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Les Innocents coupables

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 12 avis)

Dans une colonie pénitentiaire du début du 20ème siècle, nous suivons l'histoire de Jean arrivé là avec 4 autres garçons. Ils vont devoir apprendre les dures règles de ce que l'on appellera plus tard "les bagnes d'enfants".


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale Le Meilleur de Bamboo Les meilleures séries terminées en 2013 Prisons

Janvier 1912. Quatre jeunes parisiens sont conduits dans une lointaine campagne. Condamnés à diverses peines, ils rejoignent la colonie pénitentiaire agricole "Les Marronniers". Les poulbots vont découvrir et apprendre de nouvelles règles dans ce lieu que l’on appellera plus tard les "bagnes d’enfants". L’injustice et la violence, mais aussi l’amitié et la solidarité, constituent le quotidien des colons. Jean a ses secrets, Adrien ses doutes, Miguel ses blessures, Honoré un caractère bien trempé… Et nos héros refusent d’être écrasés par le système pénitentiaire.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mars 2011
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Les Innocents coupables

15/03/2011 | Bianca
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Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

L’atmosphère pénitentiaire des marronniers, cette « prison » agricole pour jeunes adolescents dans une France des années 1910 est pensante. La loi du plus fort est de mise. Les persécutions et les brimades sont le lot quotidien de ces gamins souvent condamnés pour de menus larcins. Les coups, les punitions, les insultes et les vexations font que quatre garçons - Jean, Adrien, Honoré, et Miguel – font élaborer un plan pour s’échapper de cet enfer. C’est rythmé. Pas de temps morts. On s’attache facilement à ces 4 poulbots pas très épargnés par la vie qui refusent de baisser les bras devant l’adversité. Le graphisme d’Anlor est peut-être un peu trop gras, avec pour certains personnages des traits un peu trop anguleux. Mais cela reste beau visuellement. Dans ce monde où l’iniquité et la violence sont quotidienne, de belles valeurs apparaissent. L’amitié, la solidarité, l’entre-aide, le courage ou encore l’empathie sont mises en exergue. C’est une belle surprise cette série et c’est donc tout naturellement que je vous invite à la découvrir. Note réelle 3,5

21/11/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Voilà une trilogie plutôt sympa mais qui souffre un peu de son manque d'originalité. Nous suivons les déboires de quatre ados emprisonnés dans un bagne agricole qui ne dit pas son nom et là tous les poncifs de ce genre de récit sont au rendez vous. Directeur forcément très méchant qui ne pense qu'à s'enrichir, gardiens obtus limite débiles mentaux et petites frappes plus âgées qui s'en prennent au plus jeunes avec le catalogue habituel : sévices physiques, moraux et sexuels. Nous sommes en terrain de connaissance et les flashbacks qui approfondissent les personnages sont eux aussi cousus de fil blanc. Pour autant cette trilogie se laisse lire car elle n'est pas avare d'action et de rebondissements qui incitent le lecteur à vouloir connaitre la suite. Il faut ajouter un dessin semi réaliste plutôt bon avec une colorisation finalement assez lumineuse au regard du sujet. Un poil trop convenu cette BD se laisse cependant lire avec plaisir, une lecture préalable est sans doute nécessaire. avant un achat éventuel.

15/03/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un triptyque qui, sur un sujet plutôt douloureux, se laisse lire agréablement. Au travers de l’histoire de quelques gamins/adolescents mis au ban de la société à la suite de menus larcins, nous découvrons l’univers d’un centre de redressement au début du XXème siècle. Où les méthodes sont proches de celles employées pour les adultes de l’époque. Plus que de réinsertion – dont il n’est jamais question en fait, il s’agit surtout d’écarter définitivement de la société ces mauvaises graines. Quitte à les traiter comme des bêtes. La bonne conscience de la société se paye du prix de cet exil, qui s’apparente, parfois dans tous les sens du terme, y compris physique, à une élimination. Le scénario est plutôt simple, mais bien construit, et les révélations sur le passé de certains (à partir du deuxième tome) densifient les personnages, tout en créant d’autres sources de tension entre les enfants… Et le dessin est bon, distinguant bien chaque enfant (malgré un uniforme et une coupe de cheveux identiques). On s’attache donc à ces rebus de la société et à leurs espoirs d’évasion. Au final, et à l’heure où certains (journalistes ou politiques) ont récemment voulu remettre au goût du jour des centres de correction (en leur donnant un nom voulant faire oublier ce qu’ils sont en réalité), cette série rappelle à juste titre que ce n’était qu’un traitement – inhumain – de la pauvreté, qui n’a jamais, bien au contraire, cherché à lutter contre ses causes. J’ai hésité entre 3 et 4 étoiles (note réelle 3,5/5), et vais finalement aller jusqu’aux 4 étoiles, malgré la fin, que j’ai trouvée un peu décevante, en forme de happy end un peu trop téléphoné, et peut-être improbable. Les qualités m’ont fait oublier les défauts. Une série à lire en tout cas !

04/06/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une histoire sympathique. Au début j'avais un peu peur de m'ennuyer car les histoires de bagnes d'enfants ne m'ont jamais trop intéressé car c'est un peu toujours la même chose qui revient (les adultes méchants, les nouveaux qui découvrent la vie de misère, les enfants plus vieux qui sont intimidants, etc). Pourtant à la longue je peux dire que j'ai fini par aimer cette série. Les différents garçons sont attachants et j'ai particulièrement aimé lorsqu'on voyait leurs passé. Je ne mets pas 4 étoiles toutefois parce que certains passages m'ont moins intéressé et je trouve la fin facile. Le dessin est remarquable. Les couleurs sont belles et le dessinateur crée une bonne atmosphère.

24/01/2014 (modifier)
Par dut
Note: 4/5

Les Innocents coupables est une série que j'ai découverte au détour d'une séance de dédicaces, et c'est une série que j'ai bien apprécié, et dont la lecture m'a été agréable. Graphiquement d'abord (puisque c'est ce critère qui a motivé mon achat), j'ai trouvé ça bon, et comme évoqué avec Anlor la dessinatrice, j'ai pu constater que le dessin a évolué (dans le bon sens) au cours de ces 3 tomes. Les cadrages et la mise en page sont bons, les couleurs sombres comme il faut pour raconter une histoire pas forcement très gaie. Les personnages qui au départ se ressemblent un peu avec leurs cranes rasés sont finalement très identifiables, de par leurs traits caractéristiques. Du bon travail ! Niveau histoire, pour le contexte, je ne connaissais pas l’existence de ces colonies pénitentiaires pour jeunes délinquants, mais de la façon dont est racontée l'histoire, ça semble vraiment crédible. Mais finalement c'est l'histoire de nos 4 jeunes qui est importante, chacun ayant son background (que l'on découvre au fil des 3 tomes), chacun ayant ses objectifs, tout ça est bien amené et bien raconté avec justesse. Une belle découverte, ayant hésité entre un 3/5 et un 4/5, j'opte finalement pour la note plus généreuse, un peu de bonne pub ne pourra pas faire de mal ;)

01/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai enchainé les trois tomes avec plaisir et célérité. Il faut dire que la narration est peu envahissante tandis que l’histoire et le destin de ces quatre frères de misère sont très accrocheurs. Le thème en lui-même est intéressant puisque nous sommes plongés dans un bagne pour enfants dans la France du début du XXème siècle. Un bagne qui ressemble à l’image que l’on peut s’en faire, c’est sans réelle surprise mais ce cadre offre un huis-clos idéal pour ce récit romanesque. Les différents enfants proposent des profils complémentaires mais parfois un peu « too much ». C’est peu crédible mais –à nouveau- romanesque à souhait, donc pourvu que l’on n’y regarde pas de trop près, cela fonctionne très bien. En tous les cas, je me suis vite attaché aux personnages principaux. Le dessin est encore un peu juste dans le premier tome. Il me laissait surtout une impression de vide, d’une trop grande épure, d’un manque de traits… que les tomes suivants vont corriger brillamment. La lisibilité et l’expressivité sont les maîtres mots tandis que les décors ne sont jamais oubliés. Vraiment agréable à lire car très efficace, ce trait a certainement contribué à mon appréciation d’ensemble. La fin est trop « happy end » à mon goût… C’est ce qui lui coûte la 4ème étoile. Pour le plaisir de lecture ressenti jusque-là, je ne peux que dire « pas mal du tout ! » Un bon 3/5 avec achat conseillé.

21/05/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Avec cette nouvelle série en trois tomes, Galandon affirme une nouvelle fois son intérêt pour l'enfance, et la façon dont les enfants sont perçus à différentes époques. Ici il nous emmène sur les pas de jeunes délinquants envoyés en colonies pénitentiaires agricoles, plus ou moins l'équivalent de ce qu'on appelle de nos jours les Centres éducatifs fermés... Un monde sans pitié, où les petits caïds font déjà leur loi, où les brimades succèdent aux punitions et aux sévices. Les quatre enfants que nous suivons ont chacun une blessure secrète, un mystère, une motivation cachée. Galandon construit bien sa mosaïque, permettant d'avoir de l'intérêt pour chacun des quatre. Le parallèle avec la série Prison Break n'échappera à personne, il est même assumé, mais amené de façon assez subtile. Le second tome apporte une dimension de plus, entre des révélations sur le passé de certains des "colons", et des personnages secondaires de plus. La fin du triptyque propose un renversement des postures, et un dénouement plutôt bien amené, même si je le trouve un peu candide. Le récit bénéficie du dessin d'Anlor, jeune dessinatrice qui livre ici ses premiers albums. Son trait presque réaliste est plus qu'intéressant, même s'il manque un peu de maturité par moments. J'ai par exemple du mal à distinguer deux des enfants qui se ressemblent beaucoup, sur le plan physique, sans que cela gêne véritablement ma lecture. Dans le second tome sa progression est déjà visible : il y a plus de profondeur dans le traitement des couleurs, et le dessin se durcit, il est moins rond. Le troisième tome confirme que la dessinatrice progresse très vite, même si j'aurais aimé un trait plus noir, un peu moins rond. C'est un triptyque intéressant, sur un sujet de société qui revient à la mode, si j'ose dire, et traité avec beaucoup de pudeur et d'intelligence. A lire.

15/03/2011 (MAJ le 28/04/2013) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Les innocents coupables, ce titre a de quoi surprendre pour les penseurs de la pensée binaire car soit on serait coupable, soit on serait innocent. Or, en grandissant un peu, on sait que le monde est plutôt gris. Ces enfants qui s’apparenteraient à des délinquants sont placés dans une institution qui prône l’insertion. Cependant, les méthodes employées sur nos chères têtes blondes sont plutôt celles employées par des sadiques dans une véritable prison en bonne et due forme. Il y a erreur sur l’institution ! Néanmoins, il y en aura toujours pour objecter qu’il y a pire. Certes ! Pour ma part, j’ai toujours considéré que c’est la misère qui génère les larcins ainsi que la violence. Il est vrai que les riches ne sont pas en reste mais sans doute pour d’autres raisons alors qu’ils devraient se montrer exemplaires. Bref, on s’évade toujours pour une cause bien précise. Pour en revenir à la bd, c’est parti d’une bonne idée. On se croirait dans la série Prison Break mais transposé à la France de l’avant Première Guerre Mondiale. La lecture des deux premiers tomes a été pour l’instant très agréable. Un troisième tome viendra clore une histoire dont on devine déjà les contours sur le thème électoraliste « ensemble, nous pouvons réussir ». L’apparition d’un personnage à la fin du second chapitre laisse augurer une suite à rebondissement. Il s’agit maintenant de réussir la sortie ou devrais-je dire l’évasion.

11/09/2012 (modifier)
Par js
Note: 3/5

Les innocents coupables est une série qui démarre plutôt bien mais ne m'a pas convaincu outre mesure. Suivre le quotidien de ces enfants enfermés dans des "camps pour mineurs" est intéressant et met en valeur un sujet socio-politique profond et non négligeable. Le scénario nous présente les protagonistes au fur et à mesure de l'histoire et il est clair qu'il reste beaucoup de choses à découvrir sur eux, leur vie, leurs motivations et surtout, ce qu'ils vont devenir par la suite car le tome 1 laisse un suspens bien trouvé. L'histoire est crédible, les enfants sont touchants car l'expression de leurs sentiments est bien retranscrite et leurs faiblesses ainsi que leur détermination sont habilement mises en avant. Les relations établies entre eux sont intéressantes et certains virements de situation sont bluffants ! Mais je n'ai pas accroché plus que cela. Pourquoi ? Tout d'abord, un sentiment de déjà-vu. Il y a, je trouve, un manque d'inspiration dans le sens où tous les personnages me font penser à d'autres récits, de même pour certaines situations. Le sujet est certes original mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais pendant ma lecture. J'ai trouvé l'ensemble un peu rapide et les actions se déroulent dans une trame sans surprise pour la grosse majorité du récit. Après je reconnais que le récit est très prenant, la lecture agréable et le sujet bien abordé. Je pense lire la suite, mais pas l'acheter. Pour le dessin, un trait épais mais bien expressif. Les émotions ressortent bien à travers les expressions des personnages. Les décors sont réalistes et bien réalisés, avec des couleurs finalement variés pour ce genre de récit. Une BD qui a su développer un bon sujet, l'ensemble est plaisant et se laisse lire facilement avec un scénario qui garde le lecteur accroché et un dessin plaisant. Cependant, l'ensemble n'a pas réellement décollé et beaucoup de passages sont prévisibles. Non à l'achat, en attendant le tome 2 pour infirmer ou confirmer car cette série est à suivre de près.

04/11/2011 (modifier)
Par Erwelyn
Note: 4/5

Voilà bien le genre de bande-dessinée qu'il est agréable de découvrir malgré son sujet grave et dur. Si le scénariste Laurent Galandon n'en est pas à son premier coup d'essai et souvent en rapport avec l'enfance au travers de l'Histoire, le trait de crayon de Anlor, lui, est une découverte. Il est vrai qu'il manque encore un peu de maturité et que j'ai eu du mal à dissocier deux personnages (tout comme le dit Spooky dans sa critique) mais malgré tout j'ai été vraiment touchée par le destin de ces garçons. Le sujet du milieu carcéral pour enfants s'avère très peu différent de celui des adultes. A chaque âge, il faut faire son trou, s'imposer. Peu de chance pour les faibles. Il vaut mieux être aussi du bon côté des matons et si en plus on a un paternel qui a fait sa réputation dans la rue on a peut-être une chance de se voir protégé. En clair, que les protagonistes aient 14 ans ou 50, la prison est la même pour tout le monde et quelque soit le délit. Quant aux personnages, ils sont tous rattachés à une histoire douloureuse, violente, et dedans ou dehors, leur chemin semble tout tracé. Pourtant, malgré leurs différences, ils vont se trouver, s'entraider, se soutenir. On assiste à la naissance d'une amitié profonde mais qui n'est pas à l'abri des trahisons, des ruptures. Un sujet fortement bien traité mais qui, je pense, est accessible aux plus jeunes malgré la violence sous-jacente. Sans doute aussi parce que finalement, la délinquance infantile et la façon de la traiter n'a peut-être pas fondamentalement évolué...

11/04/2011 (modifier)