Je n’avais jamais lu de manga, le décalage culturel et le style graphique caricatural aux grands yeux et grosses gouttes pour exprimer une émotion, m’ont jusqu’ici toujours rebuté. Toutefois, j’ai enfin franchi le pas avec la présente série, suite aux nombreuses éloges entendues autour de moi ou lues sur BDthèque.
Et bien j’avoue tout, j’ai pris une grosse claque, j’ai été complètement embarqué par l’histoire incroyable de Hiroshi, un homme de 48 ans projeté dans le passé et qui va revivre ses 14 ans, tout en gardant son expérience d’adulte. Le récit s’avère passionnant, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que l’on ferait à sa place, si on vivait nous même une telle expérience de voyage dans le temps. Peut-on modifier le destin, ou celui-ci est il déjà tracé quelque soit les orientations prises.
Les personnages sont vraiment attachants et nous font vivre de belles émotions, la narration est d’une fluidité et d’une poésie envoûtante. Ce diptyque au nombre de pages conséquentes se dévore littéralement.
Cerise sur le gâteau, le dessin ne correspond pas du tout à ma vision du manga, il s’avère très agréable, un noir et blanc fin et détaillé, notamment avec certains décors somptueux. Les personnages sont représentés simplement, sans aucune expression caricaturale, ce qui permet de mieux faire passer les émotions.
Une œuvre sensible et subtile, un bonheur de lecture.
Alors oui ! Petzi, c’est culte.
Cette série m’a fait aimer la lecture. J’ai dévoré ces histoires pleines d’humour, de tendresse et d’aventure. Petzi, c’est une bénédiction pour les très jeunes enfants.
Le dessin est simple et très lisible.
Les histoires sont simples et très lisibles.
Les dialogues sont simples et très lisibles.
Les personnages sont simples et … attachants.
L’ensemble est gentil, joyeux et, bien sûr, incroyablement naïf.
Cette série était (et est peut-être encore) on ne peut mieux adaptée aux plus jeunes de nos têtes blondes. Petzi, ça donnait envie de voyager, de jouer, de créer, de découvrir, d’apprendre, de rêver (oui, moi aussi, quand je serai grand, je construirai un bateau et j’irai faire le tour du monde avec mon ami Riki, na !)
Et lorsque je me promène sur une brocante, je ne résiste pas au plaisir de jeter un œil à l’intérieur des tomes que je découvre.
Que du bonheur ! Merci, Petzi, de m’avoir appris à lire (snif, snif, nostalgie, quand tu nous tiens).
Sans doute, d’autres séries sont elles mieux adaptées au jeune lectorat actuel, mais, pour les souvenirs qui me rattachent à Petzi, je ne peux dire qu’un mot : CULTE !
(avis garanti 100 % subjectif)
Ça a toujours été là, à portée d’esprit, à portée de plume. En filigrane de l’existence humaine, s’obstine le plus beau et le plus fou des scénarios. Une chaîne perpétuelle d’événements, depuis le feu d’artifice originel jusqu’à l’extraordinaire biodiversité d’une petite bille bleue égarée dans l’immensité sidérale. Un tohu-bohu démiurgique de singularités, de transformations, de hasards et d’hésitations, de cul-de-sac, de rebondissements, de gommages et de récidives : l’histoire de l’Univers, du Monde et de la Vie. Quatorze milliards d’années improvisant sans répit une trame complexe, funambulesque et majestueuse qui n’aspirait qu’à se coucher sur les planches. Restait à dompter l’inconscience de préméditer une besogne si titanesque, puis trouver le manque d’humilité raisonnable pour s’accorder le talent, sinon l’ambition de passer à l’acte.
Jens Harder a osé la plaisanterie. Magnifiquement. Magistralement. Mécaniquement. Sa machine à voyager dans l’espace-temps est maintenant fin prête, programmée. Intimidé, excité, je prends rapidement place. Big-Bang ! C’est parti ! Une sensation de pure contemplation m’envahit. L’impact visuel est aussi puissant que l’iconographie est belle. Le temps de quelques réminiscences nostalgiques, je rattrape le plaisir enfantin que me délivraient les magnifiques gravures naturalistes d’anciennes encyclopédies jaunies. Puis le périple spectaculaire reprend. Je vois des forces naitre et des particules se structurer, je croise une galaxie, un soleil et des cailloux autour.
Progressivement, mon œil se familiarise, apprivoise la fascination. La curiosité point, puis prend rapidement le dessus. Ces séquences incessantes d’images m’exposent et m’enseignent une drôle d’histoire. Mes connaissances progressent, je m’enrichis à la vitesse de la lecture et, quand je ne saisis pas tout ce que le dessin veut montrer, un fil conducteur explicatif ou quelques légendes plus discrètes m’assistent. C’est de plus en plus beau. Succession d’ères. Succession de bichromies qui explorent le spectre lumineux. Rose-noir, bleu-noir, vert-noir, mauve-noir… Je recroise ces anciens cailloux devenus planète précaire dont les uterus-océans vont accoucher d’une révolution invisible. Bactéries, eucaryotes, division cellulaire jettent les bases d’un mécano biologique dont le catalogue me fera découvrir son bestiaire fantastique et extravagant.
Si la virée cosmogonique demeure très didactique, il émerge des allusions beaucoup plus hermétiques. J’ai dansé avec Shiva, regardé à travers Magritte, vu la lune de Mélies et même aperçu un petit reporter à houppette qui me rappelait vaguement quelqu'un… ???... Bizarre. Que viennent faire ces nombreuses insertions iconoclastes dans une chronologie aussi draconienne ? Des visions ponctuelles, presque subliminales qui n’ont souvent pas grand-chose à voir avec la choucroute. Vraiment rien à voir ? Pas si sur. Réflexion… Oui, évidemment ! l’auteur m’interpelle, me pousse dans mes retranchements. Ces mises en écho ou confrontation d’idées, ces squelettes de mythes et de croyances, ces créations artistiques issues d’autres époques ou d’autres cultures modèlent un syncrétisme, ébauchent une philosophie et me procurent la joie d’une perception plus absolue dans l’appréhension du monde.
Le ressort ultime de l’euphorie, au-delà de l’exposé d’un discours scientifique, d’une fresque évolutionniste pédagogique ou d’une approche réflexive plurivoque, c’est bien l’aventure lyrique et captivante que l’on vit ici. Elle ne plaira certainement pas à tout le monde. Mais si, comme moi, vous êtes de ceux qui, en levant les yeux vers le ciel, s’interrogent d’abord sur la distance d’une étoile, le nom d’une constellation, et laissent finalement dériver leur regard en tentant d’embrasser l’infini dans des élucubrations métaphysiques… Vous serez pris.
Voilà, c’est l’aube. La balade s’achève station Holocène. La jauge est vide et affiche 0,1 million d’années. La machine doit se reposer. Quant à moi, je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience jusqu’au passage de la navette Beta.
Cette série est l'alliance entre la folie scénaristique de Forest et l'austérité du dessin de Gillon.
Le mariage des deux donne une série originale, avec des personnages et des dialogues totalement "forestien". C'est la bande dessinée qui m'a donné envie d'entre lire d'autres il y a (déjà) 20 ans.
Forest était le spécialiste des histoires "folles" que l'on ne peut apprécier qu'au second degré. Les dialogues et les titres des albums, que certains peuvent trouver lourds et insupportables (ils ont le droit), font partie du charme de la série: "L'lombri nous digère, quelle est cette folie?", L'univers cannibale, La mort sinueuse... Tout y est exagére, comme chez David Lynch (mais avant l'heure), et c'est cette exagération qui fait la qualité (bonne ou mauvaise) de cette série, mais également de tous les scénarios de Forest. Le tout allié aux dessins froids de Gillon qui sont à l'opposés des histoires de Forest, font de cette série un indispensable. Evidemment, Gillon scénariste ne vaut pas Forest, et la série a durée trop longtemps, mais il reste les 4 premiers volumes (et dans une moindre mesure les 4 suivants, les 2 derniers étant peut-être de trop), que je conseille vivement.
Un excellent conte ! Au début, je trouvais que l'histoire était gentillette et que le héros était un peu lisse. Je me disais 'Encore une histoire avec un pauvre orphelin tout gentil qui va connaitre le bonheur à la fin de l'histoire', mais c'est tout le contraire qui se produit ! L'histoire devient de plus en plus dure au fil des pages et atteint son apothéose dans les dix-quinze dernières pages.
J'étais d'ailleurs un peu triste de voir la fin car j'étais encore en plein dans l'action et je ne voulais pas que ça se termine. Le dessin de Pierre-Yves Gabrion est très beau. Il illustre une campagne en apparence belle, mais qui est en fait laide car remplie de faux-cul et de déchéance humaine.
Voilà une excellentissime adaptation du roman de David Brin, avec une idée décoiffante : les dieux vikings sortent du formol et décident d'aider les nazis à gagner la guerre (!), les nazis eux-mêmes ayant perpétré les abominables exterminations dans l'espoir de réveiller lesdits dieux. Résultat, un peu partout dans le monde, les anciennes divinités reprennent vie, choisissant leur camp, le dissident Loki jouant les trouble-fêtes en s'associant aux ricains !
Derrière ce joyeux bordel, on retrouve non seulement une belle énergie mais aussi une ode à la résistance et la créativité.
Le tout servi de main de maître par Scott Hampton.
Que demander de plus ?
Le britannique Sean Phillips que personne ou presque, ne connaissait dans notre beau pays il y a encore quelques mois, fait une entrée plutôt remarquée, trois albums illustrés de sa main paraissant quasiment coup sur coup en France.
Passons rapidement sur ses autres oeuvres, le très fun et sympatoche Marvel zombies et le très dispensable Sept psychopathes, pour entrer dans le vif du sujet, les entrailles de Criminal.
Criminal est incontestablement une BD plus passionnante que les oeuvres précitées. Criminal est un polar de grande qualité. Je parlais d'entrailles, j'aurais du aller plus loin et parler de tripes, tant le mot viscéral prend du sens à la lecture de Criminal...
Avant de continuer, évoquons l'ambiance sombre de cette BD, parfaite pour que le trait acéré de Sean Phillips puisse pleinement s'y épanouir. Il n'y a pas ici de découpage stylé, de grandes cases représentant une douzaines de héros, ou, d'épiques illustrations en pleine page, comme l'on a pu en voir dans Marvel zombies. Non, dans Criminal les plans sont serrés, les cases cadrant les visages au plus près s'enchaînent de façon très dynamiques, presque cut, les expressions paraissent saisies sur le vif, l'enchaînement est rapide, l'atmosphère semble oppressante... Sean Phillips s'en sort magnifiquement bien, si ses dessins ne sont pas parmi les plus spectaculaires, ses personnages sont vivants, l'action est très lisible. Chapeau l'artiste!
Quant au scénariste, Ed Brubaker, il fait honneur à sa réputation de spécialiste du polar. Le premier tome de Criminal s'impose déjà comme un modèle du genre.
Comme beaucoup d'intrigues très intelligentes, celle-ci est d'une simplicité déroutante, plusieurs questions se posent, trouvent des réponses inattendues, les pistes sont multiples mais convergent, tout en ménageant des surprises... et le scénario offre même une passionnante sous intrigue en double lecture. Bien entendu, comme dans tout scénario réussi, il n'y a ni complaisance ni trace de facilité maladroite, Brubaker maîtrise son sujet!
Une des forces de cet auteur est également de savoir construire des personnages ayant une vraie personnalité, en ce qui concerne le héros, Leo, on peut même aller jusqu'à parler de philosophie, et les second rôles bénéficient d'un vrai caractère bien défini. Les personnages sont nombreux, les interactions entre eux également, et, compte tenu de la psychologie assez inédite de certains - Je pense à Yvan, un vieux monsieur avec qui Leo entretient une relation assez particulière - ces relations sont assez surprenantes, parfois incongrues. Je pourrai presque parler de situation quelquefois drôles, si l'ambiance n'était pas aussi pesante.
Les personnages sont si attachants, que les drames qui les touchent au long de l'histoire, qu'ils soient liés ou non à l'intrigue, touchent du même coup le lecteur, même si tout ce petit monde est loin d'être constitué d'enfants de coeur.
Que dire de la suite qui ne cesse de gagner en intensité ? Pas grand chose, il suffit de se laisser porter par le flot malsain instillé en ces pages pas Phillips et Brubaker. Il suffit d'ouvrir les yeux et garder ses sens en éveil en surveillant la porte... Qui sait quel monstre la nature peut engendrer en ces ruelles sombres ?
Quand l'on constate en lisant les différents tomes que ces les histoires indépendantes offrent des intrigues noires toutes plus intelligentes les unes que les autres et liées de façon ténue de surcroit, c'est un plaisir absolu. Aucunement bloquant pour le lecteur qui se bornerait à lire indépendamment Putain de Nuit par exemple et tomberait sur un chef d'œuvre. Absolument réjouissant pour qui lit et relit toute la série en s'amusant à déceler les liens entre les tomes.
J'adore Criminal, oeuvre excellente et forte, qui parvient habilement à transcender un genre si usité que bon nombre d'autres oeuvres de fictions, quelle soient en bandes dessinées ou d'autre nature, s'y sont cassés les dents.
Si vous aimez les polars, lisez Criminal, car il est le polar ultime en BD.
JJJ
Pour mon 900ème avis, j'ai décidé de choisir une série que je ne connais que depuis quelques temps et qui fait déjà parti de mes séries humoristiques préférées. Avec 'Raymond Calbuth', Tronchet est encore plus drôle que dans sa série Jean-Claude Tergal. Je ne pensais pas que c'était possible !
La force de la série est la personnalité de Raymond et sa femme. Ils sont tous les deux cinglés et les voir croire à leurs propres fabulations est très amusant. La série ne m'ennuie pas une seconde car elle est totalement imprévisible. Impossible de savoir quelle connerie Raymond va inventer. Chaque fois que je me dis que c'est impossible d'être aussi stupide, il fait quelque chose qui est plus stupide ! Un vrai champion du monde.
Peu de dessinateurs peuvent se targuer d'approcher l'art de Franquin. En plus d'être terriblement beau, son trait est unique et démontre que la ligne n'a pas besoin d'être claire pour être lisible.
L'utilisation du noir est simplement fabuleuse.
Franquin a beau signer en gribouillis atrophiés, ses dessins explosent dans les cases, il est un artiste moderne, un vrai.
Les idées de Franquin sont noires, mais également amusantes, cruelles, inventives. La majorité des gags sont hors normes, certains sont carrément cultes. Des idées noires inoubliables à mes yeux dés la première lecture... dieu sait que j'y suis fréquemment revenu depuis. Indémodables car hors du temps, certaines planches semblent avoir été dessinées hier et seront encore aussi fortes demain.
Que de talent pour autant briller en une page. Tout simplement inégalé dans le genre. Franquin fait preuve d'une grande délicatesse, use de méchanceté, va parfois jusqu'à être sadique, mais il parvient toujours à faire rire.
C'est rare l'humour qui sait faire rire, c'est précieux.
Les thèmes traités correspondent à l'œuvre de Franquin, même si quelques unes de ses idées lui ont été suggérées. Un des célèbres personnages de Franquin, Gaston, qui est également l'un des plus glorieux héros de la BD, porte un regard assez désabusé sur le monde, il ne le comprend pas toujours, Franquin non plus. La critique sociale présente dans Gaston est accentuée dans Idées Noires. Franquin l'a dit lui même : "Si on analyse bien le style des personnages de Idées Noires, on retrouve le même genre de caricature que dans Gaston. Je dis toujours que c'est du Gaston trempé dans la suie.
Franquin est grand. L'autoportrait qui fait office de couverture laisse supposer que l'auteur broyait du noir au moment ou il a créé ses idées. Peut-être, peut-être pas, quel que fut son état d'esprit à ce moment là, cela ne l'a pas empêché d'accoucher d'un chef-d'œuvre.
"Lorsqu’après avoir lu une page des Idées Noires de Franquin, on ferme les yeux, l’obscurité qui suit est encore de Franquin."
Cette phrase est attribuée à Sacha Guitry, elle est très belle et décrit les Idées Noires avec une infinie justesse. C'est juste l'une des plus belles critiques que j'ai pu lire...
JJJ
Après avoir lu les 3 premiers tomes de cette série, je peux enfin et sans aucune incertitude sur la tournure des tomes à lire et à venir me prononcer sur un véritable coup de cœur complètement inattendu de ma part sur une série à la fois drôle, mignonne, moderne et sensible car c’est tout ça à la fois et j’étais fort loin de m’imaginer qu’une œuvre issue de la collection « Tcho » aurait pu autant me surprendre !
On est très loin des stéréotypes d’habitude véhiculés par des séries comme Titeuf ou Cédric pour ne citer que celles-là. L’auteur porte un regard doux amer et attendri sur une famille monoparentale constituée d’une petite gamine blonde de 12 ans et de sa maman, écrivain peu inspirée qui préfère prolonger son adolescence par son addiction à la pizza et aux jeux vidéo mais sans en négliger sa progéniture…
La construction des deux premiers tomes est exemplaire sur ce point. Il s’agit de strips d’une page qui pourtant mis bout à bout forment une histoire cohérente entre délires mère/fille et premiers émois amoureux pour l’enfant ou redécouverte de la séduction pour la maman. Le tout est très frais, très drôle sans être un seul moment vulgaire ou lourd. C’est tout simplement une tranche de vie savoureuse avec ce qu’elle compte de facéties dans son quotidien.
Et puis le troisième tome pose le passage de l’enfance à l’adolescence avec ses déconvenues. Il n’y a rien de dramatique à vrai dire, juste de la mélancolie qui sent bon le vécu, des petits riens du tout qui sont dépeints avec humour et une certaine forme de poésie. Et que dire des dessins ? Ronds et mignons avec un style qui lui est propre, l’auteur s’efforce à animer chaque case avec un détail minime mais qui fait mouche ! Et une très grande réussite également dans la mise en couleur des aventures de la « Barbarella » du roman que s’efforce d’écrire la mère de Lou !
Tout cela ne serait pas complet sans la palette de personnages secondaires, du voisin de palier à la mamie accroc aux choux de Bruxelles (sic !) sans oublier LE chat, personnage récurrent et indispensable de la série !
Ne pas négliger pour autant les intérieurs de couverture qui amorcent et complètent l’histoire par des annotations du journal intime de Lou et vous tenez entre les mains une série aussi complète et divertissante que sensible et drôle ! A ne pas louper et merci à ma petite puce de 9 ans de m’avoir fait découvrir tout ceci ! ;)
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Je n’avais jamais lu de manga, le décalage culturel et le style graphique caricatural aux grands yeux et grosses gouttes pour exprimer une émotion, m’ont jusqu’ici toujours rebuté. Toutefois, j’ai enfin franchi le pas avec la présente série, suite aux nombreuses éloges entendues autour de moi ou lues sur BDthèque. Et bien j’avoue tout, j’ai pris une grosse claque, j’ai été complètement embarqué par l’histoire incroyable de Hiroshi, un homme de 48 ans projeté dans le passé et qui va revivre ses 14 ans, tout en gardant son expérience d’adulte. Le récit s’avère passionnant, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que l’on ferait à sa place, si on vivait nous même une telle expérience de voyage dans le temps. Peut-on modifier le destin, ou celui-ci est il déjà tracé quelque soit les orientations prises. Les personnages sont vraiment attachants et nous font vivre de belles émotions, la narration est d’une fluidité et d’une poésie envoûtante. Ce diptyque au nombre de pages conséquentes se dévore littéralement. Cerise sur le gâteau, le dessin ne correspond pas du tout à ma vision du manga, il s’avère très agréable, un noir et blanc fin et détaillé, notamment avec certains décors somptueux. Les personnages sont représentés simplement, sans aucune expression caricaturale, ce qui permet de mieux faire passer les émotions. Une œuvre sensible et subtile, un bonheur de lecture.
Petzi
Alors oui ! Petzi, c’est culte. Cette série m’a fait aimer la lecture. J’ai dévoré ces histoires pleines d’humour, de tendresse et d’aventure. Petzi, c’est une bénédiction pour les très jeunes enfants. Le dessin est simple et très lisible. Les histoires sont simples et très lisibles. Les dialogues sont simples et très lisibles. Les personnages sont simples et … attachants. L’ensemble est gentil, joyeux et, bien sûr, incroyablement naïf. Cette série était (et est peut-être encore) on ne peut mieux adaptée aux plus jeunes de nos têtes blondes. Petzi, ça donnait envie de voyager, de jouer, de créer, de découvrir, d’apprendre, de rêver (oui, moi aussi, quand je serai grand, je construirai un bateau et j’irai faire le tour du monde avec mon ami Riki, na !) Et lorsque je me promène sur une brocante, je ne résiste pas au plaisir de jeter un œil à l’intérieur des tomes que je découvre. Que du bonheur ! Merci, Petzi, de m’avoir appris à lire (snif, snif, nostalgie, quand tu nous tiens). Sans doute, d’autres séries sont elles mieux adaptées au jeune lectorat actuel, mais, pour les souvenirs qui me rattachent à Petzi, je ne peux dire qu’un mot : CULTE ! (avis garanti 100 % subjectif)
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
Ça a toujours été là, à portée d’esprit, à portée de plume. En filigrane de l’existence humaine, s’obstine le plus beau et le plus fou des scénarios. Une chaîne perpétuelle d’événements, depuis le feu d’artifice originel jusqu’à l’extraordinaire biodiversité d’une petite bille bleue égarée dans l’immensité sidérale. Un tohu-bohu démiurgique de singularités, de transformations, de hasards et d’hésitations, de cul-de-sac, de rebondissements, de gommages et de récidives : l’histoire de l’Univers, du Monde et de la Vie. Quatorze milliards d’années improvisant sans répit une trame complexe, funambulesque et majestueuse qui n’aspirait qu’à se coucher sur les planches. Restait à dompter l’inconscience de préméditer une besogne si titanesque, puis trouver le manque d’humilité raisonnable pour s’accorder le talent, sinon l’ambition de passer à l’acte. Jens Harder a osé la plaisanterie. Magnifiquement. Magistralement. Mécaniquement. Sa machine à voyager dans l’espace-temps est maintenant fin prête, programmée. Intimidé, excité, je prends rapidement place. Big-Bang ! C’est parti ! Une sensation de pure contemplation m’envahit. L’impact visuel est aussi puissant que l’iconographie est belle. Le temps de quelques réminiscences nostalgiques, je rattrape le plaisir enfantin que me délivraient les magnifiques gravures naturalistes d’anciennes encyclopédies jaunies. Puis le périple spectaculaire reprend. Je vois des forces naitre et des particules se structurer, je croise une galaxie, un soleil et des cailloux autour. Progressivement, mon œil se familiarise, apprivoise la fascination. La curiosité point, puis prend rapidement le dessus. Ces séquences incessantes d’images m’exposent et m’enseignent une drôle d’histoire. Mes connaissances progressent, je m’enrichis à la vitesse de la lecture et, quand je ne saisis pas tout ce que le dessin veut montrer, un fil conducteur explicatif ou quelques légendes plus discrètes m’assistent. C’est de plus en plus beau. Succession d’ères. Succession de bichromies qui explorent le spectre lumineux. Rose-noir, bleu-noir, vert-noir, mauve-noir… Je recroise ces anciens cailloux devenus planète précaire dont les uterus-océans vont accoucher d’une révolution invisible. Bactéries, eucaryotes, division cellulaire jettent les bases d’un mécano biologique dont le catalogue me fera découvrir son bestiaire fantastique et extravagant. Si la virée cosmogonique demeure très didactique, il émerge des allusions beaucoup plus hermétiques. J’ai dansé avec Shiva, regardé à travers Magritte, vu la lune de Mélies et même aperçu un petit reporter à houppette qui me rappelait vaguement quelqu'un… ???... Bizarre. Que viennent faire ces nombreuses insertions iconoclastes dans une chronologie aussi draconienne ? Des visions ponctuelles, presque subliminales qui n’ont souvent pas grand-chose à voir avec la choucroute. Vraiment rien à voir ? Pas si sur. Réflexion… Oui, évidemment ! l’auteur m’interpelle, me pousse dans mes retranchements. Ces mises en écho ou confrontation d’idées, ces squelettes de mythes et de croyances, ces créations artistiques issues d’autres époques ou d’autres cultures modèlent un syncrétisme, ébauchent une philosophie et me procurent la joie d’une perception plus absolue dans l’appréhension du monde. Le ressort ultime de l’euphorie, au-delà de l’exposé d’un discours scientifique, d’une fresque évolutionniste pédagogique ou d’une approche réflexive plurivoque, c’est bien l’aventure lyrique et captivante que l’on vit ici. Elle ne plaira certainement pas à tout le monde. Mais si, comme moi, vous êtes de ceux qui, en levant les yeux vers le ciel, s’interrogent d’abord sur la distance d’une étoile, le nom d’une constellation, et laissent finalement dériver leur regard en tentant d’embrasser l’infini dans des élucubrations métaphysiques… Vous serez pris. Voilà, c’est l’aube. La balade s’achève station Holocène. La jauge est vide et affiche 0,1 million d’années. La machine doit se reposer. Quant à moi, je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience jusqu’au passage de la navette Beta.
Les Naufragés du temps
Cette série est l'alliance entre la folie scénaristique de Forest et l'austérité du dessin de Gillon. Le mariage des deux donne une série originale, avec des personnages et des dialogues totalement "forestien". C'est la bande dessinée qui m'a donné envie d'entre lire d'autres il y a (déjà) 20 ans. Forest était le spécialiste des histoires "folles" que l'on ne peut apprécier qu'au second degré. Les dialogues et les titres des albums, que certains peuvent trouver lourds et insupportables (ils ont le droit), font partie du charme de la série: "L'lombri nous digère, quelle est cette folie?", L'univers cannibale, La mort sinueuse... Tout y est exagére, comme chez David Lynch (mais avant l'heure), et c'est cette exagération qui fait la qualité (bonne ou mauvaise) de cette série, mais également de tous les scénarios de Forest. Le tout allié aux dessins froids de Gillon qui sont à l'opposés des histoires de Forest, font de cette série un indispensable. Evidemment, Gillon scénariste ne vaut pas Forest, et la série a durée trop longtemps, mais il reste les 4 premiers volumes (et dans une moindre mesure les 4 suivants, les 2 derniers étant peut-être de trop), que je conseille vivement.
Les Rameaux de Salicorne
Un excellent conte ! Au début, je trouvais que l'histoire était gentillette et que le héros était un peu lisse. Je me disais 'Encore une histoire avec un pauvre orphelin tout gentil qui va connaitre le bonheur à la fin de l'histoire', mais c'est tout le contraire qui se produit ! L'histoire devient de plus en plus dure au fil des pages et atteint son apothéose dans les dix-quinze dernières pages. J'étais d'ailleurs un peu triste de voir la fin car j'étais encore en plein dans l'action et je ne voulais pas que ça se termine. Le dessin de Pierre-Yves Gabrion est très beau. Il illustre une campagne en apparence belle, mais qui est en fait laide car remplie de faux-cul et de déchéance humaine.
D-day, le jour du désastre
Voilà une excellentissime adaptation du roman de David Brin, avec une idée décoiffante : les dieux vikings sortent du formol et décident d'aider les nazis à gagner la guerre (!), les nazis eux-mêmes ayant perpétré les abominables exterminations dans l'espoir de réveiller lesdits dieux. Résultat, un peu partout dans le monde, les anciennes divinités reprennent vie, choisissant leur camp, le dissident Loki jouant les trouble-fêtes en s'associant aux ricains ! Derrière ce joyeux bordel, on retrouve non seulement une belle énergie mais aussi une ode à la résistance et la créativité. Le tout servi de main de maître par Scott Hampton. Que demander de plus ?
Criminal
Le britannique Sean Phillips que personne ou presque, ne connaissait dans notre beau pays il y a encore quelques mois, fait une entrée plutôt remarquée, trois albums illustrés de sa main paraissant quasiment coup sur coup en France. Passons rapidement sur ses autres oeuvres, le très fun et sympatoche Marvel zombies et le très dispensable Sept psychopathes, pour entrer dans le vif du sujet, les entrailles de Criminal. Criminal est incontestablement une BD plus passionnante que les oeuvres précitées. Criminal est un polar de grande qualité. Je parlais d'entrailles, j'aurais du aller plus loin et parler de tripes, tant le mot viscéral prend du sens à la lecture de Criminal... Avant de continuer, évoquons l'ambiance sombre de cette BD, parfaite pour que le trait acéré de Sean Phillips puisse pleinement s'y épanouir. Il n'y a pas ici de découpage stylé, de grandes cases représentant une douzaines de héros, ou, d'épiques illustrations en pleine page, comme l'on a pu en voir dans Marvel zombies. Non, dans Criminal les plans sont serrés, les cases cadrant les visages au plus près s'enchaînent de façon très dynamiques, presque cut, les expressions paraissent saisies sur le vif, l'enchaînement est rapide, l'atmosphère semble oppressante... Sean Phillips s'en sort magnifiquement bien, si ses dessins ne sont pas parmi les plus spectaculaires, ses personnages sont vivants, l'action est très lisible. Chapeau l'artiste! Quant au scénariste, Ed Brubaker, il fait honneur à sa réputation de spécialiste du polar. Le premier tome de Criminal s'impose déjà comme un modèle du genre. Comme beaucoup d'intrigues très intelligentes, celle-ci est d'une simplicité déroutante, plusieurs questions se posent, trouvent des réponses inattendues, les pistes sont multiples mais convergent, tout en ménageant des surprises... et le scénario offre même une passionnante sous intrigue en double lecture. Bien entendu, comme dans tout scénario réussi, il n'y a ni complaisance ni trace de facilité maladroite, Brubaker maîtrise son sujet! Une des forces de cet auteur est également de savoir construire des personnages ayant une vraie personnalité, en ce qui concerne le héros, Leo, on peut même aller jusqu'à parler de philosophie, et les second rôles bénéficient d'un vrai caractère bien défini. Les personnages sont nombreux, les interactions entre eux également, et, compte tenu de la psychologie assez inédite de certains - Je pense à Yvan, un vieux monsieur avec qui Leo entretient une relation assez particulière - ces relations sont assez surprenantes, parfois incongrues. Je pourrai presque parler de situation quelquefois drôles, si l'ambiance n'était pas aussi pesante. Les personnages sont si attachants, que les drames qui les touchent au long de l'histoire, qu'ils soient liés ou non à l'intrigue, touchent du même coup le lecteur, même si tout ce petit monde est loin d'être constitué d'enfants de coeur. Que dire de la suite qui ne cesse de gagner en intensité ? Pas grand chose, il suffit de se laisser porter par le flot malsain instillé en ces pages pas Phillips et Brubaker. Il suffit d'ouvrir les yeux et garder ses sens en éveil en surveillant la porte... Qui sait quel monstre la nature peut engendrer en ces ruelles sombres ? Quand l'on constate en lisant les différents tomes que ces les histoires indépendantes offrent des intrigues noires toutes plus intelligentes les unes que les autres et liées de façon ténue de surcroit, c'est un plaisir absolu. Aucunement bloquant pour le lecteur qui se bornerait à lire indépendamment Putain de Nuit par exemple et tomberait sur un chef d'œuvre. Absolument réjouissant pour qui lit et relit toute la série en s'amusant à déceler les liens entre les tomes. J'adore Criminal, oeuvre excellente et forte, qui parvient habilement à transcender un genre si usité que bon nombre d'autres oeuvres de fictions, quelle soient en bandes dessinées ou d'autre nature, s'y sont cassés les dents. Si vous aimez les polars, lisez Criminal, car il est le polar ultime en BD. JJJ
Raymond Calbuth
Pour mon 900ème avis, j'ai décidé de choisir une série que je ne connais que depuis quelques temps et qui fait déjà parti de mes séries humoristiques préférées. Avec 'Raymond Calbuth', Tronchet est encore plus drôle que dans sa série Jean-Claude Tergal. Je ne pensais pas que c'était possible ! La force de la série est la personnalité de Raymond et sa femme. Ils sont tous les deux cinglés et les voir croire à leurs propres fabulations est très amusant. La série ne m'ennuie pas une seconde car elle est totalement imprévisible. Impossible de savoir quelle connerie Raymond va inventer. Chaque fois que je me dis que c'est impossible d'être aussi stupide, il fait quelque chose qui est plus stupide ! Un vrai champion du monde.
Idées Noires
Peu de dessinateurs peuvent se targuer d'approcher l'art de Franquin. En plus d'être terriblement beau, son trait est unique et démontre que la ligne n'a pas besoin d'être claire pour être lisible. L'utilisation du noir est simplement fabuleuse. Franquin a beau signer en gribouillis atrophiés, ses dessins explosent dans les cases, il est un artiste moderne, un vrai. Les idées de Franquin sont noires, mais également amusantes, cruelles, inventives. La majorité des gags sont hors normes, certains sont carrément cultes. Des idées noires inoubliables à mes yeux dés la première lecture... dieu sait que j'y suis fréquemment revenu depuis. Indémodables car hors du temps, certaines planches semblent avoir été dessinées hier et seront encore aussi fortes demain. Que de talent pour autant briller en une page. Tout simplement inégalé dans le genre. Franquin fait preuve d'une grande délicatesse, use de méchanceté, va parfois jusqu'à être sadique, mais il parvient toujours à faire rire. C'est rare l'humour qui sait faire rire, c'est précieux. Les thèmes traités correspondent à l'œuvre de Franquin, même si quelques unes de ses idées lui ont été suggérées. Un des célèbres personnages de Franquin, Gaston, qui est également l'un des plus glorieux héros de la BD, porte un regard assez désabusé sur le monde, il ne le comprend pas toujours, Franquin non plus. La critique sociale présente dans Gaston est accentuée dans Idées Noires. Franquin l'a dit lui même : "Si on analyse bien le style des personnages de Idées Noires, on retrouve le même genre de caricature que dans Gaston. Je dis toujours que c'est du Gaston trempé dans la suie. Franquin est grand. L'autoportrait qui fait office de couverture laisse supposer que l'auteur broyait du noir au moment ou il a créé ses idées. Peut-être, peut-être pas, quel que fut son état d'esprit à ce moment là, cela ne l'a pas empêché d'accoucher d'un chef-d'œuvre. "Lorsqu’après avoir lu une page des Idées Noires de Franquin, on ferme les yeux, l’obscurité qui suit est encore de Franquin." Cette phrase est attribuée à Sacha Guitry, elle est très belle et décrit les Idées Noires avec une infinie justesse. C'est juste l'une des plus belles critiques que j'ai pu lire... JJJ
Lou !
Après avoir lu les 3 premiers tomes de cette série, je peux enfin et sans aucune incertitude sur la tournure des tomes à lire et à venir me prononcer sur un véritable coup de cœur complètement inattendu de ma part sur une série à la fois drôle, mignonne, moderne et sensible car c’est tout ça à la fois et j’étais fort loin de m’imaginer qu’une œuvre issue de la collection « Tcho » aurait pu autant me surprendre ! On est très loin des stéréotypes d’habitude véhiculés par des séries comme Titeuf ou Cédric pour ne citer que celles-là. L’auteur porte un regard doux amer et attendri sur une famille monoparentale constituée d’une petite gamine blonde de 12 ans et de sa maman, écrivain peu inspirée qui préfère prolonger son adolescence par son addiction à la pizza et aux jeux vidéo mais sans en négliger sa progéniture… La construction des deux premiers tomes est exemplaire sur ce point. Il s’agit de strips d’une page qui pourtant mis bout à bout forment une histoire cohérente entre délires mère/fille et premiers émois amoureux pour l’enfant ou redécouverte de la séduction pour la maman. Le tout est très frais, très drôle sans être un seul moment vulgaire ou lourd. C’est tout simplement une tranche de vie savoureuse avec ce qu’elle compte de facéties dans son quotidien. Et puis le troisième tome pose le passage de l’enfance à l’adolescence avec ses déconvenues. Il n’y a rien de dramatique à vrai dire, juste de la mélancolie qui sent bon le vécu, des petits riens du tout qui sont dépeints avec humour et une certaine forme de poésie. Et que dire des dessins ? Ronds et mignons avec un style qui lui est propre, l’auteur s’efforce à animer chaque case avec un détail minime mais qui fait mouche ! Et une très grande réussite également dans la mise en couleur des aventures de la « Barbarella » du roman que s’efforce d’écrire la mère de Lou ! Tout cela ne serait pas complet sans la palette de personnages secondaires, du voisin de palier à la mamie accroc aux choux de Bruxelles (sic !) sans oublier LE chat, personnage récurrent et indispensable de la série ! Ne pas négliger pour autant les intérieurs de couverture qui amorcent et complètent l’histoire par des annotations du journal intime de Lou et vous tenez entre les mains une série aussi complète et divertissante que sensible et drôle ! A ne pas louper et merci à ma petite puce de 9 ans de m’avoir fait découvrir tout ceci ! ;)