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Interpol

Note: 3/5
(3/5 pour 4 avis)

Suspense, action et grand banditisme sur fond d'histoire vraie avec ces polars de la série Interpol.


Suspense, action et grand banditisme sur fond d'histoire vraie avec ces polars de la série Interpol. Quand, après l'enlèvement d'un ancien Premier ministre , l'ennemi public belge n°1 franchit les frontières pour fuir les autorités de son pays, Interpol met ses agents sur l'affaire et organise la traque du gangster, en collaboration avec les forces de police belges. Inspiré de faits réels, et bâti à partir du témoignage d'un agent d'Interpol, ce polar signé Alcante mêle réalité, fiction et action, avec un sens du rythme digne des meilleures séries TV.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Septembre 2010
Statut histoire Une histoire par tome 1 tome paru
Couverture de la série Interpol
Les notes (4)
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27/09/2010 | Ro
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Le concept me dérange. Soit on fait de la reconstitution, soit on fait une œuvre de fiction. Entre les deux, c’est la confusion. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ? Qu’est-ce qui est extrapolé, qu’est-ce qui est exagéré, qu’est-ce qui est édulcoré ? Le lecteur qui n’aura jamais entendu parler des événements ici exploités ne sera sans doute pas dérangé mais pour celui qui, comme moi, a suivi l’affaire Haemers en temps réel, cette adaptation romancée risque de décontenancer. Car les auteurs prennent pas mal de liberté vis-à-vis de la réalité, tout en gardant des noms proches de cette réalité et des physionomies encore plus respectueuses ou en utilisant des personnages d’actualité qui n’ont rien à voir avec une histoire vieille de plus de 20 ans. En clair, ce récit risque de provoquer amalgame et confusion dans l’esprit du lecteur novice (non, à l’époque on ne parlait pas de scission de la Belgique, BHV n’inquiétait personne (pas même les politiciens), Maingain et De Wever étaient inconnus au bataillon (et on ne s’en portait pas plus mal)). En plus, le VDC présenté est loin d’avoir la truculence et la présence du VDB de la réalité, et le profil de Patrice Hellers est bien moins terrifiant que celui de son implacable inspirateur, Patrick Haemers. J’aurais de loin préféré une fiction vaguement inspirée par des faits réels que cette adaptation de la réalité à des fins romanesques (non, Haemers ne s’est pas taillé les veines, il a été retrouvé pendu à un radiateur et le doute subsistera toujours quant aux circonstances exactes de ce suicide bien pratique). Durant toute ma lecture, je me serai dit « Mais qu’est-ce que c’est que ces amalgames ? Mais non, ce n’est pas exact ! Mais qu’est-ce que c’est que ce raccourci facile ? » En clair, je n’ai jamais réussi à détacher cette adaptation/fiction de la réalité des faits. Pour la partie technique (dessin, progression scénaristique, dialogues), je n’ai pas de reproches à formuler. C’est conventionnel mais soigné. Les personnages ne sont pas des plus charismatiques mais l’enquête est bien menée. Mais ce concept flou m’a vraiment empêché d’apprécier ma lecture. C’est aussi pour cette raison que je ne lirai pas les autres tomes.

07/12/2010 (modifier)

Si une Bd se mesure dans le rapport qualité prix, alors effectivement, on pourrait tirer quelque chose de cet album, mais en annihilant ce côté mercantile pour s’intéresser au 9eme art en tant que tel la critique sera acerbe. Comme souvent, le top nouveauté du site permet de lire des albums que d’habitude nous n’aurions pas pris le temps de feuilleter, cela peut faire découvrir des pépites mais hélas aussi comme c’est le cas ici ne pas laisser de bonne trace. Car le dessin se situe dans une veine médiocre, les visages plats concernent tous les personnages sans exception, comme les décors paraissent fait de carton pâte cela nous emmène dans un théâtre de comédien à 4 sous peu propice à un jeu d’acteur voulant pratiquer, la course poursuite, le thriller et l’action. Les décors fades et les cadrages scolaires ne donnent qu’une impression de dynamisme artificiel. La colorisation participe également à cette somme d’ingrédients sans saveur. Le scénario se veut réaliste, soit, nous n’aurons pas de super gadget ou de courses poursuites improbables à dos de tortue contre un avion de chasse, voilà un sacré bon point. Il faut également reconnaitre que l’ensemble se lit avec fluidité. Mais comme nos personnages malfrats paraissent cliché. Sans saveur, sans relief. Visez les poncifs : le méchant trahi par la femme, le super commissaire qui seul se retrouve sur toutes les affaires, l’attache à la mode d’actualité avec le conflit intra Belgique qui évidemment ne sert pas de prétexte à des ravisseurs ayant un autre objectif. Et puis il reste des incohérences, qu’un éventuel tome 2 pourra nous apporter, par exemple ou est passé le pognon et notre enlevé ne serait il pas moins victime qu’il n’en a l’air. Enfin tout cela parait tellement surfait que cela en devient factice. En fait ce tome m’a incroyablement fait penser à « mission apocalypse » de Buck Danny, je préfère l’original. Au final bof, oui l’intrigue est fluide, mais personnages et décors n’accrochent pas le lecteur par leur personnalité. Oui pour une fois le héros n’est pas super puissant en anticipant tout, mais sa course poursuite à la fin me parait alors saugrenue. Le dessin enfin m’a empêché de rentrer dans une histoire construite. Pas particulièrement envie de lire le tome 2 quoiqu’il puisse révéler des rebondissements. Alors par rapport à d’autres BD à 15€ actuellement sur le marché oui il y a de la qualité, mais ce n’est pas parce que l’album est moins cher qu’il est mieux.

26/10/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Après la lecture du premier tome. Le scénario est tiré de faits réels, il est si riche que l’on a l’impression de lire une fiction. Le rythme est très rapide, le récit est concis mais toujours juste et en continuité. C’est clair et prenant. L’idée de développer une histoire sur un tome est un plus car on a le plaisir d’en connaitre la fin assurément. Le dessin est excellent, le trait est fin rendant les décors très détaillés. Les visages sont un cran en dessous mais sont globalement reconnaissables et expressifs. Le rapport qualité/prix de cette BD est excellent, il y a 54 pages, un bon scénario, des dessins de qualité, une belle mise en couleur : le tout pour moins de 11 euros. Ce facteur n'est pas le plus important mais il est bon de le souligner à l'heure ou la majorité des BD en format 48 pages atteignent ou dépassant les 13 euros. J’espère que la suite sera de même qualité, en attendant le premier tome vaut le détour. Note affinée : 3.5/5 réhaussée pour le bon ressenti (et non le prix).

17/10/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Interpol s'annonce comme une bande dessinée à même de combler les amateurs de polars réalistes. Didier Alcante s'inspire en effet de faits réels et de témoignages d'un ancien d'Interpol pour donner une version certes romancée mais très proche de la réalité des opérations de police internationales en Europe. Le cas du premier tome est une version à peine modifiée de la véritable affaire Patrick Haemers notamment. Avec une bonne dose d'action et un très bon rythme donné à son récit, les auteurs évitent l'écueil d'une série documentaire rébarbative et offrent un déroulement digne de séries modernes américaines. Pas d'experts scientifiques ici ceci dit, et pas d'esbroufe avec gros moyens et matériel high-tech : les enquêtes se résolvent avec intelligence et méthode, pas avec des atouts incroyables sortis du chapeau. Seule entorse à un pur réalisme à mes yeux, l'implication un peu trop percutante du héros commissaire en fin d'album. Mais qui sait ? Le dessin de Steven Dupré s'accorde très bien à l'ensemble. A la fois réaliste et suffisamment dynamique, il donne vie et mouvement à l'ensemble de belle manière. C'est une bande dessinée policière prenante et d'une grande fluidité. J'apprécie surtout son réalisme qui s'éloigne des scénarios hollywoodiens cousus de fil blanc et nous fait découvrir la vie mouvementée de policiers évoluant entre toutes les nations d'Europe et d'ailleurs.

27/09/2010 (modifier)