Le Travailleur de la nuit

Note: 4.08/5
(4.08/5 pour 12 avis)

Sincère et droit, intelligent et généreux, enragé et sensible, Alexandre Jacob fascine et séduit.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle 1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale Anarchiste ! Biographies Les coups de coeur des internautes Les prix lecteurs BDTheque 2017 One-shots, le best-of Voleurs et cambrioleurs

Alexandre Jacob a connu un destin hors du commun. Son gang de cambrioleurs, surnommé « Les Travailleurs de la nuit » par les journalistes, a écumé la France entière, défrayé la chronique, et Jacob, qui laissait sa carte avec un mot d'humour à ses victimes, distribuait ses butins énormes aux nécessiteux, vivant modestement. Il aurait inspiré Arsène Lupin. Auparavant, il a couru le monde, depuis son plus jeune âge, comme mousse et marin. Il en a retiré une vision du monde personnelle et de solides convictions anarchistes. Il ne supporte pas l'injustice et l'hypocrisie. Mais son engagement politique le conduit en prison et à ne plus pouvoir travailler, ce qui le jette dans la carrière criminelle. Après un procès retentissant, où il insulte les juges et les jurés, menacés de mort par ses complices, il est condamné à finir sa vie au bagne, à Cayenne. Mais ce serait mal le connaître de penser qu'il se plierait à une telle sentence... Il trouvera même le moyen de rentrer...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Avril 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Travailleur de la nuit
Les notes (12)
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10/05/2017 | pol
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Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
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Lecture très agréable avec cet album. C'est donc la vie d'Alexandre Marius Jacob qui nous est racontée ici. Ce libre penseur anarchiste, ancien marin et ancien cambrioleur, désabusé par le monde dans lequel il vivait, a eu une vie plutôt riche et rocambolesque. Toute sa vie est contée en 114 pages, de son enfance à sa mort. Et pour une fois, je trouve tout ça très bien réparti. D'habitude, je râle toujours un peu sur le fait que telle période est trop développée; où que celle- ci ne l'est pas assez, etc. Là, c'est, à mon sens, parfait. Je ne me suis jamais ennuyé et je ne suis pas non plus resté sur ma faim. Tout ce que je voulais savoir a été dit, toute la vie de Jacob est rentrée. Et s'il y a des omissions (il y en a forcément, 114 pages cela peut être pas tant que ça), on ne les ressent pas, l'histoire est très cohérente. La trame du récit est linéaire et très cohérente. On commence par le héros qui est devant un juge à son procès et nous raconte son parcours ; puis on dépasse la date de ce procès pour poursuivre sur la deuxième partie de sa vie. Il n'y a aucun moment ou je me suis senti perdu, ou ai été décroché. Au contraire, on ne s'ennuie jamais, et ça se lit d'un traite. Il est très intéressant de suivre le parcours de Jacob et surtout de comprendre ses motivations, ce qui l'a poussé à devenir cambrioleur, puis à devenir commerçant (ce qui peut paraître quand même contradictoire). On sent l'importance du bagne et sa puissance destructrice, comme on a senti plus tôt l'injustice dont il s'est trouvé la victime, et ses désirs de liberté, qui s'expriment d'abord dans son désir de devenir marin puis dans celui de voler les plus riches, sans pour autant en devenir un lui même. C'est donc le portrait d'un personnage très intéressant mais aussi d'une époque, celle où beaucoup cherchaient la meilleure voie pour s'exprimer et se sentaient brimés dans un système où ils étaient exploités. Alexandre Jacob était un de ceux-là, et pas des moindres. On sent une certaine admiration de la part de Matz dans la façon dont laquelle il narre son histoire. Les côtés sombres de Jacob ne sont pas éludés, mais on sent sa détermination profonde, son charisme, bref, il est un très bon héros. J'ai aussi beaucoup aimé le dessin de Chemineau. Les personnages ont un look assez sympathique (même si j'ai eu un peu de mal à distinguer la mère et la femme), et Alexandre Jacob, comme je l'ai dit, transpire la classe et le charisme. Du très beau boulot, les expressions des personnages sont très bien rendues, tout comme les scènes qui sont plus d'action. J'ai donc passé, vous le comprendrez, un très agréable moment de lecture, et j'encourage à faire de même

10/10/2019 (modifier)
Par Loupgris
Note: 4/5

Après avoir vu cette BD dans la rubrique « Immanquables », je n’ai pas hésité à la prendre lorsque que je l’ai vue à la bibliothèque. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu. Cette biographie est très bien réalisée. La vie d’Alexandre est très bien racontée, de son enfance jusqu’à sa mort. Les différentes péripéties s’enchaînent avec réalisme et l’on comprend bien comment elles fascinent le héros. Je ne jugerai pas la conformité au réel car je ne connaissais pas ce personnage avant. Il n’y a pas de temps mort, pas de moments d’ennuis, le rythme de la narration est constant selon toutes les époques. Au niveau du dessin, rien à redire, propre, régulier et bien mis en couleur. En résumé, du très bon travail et un très bon moment passé à découvrir Alexandre Jacob. Je recommande.

23/07/2019 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
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En voilà une BD instructive et plaisante à la fois ! Je ne connaissais absolument pas ce fameux monsieur qui sévit au début du siècle dernier, mais j'ai lu avec une grande attention sa biographie (partielle et orientée, comme toutes les biographies bien sûr). J'avais lu les nombreux avis favorables et j'étais intéressé par le scénario de Matz, qui me semble prendre un malin plaisir à parler de gens marginaux, aux idéaux radicaux et qui aiment à vivre à l'écart de la société telle qu'on la conçoit. Ce qui est d'autant plus intéressant aujourd'hui où les alternatives à la société moderne se multiplient. Bref, j'avais une envie de lire cette BD ! Et je ne suis franchement pas déçu : c'est une BD qui est intéressante d'un bout à l'autre, avec toute la vie de ce bonhomme pas franchement commun. Le parti pris est de le suivre tout au long de sa vie via les grandes lignes, sans trop s'attarder sur un événement en particulier. Parce que la vie d'Alexandre Jacob est prenante d'un bout à l'autre, jusqu'à sa mort. Un marginal, un homme hors du commun, c'est un peu ce qu'on peut en dire. C'est une personnalité forte, qui n'a jamais eu peur de vivre de ses idées. Pas forcément légales ou morales d'ailleurs. Le scénario de Matz est bien ficelé, permettant de suivre avec attention sa vie tout en ayant un bel aperçu de la façon dont Alexandre Jacob s'oppose à son époque. Mais c'est aussi un homme sans concession qui provoquera plusieurs désagréments pour son entourage par son comportement hors norme. Bref, encore un personnages fascinant dont on ne pourrait dire avec certitude ce qu'il fut. Le dessin n'est largement pas en reste, avec une très belle mise en page et un charme dans les planches qui m'ont fait plonger dans l'histoire sans aucun souci. C'est bien dessiné en plus, et la colorisation est au poil. En définitive, c'est une BD qui m'a plu, parce qu'elle est exactement ce qu'elle prétend : une biographie très bien mise en forme d'un personnage fascinant et atypique. C'est le genre d'histoire que j'aime lire parce qu'elle est à la fois prenante et instructive. De découvrir des personnes de ce genre donne envie de se poser des questions sur notre société ou notre façon de vivre aujourd'hui. Et ça, moi j'aime bien !

07/04/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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Au bout de quelques pages de lecture de cet album, j'ai cru l'avoir déjà lu. Et cela m'étonnait car comme j'y accrochais bien, je me disais que je m'en serais quand même bien souvenu. Ce n'est qu'après coup que j'ai réalisé que j'avais déjà lu la biographie de ce même personnage dans Alexandre Jacob - Journal d'un anarchiste cambrioleur. Mais effectivement, j'ai bien davantage accroché à cet album là, "Le Travailleur de la nuit". C'est en grande partie grâce au dessin qui est de très bonne qualité. J'aime le soin du détail apporté aux décors tandis que c'est le soin au dynamisme et à l'expressivité qui est apporté aux personnages. J'aime les couleurs à la fois sobres et chaudes. C'est élégant et très agréable à la lecture. La narration aussi est très bonne car on n'est vraiment plongé dans ce récit biographique comme dans une histoire d'aventure, dense et mouvementée. Quelle vie a vécu ce personnage ! Et quelle personnalité ! Moi qui n'ai aucun penchant anarchiste et qui réprouve les voleurs et autres escrocs, je me suis senti proche de cet homme et de son état d'esprit que j'ai trouvé très juste malgré ses actes criminels. Le récit évite le manichéisme, montrant que nul homme n'est parfait, et grâce à cela il se révèle sincère et touchant. Excellent album !

01/04/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais un peu zappé cet album à sa sortie, pensant bêtement, après un rapide coup d’œil sur la couverture, que c’était un banal roman graphique autour de ramoneurs (le nom du dessinateur m’avait-il induit en erreur ?) !? Bref, c’était vraiment débile, et, heureusement, j’ai eu depuis l’occasion de réparer mon erreur. Car non seulement ce n’est pas un roman graphique, encore moins banal, et qui plus est cette biographie m’a fait découvrir la très belle personnalité d’un anarchiste que je ne connaissais pas – moi qui m’intéresse beaucoup à ce mouvement et à ses idées. Le ton de cette histoire est assez enlevé, très vif, avec quelques pointes d’humour : tout à fait raccord avec le très beau roman de Georges Darien, « Le voleur », livre de chevet d’Alexandre Jacob, le héros de cette « histoire », plusieurs fois cité (« Le plus rigoureux assaut que je sache contre l’hypocrisie, l’imposture, la sottise, la lâcheté », en disait André Breton, dans la préface d’une réédition, remarque qui pourrait d’ailleurs s’appliquer à la vie d’Alexandre Jacob). Alexandre Jacob, par sa personnalité (actes et paroles), ressemble ainsi beaucoup à Randal, le héros du « Voleur ». La lecture de cet album est relativement rapide, malgré une pagination importante. C’est que le rythme est fluide (et le dessin de Chemineau y est aussi pour beaucoup). On suit la longue lutte qu’a été la vie de Jacob (dans un long flash-back au début, jusqu’à sa condamnation au bagne, puis de cette condamnation jusqu’à sa mort). Matz a bien su nous montrer la grandeur de cet homme, qui n’a jamais trahi les idéaux de sa jeunesse, et qui a su rester droit et honnête (n’est-il pas un « gentleman cambrioleur » comme celui de Leblanc – mais avec une conscience politique plus exacerbée ?) – quand bien même la société l’accusait du contraire. C’est un album parfois jubilatoire, parfois qui donne le blues, mais on ne peut que rester admiratif de la force de caractère dégagée par Jacob, et remercier Matz d’en avoir dressé un portrait si vivant.

26/04/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Je ne connaissais pas du tout l'anarchiste Alexandre Jacob et je n'ai aucune idée à quel point les auteurs ont romancé sa vie, ici, mais en tout cas une chose est certaine c'est le genre de biographie que j'aime lire en bande dessinée ! Déjà, l'album est plus long que 44 pages et du coup les auteurs ont le temps de bien développer le personnage et de montrer les moments marquants de sa vie. On voit très bien l'évolution de sa psychologie et on comprend pourquoi les événements qu'il a vécus ont fait en sorte qu'il soit devenu une espèce de Robin-des-Bois qui vole des riches qui le méritent. On est loin des biographiques fades où on ne fait que sauter d'une année à l'autre pour voir rapidement la vie d'un personnage historique et le tout va tellement vite que sa vie est traitée de manière superficielle et qu'on n'a pas le temps de tout comprendre. Ici, tout est bien fait. J'ai bien aimé le dessin réaliste, mais pas trop, qui rend la lecture agréable. C'est dynamique et fluide comme je l'aime.

01/12/2017 (modifier)

Ce one shot est une réussite. Tout d'abord l'ambiance est très bien retranscrite, le personnage principal attachant et son évolution est très bien expliquée. Les flashback sont clairs, pas besoin de revenir en arrière pour comprendre l'histoire. Le contexte historique est lui aussi fidèlement reproduit, sans être pompeux loin de là. Le fait de présenter l'ensemble de la vie d'Alexandre Jacob permet d'aborder différents moments de l'histoire. Ce tome se dévore d'une traite, avec quelques ascenseurs émotionnels. Le dessin dans un style crayonné est très agréable, les villes sont notamment formidablement illustrées.

13/11/2017 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur herve

Lorsque j'ai commencé la lecture de cette bande dessinée , je ne savais pas où je m'embarquais. Et bien, je n'ai pas lâché ce livre jusqu'à la dernière page. Véritablement passionnant de bout en bout. La vie d'Alexandre Jacob, scénarisée par le talentueux Matz, m'a enthousiasmé. "Gentleman cambrioleur" avant l'heure, Alexandre Jacob a traversé le XXième siècle avec plus ou moins de bonheur. Mais quelle vie il a eu, digne d'un roman ! Du mouvement ouvrier aux sombres anarchistes, aux préparations des vols (Ah! la visite "amicale" chez Pierre Loti) en passant par la guerre de 39-45 et le bagne de Cayenne (qu'Albert Londres contribuera à fermer), tout y est! Et le tout parfaitement mis en scène par Matz, qui en ancrant le récit à partir d'un prétoire, donne encore plus de force à cette incroyable aventure. Dès le début, on sympathise avec le jeune Alexandre, dans un Marseille formidablement dessiné par Chemineau. Car Léonard Chemineau illustre de manière magistrale cette aventure (dessin et couleurs sont superbes) C'est sans aucun doute, une des meilleures bandes dessinées que j'ai lu depuis ce début d'année. Alors, achetez- la, empruntez- la, volez- là mais lisez cette bd ! Vous ne serez pas déçu du voyage.

03/11/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

Dire que j’ai aimé cette bd serait un doux euphémisme. J’ai littéralement adoré car j’ai été fasciné par ce récit inspiré d’une vie authentique de ce lui qui a inspiré des auteurs pour le célèbre Arsène Lupin, gentleman cambrioleur qui laissait des mots doux à ses victimes. Il est vrai qu’en qualité de juriste, on ne pourrait normalement que s’horrifier de ce vol abject de la propriété d’autrui. Cependant, l’auteur arrive par je ne sais quel magie de faire en sorte qu’on comprenne la psychologie de ce personnage et que l’on soit finalement indulgent vis-à-vis de lui. Après tout, Alexandre Jacob ne volait que les parasites de la société : les magistrats, les curés, les rentiers... Certes, il ne faut pas franchir le pas de l’anarchisme comme le dit si bien l’auteur Matz dans sa postface mais on peut essayer de comprendre certaines réflexions qui ne seraient pas fausses aujourd’hui encore. Cependant, rien ne justifie de poser des bombes et de tuer aveuglément. Fort heureusement, notre homme va éviter cet écueil. Il choisira une autre voix plus soft pour mener son combat à sa façon. Cependant, on comprend que la société dans ses mécanismes ne lui laisse pas vraiment le choix. On peut se poser la question de pourquoi travailler pour si misérable salaire. Par la suite, on se rend compte que la société n’aide pas avec ses contrôles fiscaux pour essayer de coincer une personne qui s’est réadaptée. Le dessin est totalement maitrisé et il faut partie de ce que j’aime bien grâce à cette élégance du trait. Le graphisme est agréable et c’est également un véritable plaisir pour les yeux de tourner les pages. Il y a un dynamisme que j’apprécie. Les couleurs sont assez bien choisies pour décrire les différentes ambiances que cela soit en mer, au tribunal ou au terrible bagne de Guyane. Le cheminement de cet homme a été exceptionnel. On suit son parcours de ses 11 ans jusqu’à sa mort programmée dans les moindres détails. J’ai éprouvé beaucoup de respect vis-à-vis de cet homme fidèle à ses principes. Cela a été une grande lecture et un véritable coup de cœur. L’une des meilleurs bd depuis longtemps. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

24/08/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai énormément apprécié la lecture de cette biographie romancée d’un anarchiste à principes. Pour de multiples raisons. Tout d’abord, et pourvu qu’il y ait derrière leurs agissements une conscience politique, j’aime bien les anarchistes convaincus (anarchie et communisme partagent d’ailleurs à mes yeux un point commun, leur utopie et je trouve toujours touchants ces gens qui croient le miracle possible), surtout s’ils se montrent cohérents avec eux-mêmes. Par ailleurs, la vie d’Alexandre Jacob a été tout sauf un long fleuve tranquille. Il est même injuste de ne parler que d’une vie car ce personnage en a réellement vécu plusieurs. On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer devant l’évocation d’une existence aussi remplie de voyages, d’aventures et de prises de conscience. Ensuite, l’image qu’en donnent les auteurs en fait un véritable héros de roman. Une sorte de Robin des Bois, naïf et pragmatique à la fois, cultivé mais n’hésitant pas à tuer au besoin. Ce personnage développe pas mal de contradictions mais les auteurs privilégient ses bons côtés, son humour, sa conscience politique, son sens moral. On ne peut que s’attacher à l’homme et oublier le meurtrier qu’il était également. Le dessin, dans son style semi-réaliste, accentue le sentiment de légèreté de cette biographie. Le destin d’Alexandre Jacob n’a pourtant rien de drôle mais les auteurs ont opté tant au niveau de la narration que du dessin pour une forme de légèreté qui m’aura aidé à rentrer dans cette biographie. Je n’ai jamais eu le sentiment de lire une œuvre historique scolaire mais bien un récit d’aventure. Distrayant et instructif, ce sont là deux qualités que je recherche bien souvent dans mes lectures et cet album les réunit de fort belle manière. Franchement bien, par conséquent.

21/08/2017 (modifier)