Les derniers avis (32322 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Perramus
Perramus

3.5 Je réécris mon avis après avoir enfin lu l'intégrale paru chez Futuropolis. Un très bel album qui mets bien en valeur le dessin de Breccia, mais comme il est gros cela m'a prit deux jours pour le lire parce que j'avais pas envie d'essayer de lire ce mastodonte dans l'autobus ou au travail durant mes pauses ! Il faut pas être allergique aux récits étrangers pour aimer cette série parce qu'on est dans un univers onirique remplit de symboles, pas du tout dans un monde réaliste. Je trouve que c'est le genre de série qui est parfait pour le style très particulier de Breccia. Son dessin étrange en noir et blanc crée une atmosphère étrange et oppressante ce qui est parfaite pour un récit dénonçant la dictature militaire. En plus, l'impression de Futuropolis est très bonne (dans mes souvenirs, l'album paru chez Glénat comportait des cases un peu difficile à déchiffrer). J'ai surtout aimé les moments satiriques comportant de l'humour noir et les dialogues sont souvent savoureux. Bien sur, par moment je ne savais pas trop où les auteurs voulaient en venir, mais ce n'est pas trop grave parce que j'ai globalement aimé ma lecture. Il n'y a que la quatrième partie qui m'a semblé un peu plus faible que les autres. En tout cas, à lire si on aime les récits étranges qui sortent de l'ordinaire.

08/12/2018 (MAJ le 02/08/2022) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Momotaro
Momotaro

Relativement féru de culture japonaise, je connaissais le nom de Momotaro sans connaitre sa légende. Après une brève recherche, je constate que, malgré quelques similitudes, le conte raconté dans cette BD n'est pas celui officiel du célèbre Momotaro, ou alors ce serait une version très remodelée. Toutefois nous avons droit ici à un conte folklorique japonais au sens le plus classique du terme, une histoire qui commence par un "Il était une fois" avec un déroulement simple, des péripéties un peu attendues et une morale à la fin. Mais le tout est magnifié par la beauté du dessin de Toppi, son noir et blanc si élégant dont on reconnait immédiatement le style personnel ouvragé. Il en découle un ouvrage d'une grande classe, avec une lecture fluide et agréable. Je dois admettre que l'intrigue elle-même m'a un peu déçu : après une entame très sympathique, j'ai trouvé sa seconde moitié plus convenue, notamment dans la résolution des affrontements entre le héros et certains démons. S'il s'était agi de l'adaptation littérale d'un conte existant, j'aurais facilement excusé cette facilité de l'intrigue, mais comme il semble bien que ce soit une fiction inventée par Toppi, j'aurais espéré plus d'originalité ou de profondeur. J'apprécie toutefois la relation entre Momotaro et son compagnon renard. Malgré ce soupçon de déception au niveau de l'intrigue, cet album offre quand même un conte japonais d'une belle élégance tant dans le graphisme que dans sa construction pleine de classicisme. Note : 3,5/5

02/08/2022 (modifier)
Couverture de la série T'Zée - Une tragédie africaine
T'Zée - Une tragédie africaine

Après Biotope et Commando colonial que j’avais fortement apprécié, ce duo d’auteurs se reforme pour mon plus grand plaisir. Au programme cette fois ci, un gros one shot qui nous narre la fin d’une dictature dans un pays imaginaire d’Afrique. Pour son récit, Appollo s’est fortement inspiré de l’histoire de ce continent, sauvage, brutal, rempli de croyances, bref fascisante et dangereuse. T’zée est sous-titré Une tragédie africaine. En maître d’orchestre, le scénariste déroule sa pièce en 5 actes, le tout est finement ciselé pour déboucher sur l’inéducable. Brüno, en symphoniste éclairé, exécute de main de maître la mise en page, tout est parfaitement millimétré et dans le tempo. L’ambiance moite et crépusculaire est superbement bien rendue. Pour les petits points négatifs, aucune empathie pour les personnages, on ne s’attache pas à eux, de même pour l’amourette, ils ne sont finalement que des pions sur ce grand jeu d’échec. Mais l’important n’est pas là, les auteurs retranscrivent magistralement la chute de pouvoir. Comme le signale si bien Mac Arthur, ici tout est une question d’ambiance. Une belle petite réussite encore pour ce duo. Je relirai.

02/08/2022 (modifier)
Couverture de la série Carbone & Silicium
Carbone & Silicium

Ce n’est pas la claque que j’attendais mais ça reste un sacré bon album. Après Shangri-La, Mathieu Bablet récidive dans la sf, on retrouve quelques éléments communs, notamment sur le futur de l’humanité, une vision assez pessimiste, mais cette fois l’histoire se développe autour de 2 IA traversant les siècles. C’est toujours hyperfluide mais les thématiques développées m’ont moins touché (pas très fan dès que ça parle intelligence artificielle), et j’ai trouvé quelques longueurs dans la 2ème moitié. Reste que j’en suis venu à bout et que ces petits points négatifs n’ont pas entaché mon plaisir de lecture. Au dessin, on retrouve la patte de l’auteur qui me plaît beaucoup. Les couleurs sont toujours aussi magnifiques, une narration fluide et maîtrisée. Les vues de l’espace m’ont un peu manqué mais l’auteur propose de chouettes environnements, le chapitre « waterworld » est magnifique. Un peu moins emballé que sa précédente œuvre mais c’est du solide que je ne peux que conseiller.

01/08/2022 (modifier)
Couverture de la série Vieille Bruyère et Bas de Soie
Vieille Bruyère et Bas de Soie

J'avais apprécié ma lecture du tome 3 "Indrani" qui pouvait se lire de façon indépendante. Je n'ai pas été déçu par les deux premiers tomes de la série d'Etienne Willem qui forment une histoire complète. La série de Willem s'adresse plutôt à un public jeune ado qui aime une littérature policière d'ambiance plus que d'action. Willem reprend les codes d'oeuvres comme "Arsenic et vieilles dentelles" ou un Agatha Christie comme "N ou M". Willem installe donc son récit dans l'Angleterre des années 30 au milieu des clubs aristocrates, de Scotland Yard ou du Home Office. La suite envoie tout ce petit monde dans les Highlands d'Ecosse au visuel toujours garanti dans une ambiance à la Shutter Island. Les deux personnages principaux sont aussi dissemblables que complémentaires. Arbuckle plante le vieil inspecteur-chef quinqua rondouillard incorruptible et empêcheur de tourner en rond flanqué de la très charmante et sexy Indra, missionnée pour surveiller et contrôler cet ours. Le scénario est très classique mais bien mené avec quelques rebondissements et un brin d'humour. C'est une lecture sans prise de tête très divertissante et agréable. Pour moi le petit plus est le graphisme de Willem. J'aime beaucoup son trait humoristique. Il apporte un grand soin aux décors extérieurs et aux costumes ce qui donne une ambiance so British très réussie. Indra est à croquer dans sa gestuelle très séductrice de la Haute. Arbuckle est son pendant en gros ours bourru qui dégage beaucoup d'empathie Un bon moment de détente

01/08/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Les Sextraordinaires aventures de Zizi et Peter Panpan
Les Sextraordinaires aventures de Zizi et Peter Panpan

Décidément, j'apprécie vraiment ce que fait Lauzier de manière générale. Avec son humour presque méchant, il croque férocement les portraits de ses contemporains, dénonçant avant tout une bêtise universelle. Ici, alors que je m'attendais à une critique féroce de la haute-société cherchant dans la sexualité un moyen de combattre le vide existentiel de sa vie, j'ai eu la surprise de voir un combat tout autre. Et je ne dis pas combat innocement, c'est avant tout un récit de lutte politique qui est mené ici par Lauzier. Partant d'une idée génialement débile, il développe une histoire de lutte politique menée à travers l'idée de la science (qui découvre l'orgasme totale et l'idée d'en finir enfin avec les femmes frigides), puis les politiciens (qui refusent cette nouveauté dangereuse et subversive), les gens du commun qui se découvrent souffrir des mêmes soucis, les différents bords politiques qui veulent récupérer cette histoire à leur avantage et ainsi de suite. Au fur et à mesure des chapitres, tout est parodié et caricaturé : les luttes non-violentes, les manifestations (avec ce moment jouissif contre les anciens para d'Indochine .. Ah, quel plaisir !), les discussions à la tête de l'état ... Mais toujours pour parler d'orgasme, d'éjaculateur précoce ou de femmes frigides. Il y a peu de doutes quant à la volonté de faire de tout ceci une comédie grinçante, même si Lauzier ne se prive pas de brocarder quelques têtes qu'il semble avoir dans le nez. Ainsi nous avons une critique rapide des militaires qui veulent rétablir l'ordre, des politiciens prêt à tout pour gagner des voix, des organisations profitant d'un scandale pour récupérer du poids politique (quand bien même cette histoire n'a rien à voir avec eux), les courants de gauche divergents qui se tapent dessus ... C'est du bête et méchant sauce hara-kiri, mais parfois plus méchant que bête. Mine de rien, en le lisant avec ma copine, nous étions surpris du ton donné à certains personnages et moments. Par exemple la question de la sexualité des femmes grandement mise en avant, la répartie cinglante des politiciens qui viennent finir l'album… Lauzier est parfois criant de vérité, notamment parce que ses critiques sonnent encore d'actualité. Faut le faire ! D'autre part, si son récit prend volontairement un sujet tabou de la société pour le tourner en ridicule, on sent que ce n'est pas une moquerie gratuite envers les différents types de sexualité présentés ici. La plupart ne servent qu'a faire des blagues potaches. C'est surtout que le sujet permet de mettre en lumière à quel point n'importe quelle idée peut devenir politique, puis un combat et enfin un sujet de société. Même le plus absurde. Bref, j'aime beaucoup Lauzier et je trouve qu'il arrive ici encore à développer son propos dans une BD qui fait rire. C'est potache parfois, pas toujours hilarant, mais on a une idée saugrenue bien menée et qui sert un propos politique plutôt bien senti. Dans l'ensemble, Lauzier fait ressortir les travers de l'être humain dans une société qui voit venir de nouvelles idées, de nouvelles pratiques. C'est intelligent, et bien acide. Nos contemporains sont décidément des gens très absurdes, mais terriblement drôles !

01/08/2022 (modifier)
Couverture de la série Harry Octane
Harry Octane

Après Chapman, la collection Plein Gaz s'enrichissait d'une autre série automobile si l'on peut dire ; ce n'est pas qu'une histoire de bagnoles, c'est un polar agité où interviennent fréquemment des bagnoles, nuance. Dès le premier album, j'ai de suite été emballé par ce road movie très américain qui a dû se nourrir de plusieurs films hollywoodiens modernes tournant autour des bagnoles comme Cours après-moi sheriff ou A toute allure, on y décèle aussi de petits airs du film le Transporteur (le 1er opus, pas les suivants qui sont des resucées indigestes). On a un anti-héros ex-pilote, une gamine perturbée, des mafieux dangereux, des flics, de la tôle froissée... l'intrigue est conventionnelle et sent le déja vu (surtout au cinéma), mais elle pourrait faire l'objet d'un bon film d'action de série B décomplexée. Etonnamment, malgré tous ces clichés et ces éléments sans trop de surprises, on se laisse embarquer dans cette gigantesque course-poursuite à travers les Etats-Unis, c'est ce que j'ai fait, c'est mené à un train d'enfer, c'est bien ficelé, plein d'action et de suspense, et digne des meilleurs films modernes de bagnoles, bref des bandes comme ça, de pure détente, il en faut de temps en temps. Le dessinateur est un ancien du studio de Jean Graton sur Michel Vaillant, et ça se sent car il n'est pas avare de détails techniques et de connaissances automobiles et mécaniques qui servent bien les histoires ; d'ailleurs, il était déja sur la Bd Chapman mais en collaboration. Ici, il est auteur complet, son dessin est vif et nerveux, donnant beaucoup de mouvement aux actions, les voitures sont bien reproduites, les personnages sont peut-être moins bien rendus, mais c'est vraiment pour pinailler. J'ai moins aimé le second album qui se situe plus dans un contexte aventure, je l'ai trouvé moins percutant au niveau scénario, mais dans l'ensemble c'est tout bon, le héros aurait gagné à être un peu plus creusé, on sait qu'il a été marqué par un accident tragique, c'est dommage d'ailleurs que la série se soit arrêtée après 2 albums, chaque album développant une histoire complète, ça aurait vraiment mérité d'aller encore plus loin.

01/08/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 4/5
Couverture de la série Le Travailleur de la nuit
Le Travailleur de la nuit

Oh purée, c'est bon ça! Ca fait plus d'une semaine que le bouquin reste à mon chevet, je choisis qu'il soit le dernier à lire avant de rendre le tout à la bibliothèque. Eh ben dîtes-moi, on en apprend des choses grâce à une bibliothèque! Et en apprendre autant à travers un seul bouquin, à travers la seule vie d'un individu, Alexandre Jacob, ça tient de l'extraordinaire. Non mais quelle vie! Les idées anarchistes sont ce qu'elles sont, cette période était ce qu'elle était, et j'ai beaucoup d'intérêt à en apprendre davantage sur ce mouvement, riche et complexe, dont l'histoire semble la rendre tantôt victime et tantôt coupable de son impopularité générale. Et ce récit, ce monsieur, met en avant ce qu'il peut y avoir de foncièrement respectable et juste à propos de l'anarchisme. Elle peut être constituée d'individus assez forts pour continuer à rêver d'un monde meilleur bien qu'ils aient affrontés les plus dures réalités, pouvant détruire tout esprit humaniste, solidaire ou philanthrope: piraterie, misère, alcoolisme, bagne, injustice, corruption. Cette histoire, c'est peut-être même dire qu'au contraire, l'adversité rencontrée n'a fait qu'affirmer cette position d'anarchiste inébranlable prônant le pacifisme, le retour à la justice et à la liberté. Bref, ça force le respect. Je hausse mon avis à 4 pour le souffle de connaissances que cette BD m'a envoyé à la figure. Mais je ne ferme pas les yeux sur les quelques défauts qui m'ont empêché de laisser aller mon enthousiasme. Je regrette que le récit possède un ton trop biographique. En fait, je trouve que le personnage et les péripéties ne s'unissent pas complètement pour former deux atomes crochus, et cette distance m'a empêché d'être absolument empathique, alors que tout prêtait à ce que je le sois. Oui, il est "facile" de rendre cette histoire captivante quand on voit la vie d'Alexandre Jacob, c'est un roman à lui tout seul. La réussite totale aurait été d'en extraire les idées, les différentes positions et opinions de l'époque. On a pourtant croisé des mouvements anarchistes différents, des hommes politiques, des flics, des forçats, des prolos... Mais nous resterons concentrés sur Alexandre Jacob. Cette BD fabrique ou met en avant ce qui pourrait être une icône, et derrière cette icône se trouve certainement toute une philosophie. Mais voilà, je trouve qu'on aurait pu tirer une photo plus étendue avec 130 pages. La postface par exemple, j'aime bien quand l'auteur en profite pour expliquer ce qui entoure l'existence du récit, le contexte quoi. Mais là encore, on se concentre sur le personnage. Plus de prise de hauteur, ne serait-ce qu'en annexe, m'aurait vraiment comblé pour avoir un avis dithyrambique. Quant au dessin, il me plait beaucoup pour son dynamisme et le soin donné à l'identité de chaque personnage. L'évolution physique de Alexandre est plutôt réussi. Bon gré mal gré, on voyage quand même pas mal avec celui-là, et le graphisme nous en fait profiter. Les couleurs dégagent quelque chose de chaud et lumineux qui ajoute beaucoup de charme à l'ensemble. Juste un ressenti parce-que j'y connais finalement pas grand chose, mais j'ai trouvé les costumes un tantinet anachroniques non ? Ca me paraît très modernisé en tout cas, au point de proposer un rendu graphique plus sexy qu'authentique. En tout cas, oui, je recommande chaudement ! Je n'irai pas jusqu'à l'acheter parce-que je dois faire des choix, mais décidément quand on nous dévoile une vie qui fonce à toute vitesse, on a qu'une envie c'est de profiter de cet élan pour en apprendre davantage! Voir même de dire "Au revoir, au revoir Présideeent..." à son patron. PS: une partie de la vie de Alexandre Jacob croise indirectement celle de Albert Londres, journaliste ayant enquêté et rendu public les conditions des bagnards à Cayenne. Pour une lecture en package, je vous invite à emprunter Forçats qui relate aussi cette époque avec une position anarchiste, où les auteurs concentrent notre regard davantage sur un sujet de société plutôt que sur un personnage.

31/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Joe la Pirate
Joe la Pirate

Je ne connaissais pas du tout ce personnage réel qui a traversé le XXème siècle, Marion Barbara Carstairs, alias Joe, est une personne assez flamboyante, les auteurs en livrent un chouette portrait dans un bel album. Une femme de caractère et d’exception, d’autant plus à son époque, fuyant le conventionnement, elle a eu une vie riche et originale, précisons surtout qu’en tant que riche héritière, elle a pu se le permettre. Un vrai personnage avec une histoire que Hubert remet en lumière, on retrouve son intelligence au scénario, c’est fin et fluide, bien chapitré pour découvrir des morceaux de vie de notre héroïne, de son enfance à sa mort. La partie graphique l’est tout autant (fine et fluide), j’apprécie beaucoup le trait de Virginie Augustin. Le noir et blanc m’a fait un peu peur en début de lecture, je trouvais ça un peu vide mais on s’y fait très vite et ça s’est révélé finalement plein de grâce. Une réussite, on avale les planches. Le sujet ne plaira pas à tout le monde, mais la réalisation de ce biopic est d’une grande qualité.

31/07/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 4/5
Couverture de la série Où le regard ne porte pas...
Où le regard ne porte pas...

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'ai complètement accroché, du début à la fin. Dans l'ensemble, le dessin me plaît énormément pour dégager tout le vivant de ses enfants en train de copiner à 10 ou 30 ans. Et graphiquement, je me suis laissé emporter par l'environnement sauvage, où la nature a la part belle au décor et s'offre aux protagonistes comme un terrain de jeu, que l'on soit dans le premier ou le second tome. Je n'oublie pas les scènes graves ou sérieuses, qui m'ont également permis de ressentir l'aspect dramatique et réfléchi du récit. Ah oui, et j'oubliais mais ce sont ces 2 couvertures qui m'ont fait emprunter... Je ne sais pas trop dire pourquoi elles m'ont attiré autant mais je les trouve enivrantes, et je suis bien heureux qu'elles reflètent si bien l'intérieur du bouquin. Côté scénario, si j'ai beaucoup aimé le premier et le second tome, je regrette seulement le contraste un peu trop fort sur l'évolution du récit. Alors que je me laissais emporter par cette ambiance italienne, où la douceur sucrée de l'enfance se mêle avec les tensions du village, le saut de plusieurs années au début du second tome marque une rupture qui m'a été désagréable. Mais! Il faut dire que la partie mystérieuse est suffisamment présente, bien qu'immergée, au début du récit pour que l'on ne soit pas non plus étonné du déroulé. Après, il faut aimer et accepter que l'on vire davantage vers le fantastique jusqu'à la fin du récit. Et personnellement, je n'ai pas su m'arrêter, les intrigues ont très bien évolué jusqu'au bout. Pour moi, ça a été plus que du divertissement et je serai bien tenté de relire ce diptyque un jour, même si le second tome perd un peu de profondeur. Mais je dois rester honnête, l'amitié est trop formidablement mise en scène à travers cette aventure pour ne pas avoir envie de la retrouver une seconde fois. Je conseille vivement la lecture, l'achat est une option tout à fait valable. PS: je suis un peu ignare dans l'univers BD, mais je reste étonné du grand nombre d'avis postés sur ce récit.

30/07/2022 (modifier)