J'ai adoré. Ça décrit bien la réalité de la vie en montrant que les riches ont tout et les autres rien, mais tout en laissant l'espoir au lecteur ou à la lectrice de voir un dénouement où la fille pauvre peut conquérir avec de la volonté l'empereur. L'histoire est très complète et on a vraiment envie de lire la suite.
Les dessins sont très bien faits (sauf quelques-uns un peu brouillon). J'ai vraiment envie de lire la suite. Les commentaires de l'auteure me font rire. Même si le début un peu enfantin, on découvre ensuite plus de profondeur à l'histoire.
J'ai 14 ans et j'ai adoré.
Superbe! A commencer par le dessin, cette Bd est vraiment géniale. Les paysages sont vraiment à couper le souffle et les uniformes sont recréés jusqu'au détail près. Le scénario est lui aussi très bien, avec énormément d'éléments en seulement 2 BD. Jarbinet nous emmène visiter la vie des soldats loin du front et celle des résistants. Je donne un 18/20
Je commencerai par apporter une petite précision : ce diptyque peut se lire comme une histoire complète ; les deux tomes de la série se suffisent à eux-mêmes et de plus la fin n'est pas frustrante, je dirai même que c'est la fin qui lui convient. Le récit est prenant et débordant d'humour noir bien acide comme j'aime. Je suis d'accord avec ce que disent Pierig et ThePatrick, le choix de la collection est mauvaise humour de rire, ce n'est pas hilarant, c'est juste de l'humour noir qui prête juste à sourire, mais qui fait mouche à chaque fois.
Voici donc un western fantastique qui n'a pas froid aux yeux, une vaste lutte entre un sorcier centenaire et un démon assoiffé de sang et de tueries, où l'on meurt sans état d'âme. Chiquito, dont le corps est possédé par le sorcier n'est plus qu'un pauvre petit esprit encore vaguement relié à son ancienne enveloppe charnelle et qui virevolte autour d'elle. Ce Chiquito avec son corps d'enfant et son vocabulaire d'adulte est vraiment jouissif. Les autres personnages ne sont pas en reste, qu'ils aient ou non de la personnalité ils ne laissent pas indifférents. L'histoire est bien construite et le ton est parfois un peu décalé, avec par exemple le shérif qui se ballade défroqué et les bijoux de famille exposés à tous les vents, ou encore l'originalité de la monture de Chiquito qui n'est autre qu'un cochon-garou.
Une aventure décalée mais qui garde toute sa logique.
Je viens de lire le premier tome. J'en suis encore tout tremblant.
Ce comics est une révolution qui ouvre une nouvelle porte pour le comics européen, et même pour la BD européenne d'ailleurs. L'auteur, Serge Lehman, est dépositaire d'une belle culture de la littérature SF depuis le 19ème siècle, jusqu'aux super-héros de maintenant. Il s'est presque malgré lui retrouvé à lancer ce St Graal de la BD européenne, je vous l'annonce : nous venons d'assister à la naissance de la PREMIERE BD de SUPER-HEROS 100% EUROPEENS.
On ne pouvait pas réinventer le super-héros, ou les super-pouvoirs, mais l'adapter à notre culture avait toujours été un échec lamentable. Voilà qui est réparé. Ce comics est parvenu à amalgamer les mythes SF de notre continent, à récupérer les personnages de notre inconscient collectif, à employer un style littéraire, un vocabulaire qui sonne juste, à échapper aux anglicismes, et autres mauvaises traductions malvenues de concepts anglophones. Tout comme Marvel seul avait réussi à le faire, la Brigade Chimérique a redonné vie à nos mythes littéraires, et va même plus loin en transformant en mythes surhumains des personnes réels, comme Irène et Frédéric Joliot-Curie. Eh oui c'est un panthéon bien à nous qui vient de se créer sous nos yeux.
Je pourrais disserter encore des heures, vous dire que ce récit nous incite à découvrir quantité de trésors littéraires oubliés, vous dévoiler comment ce récit est une métaphore de notre littérature SF tout comme on l'a vue dans Watchmen, etc, etc.
Pourquoi les super-héros européens d'avant-guerre sont tombés dans l'oubli ? Pourquoi ce genre nous est complètement étranger depuis cette époque ? Deux mystères passionnant que nous espérerons résoudre. Un séïsme je vous dis.
[Edit]Modification de la note après lecture de La Gloire d'Héra
Une histoire touchante que celle de Tirésias. La punition d'un soldat trop impétueux et orgueilleux qui va l'amener à découvrir des choses qu'il ne soupçonnait point. Je n'en dis pas plus de peur d'en trop révéler.
Gloire soit rendue à Zeus le jour où j'ai acheté ces 2 albums. Des couvertures magnifiques, un dessin somptueux qui trahit à la perfection les émotions, des tableaux exceptionnels qui reflètent magistralement les paysages de l'île hellénique, des illustrations princières en général. Les couleurs employées s'étalent sur une telle variété de couleurs afin de correspondre à l'ambiance du lieu. En somme, le dessin de Rossi sert à la perfection le scénario.
Parlons-en de l'histoire. Rythmée, ne souffrant d'aucun temps mort, elle parvient à nous tenir en haleine de la première à la dernière case de ce diptyque. Avec finesse et intelligence Le Tendre nous embarque pour un voyage en première classe. Les personnages sonnent vrais, les dialogues écrits aujourd'hui ont une consonance antique agréable. Le scénario est excellent, faisant la place belle à des situations croustillantes. De plus, le traitement de l'homosexualité et du rapport hommes-femmes est traité avec malice, loin d'être vulgaire et de céder à la tentation des scènes crues.
Vous l'aurez compris, Tirésias m'a enthousiasmé, autant à sa lecture qu'à la rédaction de son avis.
Vous avez aimez les films Ben Hur et Spartacus (respectivement avec Charlton Heston et Kirk Douglas) ? Vous êtes en manque de grand spectacle ? Alors ruez-vous sur Vae Victis ! Cette formidable épopée gallo-romaine vous fera frémir, haleter, trembler, et je vous garantis que vous aurez bien du mal ne pas lire cette passionnante série d'une traite.
Formidablement mise en image par Jean-Yves Mitton, cette vision de la guerre des Gaules signée Simon Rocca réunit tous les ingrédients d'une grande aventure : poursuites, batailles, amour, trahisons...
Au fil de ces quinze albums on suit les déboires et les amours de toute une brochette de personnages hauts en couleurs : Ambre, Milon, Cloduar, César... Si certaines libertés sont prises avec la vérité historique, dans un but évident de fluidifier le récit, personne ne peut en revanche renier que les grandes lignes de l'Histoire sont respectées. Personnellement, j'en ai plus appris sur la guerre des Gaules en lisant Vae Victis qu'en parcourant jadis mes livres d'histoire.
Comme quoi il est possible d'apprendre en passant du bon temps.
Les chiffres sont effrayants. En France, en moyenne, 4000 femmes par mois sont victimes d’un viol, une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, etc. C’est pour informer et lutter contre ce fléau répandu à travers le monde que s’est érigé ce collectif d’auteurs.
Porté par Marie Moinard, initiatrice du projet, scénariste de plusieurs récits et éditrice, rédigé avec la caution morale et la participation de Amnesty International et de plusieurs associations, cet album regroupe pas moins de 34 auteurs majeurs de la bande dessinée parmi lesquels Emmanuel Lepage, Kris, Nicoby, Jeanne Puchol, Frédéric Jannin, André Geerts, Charles Masson, Philippe Caza, Daphné Collignon, Denis Lapière, Éric Corbeyran, Damien Vanders, etc..., qui se sont mobilisés pour lutter contre la violence faite aux femmes.
Les thèmes abordés sont entre autres : l'excision, le mariage forcé, la traite des êtres humains en vue de prostitution, le crime d'honneur, la lapidation, le viol comme arme de guerre, le viol et les préjugés, le harcèlement sexuel au travail, la violence conjugale, ... Tous ces thèmes sont traités avec force et justesse, de façon prenante et pédagogique. Outre les chiffres égrenés tout au long du bouquin, les récits qui m'ont le plus marqué sont ceux de Amnesty International sur la lapidation de la jeune Aisha Ibrahim Duhulow, 13 ans, mise à mort le 27 octobre 2008 par un groupe de 50 hommes qui l'ont lapidée dans un stade de la ville de Kismaayo en Somalie (l'illustration de René Follet est incroyable), de Denis Lapière sur le viol comme arme de guerre, illustré par Daphné Collignon, et celui de Marie Moinard, Eric Corbeyran et Damien Vanders sur la violence conjugale (20 pages) ; tous trois particulièrement bouleversants...
En France, environ 70 000 adolescentes de dix à dix-huit ans sont menacées d’être mariées de force, entre 55.000 et 65.000 fillettes ou femmes sont mutilées ou menacées de l’être. Chaque année dans le monde, 5 000 femmes sont tuées au nom de l’honneur, des centaines de milliers de femmes sont victimes de la traite en vue de la prostitution. Il y a en moyenne 4000 viols par mois en France… Ces chiffres donnent le vertige.
Devant ces chiffres et les thèmes développés, les auteurs, par leur talent, arrivent à se faire oublier pour nous laisser seuls face à notre lecture et cette réalité qui nous fait forcément réfléchir… Le livre est rempli d’informations, de données chiffrées, de mots-clés, qui nous apprennent beaucoup de choses et nous permettent de mieux appréhender le phénomène et son ampleur dramatique. Nous ne pourrons plus dire en 2009 que nous ne savions pas…
Contrairement à ce qu'écrit le précédent intervenant, cet ouvrage donne des solutions pour tenter de sortir de cet engrenage... notamment en encourageant les femmes à prendre la parole et à se défendre (des adresses d'associations sont données, etc...), les récits n'ont évidemment rien de "cas particuliers" puisqu'ils se basent sur des statistiques (rappelées dans le livre), et "tous les hommes" ne sont pas stigmatisés puisque plusieurs protagonistes positifs (voir dans le récit "Awa" par exemple) sont des hommes et que d'autre part nombre d'auteurs participant à ce collectif sont des hommes !... Tout ceci est donc totalement faux.
Un ouvrage indispensable donc, qui aidera peut-être à libérer la parole pour qu’enfin un jour cessent ces violences...
Woaw! tout d'abord je me suis étonné de vos commentaires, puis j'ai regardé les "immanquables" de ce site, Astérix, Picsou et Spirou. ^^ C'est fini les années 60 les amis. ^^'
Metamuta est une œuvre contemporaine et magnifique, je dirais même la BD de l'année pour moi !
Et il a son intérêt dans Mutafukaz car il se passe juste entre le tome 2 et le tome 3 dans la tête d'Angelino pendant qu'il est laissé pour mort et on en apprend enfin plus sur le passé d'Angelino, sur sa mère qui a dû l'abandonner, on rentre dans des souvenirs inconscients, dans des fantasmes, on a tout une BD rien que pour rentrer dans sa tête un instant...
Et pour le style de Jérémie Labsolu, il sert complètement l'histoire, c'est bordélique, c'est brouillon, êtes vous déjà entré dans la tête d'un orphelin poursuivi par des aliens dans une ville tel que Dark Meat City ? ^^
Si vous ne me comprenez pas et que vous préférez les gros nez franco belge ^^', c'est que l'on ne vient pas du même monde. Et je pense que personne n'a raison, c'est juste une différence de point de vue, sachez juste que pendant que vous avez mal aux yeux en lisant Metamuta, moi je vomis dés que j'ouvre Astérix. ^^
Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai pour l'instant lu que les deux premiers tomes (et oui, je n'ai pas encore pu trouver les autres).
Ce que j'ai surtout aimé dans Slaine, outre le dessin superbe, c'est le fait que cette série soit bien plus intelligente qu'il n'y parait de prime abord. L'univers est en effet très recherché et original et le scénario est loin d'être centré sur la violence du personnage principal, comme on pourrait le présager en le voyant ou en regardant la couverture. Bien sûr, étant fan de mythologie j'étais une cible privilégiée pour cette bd mais je pense malgré tout qu'elle restera agréable à lire pour tout le monde.
Les interventions du nain sont assez espacées pour ne pas devenir gênantes (à la différence des robots de la caste des méta-barons par exemple), et l'histoire de Slaine nous entraîne dans une formidable aventure.
Edition après lecture de 5 tomes:
Même avis!
Je suis tombé sur ce recueil d'histoires par hasard et j'ai tout de suite été pris dans la lecture. Je ne connaissais pas Robert Crumb auparavant et j'ai découvert une bd à la fois intelligente, drôle et réaliste.
Le dessin est assez particulier mais je l'ai trouvé plutôt bon, le noir et blanc renforçant bien l'ambiance des récits.
Bref, une très bonne surprise pour moi et assurément de la bonne bd, pour peu que vous aimiez l'humour et l'autodérision de son auteur.
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The Gentlemen's Alliance Cross
J'ai adoré. Ça décrit bien la réalité de la vie en montrant que les riches ont tout et les autres rien, mais tout en laissant l'espoir au lecteur ou à la lectrice de voir un dénouement où la fille pauvre peut conquérir avec de la volonté l'empereur. L'histoire est très complète et on a vraiment envie de lire la suite. Les dessins sont très bien faits (sauf quelques-uns un peu brouillon). J'ai vraiment envie de lire la suite. Les commentaires de l'auteure me font rire. Même si le début un peu enfantin, on découvre ensuite plus de profondeur à l'histoire. J'ai 14 ans et j'ai adoré.
Airborne 44
Superbe! A commencer par le dessin, cette Bd est vraiment géniale. Les paysages sont vraiment à couper le souffle et les uniformes sont recréés jusqu'au détail près. Le scénario est lui aussi très bien, avec énormément d'éléments en seulement 2 BD. Jarbinet nous emmène visiter la vie des soldats loin du front et celle des résistants. Je donne un 18/20
Chiquito la Muerte
Je commencerai par apporter une petite précision : ce diptyque peut se lire comme une histoire complète ; les deux tomes de la série se suffisent à eux-mêmes et de plus la fin n'est pas frustrante, je dirai même que c'est la fin qui lui convient. Le récit est prenant et débordant d'humour noir bien acide comme j'aime. Je suis d'accord avec ce que disent Pierig et ThePatrick, le choix de la collection est mauvaise humour de rire, ce n'est pas hilarant, c'est juste de l'humour noir qui prête juste à sourire, mais qui fait mouche à chaque fois. Voici donc un western fantastique qui n'a pas froid aux yeux, une vaste lutte entre un sorcier centenaire et un démon assoiffé de sang et de tueries, où l'on meurt sans état d'âme. Chiquito, dont le corps est possédé par le sorcier n'est plus qu'un pauvre petit esprit encore vaguement relié à son ancienne enveloppe charnelle et qui virevolte autour d'elle. Ce Chiquito avec son corps d'enfant et son vocabulaire d'adulte est vraiment jouissif. Les autres personnages ne sont pas en reste, qu'ils aient ou non de la personnalité ils ne laissent pas indifférents. L'histoire est bien construite et le ton est parfois un peu décalé, avec par exemple le shérif qui se ballade défroqué et les bijoux de famille exposés à tous les vents, ou encore l'originalité de la monture de Chiquito qui n'est autre qu'un cochon-garou. Une aventure décalée mais qui garde toute sa logique.
La Brigade Chimérique
Je viens de lire le premier tome. J'en suis encore tout tremblant. Ce comics est une révolution qui ouvre une nouvelle porte pour le comics européen, et même pour la BD européenne d'ailleurs. L'auteur, Serge Lehman, est dépositaire d'une belle culture de la littérature SF depuis le 19ème siècle, jusqu'aux super-héros de maintenant. Il s'est presque malgré lui retrouvé à lancer ce St Graal de la BD européenne, je vous l'annonce : nous venons d'assister à la naissance de la PREMIERE BD de SUPER-HEROS 100% EUROPEENS. On ne pouvait pas réinventer le super-héros, ou les super-pouvoirs, mais l'adapter à notre culture avait toujours été un échec lamentable. Voilà qui est réparé. Ce comics est parvenu à amalgamer les mythes SF de notre continent, à récupérer les personnages de notre inconscient collectif, à employer un style littéraire, un vocabulaire qui sonne juste, à échapper aux anglicismes, et autres mauvaises traductions malvenues de concepts anglophones. Tout comme Marvel seul avait réussi à le faire, la Brigade Chimérique a redonné vie à nos mythes littéraires, et va même plus loin en transformant en mythes surhumains des personnes réels, comme Irène et Frédéric Joliot-Curie. Eh oui c'est un panthéon bien à nous qui vient de se créer sous nos yeux. Je pourrais disserter encore des heures, vous dire que ce récit nous incite à découvrir quantité de trésors littéraires oubliés, vous dévoiler comment ce récit est une métaphore de notre littérature SF tout comme on l'a vue dans Watchmen, etc, etc. Pourquoi les super-héros européens d'avant-guerre sont tombés dans l'oubli ? Pourquoi ce genre nous est complètement étranger depuis cette époque ? Deux mystères passionnant que nous espérerons résoudre. Un séïsme je vous dis.
Tirésias
[Edit]Modification de la note après lecture de La Gloire d'Héra Une histoire touchante que celle de Tirésias. La punition d'un soldat trop impétueux et orgueilleux qui va l'amener à découvrir des choses qu'il ne soupçonnait point. Je n'en dis pas plus de peur d'en trop révéler. Gloire soit rendue à Zeus le jour où j'ai acheté ces 2 albums. Des couvertures magnifiques, un dessin somptueux qui trahit à la perfection les émotions, des tableaux exceptionnels qui reflètent magistralement les paysages de l'île hellénique, des illustrations princières en général. Les couleurs employées s'étalent sur une telle variété de couleurs afin de correspondre à l'ambiance du lieu. En somme, le dessin de Rossi sert à la perfection le scénario. Parlons-en de l'histoire. Rythmée, ne souffrant d'aucun temps mort, elle parvient à nous tenir en haleine de la première à la dernière case de ce diptyque. Avec finesse et intelligence Le Tendre nous embarque pour un voyage en première classe. Les personnages sonnent vrais, les dialogues écrits aujourd'hui ont une consonance antique agréable. Le scénario est excellent, faisant la place belle à des situations croustillantes. De plus, le traitement de l'homosexualité et du rapport hommes-femmes est traité avec malice, loin d'être vulgaire et de céder à la tentation des scènes crues. Vous l'aurez compris, Tirésias m'a enthousiasmé, autant à sa lecture qu'à la rédaction de son avis.
Vae Victis
Vous avez aimez les films Ben Hur et Spartacus (respectivement avec Charlton Heston et Kirk Douglas) ? Vous êtes en manque de grand spectacle ? Alors ruez-vous sur Vae Victis ! Cette formidable épopée gallo-romaine vous fera frémir, haleter, trembler, et je vous garantis que vous aurez bien du mal ne pas lire cette passionnante série d'une traite. Formidablement mise en image par Jean-Yves Mitton, cette vision de la guerre des Gaules signée Simon Rocca réunit tous les ingrédients d'une grande aventure : poursuites, batailles, amour, trahisons... Au fil de ces quinze albums on suit les déboires et les amours de toute une brochette de personnages hauts en couleurs : Ambre, Milon, Cloduar, César... Si certaines libertés sont prises avec la vérité historique, dans un but évident de fluidifier le récit, personne ne peut en revanche renier que les grandes lignes de l'Histoire sont respectées. Personnellement, j'en ai plus appris sur la guerre des Gaules en lisant Vae Victis qu'en parcourant jadis mes livres d'histoire. Comme quoi il est possible d'apprendre en passant du bon temps.
En chemin elle rencontre...
Les chiffres sont effrayants. En France, en moyenne, 4000 femmes par mois sont victimes d’un viol, une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, etc. C’est pour informer et lutter contre ce fléau répandu à travers le monde que s’est érigé ce collectif d’auteurs. Porté par Marie Moinard, initiatrice du projet, scénariste de plusieurs récits et éditrice, rédigé avec la caution morale et la participation de Amnesty International et de plusieurs associations, cet album regroupe pas moins de 34 auteurs majeurs de la bande dessinée parmi lesquels Emmanuel Lepage, Kris, Nicoby, Jeanne Puchol, Frédéric Jannin, André Geerts, Charles Masson, Philippe Caza, Daphné Collignon, Denis Lapière, Éric Corbeyran, Damien Vanders, etc..., qui se sont mobilisés pour lutter contre la violence faite aux femmes. Les thèmes abordés sont entre autres : l'excision, le mariage forcé, la traite des êtres humains en vue de prostitution, le crime d'honneur, la lapidation, le viol comme arme de guerre, le viol et les préjugés, le harcèlement sexuel au travail, la violence conjugale, ... Tous ces thèmes sont traités avec force et justesse, de façon prenante et pédagogique. Outre les chiffres égrenés tout au long du bouquin, les récits qui m'ont le plus marqué sont ceux de Amnesty International sur la lapidation de la jeune Aisha Ibrahim Duhulow, 13 ans, mise à mort le 27 octobre 2008 par un groupe de 50 hommes qui l'ont lapidée dans un stade de la ville de Kismaayo en Somalie (l'illustration de René Follet est incroyable), de Denis Lapière sur le viol comme arme de guerre, illustré par Daphné Collignon, et celui de Marie Moinard, Eric Corbeyran et Damien Vanders sur la violence conjugale (20 pages) ; tous trois particulièrement bouleversants... En France, environ 70 000 adolescentes de dix à dix-huit ans sont menacées d’être mariées de force, entre 55.000 et 65.000 fillettes ou femmes sont mutilées ou menacées de l’être. Chaque année dans le monde, 5 000 femmes sont tuées au nom de l’honneur, des centaines de milliers de femmes sont victimes de la traite en vue de la prostitution. Il y a en moyenne 4000 viols par mois en France… Ces chiffres donnent le vertige. Devant ces chiffres et les thèmes développés, les auteurs, par leur talent, arrivent à se faire oublier pour nous laisser seuls face à notre lecture et cette réalité qui nous fait forcément réfléchir… Le livre est rempli d’informations, de données chiffrées, de mots-clés, qui nous apprennent beaucoup de choses et nous permettent de mieux appréhender le phénomène et son ampleur dramatique. Nous ne pourrons plus dire en 2009 que nous ne savions pas… Contrairement à ce qu'écrit le précédent intervenant, cet ouvrage donne des solutions pour tenter de sortir de cet engrenage... notamment en encourageant les femmes à prendre la parole et à se défendre (des adresses d'associations sont données, etc...), les récits n'ont évidemment rien de "cas particuliers" puisqu'ils se basent sur des statistiques (rappelées dans le livre), et "tous les hommes" ne sont pas stigmatisés puisque plusieurs protagonistes positifs (voir dans le récit "Awa" par exemple) sont des hommes et que d'autre part nombre d'auteurs participant à ce collectif sont des hommes !... Tout ceci est donc totalement faux. Un ouvrage indispensable donc, qui aidera peut-être à libérer la parole pour qu’enfin un jour cessent ces violences...
Mutafukaz - Métamuta
Woaw! tout d'abord je me suis étonné de vos commentaires, puis j'ai regardé les "immanquables" de ce site, Astérix, Picsou et Spirou. ^^ C'est fini les années 60 les amis. ^^' Metamuta est une œuvre contemporaine et magnifique, je dirais même la BD de l'année pour moi ! Et il a son intérêt dans Mutafukaz car il se passe juste entre le tome 2 et le tome 3 dans la tête d'Angelino pendant qu'il est laissé pour mort et on en apprend enfin plus sur le passé d'Angelino, sur sa mère qui a dû l'abandonner, on rentre dans des souvenirs inconscients, dans des fantasmes, on a tout une BD rien que pour rentrer dans sa tête un instant... Et pour le style de Jérémie Labsolu, il sert complètement l'histoire, c'est bordélique, c'est brouillon, êtes vous déjà entré dans la tête d'un orphelin poursuivi par des aliens dans une ville tel que Dark Meat City ? ^^ Si vous ne me comprenez pas et que vous préférez les gros nez franco belge ^^', c'est que l'on ne vient pas du même monde. Et je pense que personne n'a raison, c'est juste une différence de point de vue, sachez juste que pendant que vous avez mal aux yeux en lisant Metamuta, moi je vomis dés que j'ouvre Astérix. ^^
Sláine
Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai pour l'instant lu que les deux premiers tomes (et oui, je n'ai pas encore pu trouver les autres). Ce que j'ai surtout aimé dans Slaine, outre le dessin superbe, c'est le fait que cette série soit bien plus intelligente qu'il n'y parait de prime abord. L'univers est en effet très recherché et original et le scénario est loin d'être centré sur la violence du personnage principal, comme on pourrait le présager en le voyant ou en regardant la couverture. Bien sûr, étant fan de mythologie j'étais une cible privilégiée pour cette bd mais je pense malgré tout qu'elle restera agréable à lire pour tout le monde. Les interventions du nain sont assez espacées pour ne pas devenir gênantes (à la différence des robots de la caste des méta-barons par exemple), et l'histoire de Slaine nous entraîne dans une formidable aventure. Edition après lecture de 5 tomes: Même avis!
Mes problèmes avec les femmes (Mes Femmes)
Je suis tombé sur ce recueil d'histoires par hasard et j'ai tout de suite été pris dans la lecture. Je ne connaissais pas Robert Crumb auparavant et j'ai découvert une bd à la fois intelligente, drôle et réaliste. Le dessin est assez particulier mais je l'ai trouvé plutôt bon, le noir et blanc renforçant bien l'ambiance des récits. Bref, une très bonne surprise pour moi et assurément de la bonne bd, pour peu que vous aimiez l'humour et l'autodérision de son auteur.