La Sirène des pompiers

Note: 3.63/5
(3.63/5 pour 24 avis)

Paris, fin du XIXe siècle. Le peintre Gustave Gélinet, un barbouilleur qui a "moins d'imagination qu'un tabouret" (d'après Fulmel, critique d'art auto-proclamé arbitre des élégances), se met subitement à en avoir. Découvrant avec stupéfaction sa dernière oeuvre au Salon - une très jolie sirène -, Fulmel soupçonne une supercherie, mène son enquête et découvre qu'en effet, Gélinet n'a rien imaginé : il héberge dans son atelier une authentique sirène - une sirène bretonne "défectueuse", qui chante mal et n'a jamais pris aucun plaisir à noyer les marins.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Les prix lecteurs BDTheque 2006 Milieux artistiques Peinture et tableaux en bande dessinée Poisson Pilote Sirènes

Paris, fin du XIXe siècle. Le peintre Gustave Gélinet, un barbouilleur qui a "moins d'imagination qu'un tabouret" (d'après Fulmel, critique d'art auto-proclamé arbitre des élégances), se met subitement à en avoir. Découvrant avec stupéfaction sa dernière oeuvre au Salon - une très jolie sirène -, Fulmel soupçonne une supercherie, mène son enquête et découvre qu'en effet, Gélinet n'a rien imaginé : il héberge dans son atelier une authentique sirène - une sirène bretonne "défectueuse", qui chante mal et n'a jamais pris aucun plaisir à noyer les marins. Pourtant, après avoir connu la gloire, Gélinet, qui deviendra un odieux personnage, pompeux, borné et toujours dénué d'imagination, finira noyé. Dans un parfum de scandale pictural fin de siècle, alors que les Pompiers tiennent le haut du pavé en pleine période impressionniste, ce one-shot (enrichi d'un cahier de huit pages présentant les toiles du "maître") nous embarque pour une aventure (délicatement) fantastique où l'on voit une curieuse sirène, bien vivante et très attachante, rêver de Paris, arriver jusqu'à la Seine et patauger dans les égoûts, se faire inviter dans les salons les mieux fréquentés, danser en fauteuil roulant et s'intéresser à la peinture des couchers de soleil sur les récifs bretons (ça lui parle..) avant de partir nager dans toutes les mers du monde. Privilégiant le récit tout en donnant au dessin une force poétique remarquable, Zanzim et Hubert (considérés par l'Américian Franck Mignola comme les deux meilleurs auteurs français) nous font le merveilleux cadeau d'une histoire palpitante, pleine de charme et de beauté.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Sirène des pompiers
Les notes (24)
Cliquez pour lire les avis

04/09/2006 | alban
Modifier


Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Ahlala, que de bons souvenirs avec cette BD-ci. Un mélange des cours d'histoire de l'art et des expositions impressionnistes que j'allais dévorer dans les musées de la région. Cette BD arrive à mêler de façon très subtile le merveilleux et l'histoire contemporaine, autour de l'art et des artistes (parfois sans talent). J'ai beaucoup aimé la façon dont ils représentent l'art officiel de l'époque par rapport à celui que nous avons retenu au fil de l'histoire. Et les deux ne sont pas toujours liés. J'ai beaucoup aimé le dessin qui m'a d'ailleurs rappelé Miss Pas Touche, du même scénariste d'ailleurs. Il retranscrit bien l'atmosphère d'un Paris capitale de l'art Pompier et nouveau. C'est également agréable d'avoir ce faux dossier en fin de BD, offrant une petite vision de l'implacable cours de l'histoire sur l'artiste (qui l'a d'ailleurs mérité et pas seulement parce qu'il est mauvais). Une BD pleine d'idées amusantes et que j'ai bien apprécié. Une belle découverte !

05/10/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un one-shot sympathique et qui avait les moyens d'être formidable à mes yeux, mais cela ne fut pas le cas. Le problème, c'est que j'étais surtout passionné lorsqu'il y avait la sirène car franchement le milieu de la peinture n'est pas un sujet qui me passionne vraiment. Mon intérêt pour ce récit variait donc selon les scènes. Heureusement, le scénariste a assez de talent pour ne pas m'ennuyer, c'est juste que les scènes moins intéressantes à mes yeux n'étaient pas très passionnantes. Le dessin de Hubert est excellent comme d'habitude.

12/02/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Un vrai bonheur, cette BD ! Moi qui suis un fan de cette période tourmentée, mais au combien créatrice qu'est la fin du XIXe, j'ai adoré. Hubert, que j'avais découvert avec Miss Pas Touche, nous compose une histoire assez surprenante où le fantastique vient rejoindre l'histoire de l'art. Gelinet, jeune peintre pompier peu inspiré fait soudain sensation avec une nouvelle série de tableaux représentant une sirène... Heureusement, la suite du scénario est de meilleur facture que ce jeu de mots sirène/pompiers, grâce notamment à une brochette de personnages profonds, ancrés dans une période riche, avec à la clé quelques rebondissements d'inattendus... Le dessin de Zanzim colle parfaitement à cette histoire et rentre à merveille dans la collection "Poisson Pilote". Ca m'a un peu rappelé Isaac le pirate de Blain par moment. Il joue des tons et des couleurs pour créer des ambiances qui cadrent à merveille avec le contexte. Bref, un album assez magique et original : j'adore !

05/03/2011 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5

Cette BD au scénario audacieux est une véritable réussite, Hubert et Zanzim réalisent un récit plein de charme et de fraîcheur. A travers Gélinet, peintre quelconque mais ambitieux, ils dressent un portrait peu flatteur du milieu artistique de l’époque. Gélinet rencontre la muse sous forme d’une femme poisson, il connaît rapidement le succès mais est très vite dépassé par les événements. Un récit sympathique et limpide, servi par un dessin clair et beau, ambiance 1900 assurée. Le livre au prix modique offre en fin d’album de très beaux croquis préparatoires.

02/11/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Dès que je vois une bd sur les sirènes, je ne résiste pas. Je me presse de la lire. Je suis comme envouté par le charme des sirènes ou du moins leur chant d'amour. C'est quand même étrange cette fascination ! La sirène des pompiers m'a également fait cet effet. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu du voyage ! J'avoue ne pas savoir pourquoi cela s'intitule la sirène des pompiers quand je ne vois pas de soldats du feu, ni même le moindre incendie à éteindre sauf à considérer que la sirène fait brûler le feu de la passion. Par contre, il est question d'art avec un grand "A", de galerie, d'exposition, de critiques et de tableaux. Une sirène est devenue le sujet d'étude d'un peintre avide qui se servira d'elle. Or, bien mal acquis ne profite jamais comme chacun sait. Et surtout pas avec les sirènes ! J'ai beaucoup aimé l'originalité de cette histoire et même la tournure inattendue qu'elle prend. Les auteurs se sont risqués à un exercice plutôt périlleux et je trouve qu'ils ont réussi leur pari. En attendant, mon rêve serait également de rencontrer une sirène afin de nager éternellement. Si seulement c'était possible ! ;)

02/11/2009 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

J’ai été moi aussi charmé par l’appel de cette sirène. Le récit est, dans son ensemble, une belle réussite. Cette relation entre un peintre et une sirène donne un point de départ intéressant et dont le développement titille notre curiosité. La narration est assez vivante et les dialogues percutants et incisifs. Les dessins ne sont pas en reste. Le style est proche de Sfar ou de Tanquerelle mais en plus épuré. Ca donne un petit côté suranné qui colle parfaitement avec l’époque du récit. Un bémol toutefois : j’ai trouvé que le final tranche avec le reste. Loin d’être mauvais, je lui reproche juste d’être fort conventionnel par rapport au corps du récit qui l’était vraiment moins. En conséquence, j’ai du mal à lui mettre plus de 3 étoiles, ce qui est déjà pas mal ! ;-)

17/10/2008 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Un bon 3/5 pour ce one shot. Le scénario est original, le cadre également. Les personnages ont de fortes personnalités et cela se ressent dans les relations. Graphiquement, c'est dans la droite ligne de l'école "Poisson Pilote", je continue à m'y faire et pour cette BD, j'ai globalement apprécié le trait très fin et la personnalité du graphisme. Je ne mets que 3 car il manque un petit quelque chose pour passer au dessus. Peut-être une sous utilisation de la sirène ou autre, c'est assez indéfinissable mais l'ensemble est tout de même de qualité.

22/09/2008 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5

Il est des albums qui réservent des surprises, et « la sirène des pompiers » fait partie de ceux là. Avec un scénario intelligent, cocasse et très bien construit, ainsi que des dessins agréables, « la sirène des pompiers » exploite à merveille toutes les possibilités découlant de la rencontre d’une sirène en quête de beauté et d’amour et d’un peintre pompier en quête d’inspiration. La forte personnalité des personnages rend leur rencontre encore plus intéressante. Les auteurs auraient difficilement pu faire mieux – sauf peut être à la fin de l’album, qui en rajoute une couche de trop. Un album à déguster pour se laisser mener en bateau et découvrir de nouvelles saveurs.

17/07/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Bonne histoire que celle de ce peintre médiocre qui rêvait de reconnaissance. Surtout qu'un jour, une de ses "oeuvres" -une sirène sur son rocher- fait sensation à Paris. Mais d'où est donc venue cette sorte d'affriolante inspiration ?... Question sur laquelle Hubert -le scénariste- a bâti son postulat pour installer une délicate fantaisie picturale. Peut-être un peu moins "tenace" que son Miss Pas Touche, cet album fait de l'art de la Belle Epoque une vraie farce romantique... et fantastique. Marrant aussi, alors qu'on y traite de l'art : l'histoire ne rend hommage à rien ni personne. Sauf au temps qui passe qui a l'art -si on peut dire- de tout diluer... sauf la beauté...

02/04/2007 (modifier)

Le personnage de la sirène est intéressant. Le milieu de la peinture aurait du être un cadre idéal pour tenir cette histoire. Mais paradoxalement, malgré les personnages et leur monde original, le scénario demeure bêtement prévisible. Cela devient juste une lecture divertissante et vite oubliée...

09/03/2007 (modifier)