Shutter Island

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 36 avis)

2009 : Prix Canal BD Deux marshals fédéraux, Teddy Daniels et Chuck Aule, se rendent pour les besoins d’une enquête sur une île étrange, Shutter Island, sur laquelle est établi un institut psychiatrique très spécial, qui n’accueille que les fous criminels particulièrement dangereux. Les 2 hommes y sont envoyés pour y retrouver une patiente qui a vraisemblablement disparu.


Adaptations de romans en BD Coupés du monde... Folie Les prix lecteurs BDTheque 2008 Prix des Libraires de Bande Dessinée [USA] - Nord Est

Boston, années 50. Deux marshals fédéraux, Teddy Daniels et Chuck Aule, se rendent pour les besoins d’une enquête sur une île étrange, Shutter Island, sur laquelle est établi un institut psychiatrique très spécial, qui n’accueille que les fous criminels particulièrement dangereux. Mais à vrai dire, tout est spécial sur Shutter Island, comme le relèvent les deux enquêteurs dès leur arrivée : les locaux, le personnel d’encadrement, les médecins, sans oublier la lourde atmosphère de secret qui semble peser sur les hommes et les choses. Alors qu’une forte tempête s’approche, qui condamnera les fédéraux à demeurer sur l’île pour une durée indéterminée, tout se met en place pour un terrifiant huis-clos…

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Septembre 2008
Statut histoire One shot (adaptation de Christan De Metter) 1 tome paru
Couverture de la série Shutter Island
Les notes (36)
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20/09/2008 | tolllo
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L'avatar du posteur Noirdésir

Je n’ai pas lu le bouquin à l’origine de cette adaptation, mais cet album m’a vraiment donné envie d’aller y jeter un coup d’œil ! Et ce d’autant plus que je pense que le livre doit faire davantage monter l’adrénaline du lecteur. En effet, l’histoire est assez prenante et bien menée, et on suit l’enquête des deux marshalls, totalement captivé par leurs questionnements, leurs avancées. C’est-à-dire qu’on s’empêtre avec eux dans les fils d’une toile sacrément solide ! Sans dévoiler la fin de l’intrigue, il faut quand même saluer le talent de Dennis Lehane pour nous mener par le bout du nez jusqu’au dénouement, assez surprenant. On est ici bien plus dans le suspens pur que dans le policier. De Metter excelle dans les ambiances nocturnes (je l’avais déjà remarqué dans son adaptation de « Sarface »), ce qui est parfait ici, puisque tout est fait pour que le peu de lumière qui éclaire cet album n’arrive que tardivement, et comme tamisée par le doute.

26/09/2014 (modifier)
Par Puma
Note: 3/5

Dessin 4*. Aquarelles graphiques merveilleuses dans les dominantes vert de gris sombre qui conviennent relativement avec l'histoire tout aussi sombre proposée. Reste que certaines cases sont si sombres que l'on ne distingue plus grand chose du dessin ! Et que ce monochrome vert de gris continuel finit légèrement par lasser. Le scénario qui commence en enquête policière assez traditionnelle avec un léger climat de thriller, se poursuit avec un climat d'angoisse grandissante, et se termine de façon surprenante. C'est bien fait, même si j'honnis ce climat glauque qui piège un individu, et qui, par tout l'attirail sournois développé, me donne simplement envie de fermer définitivement la bd après l'avoir lue. Et pour ne plus à avoir y revenir, de quasi la baquer. Je me serais passé de cette lecture si j'étais davantage au fait de ce qu'elle proposait, sans pour autant dénier dans ce genre qui me rebute, son évidente qualité. D'où les 3* très (trop ?) généreusement laissées.

24/02/2014 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Je précise que je n’ai pas lu le roman de Lehane. Pour ma part, j’ai trouvé l’album très bon. Le scénario est excellent, jouant sur l’identité et la santé mentale des personnages. L’ambiance est glauque et angoissante au possible. Les superbes dessins de De Metter collent parfaitement au ton de l’histoire. Du bien bel ouvrage.

16/04/2012 (modifier)

Si je devais tenir compte uniquement du scénario, je mettrais 4/5. Malheureusement, je ne vois pas l'intérêt d'avoir réalisé cette BD. J'ai bien aimé le roman et un peu moins le film. Et j'ai trouvé le moment où Edward Daniels se retrouve dans le bâtiment C assez effrayant. Ce que je n'ai pas du tout ressenti ici. Il en va de même pour le reste de la BD. Les couleurs fades utilisées pour représenter cet univers ne m'ont pas plu ainsi que le dessin. En conclusion, je n'ai pas aimé, mais ma note n'est pas objective. Elle serait surement meilleure si je n'avais pas lu le livre.

03/09/2011 (modifier)

Comme d'autres, j'ai adoré le roman de Dennis Lehane. Les images que je m'en étaient faites à la lecture étaient suffisamment fortes pour que je m'en souvienne plusieurs années après. J'ai hésité à aller voir le film comme à lire la BD, le livre étant tellement intense que le risque était grand de ne pas arriver au même niveau dans une ré-interprétation. De ce point de vue, je n'ai pas été déçu par le film de Scorsese, qui m'a replongé dans l'ambiance flippante à souhait du livre: l'ilot battu par les flots, l'asile peuplé de fous criminels, le déchaînement de la tempête, le confinement dans l'île, la panne d'électricité... Par contre, je n'ai pas du tout accroché sur la BD: - les personnages difficiles à différencier - une impression de mollesse, de platitude dans le graphisme en décalage avec le côté névrotique du roman - l'absence du décor, du cadre, pourtant essentiel dans le roman (c'est là où le film est d'ailleurs peut-être le plus réussi) - les raccourcis et nombreux passages éludés ce dernier point n'étant pas décisif dans mon jugement: mon attente essentielle était de retrouver le climat du livre, et en ce qui me concerne, ça a été un échec presque total... mais du coup, je ne retrouve ni le climat, ni l'intrigue... Peut-être aurai-je apprécié davantage la BD si je n'avais pas lu le livre (qui lui, est réellement culte). Comme il y a quand même un vrai travail de dessinateur, je reste à 2/5, le 1/5 étant plutôt pour moi réservé aux néants tels que les bd thématiques sur les fonctionnaires et autres pompiers...

28/03/2011 (modifier)
Par gdev
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Je suis véritablement tombé sous le charme de cet album, qui est prenant, engageant, et surprenant. Une enquête inquiétante dans un univers carcéral et psychiatrique, deux flics qui enquêtent sur la disparition d'une patiente/détenue, un polar noir terriblement bien construit : voici toutes les promesses de cet album. J'ai été immergé dans cette ambiance glauque et claustrophobique, j'ai été aspiré par cette intrigue qui se découvre davantage à chaque page, qui s'effeuille pour le plus grand plaisir du lecteur. La fin se veut surprenante mais je n'ai pas pu m'empêcher de la deviner. Mais même si on peut la juger prévisible, elle ne peut que renforcer cette impression d'une construction sans faille. Les indices sont en effet distillés ici et là, faisant émerger en moi progressivement l'idée de la fin de cet album, faisant monter la pression jusqu'à la révélation finale, libératrice. Cet album est de ceux dont on se dit qu'une seule lecture suffit : une fois la fin connue, on se dit que le plaisir de lecture doit être amoindri. Et pourtant, je me suis surpris à me repasser certains passages, pour m'assurer de toute la cohérence de cette histoire. Seules les deux dernières réflexions de l'ouvrage me semblent encore un peu obscures, comme si l'ouvrage ne m'avait pas encore tout révélé. Dans l'ensemble, j'ai découvert dans cet album une véritable enquête menée de main de maître et surtout, une superbe ambiance oppressante à souhait. Une ambiance à laquelle participe le dessin. Je ne suis pas forcément fan des illustrations à l'aquarelle, qui rendent toujours difficile, selon moi, l'identification des personnages d'une page à l'autre. Et pourtant, ce dessin prend ici toute sa place, et reflète une ambiance torturée qui colle parfaitement à cet univers de centre psychiatrique carcéral. C'est sombre et intime, les rêves sont parfaitement identifiables, et après lecture, je me dit qu'un dessin plus classique aurait peut-être desservi l'histoire. Je trouve que le dessin, ce dessin, met véritablement en lumière tout ce qui doit être caché, et concourre à cette atmosphère oppressante à laquelle on veut nous faire participer. Seuls les passages d'obscurité totale, notamment lors de la coupure de courant, sont trop sombres, à mon avis, pour apprécier toujours la finesse du trait. Cet album est vraiment bien foutu, et il m'a impressionné, tant par l'intrigue que par sa construction, tant par l'univers que par sa mise en image.

23/02/2011 (modifier)
Par Cecilia
Note: 3/5

Je n’ai pas lu le livre dont est tirée cette histoire (de Christian De Metter) mais j’imagine que l’on y retrouve la même atmosphère lugubre, inquiétante et étrange. Le graphisme est impressionnant, justifiant amplement l’achat de cette BD. L’utilisation d’un ton monochrome, entre le vert et le noir, ajoute à l’ambiance oppressante de l’ile. Sur l’histoire, même si ce n’est pas vraiment ce que l’on doit juger ici, il n’y a rien à redire. Néanmoins la « mise en cases » me parait très bonne. Un haletant suspens nous tient jusqu’au bout.

27/11/2010 (modifier)
Par SaV
Note: 5/5

Que dire de cet ouvrage qui a déjà fait un tabac dans le milieu du polar, du cinéma et de la BD franco-belge. Je ne vais pas relater une énième fois l'histoire de ces deux agents fédéraux sur l'îlot de Shutter Island mais plutôt sur le dessin de Christian de Metter. Le graphisme de Christian de Metter colle parfaitement à ce polar. Avec un trait léger, il réussit à retranscrire l'atmosphère du roman en utilisant très peu de couleurs (2, 3 teintes maxi) tout du long de l'ouvrage, ce qui procure un effet de noirceur, une ambiance oppressante, angoissante comme peut l'être l'îlot. D'ailleurs, ce travail de couleur directe à l'aquarelle n'a pas dû être facile tous le jours. Ce qui me conduit à dire que la lecture de certaines cases ne se fait pas facilement entre les deux agents fédéraux. Mais bon dans ce type de récit on ne sait pas trop si c'est un problème graphique ou non, tant l'histoire est pesante. A cela s'ajoutent des personnages atypiques, des décors et une mise en scène bien maîtrisés ce qui assure une lecture captivante et plaisante. Une bonne BD !

24/11/2010 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Premier point j'ai bien aimé le dessin : regardez la galerie si c'est pas beau ces couleurs ! On pourra reprocher un dessin un peu particulier sur les visages qui ne facilitent pas leur identification, mais globalement je suis plutôt fan du dessin de Christian de Metter. J'ai été un peu déçu par l'histoire peut-être parce que je la connaissais déjà à travers le roman de Dennis Lehane. En effet j'ai trouvé ça assez lent comme rythme et l'album comporte pas mal de pages si bien que je trouvais ma lecture bien longue sans que je sois plus que ça captivé par le récit tout en faisant sans cesse des parallèles avec le souvenir que j'avais du roman. J'avais beaucoup aimé l'original, cette adaptation un peu moins et je ne jugerai pas le film que je n'ai pas vu mais il pourrait y avoir le même genre de déception peut-être intrinsèque à ce type de récit qui une fois que vous connaissez la clé perd un peu de sa saveur. Une clé qui vous fait repenser à l'intégralité de ce que vous venez de lire pour en démontrer la faille, mais tout ceci est souvent très bien pensé par les auteurs...

02/10/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pasukare

Mouais, bof… Je m’attendais à mieux pour ce « Shutter Island » vu le tabac fait au moment de sa sortie, sa présence dans le best of 2008 et sa note globale sur le site. J’ai bien apprécié le style graphique utilisé (très glauque et oppressant), et je n’ai pas été gênée la ressemblance entre les deux Marshall au début du récit (peut-être aussi parce que j’étais prévenue et que ça ne dure que tant qu’ils portent leurs chapeaux), cependant, au moment de la coupure d’électricité c’est tout de même très, voire trop sombre pour être vraiment lisible. Je ne peux pas dire que la lecture fut désagréable, au contraire, j'ai lu la BD d’une traite et sans effort, je trouve tout simplement ce récit pas crédible du tout, sans pouvoir en dire plus évidemment, sinon il n’y aurait plus de surprise pour les potentiels futurs lecteurs. L’idée n’est pas mauvaise et plutôt originale, mais je la trouve mal amenée (aucune réaction de ma part au moment de vérité) et vraiment « too much ». Et même si ça peut s’expliquer par le fin mot de l’histoire, j’ai trouvé la séance de décryptage du message codé totalement capilotractée… A emprunter pour se faire une idée, mais pas plus ! Pour ce qui est du problème des dates mentionné dans la discussion « [SPOILER] Question sur Shutter Island », je dois avouer que la case 1 de la page 10 est tellement sombre (et peut-être aussi la pièce dans laquelle j’ai lu la BD) que je n’ai même pas vu qu’il était écrit quelque chose dessus…

15/08/2010 (modifier)