L'Homme qui marche

Note: 2.96/5
(2.96/5 pour 26 avis)

Un manga en-dehors des sentiers battus de la bande dessinée japonaise.


Ecritures Kodansha Manga : avant 1995, la préhistoire Seinen Taniguchi

L'Homme qui marche? C'est celui qui prend le temps de vivre dans un Japon moderne. Celui qui s'arrête pour regarder un oiseau. Un rêveur forcené dont on connaît juste les gestes quotidiens, comme figés dans le temps. TEXTE CASTERMAN

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1995
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Homme qui marche
Les notes (26)
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28/05/2002 | ArzaK
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Par Jérem
Note: 2/5

Je ne suis pas fou de la description des petits plaisirs de la vie du genre Philippe Delerm. Mais j’apprécie beaucoup le travail de Taniguchi, je me suis donc plongé dans la lecture de cet album. Comme toujours, les dessins sont très soignés avec une attention particulière sur les décors. Pour une fois dans un manga, on a un vrai aperçu du quotidien du japonais moyen. Mais comme je le craignais, je n’ai pas réussi à me passionner pour ces petites histoires. L’enthousiasme béat du personnage principal qui s’extasie sur un oiseau ou un cerisier en fleurs m’a laissé de marbre. Pas assez romanesque pour moi !

10/12/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5

C’est l’histoire d’un homme qui n’a rien à faire. Alors il se balade tout le temps. Il a toujours le temps de ne rien faire. Alors, il en profite pour marcher. Et même quand il a quelque chose à faire, il le fait en marchant. C’est l’histoire d’un homme qui a gardé son esprit d’enfance, sûrement n’est-il lui-même pas plus âgé que la vingtaine. Alors, il continue de faire les mêmes bêtises en marchant. Marcher sous la pluie, quand il n’y a plus de pluie, marcher dans les flaques, grimper aux arbres, une fois en haut, regarder le paysage, marcher sur les murs, passer sous les haies et déchirer sa chemise, passer la clôture pour se baigner après la fermeture, nu dans la piscine municipale… C’est l’histoire d’un homme qui prend son temps pour continuer à rêver et à garder son âme d’enfant. Et heureusement qu’il y a cette histoire. Parce que Taniguchi a oublié, semble-t-il, de mettre une Histoire autour de cet homme. Alors, cette BD est très zen. Contemplative. Dans ce monde nouveau, précipité, bousculé ou l’on a plus le temps à rien, Taniguchi nous offre 30 minutes de répit. Certes, lire cet album ne servira au final à pas grand-chose. Mais justement, c’est un cadeau inestimable qu’il nous fait par là même. Il nous offre du temps. Il nous permet de nous poser. Il nous permet de ne rien faire si ce n’est nous promener et prendre le temps à nouveau de regarder. Nous regardons à travers les yeux de son héros. Les oiseaux, les rues, les ruelles, les arbres, les petits riens qui composent notre l’ensemble de notre quotidien mais que nous ne voyons plus ; Que nous ne prenons plus le temps de voir. Taniguchi nous rappelle dans cet album que le temps est important. De manière très orientale, très Japonaise, Taniguchi nous ramène à la terre, à la vie. Il nous invite à la réflexion sur ce que l’on fait de notre vie. Prenons nous suffisamment de temps pour nous, pour nos proches ? Faites-vous du bien, prenez le temps de lire cette BD. Vous ressortirez calme et paré pour reprendre votre vie à un train d’enfer. Cruelle vérité, tellement présente mais que nous ne voyons pas. Coté dessin, c’est tout aussi calme. Le trait précis, fin de Taniguchi nous aide à nous plonger dans ce monde qui apparait soudain si calme. Taniguchi réussi à faire ressortir tout ces petits riens. Par un dessin très épuré, par une BD qui ne présente finalement que peu de lecture et laisse la part belle au graphisme, Taniguchi nous invite encore plus à la contemplation et à l’observation.

19/11/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Cet homme qui marche est certainement l'œuvre de Taniguchi la plus controversée. On aime ou on déteste. Il faut dire que la contemplation de tous ces petits riens qui forment des moments de bonheur n'est pas un thème commercialement vendeur. Cette œuvre est un manga parfaitement atypique et antinomique de la violence omniprésente dans le genre. Dans l'ensemble, j'ai bien aimé car j'admire le style de l'auteur depuis toujours. Cela ne sera pas sa meilleure œuvre pour moi, c'est également certain. Cependant, on passe un bon moment de détente faite de sensations diverses. Si on ajoute un fond sonore musical très zen, c'est encore plus appréciable ! Bon, faites attention de ne pas vous endormir. Tiens, je ferai bien une bonne promenade !

01/07/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Je ne trouve rien de captivant dans les différentes histoires. C'est vrai qu'au départ j'ai bien aimé suivre ce personnage calme, mais ça n'a pas duré tellement il ne se passe rien d'excitant. En gros, on le voit juste se promener et faire des trucs comme grimper dans un arbre. C'est vrai que cela permet de voir les japonais dans leur vie quotidienne, mais j'ai lu tellement de manga que je sais à peu près comment est la vie au Japon. Il ne reste que quelques plans magnifiques, mais c'est peu pour que je trouve le manga intéressant.

10/06/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Je l’avoue : je ne suis pas un habitué des mangas. Et lorsque mon frère m’a offert cet album, je lui ai souri poliment en me demandant ce qu’il me reprochait. Et tout aussi poliment, j’ai ouvert l’objet. Première surprise : le dessin, réaliste et dépouillé, est plus soigné que ce que je craignais. Certains arbres sont même très beaux. Deuxième surprise : pas de violence ni de sexe. Notre homme est un contemplatif naïf et très zen et les courtes histoires ici proposées sont à cette image. Troisième surprise : les visages ne sont pas déformés, les yeux ont une taille normale, les expressions sont humaines. Que de bonnes surprises en somme pour un profane dans mon genre (qui a dit dinosaure ?) Oui, mais bon ! Cela se lit très vite, demeure dans l’anecdotique et m’apparaît surtout très naïf, trop zen pour être honnête. Et puis surtout les textes sont d’une simplicité, d’un dépouillement extrême. Je ne sais si c’est dû à la traduction mais la pauvreté du langage utilisé m’a chagriné. Et me taper deux planches avec comme seul texte « wou wou – cui cui cui – ouaf ouaf ouaf – cui cui – il fait chaud », ce n’est pas fait pour provoquer chez moi un enthousiasme débridé (sans mauvais jeu de mot). Reste une approche différente et intéressante de la culture japonaise. Je ne suis pas encore convaincu mais cependant prêt à tenter une nouvelle expérience. Ce qui, quand on connaît mon caractère d’âne buté, est déjà un bel exploit.

05/03/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pasukare

Je me demande si je ne devrais pas tout simplement me contenter de mettre "cf avis de biglolo et de pol" pour le coup... et puis j'aurais surtout mieux fait de les lire avant d'emprunter ce manga... quoique, après tout, tous les goûts sont dans la nature. Après la lecture très plaisante de Quartier Lointain, me voilà donc franchement frustrée par l'Homme qui marche. Oui c'est une bonne leçon de choses simples, oui c'est joliment dessiné, oui ça illustre à merveille les petits riens de la vie, oui... mais non. Je me suis ennuyée ferme, à la limite la pauvreté des dialogues fut une bénédiction puisque cela m'a permis d'en finir plus vite. Je reste à 2/5 pour le dessin, mais pour l'intérêt de la lecture, c'est nettement moins que ça...

18/01/2009 (modifier)
Par biglolo
Note: 1/5

Bouah ! Pas aimé du tout. Ok, c'est poétique, ça interpelle à faire attention aux petites choses insignifiantes qui nous entourent, ça incite à ne pas rater les petits moments de bonheur... mais bon ! je me suis bien enquiquiné à lire cette BD... ce n'était pas un petit moment de bonheur. Je me suis ennuyé ferme. Surtout si vous avez aimé Quartier lointain, ne vous jetez pas sur cette BD, c'est super frustrant !

08/02/2007 (modifier)
Par pol
Note: 1/5
L'avatar du posteur pol

Aie aie aie...... Je n'ai trouvé aucun intérêt à ce manga. Même dans la petite maison dans la prairie il se passe plus de chose. Certes avec des titres de chapitre comme "regarder les oiseaux", "marcher sous la pluie", ou "grimper à l'arbre", on ne pouvait pas trop en attendre, mais de là à ce que cela soit aussi creux.... Ah si page 87 le personnage casse ses lunettes.... Bon je suis un peu ironique, excusez-moi. Donc je disais qu'il n'y a aucune histoire, impossible de faire plus plat. Et surtout je n'ai ressenti aucune émotion, ni rire, ni sourire, rien. A aucun moment je me suis dit "c'est beau" ou quelque chose du genre. Je ne l'aurais jamais fini si ça ne se lisait pas aussi vite. Mais j'aurais du suivre le conseil d'Alix (ne pas commencer par celui là) et je vais aller lire Le Journal de mon père...

20/06/2006 (modifier)
Par Thierry T
Note: 3/5

Petit courant d'air frais sympathique, cette BD. Il ne s'y passe pas grand chose, pour ainsi dire rien, mais on se laisse quand même (em)porter par ces histoires (souvent muettes) Pour celles et ceux qui aspirent au calme. Pas du grand Taniguchi, mais dans le haut du tableau quand même.

21/09/2005 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

Scott McCloud nous apprend dans L'art invisible que les mangas sont les BDs comportant le plus de cases « contemplatives », qui ne font pas avancer le scénario, et qui sont simplement insérées pour décrire le paysage, créer une ambiance. Ceci est dû aux traditions et modes de vie orientales, très proches de la nature, très … contemplatives justement. Dans « L’homme qui marche », Jiro Taniguchi pousse ce principe à l’extrême : un manga sans réel scénario, ne comportant presque que des cases contemplatives ! Le gars marche, regarde les oiseaux, la rivière, les arbres… il ne se passe absolument rien. Le principe est novateur, et mérite d’être salué à ce titre, mais il reste quand même que au final, si on passe un agréable moment de lecture, on en garde pas grand-chose, et l’auteur n’arrive pas à nous toucher comme il l’avait fait dans Quartier lointain ou Le Journal de mon père. Clairement pas l’oeuvre par laquelle il faut commencer si vous voulez découvrir ce talentueux auteur… mais à lire quand même si vous en êtes fan !

29/03/2005 (modifier)