Francis Blanche dans le rôle de l'espion chinois avec sa verve très fleurie. Une gentille dérision complète l'esprit de la série. Surtout dans Fugue où des rebondissements, genre farces, parsèment le récit. Le niveau de français des dialogues est vraiment très bon, on y trouve même un conditionnel passé deuxième forme très bien utilisé. L'anglais utilisé bien que simple est tout aussi bon. C'est rare de trouver une qualité littéraire de ce niveau pour ce type de série. Le dessin des visages est soigné mais je trouve la dynamique des bouches faibles à tel point que j'ai l'impression d'avoir affaire à des ventriloques. Une bizarrerie, c'est d'avoir Cobalt et Paprika français dans "Fugue" et américains dans "l'Assassiné Récalcitrant". J'aime beaucoup le personnage de Paprika qui souvent vole la vedette à un Cobalt un peu balourd. L'Assassiné Récalcitrant nous propose deux histoires autour de morts pas si morts. On aurait pu craindre une répétition mais il n'en est rien. L'élégance féminine de ces années est la cerise sur le gâteau. Dommage de n'avoir que deux albums.
1984 (Pontarolo)
Vu que tous les éditeurs semblent vouloir leur adaptations en BD de 1984 et qu'en plus ma bibliothèque municipal semble vouloir toutes les posséder, j'ai décidé de m'amuser en les lisant toutes. Cela va me changer de lire pour la millième fois une adaptation de L'ile au trésor ou des Trois mousquetaires ! J'ai vraiment adoré cette version ! Je n'ai pas lu le roman et je ne peux que comparer avec la seule autre adaptation que j'ai lu jusqu'à présent à savoir celle de Nesti. J'avais trouvé cette dernière froide, il y avait tellement de textes descriptifs que j'ai l'impression que cet auteur a tout simplement adapté le roman en faisait du copier-coller alors qu'ici Pontarello s'approprie l'histoire et y mets des émotions. Alors que la BD de Nesti s'ouvrait avec une longue description du monde de 1984, ici on découvre tout petit à petit à travers les yeux de Winston Smith. Cela permets de s'attacher facilement à lui, à mieux comprendre ce qu'il ressent, bref à ressentir des émotions ! Le scénario est prenant, j'ai adoré suivre le cheminement de Smith et l'histoire d'amour qu'il vit est particulièrement touchante. J'ai été stocké à l'album du début jusqu'à la fin alors que je savais ce qui allait se passer (quoique j'ai l'impression que Pontarolo a changé quelques trucs dont la fin, n'ayant pas la BD Nesti avec moi je ne peux comparer que de mémoire). Le message est vraiment fort et le monde décrit par Oswell fait vraiment peur ! Une excellente adaptation que je recommande même pour ceux qui ont déjà lu d'autres adaptations du roman !