Elle est fort plaisante cette "Sirène des pompiers".
Cette histoire met en scène des personnages passionnés, les sentiments de chacun les pousseront à aller loin, irrémédiablement loin...
"La Sirène des pompiers" est un roman graphique, tant dans le fond que dans la forme.
La sirène -personnage incontestablement issu du fantastique- présente dans le récit, sert de vecteur à l'histoire. Les passions se déchaînent grâce et à cause d'elle, même si la magie ne fonctionne pas à tous les coups. C'est une muse pour Eugène Gelinet, un peintre fort limité avide de gloire. C'est un bouleversement pour Fulmel critique d'art impitoyable. Sur ces deux personnages l'influence de la Sirène est ahurissante au point de bouleverser dramatiquement leurs destinées; en revanche quand elle rencontrera un pêcheur elle le laissera de marbre et elle aura des rapports amicaux et humains avec sa servante. Faut-il entendre par là, que la sirène est un élément relatif à la pure fantaisie, uniquement capable d'envoûter des personnages à l'esprit tourné vers l'imaginaire et le fantastique? Le pouvoir de la sirène serait-il obligatoirement une malédiction?
Si l'on choisit de suivre cette hypothèse, il faut reconnaître que cette histoire est parfaitement contée. La sirène, héroïne de cette aventure, fuit un monde auquel elle a l'impression de ne pas correspondre pour diverses raisons, sans talent dans son milieu, sans passion pour sa condition elle rêve de Paris et ses lumières. Elle vient donc vers le monde des hommes plus terre à terre, si j'ose dire. Là elle se rendra compte que ce que son destin la pousse à accomplir est plus fort que sa volonté propre. En la suivant elle, dans l'histoire, on se rend compte qu'accomplir sa vie selon ses choix n'est pas chose aisée, tant on semble lié à son destin. Bien entendu, je livre ici mon sentiment, c'est ainsi que j'ai perçu cette histoire...
Une Histoire, jolie, triste et parfois amusante, que je qualifierai comme émouvante et originale qui m'a fait passer un agréable moment de lecture.
J'ai apprécié Miss Pas Touche de Hubert, c'est ce qui m'a donné envie d'acheter "La Sirène des pompiers", je ne suis pas déçu. C'est différent mais c'est bon. Pour les dessins, le style de Zanzim semble au premier abord très proche de celui de Kerascoët (Miss Pas Touche), mais se révèle en fait différent. J'aime les deux, loin de moi l'idée de tenter d'établir une comparaison malvenue.
J'ai une franche sympathie pour cet album, un bel objet à la couverture belle et sobre... en petit plus non négligeable, les toutes dernières pages forment un portfolio d'illustrations fort réussies.
J'adhère, je conseille...
JJJ
Nolan vient du futur, et il va essayer de changer le présent en espérant que cela modifiera son avenir. Pour cela il essaye de transformer Wilson, le PDG de la multinationale qui dirige le monde, en écrivain. Voilà une BD fantastique tout à fait originale et bien sympa.
Originale parce que Nolan écrit des romans, ou des scénarios, en se servant de ce qu’il a vécu dans son futur. La BD rassemble donc un ensemble de nouvelles relatant les différentes histoires qu’il écrit.
Bien sympa parce que les auteurs se sont lâchés et s’en sont donné à cœur joie pour nous créer un futur déjanté, du dopage généralisé (excellent, les médailles ne sont plus comptabilisées par nation, mais par labo de recherche) au jeux vidéos vivant, en passant par l’émission télé qui rend accro et débile. Mais en même temps notre société s’en rapproche doucement, donc c’est pas si fantastique que ça…
J’ai accroché à la lecture des 2 premiers tomes, et je suis très curieux de connaître la suite. Je sens déjà un truc extraordinaire et invraisemblable, mais pour l’instant on en est pas là.
Au début, j’avais peur d’un scénario dur à comprendre, bourré de termes juridico-légaux ajoutés à des opérations financières complexes. Eh bien, il n’est est rien. Ca se lit vraiment facilement et j’ai vite été plongé dans l’ambiance de la série.
On y découvre comment 2 amis d’enfance, avocats tous les deux, se retrouvent opposés lors d’un procès. On sent la rivalité et les tensions monter entre eux. C’est ainsi que 60 ans plus tard leurs descendants respectifs s’affrontent encore pour racheter le cabinet de l’autre.
Ce côté avocat de père en fils sur 4 générations me fait un peu penser aux maîtres de l’orge.
J’ai bien aimé l’intrigue que j’ai trouvé assez prenante avec son lot de trahison et de rebondissements. J’ai donc passé un bon moment avec cette série dont le début est prometteur.
Mon avis sur le tome 2 mais il peut se généraliser à la série.
Deuxième livraison pour cette série, plus réussie que Silex Files, sorte de Starbuck plus destiné aux adultes.
A nouveau, le scénario est amusant, sans avoir forcément la mécanique bien huilée des one-shots de Foerster, comme Styx ou Chiens de prairie, mais c'est avec plaisir qu'on plonge dans cet univers ultra-référencé, pour y rencontrer, comme ici, Alice devenue une vieille dame narcoleptique mais toujours un des meilleurs chasseurs de cryptozooides (comprenez "créatures fabuleuses").
La salle des trophées, à ce titre-là, est un régal, le Baron de Munschausen y côtoyant Hellboy.
Toujours cette ambiance bizarre et parfois glauque qui faisait la réussite de Starbuck. Pas mal d'humour (noir voire glauque) aussi. Toujours ce dessin unique, pas assez signalé, qui se joue des perspectives et des proportions pour allonger les silhouettes, les ombres et les immeubles pour créer le mystère.
Bref, du bon Foerster, très ludique, qui fait de plus en plus penser a un Hellboy franco-belge (enfin, italien : son nez s'allonge quand il prétend être américain).
Comment faire une BD sur la gastronomie sans tomber dans le livre de recette ou dans les longues descriptions fastidieuses ?
Taniguchi et Kusumi nous invitent à suivre un homme d'affaire au cours de 18 histoires courtes. Il est vrai que la construction des histoires est un peu répétitive : il sort d'un rendez-vous, se cherche un petit resto, commande, mange et sort repu. Mais il y a un petit côté "McKay" dans tout ça (je n'aurais pas dû manger cette fondue ! :o)). Et cette répétition n'est qu'apparente puisque tout le reste change.
Du fait de son travail, il est obligé de se sustenter dans des lieux variés et à des heures diverses. Il se retrouve ainsi en compagnie de gens très différents: travailleurs de nuit, familles, femmes au foyer en vadrouille, et c'est tout un pan de la société Japonaise qu'on découvre en même temps que ses restaurants et sa cuisine. Au gré de ses pérégrinations, on retrouve un peu du schéma de L'Homme qui marche. Notre homme d'affaire prend son temps, savoure le présent, non seulement dans ce qu'il mange, mais aussi en fumant une cigarette, en faisant une petite sieste, en regardant les oiseaux, en regardant les gens vaquer à leurs occupations ou loisirs. Des gens heureux, mais aussi d'autres qui le sont beaucoup moins.
Enfin, la recherche d'un restaurant ou d'un plat qu'il n'a plus mangé depuis longtemps est aussi un prétexte pour plonger dans le temps à la recherche d'un goût qui a marqué l'enfance ou du souvenir d'un rendez-vous galant et de la manière dont il a tourné.
Beaucoup plus qu'un livre sur la gastronomie, c'est un livre qui donne à découvrir tout un pan de la société japonaise, et un homme, qui prend le temps de savourer le quotidien et de réfléchir sur la vie et les gens qui l'entourent.
Buster Brown apparaît pour la première fois, et ce aux Etats-Unis, dans le supplément dominical du New York Herald du 4 Mai 1902. JE SAIS ! C'EST TRES VIEUX !...
Il y restera jusqu'au 31 Décembre 1905.
Deux semaines plus tard, la famille Brown déménage dans le quotidien "New York World". Elle y vivra jusqu'au 15 Août 1920.
Buster Brown ?... C'est un petit garçon de bonne famille. Il vit dans un milieu (très) bourgeois. Malgré toutes les attentions qu'on lui porte, il se révèle très vite en tant que "petit morveux mal élevé".
Avec ses parents, Buster voyage souvent en Europe et aux Etats-Unis.
Accompagné d'une sorte de bull-dog appelé Tige, il passe le plus clair de son temps à élaborer les farces les plus pendables.
Mais les histoires ont toutes une bonne fin : Buster, réaliste, y fait l'analyse de ses mauvaises actions et en tire une morale disons... personnelle.
Buster ?... A le lire maintenant, c'est vraiment le sale gamin en petit col bateau qu'on a envie d'étrangler.
Dès sa parution, il va bénéficier d'un succès immédiat aux Etats-Unis ; surtout dans la "up middle class". Qu'est-ce qu'on peut rire de ses farces du genre : "Et Buster de donner un grand coup de pied au Noir qui ne l'a pas salué !..."
Marrant, non ?... Il faut dire que nous sommes au tout début des années 1900 et qu'un racisme notoire frise encore l'indécence aux USA (tiens, au fait, et actuellement : ça a changé ?...)
Buster ?... Cet insupportable môme est néanmoins le reflet d'une certaine idée de l'Amérique puritaine, bien pensante et conservatrice d'il y a un siècle.
Cette série, bien oubliée, est pourtant une véritable mémoire de cette époque.
Chose très rare dans l'édition :
Dès la parution de la série aux USA, et suite à l'immédiat succès engendré, elle paraîtra directement en albums en France, en 1902, sous forme cartonnée et chez l'éditeur Hachette.
De 1902 à 1926, Buster aura l'honneur de 10 albums en France.
Dès 1976, les éditions Horay sortent 3 albums qui sont une sorte de "best off" de cet impertinent gamin.
L'auteur :
Richard Felton OUTCAULT, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, est né à Lancaster (Etat de l'Ohio) le 14 Janvier 1863. Il décède à New-York, dans le quartier du Queens, le 25 Septembre 1928.
Qui s'en souvient encore ?... Pourtant, il s'agit d'un des plus anciens créateurs de BD éditées, un véritable inventeur. Son influence sur ce qui allait devenir -bien plus tard- le "9ème art" est notoire et respectée. Je vous en parlerai un jour...
J'attendais cet album depuis longtemps, et je n'ai pas été déçu, au contraire ! Le graphisme est très beau et maîtrisé, et franchement ça fait plaisir de voir des visages aussi différents et expressifs. Ca change des habituels moules ! Rien que ça, l'histoire gagne en vie, malgré une colorisation parfois un peu plate (mais ça semble volontaire, et par ailleurs, certaines planches sont très belles je trouve).
Ensuite Tarek connaît son sujet et le traite avec distance, grâce à l'introduction du Vatican et d'un manuscrit secret aux pouvoirs étranges. Il n'y a pas vraiment de bons ou de mauvais, mais plutôt une lutte d'intérêt dont on a hâte de voir l'aboutissement. Avec ce tome d'introduction bien mené, avec le charismatique et énigmatique Raspoutine, sorti de sa steppe pour voyager à travers les contrées pour aboutir vers un destin que l'on sent dramatique pour la Russie... en espérant la suite !
Je découvre là cette BD sur le même thème de la boxe que L'Enragé mais qui semble un peu oubliée dans l'oeuvre de Baru : et pourtant, elle est très bien.
Je ne suis pas tellement fan du dessin de Baru, d'autant plus qu'il est un peu moins réussi ici que dans ses oeuvres plus récentes. Néanmoins, j'apprécie toujours autant sa fluidité et son style. Seules les couleurs, pourtant correctes, rabaissent un peu la qualité visuelle des planches et même de la couverture à mes yeux.
L'histoire est assez dense et condensée en un seul tome. Il s'agit de la biographie de Saïd Boudiaf, boxeur algérien dont le récit est tellement précis que je me demande encore si c'est un personnage réel ou pas.
Le thème abordé : la boxe, bien sûr, mais pas seulement.
Car le parcours sportif de Saïd croise en permanence la situation politique durant la Guerre d'Algérie, tiraillé entre le gouvernement Français qui veut l'utiliser comme symbole, les combattants Algériens qui veulent son soutien financier et plus, et les xénophobes de tous pays qui le haïssent pour ce qu'il est. Et au milieu de tout ça, Saïd rejette toute politique dans le but de ne vivre pour rien d'autre que pour le sport, et peut-être l'amour...
Le sujet est relativement original et surtout très bien traité, avec finesse, fluidité et intelligence.
Je me suis nettement plus attaché à ce Saïd qu'au personnage de L'Enragé par exemple. Et surtout, le message de cet album me semble bien plus réussi et intéressant.
Une oeuvre de Baru à lire.
Cet album est une perle!
Chabouté brosse le portrait d'un personnage aussi célèbre qu'obscur, Henri Désiré Landru.
Un homme sur lequel on a déjà dit ou écrit pas mal de choses, pourtant cet album surprend. Le regard de Chabouté sur Landru n'est ni distant ni dénué de tendresse, il se garde bien de le dépeindre comme un homme mystérieux et secret, il en donne une vision à la fois simple et neuve.
Dans une époque -que l'on devine en fond- reconstituée à la perfection, dans un contexte ou l'on sent que les blessures laissées par la grande guerre sont encore ouvertes, Chabouté se réapproprie un sinistre fait divers et nous en livre une vision surprenante, fascinante pleine de cynisme et de noirceur. A l'image de l'imposante maison dessinée en couverture cette histoire en impose, elle nous frappe! Une lecture incontestablement marquante.
"Henri Désiré Landru" est une oeuvre audacieuse qui ne manque ni de ressources ni de surprises, comme ces quelques pages nous montrant les tranchées; une histoire dans l'histoire, narrée par les images et illustrée par les propos d'un poilu, au travers d'une lettre qu'il rédige fiévreusement. Bien qu'étant très brève cette séquence fait son effet, un vrai choc !
Le récit est admirablement construit, l'hypothèse que nous propose Chabouté est si convaincante que l'on ne peut que prendre plaisir à s'imaginer que c'est peut-être comme cela que tout s'est déroulé. Et si c'était ça ?
Un scénario génial, prenant et pesé au millimètre, sublimé par le trait expressif de Chabouté, des dessins aux noirs si profonds et intenses que l'on s'y égare.
Cette BD est une oeuvre profonde, envoûtante, difficile à classer tant elle brasse les genres avec panache, autant capable de séduire l'amateur de roman graphique que de passionner celui qui s'intéresse à l'Histoire. Cette BD bénéficie d'une ambiance noire digne des thrillers les plus sombres.
J'aimerais ne pas m'arrêter de parler de cet album...
JJJ
Nos deux amis font leur première apparition dans l'hebdo "Petit Belges" n° 29 du 16 Juillet 1939.
Ils termineront leur carrière dans l'hebdo Spirou n° 1339 du 12 Décembre 1963.
Blondin et Cirage ?... Un duo -que tout oppose- imaginé par le grand Jijé.
Blondin a les cheveux très clairs, ondulés. Une sorte de boy-scout qui représente le "petit garçon sage et malin" comme on souhaitait en avoir en cette toute fin des années 30. Cirage ?... C'est le "petit Noir comique", débrouillard, un peu "déconnant" pour l'époque, qui contrebalance le personnage "petit-garçon-bien-élevé-catholique" de Blondin.
En cette année 1939, le magazine catholique "Petits Belges" -comme beaucoup d'autres d'ailleurs- publie de la BD. Oh !... pas n'importe quelle BD ! Ce seront des héros bien sages, bien "comme il faut", qui vivront des aventures où sang, bagarres, sexe, grossièreté, jurons, anti-catholicisme éventuel seront directement bannis.
Sollicité, Jijé (Joseph Gillain) se met au travail.
Mais en 1942, la série disparaît déjà de ce magazine édité sous la responsabilité de religieuses. Ces dernières estiment que les dessins "dissipent les enfants".
En 1947, nos deux compères réapparaissent dans l'hebdo Spirou. Leur graphisme est repris par Victor Hubinon (pour l'album n° 4). Jijé se trouve alors aux Etats-Unis et ne reprendra cette série qu'en 1951.
Ils repartent -en 1951- pour des aventures hebdomadaires ponctuées par une série de cinq albums, tous réalisés sous la houlette de Jijé.
Blondin et Cirage vont ainsi vivre des aventures rondement menées où se mêlent exotisme, milieu du cinéma, science-fiction même...
Accaparé par d'autres séries, surtout absorbé par Jerry Spring Jijé va abandonner ses héros -définitivement- en 1963, ce malgré plusieurs sollicitations de l'éditeur.
Blondin et Cirage ?.... A y faire bien attention, on pourrait les comparer -un peu- à Tintin et Haddock, ou au Schtroumph à Lunettes et au Schtroumph Gaffeur. L'un n'est pas grand chose sans l'autre...
A noter :
- Les albums 1, 2 et 3 sont parus (originellement) chez l'éditeur Averbode. Il s'agit de grands formats, brochés, de type "à l'italienne".
- Les éditions originales des albums 4 à 9, parues chez Dupuis entre 1951 et 1956, sont également brochées.
Blondin et Cirage auront l'honneur de rééditions ; ces dernières sous forme d'albums cartonnés.
Les "petits +"
- Un récit mettant en scène Trinet et Trinette, deux autres personnages créés par Jijé, et parus dans Spirou en 1941, a vu sa parution s'arrêter après une dizaine de planches. Plus tard, Jijé en a réutilisé le scénario pour l'album 5 de Blondin et Cirage ("Kamiliola", paru en 1954).
- A l'époque, les planches dessinées (en noir et blanc) étaient photographiées. Les photos, prises bout à bout, formaient ainsi un "film" de l'album. Les films de l'opus n° 4 ont été détruits dans un incendie chez Dupuis. Vu l'impossibilité de le rééditer, l'Edition Originalle est devenue une sacrée rareté. Et sa valeur actuelle, qui ne fera qu'augmenter au fil des années, est assez importante.
In fine :
"Blondin et Cirage" ?... Un sacré duo, reflet d'une certaine idée de la BD "bien pensante" des années 40. Mais c'est tout bon quand même !...
L'auteur :
Joseph Gillain -dit Jijé-, dessinateur-scénariste belge, est né à Gedinne le 13 Janvier 1914. Il décède en France, à Versailles, le 20 Juin 1980.
Une des plus grands pointures de la BD d'après-guerre. Je vous en parlerai dans "Jerry Spring ".
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La Sirène des pompiers
Elle est fort plaisante cette "Sirène des pompiers". Cette histoire met en scène des personnages passionnés, les sentiments de chacun les pousseront à aller loin, irrémédiablement loin... "La Sirène des pompiers" est un roman graphique, tant dans le fond que dans la forme. La sirène -personnage incontestablement issu du fantastique- présente dans le récit, sert de vecteur à l'histoire. Les passions se déchaînent grâce et à cause d'elle, même si la magie ne fonctionne pas à tous les coups. C'est une muse pour Eugène Gelinet, un peintre fort limité avide de gloire. C'est un bouleversement pour Fulmel critique d'art impitoyable. Sur ces deux personnages l'influence de la Sirène est ahurissante au point de bouleverser dramatiquement leurs destinées; en revanche quand elle rencontrera un pêcheur elle le laissera de marbre et elle aura des rapports amicaux et humains avec sa servante. Faut-il entendre par là, que la sirène est un élément relatif à la pure fantaisie, uniquement capable d'envoûter des personnages à l'esprit tourné vers l'imaginaire et le fantastique? Le pouvoir de la sirène serait-il obligatoirement une malédiction? Si l'on choisit de suivre cette hypothèse, il faut reconnaître que cette histoire est parfaitement contée. La sirène, héroïne de cette aventure, fuit un monde auquel elle a l'impression de ne pas correspondre pour diverses raisons, sans talent dans son milieu, sans passion pour sa condition elle rêve de Paris et ses lumières. Elle vient donc vers le monde des hommes plus terre à terre, si j'ose dire. Là elle se rendra compte que ce que son destin la pousse à accomplir est plus fort que sa volonté propre. En la suivant elle, dans l'histoire, on se rend compte qu'accomplir sa vie selon ses choix n'est pas chose aisée, tant on semble lié à son destin. Bien entendu, je livre ici mon sentiment, c'est ainsi que j'ai perçu cette histoire... Une Histoire, jolie, triste et parfois amusante, que je qualifierai comme émouvante et originale qui m'a fait passer un agréable moment de lecture. J'ai apprécié Miss Pas Touche de Hubert, c'est ce qui m'a donné envie d'acheter "La Sirène des pompiers", je ne suis pas déçu. C'est différent mais c'est bon. Pour les dessins, le style de Zanzim semble au premier abord très proche de celui de Kerascoët (Miss Pas Touche), mais se révèle en fait différent. J'aime les deux, loin de moi l'idée de tenter d'établir une comparaison malvenue. J'ai une franche sympathie pour cet album, un bel objet à la couverture belle et sobre... en petit plus non négligeable, les toutes dernières pages forment un portfolio d'illustrations fort réussies. J'adhère, je conseille... JJJ
Des lendemains sans nuage
Nolan vient du futur, et il va essayer de changer le présent en espérant que cela modifiera son avenir. Pour cela il essaye de transformer Wilson, le PDG de la multinationale qui dirige le monde, en écrivain. Voilà une BD fantastique tout à fait originale et bien sympa. Originale parce que Nolan écrit des romans, ou des scénarios, en se servant de ce qu’il a vécu dans son futur. La BD rassemble donc un ensemble de nouvelles relatant les différentes histoires qu’il écrit. Bien sympa parce que les auteurs se sont lâchés et s’en sont donné à cœur joie pour nous créer un futur déjanté, du dopage généralisé (excellent, les médailles ne sont plus comptabilisées par nation, mais par labo de recherche) au jeux vidéos vivant, en passant par l’émission télé qui rend accro et débile. Mais en même temps notre société s’en rapproche doucement, donc c’est pas si fantastique que ça…
L'Ordre de Cicéron
J’ai accroché à la lecture des 2 premiers tomes, et je suis très curieux de connaître la suite. Je sens déjà un truc extraordinaire et invraisemblable, mais pour l’instant on en est pas là. Au début, j’avais peur d’un scénario dur à comprendre, bourré de termes juridico-légaux ajoutés à des opérations financières complexes. Eh bien, il n’est est rien. Ca se lit vraiment facilement et j’ai vite été plongé dans l’ambiance de la série. On y découvre comment 2 amis d’enfance, avocats tous les deux, se retrouvent opposés lors d’un procès. On sent la rivalité et les tensions monter entre eux. C’est ainsi que 60 ans plus tard leurs descendants respectifs s’affrontent encore pour racheter le cabinet de l’autre. Ce côté avocat de père en fils sur 4 générations me fait un peu penser aux maîtres de l’orge. J’ai bien aimé l’intrigue que j’ai trouvé assez prenante avec son lot de trahison et de rebondissements. J’ai donc passé un bon moment avec cette série dont le début est prometteur.
Gueule de bois
Mon avis sur le tome 2 mais il peut se généraliser à la série. Deuxième livraison pour cette série, plus réussie que Silex Files, sorte de Starbuck plus destiné aux adultes. A nouveau, le scénario est amusant, sans avoir forcément la mécanique bien huilée des one-shots de Foerster, comme Styx ou Chiens de prairie, mais c'est avec plaisir qu'on plonge dans cet univers ultra-référencé, pour y rencontrer, comme ici, Alice devenue une vieille dame narcoleptique mais toujours un des meilleurs chasseurs de cryptozooides (comprenez "créatures fabuleuses"). La salle des trophées, à ce titre-là, est un régal, le Baron de Munschausen y côtoyant Hellboy. Toujours cette ambiance bizarre et parfois glauque qui faisait la réussite de Starbuck. Pas mal d'humour (noir voire glauque) aussi. Toujours ce dessin unique, pas assez signalé, qui se joue des perspectives et des proportions pour allonger les silhouettes, les ombres et les immeubles pour créer le mystère. Bref, du bon Foerster, très ludique, qui fait de plus en plus penser a un Hellboy franco-belge (enfin, italien : son nez s'allonge quand il prétend être américain).
Le Gourmet solitaire
Comment faire une BD sur la gastronomie sans tomber dans le livre de recette ou dans les longues descriptions fastidieuses ? Taniguchi et Kusumi nous invitent à suivre un homme d'affaire au cours de 18 histoires courtes. Il est vrai que la construction des histoires est un peu répétitive : il sort d'un rendez-vous, se cherche un petit resto, commande, mange et sort repu. Mais il y a un petit côté "McKay" dans tout ça (je n'aurais pas dû manger cette fondue ! :o)). Et cette répétition n'est qu'apparente puisque tout le reste change. Du fait de son travail, il est obligé de se sustenter dans des lieux variés et à des heures diverses. Il se retrouve ainsi en compagnie de gens très différents: travailleurs de nuit, familles, femmes au foyer en vadrouille, et c'est tout un pan de la société Japonaise qu'on découvre en même temps que ses restaurants et sa cuisine. Au gré de ses pérégrinations, on retrouve un peu du schéma de L'Homme qui marche. Notre homme d'affaire prend son temps, savoure le présent, non seulement dans ce qu'il mange, mais aussi en fumant une cigarette, en faisant une petite sieste, en regardant les oiseaux, en regardant les gens vaquer à leurs occupations ou loisirs. Des gens heureux, mais aussi d'autres qui le sont beaucoup moins. Enfin, la recherche d'un restaurant ou d'un plat qu'il n'a plus mangé depuis longtemps est aussi un prétexte pour plonger dans le temps à la recherche d'un goût qui a marqué l'enfance ou du souvenir d'un rendez-vous galant et de la manière dont il a tourné. Beaucoup plus qu'un livre sur la gastronomie, c'est un livre qui donne à découvrir tout un pan de la société japonaise, et un homme, qui prend le temps de savourer le quotidien et de réfléchir sur la vie et les gens qui l'entourent.
Buster Brown
Buster Brown apparaît pour la première fois, et ce aux Etats-Unis, dans le supplément dominical du New York Herald du 4 Mai 1902. JE SAIS ! C'EST TRES VIEUX !... Il y restera jusqu'au 31 Décembre 1905. Deux semaines plus tard, la famille Brown déménage dans le quotidien "New York World". Elle y vivra jusqu'au 15 Août 1920. Buster Brown ?... C'est un petit garçon de bonne famille. Il vit dans un milieu (très) bourgeois. Malgré toutes les attentions qu'on lui porte, il se révèle très vite en tant que "petit morveux mal élevé". Avec ses parents, Buster voyage souvent en Europe et aux Etats-Unis. Accompagné d'une sorte de bull-dog appelé Tige, il passe le plus clair de son temps à élaborer les farces les plus pendables. Mais les histoires ont toutes une bonne fin : Buster, réaliste, y fait l'analyse de ses mauvaises actions et en tire une morale disons... personnelle. Buster ?... A le lire maintenant, c'est vraiment le sale gamin en petit col bateau qu'on a envie d'étrangler. Dès sa parution, il va bénéficier d'un succès immédiat aux Etats-Unis ; surtout dans la "up middle class". Qu'est-ce qu'on peut rire de ses farces du genre : "Et Buster de donner un grand coup de pied au Noir qui ne l'a pas salué !..." Marrant, non ?... Il faut dire que nous sommes au tout début des années 1900 et qu'un racisme notoire frise encore l'indécence aux USA (tiens, au fait, et actuellement : ça a changé ?...) Buster ?... Cet insupportable môme est néanmoins le reflet d'une certaine idée de l'Amérique puritaine, bien pensante et conservatrice d'il y a un siècle. Cette série, bien oubliée, est pourtant une véritable mémoire de cette époque. Chose très rare dans l'édition : Dès la parution de la série aux USA, et suite à l'immédiat succès engendré, elle paraîtra directement en albums en France, en 1902, sous forme cartonnée et chez l'éditeur Hachette. De 1902 à 1926, Buster aura l'honneur de 10 albums en France. Dès 1976, les éditions Horay sortent 3 albums qui sont une sorte de "best off" de cet impertinent gamin. L'auteur : Richard Felton OUTCAULT, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, est né à Lancaster (Etat de l'Ohio) le 14 Janvier 1863. Il décède à New-York, dans le quartier du Queens, le 25 Septembre 1928. Qui s'en souvient encore ?... Pourtant, il s'agit d'un des plus anciens créateurs de BD éditées, un véritable inventeur. Son influence sur ce qui allait devenir -bien plus tard- le "9ème art" est notoire et respectée. Je vous en parlerai un jour...
Raspoutine
J'attendais cet album depuis longtemps, et je n'ai pas été déçu, au contraire ! Le graphisme est très beau et maîtrisé, et franchement ça fait plaisir de voir des visages aussi différents et expressifs. Ca change des habituels moules ! Rien que ça, l'histoire gagne en vie, malgré une colorisation parfois un peu plate (mais ça semble volontaire, et par ailleurs, certaines planches sont très belles je trouve). Ensuite Tarek connaît son sujet et le traite avec distance, grâce à l'introduction du Vatican et d'un manuscrit secret aux pouvoirs étranges. Il n'y a pas vraiment de bons ou de mauvais, mais plutôt une lutte d'intérêt dont on a hâte de voir l'aboutissement. Avec ce tome d'introduction bien mené, avec le charismatique et énigmatique Raspoutine, sorti de sa steppe pour voyager à travers les contrées pour aboutir vers un destin que l'on sent dramatique pour la Russie... en espérant la suite !
Le Chemin de l'Amérique
Je découvre là cette BD sur le même thème de la boxe que L'Enragé mais qui semble un peu oubliée dans l'oeuvre de Baru : et pourtant, elle est très bien. Je ne suis pas tellement fan du dessin de Baru, d'autant plus qu'il est un peu moins réussi ici que dans ses oeuvres plus récentes. Néanmoins, j'apprécie toujours autant sa fluidité et son style. Seules les couleurs, pourtant correctes, rabaissent un peu la qualité visuelle des planches et même de la couverture à mes yeux. L'histoire est assez dense et condensée en un seul tome. Il s'agit de la biographie de Saïd Boudiaf, boxeur algérien dont le récit est tellement précis que je me demande encore si c'est un personnage réel ou pas. Le thème abordé : la boxe, bien sûr, mais pas seulement. Car le parcours sportif de Saïd croise en permanence la situation politique durant la Guerre d'Algérie, tiraillé entre le gouvernement Français qui veut l'utiliser comme symbole, les combattants Algériens qui veulent son soutien financier et plus, et les xénophobes de tous pays qui le haïssent pour ce qu'il est. Et au milieu de tout ça, Saïd rejette toute politique dans le but de ne vivre pour rien d'autre que pour le sport, et peut-être l'amour... Le sujet est relativement original et surtout très bien traité, avec finesse, fluidité et intelligence. Je me suis nettement plus attaché à ce Saïd qu'au personnage de L'Enragé par exemple. Et surtout, le message de cet album me semble bien plus réussi et intéressant. Une oeuvre de Baru à lire.
Henri Désiré Landru
Cet album est une perle! Chabouté brosse le portrait d'un personnage aussi célèbre qu'obscur, Henri Désiré Landru. Un homme sur lequel on a déjà dit ou écrit pas mal de choses, pourtant cet album surprend. Le regard de Chabouté sur Landru n'est ni distant ni dénué de tendresse, il se garde bien de le dépeindre comme un homme mystérieux et secret, il en donne une vision à la fois simple et neuve. Dans une époque -que l'on devine en fond- reconstituée à la perfection, dans un contexte ou l'on sent que les blessures laissées par la grande guerre sont encore ouvertes, Chabouté se réapproprie un sinistre fait divers et nous en livre une vision surprenante, fascinante pleine de cynisme et de noirceur. A l'image de l'imposante maison dessinée en couverture cette histoire en impose, elle nous frappe! Une lecture incontestablement marquante. "Henri Désiré Landru" est une oeuvre audacieuse qui ne manque ni de ressources ni de surprises, comme ces quelques pages nous montrant les tranchées; une histoire dans l'histoire, narrée par les images et illustrée par les propos d'un poilu, au travers d'une lettre qu'il rédige fiévreusement. Bien qu'étant très brève cette séquence fait son effet, un vrai choc ! Le récit est admirablement construit, l'hypothèse que nous propose Chabouté est si convaincante que l'on ne peut que prendre plaisir à s'imaginer que c'est peut-être comme cela que tout s'est déroulé. Et si c'était ça ? Un scénario génial, prenant et pesé au millimètre, sublimé par le trait expressif de Chabouté, des dessins aux noirs si profonds et intenses que l'on s'y égare. Cette BD est une oeuvre profonde, envoûtante, difficile à classer tant elle brasse les genres avec panache, autant capable de séduire l'amateur de roman graphique que de passionner celui qui s'intéresse à l'Histoire. Cette BD bénéficie d'une ambiance noire digne des thrillers les plus sombres. J'aimerais ne pas m'arrêter de parler de cet album... JJJ
Blondin et Cirage
Nos deux amis font leur première apparition dans l'hebdo "Petit Belges" n° 29 du 16 Juillet 1939. Ils termineront leur carrière dans l'hebdo Spirou n° 1339 du 12 Décembre 1963. Blondin et Cirage ?... Un duo -que tout oppose- imaginé par le grand Jijé. Blondin a les cheveux très clairs, ondulés. Une sorte de boy-scout qui représente le "petit garçon sage et malin" comme on souhaitait en avoir en cette toute fin des années 30. Cirage ?... C'est le "petit Noir comique", débrouillard, un peu "déconnant" pour l'époque, qui contrebalance le personnage "petit-garçon-bien-élevé-catholique" de Blondin. En cette année 1939, le magazine catholique "Petits Belges" -comme beaucoup d'autres d'ailleurs- publie de la BD. Oh !... pas n'importe quelle BD ! Ce seront des héros bien sages, bien "comme il faut", qui vivront des aventures où sang, bagarres, sexe, grossièreté, jurons, anti-catholicisme éventuel seront directement bannis. Sollicité, Jijé (Joseph Gillain) se met au travail. Mais en 1942, la série disparaît déjà de ce magazine édité sous la responsabilité de religieuses. Ces dernières estiment que les dessins "dissipent les enfants". En 1947, nos deux compères réapparaissent dans l'hebdo Spirou. Leur graphisme est repris par Victor Hubinon (pour l'album n° 4). Jijé se trouve alors aux Etats-Unis et ne reprendra cette série qu'en 1951. Ils repartent -en 1951- pour des aventures hebdomadaires ponctuées par une série de cinq albums, tous réalisés sous la houlette de Jijé. Blondin et Cirage vont ainsi vivre des aventures rondement menées où se mêlent exotisme, milieu du cinéma, science-fiction même... Accaparé par d'autres séries, surtout absorbé par Jerry Spring Jijé va abandonner ses héros -définitivement- en 1963, ce malgré plusieurs sollicitations de l'éditeur. Blondin et Cirage ?.... A y faire bien attention, on pourrait les comparer -un peu- à Tintin et Haddock, ou au Schtroumph à Lunettes et au Schtroumph Gaffeur. L'un n'est pas grand chose sans l'autre... A noter : - Les albums 1, 2 et 3 sont parus (originellement) chez l'éditeur Averbode. Il s'agit de grands formats, brochés, de type "à l'italienne". - Les éditions originales des albums 4 à 9, parues chez Dupuis entre 1951 et 1956, sont également brochées. Blondin et Cirage auront l'honneur de rééditions ; ces dernières sous forme d'albums cartonnés. Les "petits +" - Un récit mettant en scène Trinet et Trinette, deux autres personnages créés par Jijé, et parus dans Spirou en 1941, a vu sa parution s'arrêter après une dizaine de planches. Plus tard, Jijé en a réutilisé le scénario pour l'album 5 de Blondin et Cirage ("Kamiliola", paru en 1954). - A l'époque, les planches dessinées (en noir et blanc) étaient photographiées. Les photos, prises bout à bout, formaient ainsi un "film" de l'album. Les films de l'opus n° 4 ont été détruits dans un incendie chez Dupuis. Vu l'impossibilité de le rééditer, l'Edition Originalle est devenue une sacrée rareté. Et sa valeur actuelle, qui ne fera qu'augmenter au fil des années, est assez importante. In fine : "Blondin et Cirage" ?... Un sacré duo, reflet d'une certaine idée de la BD "bien pensante" des années 40. Mais c'est tout bon quand même !... L'auteur : Joseph Gillain -dit Jijé-, dessinateur-scénariste belge, est né à Gedinne le 13 Janvier 1914. Il décède en France, à Versailles, le 20 Juin 1980. Une des plus grands pointures de la BD d'après-guerre. Je vous en parlerai dans "Jerry Spring ".