Le Journal de mon père

Note: 3.73/5
(3.73/5 pour 41 avis)

2001 : Prix du jury œcuménique de la bande dessinée (pour les 3 tomes). À la mort de son père, un homme retourne dans son village natal, où il n'est pas allé depuis 15 ans, et se souvient de son enfance.


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Yoichi Yamashita reçoit la nouvelle de la mort de son père et se rend, presque à contrecoeur, à ses obsèques. Cela faisait 15 ans qu'il n'avait pas vu son père, et qu'il n'était pas retourné dans le village de son enfance. Arrivé à Tottori, Yoichi retrouve sa famille. Avec eux, lors de la veillée funèbre, il évoque des souvenirs d'enfance. Yoichi n'a jamais pardonné à son père sa séparation avec sa mère, mais s'aperçoit qu'il s'en veut aussi beaucoup à lui-même pour l'attitude qu'il a eu vis-à-vis de son père pendant toutes ses années. En discutant avec son oncle et sa soeur, il va réussir à mieux comprendre ce qui est arrivé, ce qu'il a ressenti, et à faire la paix avec son passé.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Août 1999
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Le Journal de mon père
Les notes (41)
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08/07/2002 | Cassidy
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L'avatar du posteur Noirdésir

Avec Quartier lointain, ce « Journal de mon père » est l’une des deux séries de Taniguchi que j’avais vraiment envie de lire. Voilà qui est fait, et c’est plutôt avec plaisir que j’ai fait la découverte de ce triptyque. En partie autobiographique, cette histoire est menée de façon pointilliste. Un homme apprend la mort de son père, qu’il n’a plus revu depuis longtemps, se rend à son enterrement et, retrouvant le décor de son enfance, rencontrant une sœur, un oncle eux-aussi quelque peu perdus de vue, il va remonter dans le temps, et partir à la découverte de ce père, qu’il n’avait pas su comprendre. Taniguchi bâtit ce flash-back en courts chapitres, durant lesquels le héros cherche à comprendre le divorce de ses parents, les brisures de sa vie. Par petites touches, sans pathos inutile, la personnalité de ce père prend de la consistance, pour le lecteur, mais aussi pour le héros, qui prend conscience d’avoir « raté » en partie sa vie, en tout cas de s’être fourvoyé. C’est clairement un beau roman graphique, qui peut toucher beaucoup de lecteurs (malgré quelques réticences personnelles pour ce type d’œuvres, ne vous y trompez pas, c’est une belle réussite du genre). Le dessin de Taniguchi est classique, même si un peu impersonnel je trouve, mais c’est avant tout une histoire d’ambiance et qui fait davantage appel aux émotions qu’au plaisir des yeux. Je reste par contre étonné par l’effacement quasi-total des femmes – dans cette histoire, mais aussi semble-t-il dans la société japonaise de l’après-guerre. Remarque valable pour la mère du héros, mais aussi pour sa belle-mère. Note réelle 3,5/5.

21/01/2018 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5

Je ne suis pas fan de manga, mais tout n'est pas mauvais, je le reconnais. Ici je trouve une vraie volonté de sortir des stéreotypes et toucher avec le sujet un public plus vaste, même global: les relations pére-fils, pas toujours faciles, pleines d'incompréension parfois... Le dessin est délicat, travaillé, avec de quelques belles images en plus. La figure humaine, les visages sont tous pareils, mais bof... Pourtant, l'histoire, sans être particuliérement chiante, appele trop au sentimentalisme facile, a mon avis. Trop lacrimoyante pour mon goût!

02/11/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Moi qui suis un grand fan du Taniguchi "première époque", il est étonnant que je n'aie jamais lu cette série. On y retrouve pas mal de thèmes chers à l'auteur natif de Tottori : l'enfance, une certaine contemplation -nostalgique- de l'environnement natal, mais aussi et surtout la question de l'identité. Ainsi nous sommes dans le journal de Yoichi, et non de son père, qui découvre, lors des obsèques de celui-ci, et par le truchement de son oncle et de sa soeur, un homme dont il s'est éloigné très vite dans son enfance, à la suite de sa séparation d'avec sa mère. Comme l'explique Taniguchi dans la postface, cette histoire est inspirée par la sienne, dans le sens où il est resté de nombreuses années éloigné de ses parents, s'enfonçant dans le travail, même s'il n'a pas de souci relationnel avec les siens. Mais la façon dont il analyse les sentiments de Yoichi, et le point de vue de son père -au travers de ce que raconte son oncle-, me semble très fine, très bien construite. La narration est chronologique, entrecoupée de scènes de funérailles, et elle permet une immersion plus grande dans la vie de cette famille. Le dessin de Taniguchi est alors perfectible, on sent quelques erreurs de morphologie, même si le style est bien là. Mais il s'attache plus, pour une fois, aux personnages qu'aux décors ou aux architectures, et pour cause. Une lecture vraiment intéressante. Voilà un manque réparé.

27/10/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
L'avatar du posteur Pasukare

Voici la deuxième œuvre de Taniguchi qui, pour moi, sort du lot après Quartier lointain. Malgré sa trame sans surprise, son histoire des plus banales et ses personnages aux éternels mêmes visages ronds et gentillets, j'ai vraiment été touchée par le récit qui est un petit concentré d'émotions vraies et touchantes. L'histoire oscille en permanence entre le moment présent et l'évocation du passé. D'un côté : les souvenirs des émotions de l'enfance qui remontent à la surface lors de la veillée funèbre (l'incendie, la mort du chien, la séparation incompréhensible des parents pour un jeune garçon qu'on a, à tort, voulu protéger en ne lui parlant de rien et en le mettant devant le fait accompli) : la course effrénée de Yoichi à la recherche de sa mère qui est partie et son inconsolable tristesse quand il découvre la vérité m'a vraiment serré le cœur. De l'autre côté : les remords de l'adulte qui regrette son silence et son interminable absence en découvrant, au fil des conversations avec sa sœur, sa belle-mère et son oncle, l'homme qu'était son père à travers les yeux de ceux qui lui sont restés proches. Le mélange fonctionne vraiment bien et illustre à merveille le chemin intérieur parcouru par Yoichi au cours de ces quelques heures avant la crémation. On sent bien, tout au long de ce récit, que l'auteur a mis dans son œuvre beaucoup de lui-même (s'étant absenté aussi très longtemps de son village natal, qui est le même que celui qui sert de cadre à la présente histoire). Un bon cru de l'auteur, à découvrir sans hésiter.

27/03/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet album constituait à mes yeux ma dernière tentative dans le domaine du manga. J’avais pris soin de sélectionner un récit qui avait tout pour me plaire. Un récit intimiste servi par un trait simple et précis et présenté sous sa forme occidentale (lecture de gauche à droite). S’il ne m’avait pas convaincu, j’aurais pu faire un deuil de ce genre littéraire. Résultat du test ? C’est franchement bien … malgré quelques détails. Avant toutes choses, et c’est finalement ce que je retiens le mieux de ma lecture, c’est la sensibilité, l’émotion, la pudeur et le ressenti qui se dégagent de ce récit. Jiro Taniguchi a réussi à installer un climat à la fois serein et lourd en émotion qui, après une vingtaine de planches d’acclimatation (ben, oui …) a réussi à me happer au point que je n’ai plus quitté l’album. La progression narrative est excellente et nous permet de saisir la profondeur du thème proposé. Ce thème du ressentiment expliqué a posteriori était un vrai challenge, parfaitement réussi par l’artiste. Chapeau, monsieur Taniguchi ! Restent les détails qui ennuient, ces petits riens qui, au bout du compte forment comme une petite gêne, pour citer un immense écrivain. Le premier détail est l’ordre de lecture des phylactères. Il n’est pas toujours évident de savoir par lequel commencer, tantôt c’est celui de gauche (mais en bas), tantôt c’est celui en haut (mais à droite). Ce détail n’est pas essentiel, certes, mais tout de même gênant en première lecture. Ensuite, Taniguchi use dans son récit d’une photographie aussi admirable qu’impossible (sans mise en scène). Je croyais ce récit autobiographique et mon premier réflexe fût de ne pas pardonner cette fantaisie (j’avais le sentiment que l’auteur me mentait). Heureusement, dans son postface, l’artiste explique que ce récit est une fiction. De mensonge, la photo devient une simple erreur technique et est par conséquent bien plus pardonnable. Maintenant j’invite monsieur Taniguchi à prendre en photo de trois quart arrière et avec du recul deux coiffeurs et leurs clients travaillant sur deux fauteuils séparés d’environs un mètre cinquante, et d’avoir leurs reflets dans la glace. C’est techniquement impossible car, pour avoir ce reflet dans la glace, le coiffeur ne peut pas être en face du miroir. Ce genre de composition demande donc une mise en scène qui exclu toute spontanéité, or l’auteur prétend que cette photo a été prise sur le vif, raison de ma gêne. Enfin, s’il est élégant, réaliste et très lisible, le noir et blanc de Taniguchi ne figure pas parmi mes préférés. La composition des planches est sobre mais peu imaginative. Ce trait est bien plus au service de l’histoire qu’un élément artistique supplémentaire. En clair, on est loin des Andreas et autres Comès, et ce style se justifie plus par des soucis de productivité que par une démarche artistique. Mais je veux avant tout retenir les meilleurs aspects de ce récit sensible, humain, pudique et propice à l’empathie du lecteur que je suis. Franchement bien ! (et puis c’est tout !)

09/10/2009 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
L'avatar du posteur Pierig

Lire cet album dans la foulée de Quartier lointain n’était sans doute pas une initiative des plus heureuses. Ce manga, au demeurant très recommandable, souffre des similitudes avec le chef d’œuvre de Taniguchi et de la comparaison inévitable qui en résulte. La philosophie est la même avec une dimension en moins (celle de pouvoir changer le cours de la vie). On retrouve donc un homme qui renoue avec son passé à l’occasion du décès de son père. C’est l’occasion pour lui de découvrir véritablement qui est son père avec qui il a gardé ses distances depuis le divorce de ses parents. Certaines séquences sont très fortes sur le plan émotionnel. Le terme parfois galvaudé de roman graphique prend ici tout son sens. Le rythme est lent et entrecoupé par des retours sur l’enfance de Yoichi. On se laisse malgré tout porter par ce récit et on ne sort pas déçu de sa lecture. C’est le principal. Côté dessins, c’est du Taniguchi. Tout est dit. Je mets 4/5 car la note doit à mon sens refléter les qualités de la série. Et de ce point de vue, ce manga le mérite réellement. Bref, voici un album très recommandable (je l’ai déjà dit) mais dont le plaisir de lecture est quelque peu émoussé par la lecture récente de Quartier lointain.

07/09/2009 (modifier)
Par Tomeke
Note: 2/5

Personnellement, je n’ai pas été ému par l’histoire. Je crois que j’ai dû passer à coté de quelque chose. Le thème de l’histoire ne m’a pas intéressé outre mesure et je n’ai pas réussi éprouver une empathie pour les sentiments du héros. En revanche, ce qui m’a plu, c’est le fait de découvrir certains us et coutumes du Japon. Cela est franchement bien étayé par le dessin ; autant les visages sont dessinés avec simplicité, autant le background est riche et précis. Si je dois donc faire la part des choses, je dirais que cette histoire n'est pas faite pour moi (pourtant, j'aime beaucoup d'autres romans graphiques). Je n’essayerai donc pas d’autre ouvrage de l’auteur, bien que ces derniers soient plébiscités par les avis du site. Cela n’est pas suffisant pour conseiller l’achat.

16/08/2009 (modifier)

N’étant pas fan des mangas c’est avec méfiance que j’ai lu cet album chaudement conseillé par des amis. Côté dessin, le trait est beaucoup plus clair que les mangas traditionnels, les planches sont très lisibles (une fois habitué à la lecture à l’envers) grâce à leur clarté et au contraste noir blanc bien maîtrisé. En revanche les personnages sont comme dans tous les mangas, calibrés, avec des attitudes convenues et des expressions fades. Je trouve également que beaucoup de personnages se ressemblent (comme dans tous les mangas !) Côté scénario, vous avez du lire mille fois le thème tant l’album est connu : il s’agit d’un fils qui retourne à contrecœur sur les lieux de son enfance et donc d’une séparation douloureuse pour un enfant, surtout quand on ne comprend pas tout et qu’on n’a qu’une version des faits. Finalement lors de l’enterrement le père qu’il déteste va s’avérer beaucoup plus humain que prévu dans la bouche des autres, mais surtout le fils va apprendre tout ce le son père a fait pour lui qu’il n’a jamais su grâce aux proches qui vont petit à petit lui raconter la vraie Histoire. Finalement on est dans un retournement classique de situation avec un fils qui juge son père et s’aperçoit quand il est trop tard que finalement ce n’était pas l’homme qu’il croyait… Dommage ! Bref on est dans le convenu, les dessins et les situations sont lentes, l’intrigue avance doucement, c’est mélodramatique à souhait avec des couches et des couches de pathos que l’on voit venir de très loin. Pour résumer c’est d’un ennui profond Alors le dessin est travaillé bien propre, occidentalisé presque, mais le courant ne passe pas. Je ne connais pas d’autres séries de lui et n’ai pas lu la série dont tout le monde parle en comparaison, mais la lecture de celui là ne m’a vraiment pas donné envie d’en lire d’autres…

08/04/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 5/5
L'avatar du posteur iannick

Je ne sais pas si c’est le cas pour vous mais moi, plus je vieillis, plus je pense à mes parents et plus j’éprouve du plaisir à revenir sur ma terre natale (il faut dire aussi -sans chauvinisme excessif- que j’ai vécu dans une belle région !). Pourquoi dis-je ça ? C’est parce que « Le journal de mon père » m’a fait penser vachement à ma famille et à mon enfance avec émotion… alors que je ne m’attendais à lire qu’une longue et simple autobiographie d’un homme. En fait, ce n’est pas vraiment les souvenirs d’un être que nous propose l’auteur japonais Jiro Taniguchi, c’est une œuvre de fiction mais de nombreux éléments qui la composent sont indiscutablement inspirés de faits réels. Ainsi, lorsque Jiro Taniguchi aborde avec cette bd le cas du divorce, moi, j’ai la chair de poule et j’essaie de me mettre à la place de Yoichi Yamashita, le personnage principal de ce manga, sur la façon dont je me serais comporté. Et puis, comment peut-on être indifférent à la mort d’un des membres de sa famille surtout lorsqu’on voit de quelle façon Yoichi Yamashita a été chaleureusement accueilli à son retour au village natal et lorsqu’on découvre la manière dont ses proches lui racontent la vie de son père ? Mais, le vrai coup de force de Jiro Taniguchi est d’avoir réussi à me faire chialer ! Vous vous rendez compte ? Moi, qui d’habitude reste de glace devant les films mélodramatiques, qui déteste à mort les romans à l’eau de rose, j’ai pleuré en lisant « Le journal de mon père » ! A ma connaissance, cet auteur japonais est le seul auteur avec Art Spiegelman (avec l’excellent Maus) à être parvenu à m’arracher des larmes, rien que pour ça, je dis chapeau l’artiste ! Si j’apprécie autant Jiro Taniguchi, c’est aussi parce que j’aime beaucoup son dessin. J’apprécie le fait que sa représentation des personnages ne reprenne pas celle de la majorité des mangas où les protagonistes ont des grands yeux et des expressions très exagérées (j’ai horreur de ce type de dessin !). Dans ce sens, Jiro Taniguchi peut être considéré comme l’un des auteurs japonais les plus « européens » au niveau du style employé. Son coup de patte m’est apparu clair et précis, en tous cas, je trouve que son dessin est très agréable à contempler d’autant plus que les décors sont fouillés et ses perspectives m’ont semblé sans défaut. La seule chose qui m’a gêné lors de la lecture du « Journal de mon père », c‘est la disposition des bulles à contresens dues à la mise en place des pages dans le sens occidental (lecture de gauche à droite) alors qu’à l’origine elle était japonaise (lecture de droite à gauche). Fallait-il réaliser une édition de ce manga dans le sens occidental ? Je ne sais pas mais ça peut encourager des lecteurs réticents aux œuvres nipponnes à les découvrir… Après « Quartier lointain », « Le journal de mon père » est le second manga que j’ai lu de Jiro Taniguchi et que j’ai adoré ! Cette bd m’est apparue très touchante car l’auteur aborde des thèmes universels (le divorce, l’attachement à sa famille et sa terre natale, l’enfance…) avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. En plus, j’apprécie beaucoup son coup de patte. Bref, « Le journal de mon père » est un manga à découvrir absolument même pour ceux qui –à l’origine- n’aiment pas les bd japonaises (comme moi !).

26/05/2008 (MAJ le 26/05/2008) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

BD en noir et blanc réalisé par Jiro Taniguchi que j’ai découvert grâce à ma lecture de Quartier lointain. Quelle ne fut pas ma stupéfaction devant la découverte de ce second chef d’œuvre ! Yoichi Yamashit travaille à Tokyo. Apprenant la mort de son père, il revient après une très longue absence à Tottori, la ville qui l'a vu grandir. Au cours d'une veillée funèbre, le passé des années 50 et 60 resurgit : l'incendie qui a ravagé la ville et la maison familiale, le dur labeur pour la reconstruction, le divorce de ses parents, ses souffrances d'enfant... Lors de cette veillée, chaque membre de la famille apporte un éclairage nouveau sur la personnalité de ce père que Yoichi tenait jusque-là pour responsable du désastre familial. Le fils réalise finalement, mais trop tard, qu'il a sans doute été le seul responsable de leur douloureuse incompréhension. J’aime le style de l’auteur, la profondeur de ses personnages sensibles et touchant. On vit intensément dans la peau du personnage central tout en découvrant les traditions japonaises. C’est du grand art ! Sublime dans tous les sens du terme ! Même le trait du dessin permet de décalquer les émotions ressenties par les personnages. Jamais encore une BD ne m’avait laissé échapper quelques larmes.:((Cela renvoi incontestablement à des moments de vie que nous pourrions personnellement vivre. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.75/5

14/02/2007 (MAJ le 29/04/2008) (modifier)