Miss Pas Touche

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 32 avis)

Paris, années 30. Deux soeurs, Agathe et Blanche, profitent pleinement de la vie. Une insouciance qui bascule du jour au lendemain après le drame qui entraîne la mort d'Agathe.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale BDs à offrir Les prix lecteurs BDTheque 2006 Maisons closes et prostitution Paris Poisson Pilote

Paris, années 30. Deux soeurs, Agathe et Blanche, profitent pleinement de la vie. Une insouciance qui bascule du jour au lendemain après le drame qui entraîne la mort d'Agathe. Désemparée, Blanche n'a plus qu'une idée en tête : retrouver le meurtrier de sa soeur, quitte à fréquenter les lieux les plus improbables ! .

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 2006
Statut histoire Série terminée (2 cycles de 2 tomes) 4 tomes parus
Couverture de la série Miss Pas Touche
Les notes (32)
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12/05/2006 | Ro
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Par McClure
Note: 4/5

Une très belle surprise pour une série que je n'aurais initialement pas forcément cherchée. Le dessin, s'il n'est pas rebutant, est pour moi un peu simple. Mais au final, il s'avère extrêmement dynamique, permet de donner à cette histoire des plus glauques un petit coté enfantin ou frais qui "aère" un peu l'esprit. Il permet aussi une touche d'humour. Et il cale effectivement beaucoup à certaines stars de la collection (Sfar). Le récit est prenant, on se place en empathie avec cette oie blanche qui va vite devoir découvrir sa part d'ombre dans cette histoire de moeurs et de meurtres. On découvre avec plaisir ce Paris belle époque, les bordels, la haute et la plèbe, un régal. Le premier cycle de 2 tomes bouclant l'intrigue policière liée à la mort de la soeur est un vrai régal. Les personnages secondaires sont tous excellents et on file de page en page pour découvrir ce qui se cache derrière cette histoire mais surtout comment ce monde de la prostitution vit. Le second cycle m'a moins emballé même s'il reste dans le cadre de la bonne série à conseiller. La sortie de bordel est une bonne idée et permet de voir cette différence de classes encore plus prégnante. Une série à acheter.

27/04/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

La collection Poisson Pilote permet à Dargaud d’accueillir les nouvelles vagues d’auteurs, et cette série est parmi les mieux réussies. Le dessin du duo Kerascoët est proche de celui de Blain ou de Sfar (plutôt de Sfar d’ailleurs), simple et discret, mais intéressant. Avec une utilisation de couleurs souvent pétantes. J’ai vraiment bien aimé les deux premier tomes, qui présentent le cadre, les personnages, et cette « miss pas touche » assez improbable. Un personnage qui prend rapidement de la consistance, comme l’intrigue d’ailleurs, qui n’utilise la chronique de mœurs (un bordel de luxe fréquenté par le gotha) que comme un décor pour ce qui devient rapidement une enquête policière. Ces deux albums sont vraiment bien fichus. J’ai été un peu déçu par le troisième, où parfois la mièvrerie guette, et qui pour les trois quart peine à redonner du rythme à l’histoire. La fin est meilleure, comme le quatrième tome, mais c’est clair que ce second cycle est inférieur au premier. Avec une héroïne qui relève l’exploit de rester vierge dans un bordel ! – même si elle est rapidement déniaisée (pas au sens sexuel il est vrai) et gagne en maturité (alors même que sa personnalité m’a semblé moins affermie dans le deuxième cycle ?), c’est quand même une série sympathique, qui offre un bon moment de lecture. On peut envisager de n’acheter que les deux premiers albums (ce sont eux qui justifient ces quatre étoiles), les suivants étant moins captivants. Note réelle 3,5/5.

06/02/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Très belle surprise pour moi. La série est une réussite à tous les niveaux. Les ambiances du Paris des années 30, ainsi que celle de la maison close de luxe sont parfaites. Les dessins ne touchent certes pas au sublime mais ils sont modernes et dynamiques. Ils sont assez « mignons » et le décalage avec des personnages durs et une histoire cruelle est saisissant. J’ai adoré l’héroïne à la fois touchante et drôle, sorte de Sainte-Nitouche en contraste avec un environnement plein de vices. L’histoire, quant à elle, est passionnante et j’ai littéralement dévoré les 4 tomes. A lire de toute urgence.

13/02/2012 (MAJ le 06/12/2012) (modifier)
Par Seb94
Note: 4/5

Avis portant sur le 1er cycle : Suite aux nombreux avis positifs, je me suis laissé tenté par ce diptyque, et ce malgré un dessin pas forcément à mon goût, mais qui se révélera finalement en parfaite symbiose avec le scénario. J’ai été agréablement surpris par le ton de ce récit et ses multiples rebondissements, les deux tomes ont été littéralement dévorés. L’univers des années 30 vu à travers l’œilleton d’un bordel parisien haut de gamme sonne juste et réaliste, sans jamais tomber dans le vulgaire. L’héroïne est attachante, tout d’abord fragile, elle se dévoilera au fur à mesure de l’intrigue sous un caractère des plus téméraire. Les personnages secondaires se révèlent également assez fouillés, avec des personnalités complexes et pas si faciles à cerner. Rebondissements, fausses pistes et retournements de situations, ce polar noir saupoudré d’humour est une franche réussite.

04/08/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Little Miss Giggles

Malgré le dessin qui au premier abord n'est pas vraiment à mon goût, j'ai plongé dans les deux premiers volumes de cette série sans pouvoir m'arrêter avant la fin. L'intrigue est passionnante et Kerascoët sait nous tenir en haleine jusqu'au bout et nous embarque sans problème à la suite de Blanche et de sa recherche de l'assassin de sa soeur. Finalement son dessin cadre bien avec l'ambiance générale de l'histoire. L'univers du bordel est décrit sans jamais tomber dans le vulgaire. Achat conseillé pour les 2 premiers tomes puisque je n'ai lu que ceux-là.

06/06/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Pour le coup, j’ai un peu l’impression d’être un extraterrestre. Suis-je le seul à ne pas avoir été sous le charme de cette série (du moins le premier diptyque) ? Le trait faussement hésitant peut être rattaché aux auteurs de "nouvelle génération" (Sfar, Blain, etc.- bien qu’ils commencent à prendre de l’âge eux aussi). Le rendu est sympa, pas désagréable à l’œil mais sans éveiller chez moi un réel enthousiasme. Pas assez personnel sans doute. Pour l’histoire, je n’ai pas grand-chose à dire si ce n’est qu’elle ne m’a pas vraiment touché. J’y suis même relativement indifférent. La narration n’est pas mauvaise, loin de là. Ca se lit bien même. Mais sans plus. Je n’ai pas réussi à m’intéresser à Blanche qui devient fille de joie pour retrouver les assassins de sa sœur. Voilà, c’est une question d’accroche qui se fait (ou pas).

31/05/2011 (modifier)

Un avis sur les tomes 1 à 4, en attendant la suite... Le premier récit (tomes 1 et 2) m'a beaucoup plu: les personnages sont variés, intéressants, et plus complexes qu'ils n'y paraissent au premier abord. L'intrigue ménage son lot de fausses pistes et de rebondissements, et l'univers du bordel n'est pas spécialement idéalisé (pratiques, relations entre les filles, avec les propriétaires...), et il ne tombe pas dans les facilités qu'on aurait pu imaginer. Le dessin est vif, dynamique, et je trouve que son côté faussement naïf colle bien à la fois au personnage principal, ainsi qu'à l'époque dépeinte. Le 2eme récit est intéressant aussi, même si je le trouve un petit en dessous du premier, du point de vue du rythme de l'histoire. Les qualités graphiques sont toujours présentes. Ce récit présente l'intérêt de sortir du cadre du bordel qui aurait été un peu répétitif à la longue, et de nous faire découvrir d'autres personnages - dont un certain nombre bien peu reluisants. Il contient des passages très intenses (l'opération chirurgicale et son "résultat", les relations entre l'héroïne et sa mère...). Dans l'ensemble, 2 histoires avec pas mal de péripéties pour une héroïne charmante, vierge mais pas niaise.... ces tomes se lisent avec plaisir, et c'est ce qui compte!

04/01/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

C'est sans réelle conviction que je me suis lancé dans la lecture de cette série. J'avais lu il y a quelques temps plusieurs planches dans le Canal BD que me passe mon libraire, et je n'avais pas vraiment accroché. Mais c'était sans compter le talent de Hubert ! Un scénariste que j'ai découvert avec l'album La Sirène des pompiers et que j'avais adoré. Cette fois, Hubert avance un peu dans le temps pour laisser ces peintres de la fin du XIXe et nous planter son intrigue pendant la Belle Epoque. On sent que pour lui, le contexte fait partie prenante de ses récits. Et il nous le rend très bien ! C'est à partir de cette trame qu'il compose son histoire avec des personnages loin de la caricature et de la simplicité ; alors qu'on pense avoir cerné un protagoniste, un événement ou rebondissement relance sa découverte et approfondit son caractère... Malgré une connaissance plutôt mince de cette période, j'ai donc plongé tranquillement dans cette histoire apparemment simple et naïve. Rapidement, l'intrigue nous prend par la main, et le dessin du duo Kerascoët prend toute sa force. C'est simple, fin, efficace, un peu comme notre ingénue de Blanche qui débarque comme vierge dans une des maisons closes les plus réputée de Panam. Et comme dans Jolies ténèbres (sans jamais en égaler l'intensité), le contraste entre le dessin "gentil" et ce qu'il raconte est parfois saisissant. Au final, on dévore ces 4 tomes, tant on se laisse prendre par la vie tumultueuse de notre héroïne... Je remarquerais juste comme certains déjà, que le premier cycle est bien meilleur que le second. Si de nouveaux personnages apparaissent, l'intrigue n'a pas la même intensité, et j'ai même trouvé la fin un peu brutale. Le premier cycle à la rigueur se suffit à lui seul.

05/11/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai bien aimé les aventures de cette Miss pas touche. Tout juste le début où survient ce terrible drame me semble un peu léger car Blanche oublie vite sa peine. On a dès lors l'impression que le rôle de la soeur Agathe n'était qu'un alibi pour plonger notre héroïne un peu prude et réservée dans le monde des maisons closes. Cela donnera lieu à des situations assez cocasses et marrantes. La collection Poisson Pilote est une de mes préférées. Elle m'a rarement déçu car elle arrive souvent à produire des oeuvres intelligentes, tendres et humoristiques. Bref, on s'amuse, on éprouve un plaisir à la lecture. La narration est fluide et rapide : cela aide le lecteur à se plonger dans le Paris des années folles. Le trait est à la fois enlevé et léger. C'est un travail réellement impeccable. Au final, on peut considérer que c'est une série vive, fraiche et dynamique comme je les aime.

06/12/2009 (modifier)

Force est de le constater : la collection poisson pilote est une véritable bijouterie tant les perles y sont présentes. Miss pas touche ne déroge pas à cette règle. L’histoire nous entraîne dans le Paris des années trente où nous suivons les tribulations de deux sœurs, Blanche et Agathe, employées de maison. A la suite de l’assassinat de cette dernière et afin de retrouver le meurtrier, Blanche, vierge de son état, se fait alors engager au Pompadour. Un des bordels les plus prisés de la capitale. Ce postulat de départ nous convie donc à suivre le quotidien de cette jeune femme dans un univers rarement rose : des scènes sado-maso aux meurtres en passant par la visite médicale, rien ne nous est épargné. L’époque et les usages dépeints semblent vraiment très réalistes et le travail accompli par le scénariste est digne d’une thèse (j’exagère à peine). Ecrit de cette manière, nous pourrions croire à un n-ième drame sur la prostitution mais non, le visuel décalé de l’œuvre nous permet un certain détachement, voire même un détachement certain, par rapport à son scénario. Cette démarche des plus contemporaines en agace habituellement plus d’un mais j’avoue que ce n’est pas mon cas. Du moins ici. Puisque je suis dans la partie graphique, j’en profite pour signaler que le dessin du duo Kerascoët est moderne, infiniment expressif et joliment mis en couleurs. Je soupçonne toutefois les intéressés d’avoir été prendre des cours du soir chez Sfar tant il rappelle ses œuvres. En conclusion, je ne peux donc que vous inviter à suivre les aventures de Blanche dans cette véritable étude de mœurs qu’est Miss pas touche. Adepte de la bouteille (d’eau) pleine plutôt que vide, je lui attribue un quatre étoiles amplement mérité.

20/09/2009 (modifier)