Les derniers avis (7536 avis)

Par Bedelisse
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

A l’âge de 6 ans, j’ai reçu "Tintin et l’or noir". C’était mon cadeau d’anniversaire ! Depuis je me suis jamais lassé de la BD en général et encore moins de Tintin. Comme le dit si bien Mr Peeters, quelque soit l’âge de lecture, vous le relisez toujours avec autant d’intérêt, mais il est vrai qu’il faut peut-être commencer enfant ? Dans l'appréciation d’un Tintin, il ya un grosse part émotionnelle, pas vrai ? Je viens de refaire une lecture complète des albums, tout en alternant avec les volumes « Chronologie d’une œuvre ». J’ai trouvé ceci très instructif car cela permet de remettre tous les albums dans le contexte de l’époque (qu’il soit d’ordre politique, économique, sentimental ou psychologique) et également de pouvoir comparer les albums redessinés avec les dessins originaux. Les meilleurs albums commencent à partir du Secret de la Licorne, mais quoiqu’il en soit Tintin est pour moi une œuvre inclassable et qui méritera toujours 5/5 !

14/09/2009 (modifier)
Par cpt flem
Note: 5/5
Couverture de la série Ken Games
Ken Games

Premièrement, le graphisme surprend, les visages des personnages ne sont pas habituels ; puis le scénariste nous met sur de fausses pistes avant de nous révéler ce que l'on pense être la vérité. Les cadrages sont excellents et nous font vraiment participer aux sentiments des personnages ainsi qu'à la force de l'histoire. Tout tourne autour du concept du mensonge, de la manipulation, le poker en étant donc la référence ultime. Si le 1er tome démarre doucement, le 2ème accélère tant au niveau des révélations que de l'action. Il ressort de l'ensemble une impression de maîtrise et d'intelligence : en effet le poker cité dans la bd se joue avec 2 cartes faces visibles, puis avec 3 cartes qui arrivent l'une après l'autre... comme les 3 tomes de cette excellente série.

13/09/2009 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kaplan & Masson
Kaplan & Masson

Un scientifique allié à un as des services secrets, cela ne vous rappelle rien ? Bon sang mais c'est bien sûr ! Eh oui, beaucoup l'ont imaginée mais Didier Convard l'a faite, cette transposition des aventures de Blake et Mortimer dans notre hexagone des années 50, se référant ainsi aux années fastes des plus british de nos héros franco-belges. Et avec quelle maestria Convard a mené la danse ! Un dessin tout à fait remarquable de Jean Christophe Thibert, qui a su adapter son trait si particulier (rappelez-vous il avait signé cette formidable trilogie, euh... ramenée à deux volumes, intitulée Le marteau des sorcières) aux canons de la bd style ligne claire de la bd franco-belge. J'ai été plus que séduit par son dessin et par le scénario de Convard. Kaplan, évidemment tiré d'un film d'Hitchcock, représente la synthèse d'un Pradier style Jacobs, et d'un Gabin, style Audiard. Un album réussi, qui m'a fait sourire (Ah ! La liaison entre Masson et sa secrétaire reste un grand moment de l'album et déroge à la loi de 1949 qui régissait les albums de l'époque des années 50 auquel il se rattache) et qui plaira sans nul doute aussi bien aux jeunes générations qu'aux plus anciennes par la nostalgie qu'il dégage. Une indéniable réussite que je ne peux que saluer (en outre, l'histoire se conclue en un seul volume). Bravo aux auteurs.

11/09/2009 (modifier)
Par pewi
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Litost
Litost

J'ai été envouté par cette BD. C'est la première fois que de la poésie graphique m'emporte à ce point. Les expressions du personnage principal sont exquis, les implantations de couleurs au milieu du noir et blanc à la "liste de Schindler" est un régal, le tissage du dessin allégorique au travers du réel très subtil, il y a au moins une nouvelle idée graphique originale par double page. Le propos est mono-maniaque voir lancinant mais avec une telle douceur et un tel foisonnement qu'on le reçoit comme une caresse. Le texte est très simple, poétique mais pas bavard. Il change souvent de registre ce qui intensifie l'effet de densité. Je crois que je pourrais me repaitre de cet opus intense à l'infini. Un seul petit bémol : la première de couverture est franchement moche et la quatrième de couverture hideuse.

10/09/2009 (modifier)
Par maro_bzh
Note: 5/5
Couverture de la série Lanfeust de Troy
Lanfeust de Troy

Pour moi, Lanfeust de Troy est LA série à avoir dans sa bibliothèque. En lisant cette bd on ne s'ennuie pas du début à la fin tellement on est transporté dans le monde d'Ekmul. L'histoire est vraiment sympa. Les persos sont attachants, l'univers magique dans lequel ils évoluent est très varié. Beaucoup d'humour, de clins d'oeil et de scènes d'action se mêlent à l'histoire. Les dessins et la coloration sont agréables et s'améliorent au fil des tomes. Beaucoup de détails se glissent dans les dessins. Cette bd est donc très agréable à lire mais aussi à relire et restera longtemps pour moi une bd culte.

09/09/2009 (modifier)
Par Kreuzberg
Note: 5/5
Couverture de la série Pim Pam Poum
Pim Pam Poum

On est devant le Lascaux de la Bd ! Le capitaine de Pim Pam Poum ?!... mais c'est le capitaine Haddock !... L'astronome ne ressemble-t-il pas à Mr. Natural ?!... La tante Pim a un petit air de la Castafiore... De Popeye à Zep si tous ceux qui ont emprunté quelque chose à cette bd devaient se déclarer au ministère, la queue serait longue au guichet !

06/09/2009 (modifier)
Par Kreuzberg
Note: 5/5
Couverture de la série Comique Mécanique
Comique Mécanique

Alex Toth n'est pas un bon dessinateur, c'est un monstre ! Dans Comique Mécanique, il le prouve à toutes les pages. Son encrage est l'un des plus puissants, dans la belle lignée d'un Caniff, ses cadrages sont toujours inventifs et uniques, sa représentation graphique de l'humain exemplaire de justesse et de retenue. Bref pour tout amateur de pur dessin ce fut un dieu ! Son absence de succès est bon signe, un peu comme Cézanne en son temps, le grand Alex Toth fut de la confiture aux cochons... Il restera !

06/09/2009 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5
Couverture de la série Dragon Ball
Dragon Ball

Dragon Ball est une de ces oeuvres qui ont fait découvrir le manga et les animes en france mais si elle est si bien notée que cela ce n'est pas pour cette raison. Non, car Dragon Ball, avec ses nombreuses références à la littérature nippone, son humour omniprésent et ses personnages fortement attachants a su enchanter la vie de nombre de jeunes et le fera encore bien longtemps. Certes, à partir d'un certain nombre de tomes l'histoire prend un autre chemin, celui du combat du bien contre le mal et on regrettera l'humour du début. Toutefois, force est de constater que même aujourd'hui, peu d'oeuvres peuvent rivaliser avec Dragon Ball que ce soit en cohérence de l'univers, en ce subtil dosage nécessaire à un shonen(mangas pour jeunes/ados) entre humour, baston et dépaysement ou encore en qualité de dessins. Akira Toriyama a assurément créé une oeuvre d'une grande qualité qui a marqué l'histoire des mangas et a permis à bien d'entre nous de découvrir la bande dessinée japonaise. Bref, Dragon Ball reste à ce jour un classique que je vous invite à redécouvrir (la nouvelle édition 2009 est très belle d'ailleurs).

13/06/2003 (MAJ le 03/09/2009) (modifier)
Par TonTon31
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Jeu
Le Grand Jeu

Je n'ai qu'un reproche à faire à cette série, c'est d'être très très dense. En effet un album aurait été délayé par d'autres en deux voire trois tomes. D'ou peut être cette impression de confusion que certains ressentent. Personnellement je n'ai pas eu de difficulté à suivre et j'adore quand les récits sont denses et complets. Plusieurs aspects font la force de cette série. Tout d'abord le scenario, classique et dense comme je l'ai déjà précisé il est assez classique et efficace. Ensuite l'uchronie, ce postulat d'une guerre qui s'arrête entre la France et l'Angleterre et qui continue avec la Russie est très bien exploité. On se retrouve dans ce qui fait tout le sel de l'uchronie, un univers familier mais subtilement différent. Ce sentiment est renforcé par l'utilisation "opérationnelle" des prototypes aériens qui pullulaient dans les revues après guerre. Le dessin est splendide, il illustre parfaitement le propos. Il est rond mais pas trop, précis mais pas trop, parfait ! J'adore la scène du porte-avions dans le trois, c'est pour moi un très bon équilibre que peu d'auteurs obtiennent. Les personnages sont sympathiques mais ne font pas l'histoire, l'histoire c'est l'uchronie. Un dernier mot, ces ouvrages ont cette particularité qu'ils ne laissent pas indifférents. On le voit aux critiques, soit on adore, soit on déteste ! Moi j'adore.

02/09/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série En chemin elle rencontre...
En chemin elle rencontre...

Les violences faites aux femmes sont un véritable fléau. Disséminés dans l’album, les chiffres, plutôt qu’éloquents, sont effrayants : 4 000 viols par mois en France, une femme meurt tous les deux jours et demi en France sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint, 500 000 jeunes femmes sont enlevées, torturées, brisées psychologiquement chaque année dans le monde pour servir l’assouvissement sexuel des hommes. Depuis quelques années la bande dessinée a quitté –du moins en certaines occasions- ses habituels habits de media de divertissement pour se faire revendicatrice. Sur le sujet des violences faites aux femmes, délicat à plusieurs égards, Inès, sorti en début d’année avait, à défaut d’éveiller les consciences, ouvert un peu le débat dans le microcosme de la BD. Certains medias spécialisés s’en étaient également fait l’écho. Le collectif qui nous intéresse aujourd’hui va plus loin. Initié par son éditrice, Marie Moinard, qui en a également écrit une partie, il nous propose des tranches de vies, presque toutes fictives, mais pour la plupart inspirées de faits réels. Simples illustrations, caricatures, nouvelles illustrées ou réelles bandes dessinées de quelques pages, la diversité des formats va de pair, hélas avec les douleurs intimes racontées : excision, torture conjugale, prostitution, viol collectif… Avec, au centre, un article de presse relatant l’histoire d’Aïsha, cette Somalienne de 13 ans lapidée pour adultère il y a quelques années, alors qu’en réalité elle avait été violée par trois hommes. Une victime parmi des dizaines de milliers d’autres, victime d’un fanatisme religieux aveugle qui confine à la barbarie la plus abjecte. Un ouvrage féministe ? Peut-être. Mais est-ce réellement important ? Je n’ouvrirai pas le débat, n’ayant aucun talent dans l’exercice. Cependant j’ai une petite fille, et je n’ai aucune envie que le sourire qu’elle affiche le matin en se réveillant soit un jour déformé, défiguré par des coups ou des violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Je ne le souhaite à aucune femme ou fille, quels que fussent leurs âges, couleurs de peau, religion, langue, etc. Pour l’aider à construire ce collectif, Marie Moinard a fait appel à de nombreux auteurs de bande dessinée (34 au total), et là encore, la diversité a parlé puisque des auteurs de renom (Caza, Corbeyran, Kris, Lapière, Lepage, qui signe la magnifique couverture du collectif…) côtoient des jeunes (Bauthian, Dillies, Vanders…). Tous ont fourni des travaux d’une grande intensité, prouvant par là-même leur engagement, leur attachement à une cause qui nous touche tous. Il y a de la diversité aussi dans les styles : semi-réaliste pour Swysen, réaliste la plupart du temps... C'est du beau travail, l'ouvrage en lui-même est vraiment de qualité sur le plan graphique. Ma partie préférée reste le récit se trouvant vers la fin, dont je vais vous parler plus en détail. Le recueil se conclut (presque, il y a deux illustrations ensuite) sur une histoire d’une vingtaine de pages, écrite par Marie Moinard et adaptée par Corbeyran pour Damien Vanders ; c’est une histoire qui à elle seule synthétise l’esprit humaniste qui souffle sur le collectif. Cette histoire, en quelques mots, est le témoignage d’une femme qui avait tout pour être heureuse, surtout un fiancé attentionné, lequel un jour où il revient de voyage se met à la frapper, pour des raisons surréalistes ou mystérieuses. Commence alors un processus de désagrégation de soi de la jeune femme, qui en gardera des séquelles toute sa vie. L’engagement de chacun des auteurs est palpable dans ces pages, et nous avons, comme dans l’ensemble du collectif, de la grande qualité. Je ne ferai pas, pour finir, mon curé en prêchant ceci ou cela, c’est à chacun de prendre ses responsabilités et de réfléchir à ses actes, mais ce collectif m’a permis de me rendre compte qu’il suffit qu’une personne soit motivée par une cause juste pour que d’autres la rejoignent afin de faire une œuvre revendicatrice où le talent le dispute à l’authenticité. Certains crieront à l’angélisme, mais tant pis, je veux croire qu’un monde meilleur est possible pour ma petite fille et toutes les autres. Le terme de « culte » ne convient pas à ce type d’ouvrage, à sa place je retiendrai celui d’acte courageux, humaniste et militant.

01/09/2009 (modifier)