Les derniers avis (7536 avis)

Par Anne Cart
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Rosalie Blum
Rosalie Blum

Cette trilogie aux planches très richement colorées à l’aquarelle et au graphisme délicat dépeint le quotidien paradoxalement morne de personnages solitaires et malheureux. Toutefois, à la lecture de ces histoires mélancoliques, on se surprend souvent à sourire. Dans le premier tome, nous découvrons Vincent, trentenaire célibataire qui tient un salon de coiffure et peine à couper le cordon avec sa mère fantasque et manipulatrice. Tendrement, Camille Jourdy nous raconte Vincent. Ses pensées hésitantes et ses rêves étranges nous le rendent très attachant. Un jour, il croise une femme qui le trouble. Discrètement, il décide de la filer. C’est Rosalie Blum…

16/07/2010 (modifier)
Par Graveen
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Seuls
Seuls

Une tornade de fraîcheur. Cette série sonne juste. L'intrigue est menée de main de maître. J'ai cru un instant un positionnement 10/14 ans mais il n'en est rien, tant l'auteur sait jouer avec des situations un peu glauques ou morbides, sans pour cela qu'elles ne pourrissent l'oeuvre. Lu en bibliothèque sur les 4 premiers tomes, je file l'acheter. Et je ne sais pas comment je vais faire pour attendre demain tant j'ai envie de lire le 5ème tome. ;) Bref pour moi, on frise... pardon on atteint la perfection dans ce registre faussement enfantin. Magistral.

09/07/2010 (modifier)
Couverture de la série Les Mauvais Coups
Les Mauvais Coups

Je n’ai pas l’habitude de prendre part, mais là, je suis tellement pas d’accord que je me lance ! Après avoir lu leur première BD (que j’ai adoré), j’ai été tenté de lire celle-ci malgré vos conseils. Tout d’abord, le scénario. Pour moi, si faiblesse il y a, c’est peut-être du côté d’une lecture un peu hâtive. Mais quand on poste un avis avant même que le livre soit disponible en librairie, ça peut se comprendre. Je parle de lecture un peu hâtive parce que pour moi « Les Mauvais Coups » c’est tout d’abord un scénario qui exige un minimum d’investissement de la part du lecteur. Il m’a fallu deux lectures pour trouver les réponses à toutes mes questions. Effectivement, le pari était risqué parce que c’est pas évident de tout capter du premier coup. Je n’ai vraiment compris la relation entre ces deux histoires qu’à la fin. Et c’est tout sauf gratuit. La partie années 20 permet de mettre en perspective certains enjeux dans les années 70. Mais c’est une question de goût. Pour ma part, j’aime les BD, comme les films, qui me titillent encore après la lecture, ou le visionnage. Concernant la couleur, les transitions sont effectivement rudes et je trouve ça justement assez bien vu. Sans dévoiler l’histoire, dans la partie « fin années 20 » (et pas 30), on est dans un registre de la douceur, de la belle rencontre amoureuse. Dans les années 70, on est dans un monde qui a changé. On est dans la débauche, la violence, dans un environnement malsain. Il fallait une transition aussi brutale pour traduire ça. Je trouve par ailleurs qu’on y retrouve bien l’atmosphère des films des années 70. Concernant le dessin. Ca me semble être un parti pris plus qu’un problème de maîtrise technique. La précédente BD, au trait extrêmement bien léché en atteste. Ce nouveau graphisme est effectivement un peu déstabilisant quand on s’attend à voir la même chose que dans « Sémaphore », mais au final, ça gagne en expressivité et en mouvement. Et puis c’est loin d’être aussi osé que du Gipi, du Sfar ou du De Metter dont on ne remet pourtant pas en doute les talents de dessinateur… Etant réalisateur, j'imagine très bien le film tiré de cette BD... Pour moi, « Les Mauvais Coups » est plus qu'un coup de cœur...

08/07/2010 (modifier)
Par Mirabelle
Note: 5/5
Couverture de la série La Revanche de Bakamé
La Revanche de Bakamé

Je viens de finir « La revanche de Bakamé » de Jeroen Janssen, BD iconoclaste traduite du flamand. Tout d’abord, l’ouvrage est très beau : papier glacé, très bonne reliure, ce qui ne gâche rien ! Les couleurs sont vibrantes et traduisent le propos de l’auteur. Ce dernier met en scène, dans cette version africaine du « Roman de Renard » un lapin fourbe qui instrumentalise la vanité et la bête brutalité de son entourage. Son but ? Voler de la bière, coucher avec un maximum de femmes (de préférence celles de ses ennemis) ou juste semer la zizanie. Jeroen Janssen s’en donne à coeur de joie en dépeignant une Afrique sexuellement débridée et attachée à ses traditions locales, ses sorciers et son honneur. Tout ça est raconté de manière enjouée et loufoque. On est à 1000 lieues de Jean de La Fontaine et de ses chastes histoires mais la morale, elle, est tout aussi impitoyable : la vaniteuse hyène paie le prix de ses mensonges à travers une punition culminant dans une scène de cannibalisme (je ne peux pas tout révéler de peur de gâcher le suspense !)...

08/07/2010 (modifier)
Couverture de la série Pluto
Pluto

Après le chef-d'oeuvre Monster, voici Pluto, un manga tout autant génialissime, qui aurait mérité de sortir plus tôt (sans jeu de mot douteux) ici. Eh oui, il aura fallu attendre 7 longues années pour toucher à ce manga exceptionnel signé Naoki Urasawa. Je soulignerai tout d'abord un travail exceptionnel sur l'edition. Kana, a contrario du "concurrent" Glénat, propose une couverture de grande qualité, un carton "caché" travaillé, et a la générosité de traduire les préfaces de différents acteurs clés sans qui Pluto n'aurait jamais vu le jour. Voyons le dessin maintenant. Comme d'habitude avec Urasawa, tout est parfait. Le style s'approche énormément de Monster et 20th Century Boys, si bien que beaucoup des personnages se ressemblent, ou du moins ont souvent des caractéristiques communes, mais jamais on ne les confond. Du grand art. L'histoire se base sur une aventure d'Astro Boy. A quel point, je ne peux pas vous le dire, vu que je n'ai pas lu l'aventure en question. Cependant, l'univers est parfaitement au point, proposant un monde futuriste, envahi de robots, dans un climat d'après guerre, avec de grandes figures de celle-ci ce faisant assassiner les unes après les autres. Qui a dit Watchmen ? Le scénario est donc la grande force de ce Pluto, et on retrouve avec grand plaisir le style Urasawa qui avait si bien porté Monster au rang de grand classique de Manga : on pose avec calme une histoire, touchante le plus souvent, qui se mêle avec d'autres, avec généralement un dénouement tragique à la fin du chapitre. Achat donc plus que conseillé POUR TOUTE PERSONNE AYANT AIME Monster ou 20th Century Boys, mais assez déconseillé pour ceux n'appréciant pas la patte Urasawa. Cependant, Pluto n'est pas un clone de Monster version futuriste, donc si vous de voulez pas investir 50 euros dans un second Monster, je vous rassure, ce ne sera pas le cas.

07/07/2010 (modifier)
Couverture de la série Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel

J’ai mis 6 ans à me décider… 6 ans à faire confiance à la communauté du site marron et ses avis dithyrambiques… 6 ans à surmonter une aversion et mes aprioris sur cette bande dessinée au dessin qui me rebutait… mais en l’an de grâce 2010, j’ai sauté le pas et je ne le regrette pas, bien au contraire. « Le Grand Pouvoir du Chninkel » est une bande dessinée qui a influencé la bande dessinée fantasy moderne à la manière des livres de Tolkien pour la littérature. Tous les concepts classiques du genre sont là : la petite créature faible et sans pouvoir doit accomplir une prophétie et sauver le monde. Du déjà vu ? Du déjà lu ? Oui mais si on remet cette bande dessinée dans le contexte, on pourra constater que les séries modernes lues et relues sont parues bien après et que ce sont elles qui se sont inspirées du petit bijou qu’ont serti Van Hamme et Rosinski, pas l’inverse. Le scénario est excellent et bien rythmé. Les chapitres sont assez courts et permettent de bien structurer le récit. J’ai été littéralement transporté et me suis laissé absorber par J’on le Chninkel et ses aventures pleines d’humour, de rebondissements mais aussi d’action et de temps forts. L’ambiance est tout simplement magique et laisse une impression inédite à la lecture. S’ajoute à cela une fin aussi grandiose qu’inattendue qui donne une vraie dimension à l’histoire contée. Le dessin ne ravira pas tout le monde. Comme expliqué en introduction, il m’a fallu du temps pour l’apprécier… mais une fois habitué, je n’ai pu que m’incliner devant tant de détails, de complexité et de qualité. « Le Grand Pouvoir du Chninkel » est indispensable à tout fan de fantasy, mais pas seulement : tout amateur de bandes dessinées devrait, au moins une fois dans sa vie, se laisser tenter. Le jeu en vaut la chandelle. Je recommande l’achat de l’album en format original, soit en grand format noir et blanc. La version couleur et la version petit format à petit prix ne restituent aucunement l’atmosphère et la qualité graphique de l’édition originale. Tout simplement culte…

07/07/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Le Voyage des Pères
Le Voyage des Pères

Voilà une série résolument extraordinaire ! J'ai beaucoup aimé ! Cela faisait longtemps qu'une série ne m'avait pas autant plu à ce point ! C'est presque culte ! Elle apporte un doux vent de fraîcheur dans le monde de la bande dessinée. Je pense que c'est quasiment miraculeux d'avoir eu l'idée d'imaginer de raconter la vie de Jésus Christ au travers le parcours de 3 des pères des 12 disciples qui partent à leur recherche. Le scénario est d'une inventivité débordante. C'est une vision à la fois juste et amusante du parcours du Nazaréen à travers la Galilée et la Judée. En effet, les parents se méfient du faiseur de miracles comme d'un gourou d'une nouvelle secte. On s'aperçoit qu'il y a une véritable transposition de problématiques actuelles au début de notre ère. La série se veut également légère avec un humour très raffiné. En réalité, on va vivre des moments fort agréables. Par ailleurs, le graphisme simple et efficace illustre très bien une histoire drôle et tendre. Les personnages sont attachants avec de réels moments d'émotion. Les dialogues sont exquis avec un ton percutant. Et puis, la vérité historique semble être respectée malgré quelques anachronismes rigolos. Il y a une véritable cohérence des faits dans ce récit. Cela donne encore plus de crédibilité à cette formidable aventure. Dernièrement, un auteur avait eu l'idée de reprendre La Bible (Delcourt) et j'avais détesté. Il aurait dû l'aborder de cette manière et toute la vision en aurait été différente. Il suffit d'avoir le talent de trouver la bonne idée. Le troisième tome se termine en véritable apothéose. On arrive même à comprendre le sens profond de ce voyage des pères à la toute dernière page. Rarement une bd a dégagé autant d'émotion ainsi que des larmes de rire. C'est une série non seulement de grande qualité que nous avons là mais qui est à acquérir absolument !

18/11/2009 (MAJ le 05/07/2010) (modifier)
Par Solenn
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Trolls de Troy
Trolls de Troy

Cette BD est simplement géniale. Si vous voulez passer un bon moment, il n'y a rien de mieux que cette BD. Je prends plaisir à lire et à relire tous les tomes. Chaque fois, je découvre de nouveaux jeux de mots. Les noms de tous les personnages ne sont pas choisis au hasard. J'avoue, j'ai mis le temps à le découvrir. L'humour est noir, mais irrésistible, les personnages sont vraiment attachants (Tyneth et Gnondpom sont mes préférés), et les histoires, toutes plus loufoques les unes que les autres. Vivement le prochain Tome, "La guerre des gloutons".

02/07/2010 (modifier)
Couverture de la série Chick Bill
Chick Bill

Il est vrai que "Chick Bill" n'est pas considérée comme une BD "culte", ce que je trouve regrettable. Bien qu'après des débuts très moyens (jusqu'à la "Bonne mine de Dog Bull"), on ne peut que trouver un humour que je n'ai retrouvé nul part ailleurs. En passant de "Panique à OK korral", "Tempête Rose", le cultissime "Trésor du gros magot", "L'étoile d'A. Rainier" (mon chouchou), pour ne citer qu'eux. Bien évidemment, les derniers albums sont beaucoup moins "à la hauteur". "L'homme qui a Tempêté", " la Fille au père Vert" ne sont pas des réussites, et je reconnais n'avoir acheté aucun des derniers albums. Mais combien d'albums avant ceux là m'ont fait rire aux éclats enfant et continuent de me faire rire ? Je pense que tous les albums de Kid Ordinn devraient être offerts aux enfants au même titre qu'Astérix ou Gaston Lagaffe. Et à ceux qui disent que Kid Ordinn a veilli, je leur dis que ce n'est pas Kid Ordinn qui a pris de l'âge, mais que ce sont eux qui ont grandi et qui se prennent trop au sérieux.... ce que ne faisait pas Tibet....

01/07/2010 (MAJ le 02/07/2010) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série L'Encre du Passé
L'Encre du Passé

Très rares sont les lectures de bd qui me subjuguent littéralement. Il faut les compter véritablement sur les bouts des doigts. Ici, on est totalement pris par la poésie de ce graphisme qui nous transporte dans le Japon médiéval. J'ai beaucoup aimé cette histoire faite de tendresse, de regret et d'apprentissage d'un art. C'est un récit à la fois initiatique et intimiste comme je les aime. C'est certainement lié à la force et à la beauté des images. Cela rend vivants les personnages et bien entendu, l'émotion passe beaucoup mieux. Le trait comme un pinceau donne un effet calligraphique et accentue l'aspect estampes japonaises qui colle idéalement aux lieux où se déroule l'histoire. On passe non seulement un agréable moment de lecture mais on se dit également que la bd est un véritable art lorsqu'elle atteint un tel niveau de maîtrise. Bravo aux auteurs !

01/07/2010 (modifier)