Mutafukaz - Métamuta

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

Les aventures mutaphysiques d'Angélino : RUN, l’auteur de Mutafukaz, donne carte blanche à l’artiste Jérémie Labsolu pour revisiter l’univers de sa série à succès


Label 619 Spin-off

Cette bande dessinée projette le lecteur dans les méandres d’un esprit perturbé. Les mésaventures des héros Mutafukaz sont ici revues et corrigées à travers un récit introspectif où se mêlent rêve et réalité. Metamuta s’inscrit dans une vision lynchéenne où le trait incisif, parfois agressif, du dessinateur brutalise l’œil du lecteur. Cette poésie violente utilise un mode de narration organique qui fait sens une fois la lecture de l’ouvrage terminée. Une histoire complète de Mutafukaz qui hypnotisera ses lecteurs et révèlera de nombreux secrets aux fans !

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Mai 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mutafukaz - Métamuta
Les notes (4)
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06/06/2009 | pol
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Alors j'ai totalement découvert cet auteur grâce à Mutafukaz dans la mesure où c'est une "suite" du volume 2 sans vraiment en être une. En fait, c'est une sorte de voyage dans la tête de Angelino où Jérémie Labsolu a pu totalement se lâcher et jamais je ne remercierai assez Run (l'auteur de Mutafukaz) de l'avoir mis sur le coup car Labsolu est vraiment un vent de fraîcheur dans l'univers de la BD !!! Ce qu'il fait niveau dessins torturés mélangés parfois à des vraies photographies et niveau scénario labyrinthique est tout simplement incroyable. C'est innovant, déroutant (certes !) mais tellement plaisant !!! Bien sûr, pour apprécier, il faut accepter de se faire malmener par l'auteur, mais surtout, il faut avoir envie de faire un voyage dans le monde de l'illustration. Cette BD est totalement décousue, on retrouve plein de petites choses qui s'entremêlent avec subtilité et pas mal d'humour malgré tout. L'histoire n'est pas bien compliquée, mais elle est sublimée par ce style graphique que je n'avais jamais vu ailleurs !! Et en conclusion, ça devient un petit bijou !!! Non seulement Metamuta est un ovni à côté duquel il ne faut pas passer, mais en plus, il colle parfaitement à l'univers de Mutafukaz et l'aide même à grimper de plusieurs niveaux dans le côté onirique et poétique.

08/02/2011 (modifier)
Par Kles
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Woaw! tout d'abord je me suis étonné de vos commentaires, puis j'ai regardé les "immanquables" de ce site, Astérix, Picsou et Spirou. ^^ C'est fini les années 60 les amis. ^^' Metamuta est une œuvre contemporaine et magnifique, je dirais même la BD de l'année pour moi ! Et il a son intérêt dans Mutafukaz car il se passe juste entre le tome 2 et le tome 3 dans la tête d'Angelino pendant qu'il est laissé pour mort et on en apprend enfin plus sur le passé d'Angelino, sur sa mère qui a dû l'abandonner, on rentre dans des souvenirs inconscients, dans des fantasmes, on a tout une BD rien que pour rentrer dans sa tête un instant... Et pour le style de Jérémie Labsolu, il sert complètement l'histoire, c'est bordélique, c'est brouillon, êtes vous déjà entré dans la tête d'un orphelin poursuivi par des aliens dans une ville tel que Dark Meat City ? ^^ Si vous ne me comprenez pas et que vous préférez les gros nez franco belge ^^', c'est que l'on ne vient pas du même monde. Et je pense que personne n'a raison, c'est juste une différence de point de vue, sachez juste que pendant que vous avez mal aux yeux en lisant Metamuta, moi je vomis dés que j'ouvre Astérix. ^^

05/10/2009 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
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Attention OVNI en vue ! Metamuta est un one-shot atypique. Pour bien en comprendre la genèse, il est utile d’en expliquer l’origine. Run participe activement aux choix de l’éditeur Ankama en plus du travail qu’il fournit sur la série Mutafukaz et du label 619 sans parler de sa participation au projet Dofus. Il tombe sur la première œuvre de Jérémie Labsolu, Wild West Teeth dont il tombe amoureux et lui propose de participer à un spin off de sa célèbre série portant sur l’un des deux personnages principaux, Angelino. Laissé en état de grâce à la fin du tome 2, décision est prise donc d’accentuer l’histoire de Métamuta vers la conscience en apesanteur de Angelino… Où l’on en apprendra davantage sur ses parents et ses « talents » ainsi qu’une histoire d’amour complètement barrée digne du film « Sailor & Lula » avec… Luna ! Le problème c’est qu’en agissant de la sorte, on sort du cadre instauré par Mutafukaz par une vision bien plus noire… Présenté comme un manga avec lecture occidentale et noir & blanc, on perd en humour et en couleurs ce qu’on gagne en noirceur et poésie. Car c'est bien en tant qu'atmosphère morbide à la David Lynch qu’il faut appréhender cette œuvre. Tout cela ne poserait pas problème si le parti pris d’un graphisme hautement dérangeant et brouillon ne venait une fois encore bouleverser la donne. Un coup d’œil sur la galerie ici présente vous en donnera un aperçu et je défie quiconque feuilletant le bouquin en librairie ne pas en faire la grimace ! Selon Run, c’est voulu et travaillé mais selon l’humeur on trouvera cela moche ou culotté voire les deux. La volonté de créer une œuvre malsaine et dérangeante est tout à fait louable et respectable mais encore faut-il pouvoir déchiffrer certains découpages, certaines tâches d’encre et un style patchwork des plus « inhabituels ». En résulte une œuvre qui se laisse lire sans plaisir ni déplaisir et que l’on pourrait comparer aux dessins névrosés de From Hell mais n’est pas Moore qui veut et le scénario s’étend sur de nombreuses pages lues rapidement pour un résultat assez anodin. Impossible donc de conseiller son acquisition à des personnes étrangères au monde Mutafukaz et en étant tout à fait honnète, c’est tout à fait dispensable même pour la saga principale des aventures de Vinz et Angelino puisqu’il s’agit d’un cauchemar propre à Angelino. Et pourtant, les dernières pages (à la verticale d’un immeuble pour ne pas spoiler) sont tout à fait superbes dans leur présentation et leur conclusion et comme c’est bien souvent la dernière impression qui subsiste et afin d’encourager ce genre de productions indépendantes, je souligne l’audace de Labsolu comme celle de Run et lui octroie un 2/5 sans en conseiller l’achat car il s’agit d’un hors série de luxe destiné davantage aux curieux qu’aux fans de Mutafukaz. En conclusion, que tous ceux qui ne jurent une bd que par son aspect graphique passent leur chemin, voici une oeuvre uniquement destinée aux autres amateurs d'oeuvres un peu moins conventionnelles mais familiers de Mutafukaz, c'est dire à quel point ce one-shot sera lu en comité restreint ! Dommage qu’on n’ait pas intégré le Wild West Teeth en bonus afin de rendre cet ovni un peu moins dispensable ! Je doute également que la relecture de Métamuta soit réellement envisageable comme telle tant le seul plaisir octroyé tient de la découverte bref une oeuvre qui va peiner à trouver son public mais bravo à Run pour cette initiative suicidaire car elle tient du coup de coeur et non pas d'une influence commerciale et ça je tenais à le souligner.

14/08/2009 (modifier)
Par pol
Note: 1/5
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L’univers de Mutafukaz est riche, très riche même, et j’en suis vraiment un gros fan. Il y a un ton, un style, une marque de fabrique Mutafukaz. Ecrire un one shot parallèle, qui à la fois s’intègre dans cet univers sans le trahir mais qui doit aussi se démarquer pour ne pas avoir l’air de le copier est un défi vraiment pas évident à relever. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour moi c’est raté. Graphiquement j’ai détesté. Ca commence par la couverture. C’est quoi ce gribouillis ? A l’intérieur on est à des années lumières du style génial de Run. On a là un trait simple, parfois enfantin et brouillon, et parfois des cases chargées de grosse taches ou de gros traits noirs qui viennent m’arracher les pupilles. En partant de ce constat il allait vraiment falloir raconter quelque chose de béton pour me séduire. Hélas ce n’est pas le cas du tout. C’est une espèce de plongée psychédélique dans le cerveau d’Angelino qui revit son passé de sa naissance à son abandon sur fond de traque permanente par les aliens. Narration pas géniale, trame principale décousue entrecoupée par-ci par-là de planches où je n’ai pas compris ce que l’auteur à voulu représenter… On a aussi droit à un interminable passage entre Lino et Luna qui jouent à "je t’aime mais je vais quand même te flinguer". Le dernier tiers de l’album est long combat ennuyeux au possible et sans aucun intérêt. Bref de la déception en barre. Comme dit en introduction, j’adore la série principale, je pourrais aisément investir dans des produits dérivés funs tels que tee shirts ou affiches, mais là je vois aucun intérêt à ce spin off. Mutafukaz n’a pas besoin de ça. Sans moi.

06/06/2009 (modifier)