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Le Marteau des Sorcières

Note: 3.56/5
(3.56/5 pour 9 avis)

En 1486, deux inquisiteurs dominicains allemands font paraître le « Malleus Maleficarum », le Marteau des Sorcières, cultissime traité de démonologie, resté dans l'histoire comme l'ouvrage le plus terrifiant jamais publié. Interview de Siro (juillet-août 2007) : ...Il n'y aura pas de troisième tome. J.C Thilbert a décidé d'inventer le concept de la trilogie en deux albums et annoncé, après la sortie du deuxième, qu'il arrêtait. Il s'était énormément investi, au-delà du raisonnable. Mon regret est de ne pas l'avoir su avant. J'aurais terminé le second d'une façon différente.


Esotérisme La Bête du Gévaudan La Loge noire Séries hélas abandonnées

En 1486, deux inquisiteurs dominicains allemands font paraître le « Malleus Maleficarum », le Marteau des Sorcières, cultissime traité de démonologie, resté dans l'histoire comme l'ouvrage le plus terrifiant jamais publié. La puissance et la noirceur émanant du « Malleus Maleficarum » en firent un mythe sulfureux inspirant pour des générations les terreurs les plus sombres. A la lumière d'une enquête en trois volets, dont le premier s'appuie sur un récit de voyage de Joseph Pitton de Tournefort, botaniste du début du XVIIIème siècle, un voile se lève enfin sur l'un des mystères les plus ahurissants de l'histoire de l'humanité... (source : www.glenat.com)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Février 2003
Statut histoire Série abandonnée (Voir ci-dessous) 2 tomes parus
Couverture de la série Le Marteau des Sorcières
Les notes (9)
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27/02/2003 | ThePatrick
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Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Dommage que la série soit arrêtée parce que je trouvais le scénario prenant. Autour d'un livre que je ne connaissais pas, les auteurs créent un mystère complètement envoûtant. Le scénario est prenant et je n'ai pas lâché les deux albums tellement je voulais savoir la fin et malheureusement comme elle ne viendra jamais cela a gâché mon plaisir. Le dessin est très bon pour créer une atmosphère sombre quoique au début j'ai eu de la difficulté avec les personnages. Il y avait quelque chose qui me dérangeait, mais je ne sais pas trop quoi exactement.

15/08/2014 (modifier)

Je note durement ces albums, tenant compte de l’abandon de la série, et donc du lecteur. Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par le positif : le dessin. Celui-ci est très détaillé, en particulier dans les décors, qui foisonnent de détails ; ils semblent de plus extrêmement documentés. Ou bien Thibert a fait une école d’architecture. Toujours est-il que je veux bien comprendre qu’un dessinateur seul se grille la santé en produisant une BD de ce niveau. Et ce, juste pour les décors. Ses personnages me rappellent le cinéma français d’après-guerre : ils ont des tronches. Du tout-venant, du pas convenu, du monsieur tout le monde, avec la ceinture qui remonte sur la bedaine et les oreilles mal foutues. Ce parti pris, au demeurant pas déplaisant, et en léger décalage avec l’absence de détails et de textures dans les visages. André Pouce ou Robert Dalban avec des visages lisses comme des fesses de nouveau-nés. Etrange, mais pas déplaisant. L’usage de la couleur est du même acabit : réaliste. Le Moyen Age est sombre et les gueux sont sales, Paris est gris sous la pluie, et les messieurs de bonne compagnie gris de costume. La Londres victorienne et nocturne est compréhensiblement noire. Le fait est qu’au total, l’ensemble est un peu terne. Subtilement sombre. Le négatif : le scénario. Je suis pour la narration décompressée, quand elle s’applique (et pas juste comme astuce pour vendre plus de pages). Ceci dit, j’ai eu l’impression de lire deux albums d’exposition. C’est long. Trop long. D’autant que ne sont détaillées que des anecdotes. Le rapprochement avec l’histoire réelle est anecdotique dans le premier volume, et purement illustratif dans le second. Sans suspens réel, les clefs du récit sont données trop tôt, et je me suis pris d’impatience devant cette relecture (pas forcément stupide) du tueur de Whitechapel, piaffant d’en connaitre les retombées sur les personnages présents (et originaux). Et là, bien entendu, fin du deuxième album, fin de la série. Votre bande dessinée a quitté inopinément, souhaitez-vous la redémarrer ? Nous ne saurons jamais si le De Tournefort actuel est lui-même une victime de sa recherche. Ni quels sont les secrets de l’organisation qui le contacte. Deux albums qui amènent (gauchement) à une révélation qui n’aura pas lieu. J’ai déjà recommandé des séries inachevées, leur construction rendant l’abandon peu important. Le Marteau des Sorcières n’en est pas une.

18/07/2014 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
L'avatar du posteur Pierig

Je n’ai qu’un mot à dire sur cette bd : quel gâchis ! Ma frustration est d’autant plus grande que le dessin de Thibert est littéralement envoûtant et le scénario de Siro bigrement fouillé et prenant. Mais le dessinateur a pris une lourde décision qui aura eu raison d’une série pourtant prometteuse. Siro centre son récit autour du "Malleus Maleficarum", un petit mode d’emploi pour la chasse aux sorcières datant de 1486. De ce livre qui a réellement existé, Siro lui donne une dimension mystique, voire démoniaque. Sur les traces de son aïeul, de Tournefort décide d’élucider les mystères planant autour de ce traité de démonologie. La grande force de l’histoire est d’associer habilement des actes sanglants avérés de l’Histoire au "marteau des sorcières". Ainsi, le premier opus aborde le sujet de la bête du Gévaudan et le second celui de Jack l’Eventreur. Que nous réservait la suite ? On ne le saura jamais et c’est bien dommage.

17/05/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après la lecture des 2 tomes. Le titre ne m'attirait pas et je faisais un blocage sur les couvertures de cette collection. Je me suis quand même lancé car ces 2 tomes étaient disponibles à la bibliothèque. Bien m'en a pris car j'ai découvert une série de très bon niveau. Le dessin pourtant particulier et original est d'une beauté qui ne laisse pas indifférent. La colorisation est très technique mais parfois trop sombre. Les personnages ont des traits très courbés et les décors sont finement travaillés. Le scénario est intelligent et prenant. Quel dommage que la série s'arrête en cours car j'aurai certainement franchi le pas pour investir. Ma note correspond à ma déception sur ce point. Je ne sais pas ce qui était prévu au programme pour le T3 mais c'était une bonne idée de mélanger à cette fiction d'autres histoires ultra connues en y apportant des réponses propres à cette série. A découvrir car l'ensemble vaut le détour.

27/11/2008 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 3/5

Comme beaucoup, à la lecture de cet album, j'ai été très impressionné par le style unique du dessinateur. C'est d'ailleurs ce qui avait motivé mon achat à l'époque. A la limite de la caricature, les traits des personnages, très arrondis, se marient harmonieusement avec un graphisme extrêmement précis et soigné. Un contraste intéressant est ainsi produit entre les protagonistes et leur environnement qui, s'il peut être déroutant au premier abord, m'a personnellement séduit. L'ensemble est très travaillé, léché donnant l'impression d'un travail d'une très grande minutie et patience. Par ailleurs, la colorisation est également impeccable, collant très bien avec le ton sombre et inquiétant du récit. J'ai été, en revanche, beaucoup moins emballé par le scénario. Le synopsis de base est pour le moins convenu. Dans le tome 1, un savant missionné par la cour de France part enquêter sur de mystérieux phénomènes en Europe centrale. D'abord engoncé dans ses certitudes scientifiques, il va devoir revoir son opinion face à des évènements clairement surnaturels. Bref, rien de bien innovant. Ce qui est dommage, c'est que la narration est très confuse. Les textes sont parfois très ampoulés et perdent en clarté et le problème est aggravé par une disposition parois malheureuse des phylactères (qui a dit ça ? est-ce du texte? la pensée d'un personnage ? une partie du dialogue ?) et un lettrage informatisé parfois mal employé (je pense notamment à une certaine - petite case - où le héros a un long monologue, et où, pour faire passer le tout, la police du texte est considérablement réduite : résultat bizarre). Le bilan reste très positif et l'on peut espérer que ces menus travers seront corrigés dans les tomes ultérieurs, qui pourraient permettre à l'intrigue de prendre son essor et une tournure originale, tout en continuant à s'appuyer sur le grand talent du dessinateur.

22/08/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

La beauté des dessins vient étoffer le scénario. Même si, j'en conviens, la succession de visages arrondis peut décourager certains dans la lecture, les couleurs et de très belles grandes cases font de cette BD une bonne surprise. Côté scénario, on navigue entre différents mythes (de Dracula, au loup garou et à la bête du Gévaudan), le tout dans une ambiance proche de celle décrite dans "le nom de la rose". Un album à découvrir.

26/01/2006 (modifier)
Par LoOg
Note: 5/5

Terrible! Le dessin est envoutant et l'histoire reprend avec brio et beaucoup de modernité un poncif de la litterature d'horreur: la lycanthropie. On s'attache très vite aux personnages qui ont une réelle profondeur psychologique et le scénario vous tient en apnée jusqu'à la dernière page du volume... Les décors sont proprements fantastiques et l'ambiance qui se dégage du livre est énorme... à découvrir d'urgence :)

09/03/2003 (modifier)
Par JBT900
Note: 3/5

Voilà un album que j'avais repéré sur le site de Glénat un mois avant sa sortie, et que je guettais ardemment, ayant repéré un style de dessin très plaisant. Après sa lecture je classe cette BD dans la catégorie "très bonne surprise", ne connaissant pas les auteurs (ce qui est souvent le cas, n'ayant pas une grande culture bédéphile il est vrai…). Le scénario s'étire sur 48 planches mais ça n'avance pas vraiment très vite et finalement ça aurait très bien pu rentrer en beaucoup moins (ou mieux, les auteurs auraient pu faire avancer l'histoire bien plus vite sur ces 48 planches!). On retrouve tous les ingrédients récurrents dans ce style de récit : le bûcher pour les femmes accusées de sorcellerie, les inquisiteurs, les croyances populaires, l'intérêt que porte un lettré sur cette affaire démoniaque qui terrorise les villageois et les affaires d'incestes et de relations ambigus dans un village reculé. L'hiver, la neige, les ruines, les forêts apportent le côté inquiétant, qui bien que pas vraiment nouveau ni original, remplit bien son rôle. Un 1er tome qui n'avance donc pas vraiment très vite et qui est centré autour d'un récit un peu plat, sans faute de goût ni erreur grossière de scénario. Le gros point fort de cet album est le dessin auquel j'ai vraiment accroché… Le trait est assuré, net, sans faute de goût et soutient parfaitement le caractère supposé des protagonistes, ainsi que l'ambiance qui se veut inquiétante. Les visages sont tous un peu les mêmes, mais avec des petits détails vraiment réussis (les balafres des villageois, terribles!), et des yeux que j'ai personnellement trouvés très réalistes, et très expressifs. Certains seront peut-être choqués par les proportions tête/corps, notamment pour le héros, Tournefort mais ça reste très léger et on n'atteint pas la dimension des têtes volontairement énormes qu'on peut trouver par exemple chez Nemeth sur O'Malley. Si on fouille vraiment, tout juste pourra t-on peut déplorer certaines planches un peu trop sombres, et des textes parfois un peu lourds, et de plus surchargés de mots en gras qui ne s'imposent peut-être pas vraiment. Une belle surprise donc, à laquelle j'aurais mis un 4/5 sans hésiter si l'histoire avait été un poil plus réussie. Mais j'espère revoir mon jugement à la hausse à la lecture du futur tome 2….

07/03/2003 (modifier)

Cet album m’est tombé dans les mains tout à fait par hasard, et je suis resté là, à contempler bêtement le dessin absolument superbe. L’ambiance est glauque, sombre, inquiétante, et très bien reflétée par les couleurs ternes utilisées ; ainsi les pages 4 à 8, entièrement en gris sont véritablement magnifiques… Les visages sont très caricaturaux, avec des traits très arrondis, ils ne plairont probablement pas à tout le monde. Le trait de Thiret est non seulement d’une grande maîtrise et précision, mais en plus il prête un soin particulier aux détails, comme le montre l’ordinateur de Pierre de Tournefort au tout début, lequel porte un sigle qui est... Qui est ? Eh bien, vous regarderez par vous-mêmes. :) Autres détails, un souffle par temps froid, à peine visible, des dents noires de nobles à la cour à peine entrevues... J’aime ! Côté scénario, je serai un peu moins enthousiaste. Sur fond de chasse aux sorcières et de lycanthropie, on assiste à une enquête historique, Pierre de Tournefort découvrant les écrits de son ancêtre Joseph Pitton de Tournefort. Lequel ancêtre s’en est allé en Europe centrale étudier ce qu’il croyait être le fruit d’hallucinations et de crédulité. Cette aventure (les deux tiers de l’album) me paraît relativement banale et sans véritable originalité, et... finalement se résume en quelques lignes... Malgré cela, ce tome se lit très bien. Tout petit détail, un ou deux phylactères (bulles…) sont mal placés, et le texte y est centré, ce qui laisse parfois des espaces «un peu bizarres». Oui, je chipote, mais ce détail m’a intrigué... Dans tous les cas, je suivrai la série avec intérêt, en éspérant que le tome 2 étoffera plus l’intrigue, qui me paraît pour l’heure un tantinet légère.

27/02/2003 (modifier)