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Vers la tempête

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

C’est le récit d’un tournant de la vie de Jean-Sébastien Bérubé : en 2007, il entame une carrière de dessinateur de bande dessinée tout en continuant à un niveau professionnel un sport de combat : le karaté kyokushin, une pratique radicale et controversée, dans laquelle les combats se font à mains nues, où les coups sont portés à pleine puissance et les victoires se font par K.O. Mal dans sa peau, il doit affronter sa famille qui refuse ses choix de vie. Une réflexion profonde sur le sens que l’on donne à sa vie : avec une grande honnêteté, l’auteur raconte ses espoirs, ses désillusions, sa difficulté à trouver sa place dans la société.


Auteurs canadiens Autobiographie Douleurs intimes Québec Sport

En 2007, Jean-Sébastien Bérubé retourne à Rimouski afin de passer sa ceinture noire de karaté kyokushin. Il retrouve son professeur d’antan, le shihan (maître) Sylvain Lessard, atteint d’un cancer et se sachant condamné. Jean-Sébastien décide alors de tout donner dans son entrainement afin d’honorer les derniers jours de son professeur. Sa famille s’est toujours opposée à sa pratique du karaté, en particulier son grand-père qui méprise profondément ce sport violent. Jean-Sébastien doit également combattre en dehors du tatami pour apprendre à se faire respecter et suit une psychothérapie pour l’aider à s’affirmer. Mais cette pratique l’éloigne encore plus de sa famille, son père et son grand-père considérant la psychothérapie comme une arnaque pour les faibles d’esprit. Jean-Sébastien ne se décourage pas pour autant et poursuit son chemin, en dépit de ces drames familiaux et de ses problèmes sentimentaux. Texte : L'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Mars 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Vers la tempête

24/08/2021 | Gaston
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Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Jean-Sébastien Bérubé continue dans l'autobiographie et nous raconte son retour au Québec après les événements de Comment je ne suis pas devenu moine. Il y a des moments assez durs car on voit Bérubé souffrir de dépression à cause de ses problèmes sentimentaux et aussi familiaux qui lui empoisonnent la vie. Sa mère a été violée par son propre père lorsqu'elle a été jeune et a développé des problèmes mentaux et son grand-père paternel contrôle tout ce qui fait en sorte que l'auteur n'a pas su bien se développer émotivement et qu'il finit toujours par se plier aux désirs des autres sans penser un peu à lui. Parallèlement, il retourne au karaté et essaie de se dépasser dans ce sport. On voit aussi un peu les débuts difficiles de sa carrière d'auteur de BD lorsqu'il commence à faire Radisson, mais c'est un élément mineur dans le scénario. Il ne faut pas s'attendre à lire la vie d'un jeune auteur de BD qui fait tout pour percer dans le métier et qui apprend comment bien faire une BD, c'est vraiment centré sur ses problèmes émotionnels et familiaux ainsi que sur le karaté. Comme je l'ai dit, certains passages sont un peu durs, notamment lorsque l'auteur raconte tous les malheurs qu'il a vécus durant sa jeunesse et qui expliquent pourquoi il a besoin d'aide psychologie. Moi qui ai de la difficulté à raconter mes problèmes, je trouve ça courageux lorsqu'un auteur se met à nu devant les lecteurs. Le scénario est bien écrit, c'est passionnant du début jusqu'à la fin, et j'aime bien le dessin. Ceux qui ont aimé le précédent roman graphique de l'auteur devraient aimer autant celui-ci et si vous ne connaissez pas cet auteur, son œuvre est à découvrir.

24/08/2021 (modifier)