Maus ?.. c'est la vie de Vladek Spiegelman, un Juif rescapé des camps nazis, et de son fils -Art- auteur de BD.
Une vie qui se déroule en deux "saisons" ; celle des années 30 suivies des années 70.
Maus ?... Les Juifs y sont des souris ; les nazis des félins.
Ces "animaux", pourtant n'ont absolument rien à voir avec un quelconque univers "disneyen".
Cette série, fortement autobiographique, explore la vie de ces deux existences. Elle est d'ailleurs sous-titrée "un survivant raconte".
Le textuel ?... Intelligent, sensible ; le tout dans un dessin minimaliste -certes- mais fort novateur.
Une grande oeuvre, difficile d'accès pour moi qui suis plutôt des "30 glorieuses", mais que j'ai apprécié -doucement- plan par plan ; oeuvre expérimentale mais que chacun devrait posséder, ou du moins avoir lu.
D'origine bretonne, je suis attaché à tout ce qui touche au celtisme et j'apprécie d'y trouver une vraie authenticité. Du mythe arthurien, je connais un certain nombre de versions, des Dames du Lac de M.Z. Bradley à l'Enchanteur de Barjavel en passant par Chrétien de Troyes en matière de romans, d'Excalibur à Merlin l'Enchanteur en matière de films, et des Héros Cavaliers à... heu... Kaamelott en matière de BD. Toutes m'ont plu par certains aspects et m'ont appris de nombreuses choses très différentes sur les différentes légendes qui forgent le mythe du Roi Arthur. Mais cette série, Arthur, m'a ravi par à la fois sa quête d'authenticité et ce qu'elle m'a encore davantage appris.
Ici, pas d'Uther Pendragon, pas d'Excalibur fichée dans la roche, pas de Viviane la Dame du Lac, pas non plus d'occupants Romains sur le déclin, mais juste les peuplades Kymyr (bretons) face aux Lloegriens (Saxons) et autres Pictes, Gaels et Scots. Et pourtant dans ce décor historique réside de la véritable magie avec dragons antiques, puissants magiciens et artefacts enchantés. Du médiéval-fantastique quasiment crédible aux yeux d'un historien.
Je trouve l'aspect graphique de cette BD excellent. Sobre et beau à la fois, offrant des décors et scènes de toute beauté, il se situe quelque part entre le médiéval historique et la fantasy. Ses couleurs aussi font dans la sobriété et la beauté discrète. Je regrette juste quelques faciès aux dents carnassières un peu répétitifs, mais pour le reste je trouve les planches de cette BD très jolies et surtout très agréables à lire.
Quant au scénario, il faut bien avouer qu'il peut paraître difficile d'accès.
Le récit est tellement bavard et dense qu'il vaut vraiment mieux avoir une bonne heure de tranquillité devant soi pour lire chaque tome.
L'utilisation des noms gaéliques ou bretons originels (quoique je ne puisse pas le certifier) est à la fois attirant car plus authentique, mais aussi un peu rebutant car hormis Arthur, il faut réussir à "traduire" les noms de tous les autres personnages pour retrouver ses marques dans le mythe Arthurien. Et ces noms sont tellement inhabituels et difficiles à prononcer pour un lectorat français moderne qu'on s'y perd un peu dans les personnages, même si une lecture attentive permet de s'y retrouver sans trop de soucis.
Mais passé ces difficultés, nous obtenons donc des albums au récit très dense, qui rendent véritablement honneur au Roi Arthur, Merlin, Guenièvre et leurs compagnons d'arme. J'ai été véritablement passionné par ma lecture, me laissant bercer par ce récit qui m'avait effrayé par son ampleur avant de l'entamer. Action, réflexion, magie, tout y est pour me donner envie d'aller voir toujours plus loin, dans l'attente de retrouver ainsi transposés les moments que je connaissais déjà du mythe Arthurien.
En outre, au récit linéaire de leur épopée puis leur déclin s'ajoutent aussi par-ci par-là le récit d'autres légendes celtiques qui, quoiqu'elles apportent peu à l'intrigue principale, ajoutent à l'ambiance authentique et à ce que cette série apprend à son lecteur.
A réserver aux amateurs du mythe Arthurien soucieux d'authenticité et qui n'ont pas peur voire se réjouissent comme moi d'un récit vraiment dense, mais ceux-là seront ravis et transportés par leur lecture comme je l'ai été.
Que de bon moments passés lors de la lecture de cette série racontant les péripéties de ce trentenaire.
Le ton humoristique est toujours plein de finesse, sans jamais rentrer dans le vulgaire, ce qui est assez rare dans ce genre de série tant il est difficile de se renouveler. Pourtant, j’ai été un peu déçu par les deux derniers volumes (T6 et T7) car le contenu est devenu moins drôle et trop mélancolique à mon goût.
Mais bon, dans son genre, c’est tout de même une série incontournable que je ne peux que vous conseiller de lire.
Une belle histoire adolescente, très touchante, aux parfum de Ghost World pour le côté ados paumés, et de Pilules bleues pour le coté maladie. Les similarités avec l’œuvre de Frederik Peeters ne s’arrêtent d’ailleurs pas là.
La mystérieuse maladie de Black Hole n’est pas sans rappeler le SIDA (sexuellement transmissible, marques visibles sur le corps, exclusion…), et plutôt que de se morfondre ou de dépeindre un portrait très noir, l’auteur fait preuve de beaucoup d’optimisme. Oui, être malade et différent, c’est difficile, on est rejeté, mais en même temps il est toujours possible de vivre une vie normale, et d’être heureux… j’aime bien ce message très humain.
L’histoire elle-même est intéressante, facile à suivre, tantôt triste, tantôt belle… J’ai refermé cet épais volume avec le sourire aux lèvres et le cœur serré, gage de qualité en ce qui me concerne… A lire !
J’ai bien aimé ce premier tome, et comme beaucoup j’en espère une suite, mais on se demande si celle-ci arrivera un jour d’autant plus que Morvan à réutilisé un concept ressemblant pour une autre série : Le petit monde, confectionnée aussi dans l’esprit Manga notamment au niveau des dessins.
C’est pourtant une bonne Bd à lire puisque le scénario est dynamique et qu’on ne s’ennuie pas. Je la conseille à ceux qui n’auront pas peur d’être frustrés par une période de trop longue attente.
Angus Powderhill rassemble à peu prés tous les ingrédients nécessaires à la confection d’une bonne série fantasy.
L’histoire est agréable à suivre, le scénario est dense, les personnages sont nombreux, ceci laissant entrevoir des possibilités intéressantes pour la suite.
Les dessins sont de bonne facture, sans être exceptionnels, mais on note une amélioration du trait dans le tome 2.
Je note un petit 4 pour l’instant en espérant que la suite sera à la fois publiée…, surprenante et de bonne qualité.
Vagues à l’âme, c’est le récit du parcours peu commun d’un homme vu par son petit fils. Et des avatars, il en a connu son grand-père, après avoir bourlingué à travers le monde !
L’histoire, riche en événements, est touchante. Evidemment, il est difficile de faire la part des choses et de distinguer la réalité vraie de celle déformée par des affabulations ou quelques exagérations. Difficile aussi de ne pas s’attacher à Dodo, ce personnage téméraire adolescent puis bourru mais le cœur sur la main une fois adulte. J’ai également été surpris par certains lieux visités qui m’ont rappelé ceux de mon enfance (La Goulette, Béja). Enfin, j’aime beaucoup le trait de Grégory Mardon, simple et expressif. De plus, la couverture est très belle !
L’histoire d’une vie se déroule sous nos yeux. Difficile de ne pas y rester indifférent !
"Sha", à ne pas confondre avec Le Chat ^^ (désolé)
Depuis le temps que j’entends Ledroit par ci, Ledroit par là, il fallait bien un jour que je me lance dans cet univers graphique à la fois trash et beau.
Le scénario de Mills, en raccourcissant un peu, raconte une vengeance qui a traversé les siècles ayant comme point de départ la période de l’Inquisition et qui trouve sa conclusion dans un futur proche et apocalyptique. L’ambiance est sombre, et très glauque. Les protagonistes évoluent dans un futur, à la pointe de la technologie, totalitaire, mystique, fanatique, barbare, kitsch et matérialiste. L’histoire peut au premier plan paraître un peu simple, mais je trouve qu’en grattant un peu, on s’aperçoit que c’est une satire de la société d’aujourd’hui et de ses dérives. Au départ j’avais une petite appréhension sur la lisibilité de la mise en scène mais il m’a suffi d’une dizaine de pages pour m’y faire et ma lecture s’est donc passée sans encombre.
Les dessins de Ledroit en couleur directe, il me semble, sont époustouflants. Chaque case est une pure merveille. Ce sont de petites toiles de Maître, très riche en détails, peut-être même un peu trop quelquefois, qui s’enchaînent les unes derrières autres et au risque de me répéter, elles s’enchaînent bien malgré ce qu’on pourrait croire à première vue. Bon, il ne faut pas se leurrer, c’est tout de même un univers assez spécial et très trash, si l’hémoglobine vous répugne, passez votre chemin, sinon faites l’effort et je pense que vous ne serrez pas déçu et en tout cas vous n’en sortirez pas indifférent.
Bizarre comme BD, bizarre… non pas dans le graphisme –Blutch est un auteur qui ne me surprend plus sur ce point-là- mais dans son scénario déjanté !
L’histoire débute par une intrigue basée par une battue pour retrouver un animal non identifié. C’est ensuite que ça se corse, plusieurs séquences et personnages apparaissent sans lien apparent avec la trame principale. Le lecteur est alors invité à suivre le délire de Blutch qui nous emmène dans des séquences à la fois complètement tarées, surréalistes, légèrement érotiques parfois et pleines de poésie. Le dénouement est assez déroutant, je me suis demandé si je n’avais pas loupé quelque chose dans cette BD tant mes interrogations demeuraient !
Et pourtant ! Malgré ce délire, j’ai été complètement capté par cette histoire grâce au dessin.
Il n’y a aucune case dans cette BD, l’enchaînement des dessins se fait de la même façon que dans les albums de Zep ou de Eisner. Le découpage est excellent et c’est heureux car le scénario est assez tordu comme ça ! Blutch a utilisé très peu de crayons de couleurs, malgré cela, le dessin semble très vivant. La mise en couleurs est parfaitement adaptée à l’ambiance du récit.
Le livre n’est pas à la portée de toutes les bourses, c’est pour cette raison que je vous conseille de l’emprunter ou le lire un peu sur place avant d’être convaincu par son achat. Personnellement, malgré une trame et un dénouement qui me sont apparu déroutants, j’ai été capté par ce récit et je n’ai qu’une hâte : c’est de le relire ! Quant au dessin, je l’ai trouvé très vivant et très agréable à contempler. A découvrir !
Avis pour le tome 1 « Petit vampire va à l’école »
« Petit vampire » est une sympathique série pour les enfants. C’est une de ces BD que j’aurais aimé lire lorsque j’étais jeune et que je n’hésite pas à conseiller aux parents qui cherchent une série pouvant intéresser leurs chères têtes blondes.
Dans « petit vampire », Joann Sfar nous montre encore une fois l’étendue de ses talents de narrateur. Sa mise en page est simple, l’auteur emploie un vocabulaire très accessible aux plus jeunes sans que ça soit trop enfantin. D’ailleurs, bien que je sois adulte, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire cet album !
L’histoire n’est pas franchement originale mais elle regroupe tout ce qu’il y a de meilleur sur les récits fantastiques mettant en scène des monstres, les cimetières et les maisons hantées.
A part le premier tome, la série comporte des albums indépendants des uns des autres. Chaque BD de la série est une histoire complète. Voila, à mon avis, une bonne nouvelle pour les parents qui cherchent des histoires pas trop courtes ni trop longues à raconter à leurs enfants !
Le personnage de « petit vampire » et ses compagnons sont très attachants. La BD regorge d’individus, je ne serai pas surpris que Joann Sfar en fasse un par un des personnages clés pour les futurs tomes.
« Petit vampire va à l’école » est un tome qui introduit la série. Dans cette histoire, petit vampire va rencontrer des personnages qui reviendront par la suite ses compagnons. Ce premier tome contient également une morale que j’ai beaucoup appréciée.
Pour ma part, il m’a fallu du temps pour apprécier le dessin de Joann Sfar. Je me demande si son style plait aux enfants, au vu du succès de la série et de son adaptation en dessins animés, je pense que la réponse est positive.
« Petit vampire va à l’école» constitue une bonne introduction à la série (même si tous les albums peuvent se lire indépendamment). A mon avis, la BD présente des personnages très attachants et sympathiques, des séquences divertissantes, une morale assez discrète mais bienvenue, ainsi qu’un univers riche que les jeunes lecteurs devraient aimer… les adultes aussi finalement !
Note finale : 4/5
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Maus
Maus ?.. c'est la vie de Vladek Spiegelman, un Juif rescapé des camps nazis, et de son fils -Art- auteur de BD. Une vie qui se déroule en deux "saisons" ; celle des années 30 suivies des années 70. Maus ?... Les Juifs y sont des souris ; les nazis des félins. Ces "animaux", pourtant n'ont absolument rien à voir avec un quelconque univers "disneyen". Cette série, fortement autobiographique, explore la vie de ces deux existences. Elle est d'ailleurs sous-titrée "un survivant raconte". Le textuel ?... Intelligent, sensible ; le tout dans un dessin minimaliste -certes- mais fort novateur. Une grande oeuvre, difficile d'accès pour moi qui suis plutôt des "30 glorieuses", mais que j'ai apprécié -doucement- plan par plan ; oeuvre expérimentale mais que chacun devrait posséder, ou du moins avoir lu.
Arthur
D'origine bretonne, je suis attaché à tout ce qui touche au celtisme et j'apprécie d'y trouver une vraie authenticité. Du mythe arthurien, je connais un certain nombre de versions, des Dames du Lac de M.Z. Bradley à l'Enchanteur de Barjavel en passant par Chrétien de Troyes en matière de romans, d'Excalibur à Merlin l'Enchanteur en matière de films, et des Héros Cavaliers à... heu... Kaamelott en matière de BD. Toutes m'ont plu par certains aspects et m'ont appris de nombreuses choses très différentes sur les différentes légendes qui forgent le mythe du Roi Arthur. Mais cette série, Arthur, m'a ravi par à la fois sa quête d'authenticité et ce qu'elle m'a encore davantage appris. Ici, pas d'Uther Pendragon, pas d'Excalibur fichée dans la roche, pas de Viviane la Dame du Lac, pas non plus d'occupants Romains sur le déclin, mais juste les peuplades Kymyr (bretons) face aux Lloegriens (Saxons) et autres Pictes, Gaels et Scots. Et pourtant dans ce décor historique réside de la véritable magie avec dragons antiques, puissants magiciens et artefacts enchantés. Du médiéval-fantastique quasiment crédible aux yeux d'un historien. Je trouve l'aspect graphique de cette BD excellent. Sobre et beau à la fois, offrant des décors et scènes de toute beauté, il se situe quelque part entre le médiéval historique et la fantasy. Ses couleurs aussi font dans la sobriété et la beauté discrète. Je regrette juste quelques faciès aux dents carnassières un peu répétitifs, mais pour le reste je trouve les planches de cette BD très jolies et surtout très agréables à lire. Quant au scénario, il faut bien avouer qu'il peut paraître difficile d'accès. Le récit est tellement bavard et dense qu'il vaut vraiment mieux avoir une bonne heure de tranquillité devant soi pour lire chaque tome. L'utilisation des noms gaéliques ou bretons originels (quoique je ne puisse pas le certifier) est à la fois attirant car plus authentique, mais aussi un peu rebutant car hormis Arthur, il faut réussir à "traduire" les noms de tous les autres personnages pour retrouver ses marques dans le mythe Arthurien. Et ces noms sont tellement inhabituels et difficiles à prononcer pour un lectorat français moderne qu'on s'y perd un peu dans les personnages, même si une lecture attentive permet de s'y retrouver sans trop de soucis. Mais passé ces difficultés, nous obtenons donc des albums au récit très dense, qui rendent véritablement honneur au Roi Arthur, Merlin, Guenièvre et leurs compagnons d'arme. J'ai été véritablement passionné par ma lecture, me laissant bercer par ce récit qui m'avait effrayé par son ampleur avant de l'entamer. Action, réflexion, magie, tout y est pour me donner envie d'aller voir toujours plus loin, dans l'attente de retrouver ainsi transposés les moments que je connaissais déjà du mythe Arthurien. En outre, au récit linéaire de leur épopée puis leur déclin s'ajoutent aussi par-ci par-là le récit d'autres légendes celtiques qui, quoiqu'elles apportent peu à l'intrigue principale, ajoutent à l'ambiance authentique et à ce que cette série apprend à son lecteur. A réserver aux amateurs du mythe Arthurien soucieux d'authenticité et qui n'ont pas peur voire se réjouissent comme moi d'un récit vraiment dense, mais ceux-là seront ravis et transportés par leur lecture comme je l'ai été.
Monsieur Jean
Que de bon moments passés lors de la lecture de cette série racontant les péripéties de ce trentenaire. Le ton humoristique est toujours plein de finesse, sans jamais rentrer dans le vulgaire, ce qui est assez rare dans ce genre de série tant il est difficile de se renouveler. Pourtant, j’ai été un peu déçu par les deux derniers volumes (T6 et T7) car le contenu est devenu moins drôle et trop mélancolique à mon goût. Mais bon, dans son genre, c’est tout de même une série incontournable que je ne peux que vous conseiller de lire.
Black Hole
Une belle histoire adolescente, très touchante, aux parfum de Ghost World pour le côté ados paumés, et de Pilules bleues pour le coté maladie. Les similarités avec l’œuvre de Frederik Peeters ne s’arrêtent d’ailleurs pas là. La mystérieuse maladie de Black Hole n’est pas sans rappeler le SIDA (sexuellement transmissible, marques visibles sur le corps, exclusion…), et plutôt que de se morfondre ou de dépeindre un portrait très noir, l’auteur fait preuve de beaucoup d’optimisme. Oui, être malade et différent, c’est difficile, on est rejeté, mais en même temps il est toujours possible de vivre une vie normale, et d’être heureux… j’aime bien ce message très humain. L’histoire elle-même est intéressante, facile à suivre, tantôt triste, tantôt belle… J’ai refermé cet épais volume avec le sourire aux lèvres et le cœur serré, gage de qualité en ce qui me concerne… A lire !
Fléau.world
J’ai bien aimé ce premier tome, et comme beaucoup j’en espère une suite, mais on se demande si celle-ci arrivera un jour d’autant plus que Morvan à réutilisé un concept ressemblant pour une autre série : Le petit monde, confectionnée aussi dans l’esprit Manga notamment au niveau des dessins. C’est pourtant une bonne Bd à lire puisque le scénario est dynamique et qu’on ne s’ennuie pas. Je la conseille à ceux qui n’auront pas peur d’être frustrés par une période de trop longue attente.
Angus Powderhill
Angus Powderhill rassemble à peu prés tous les ingrédients nécessaires à la confection d’une bonne série fantasy. L’histoire est agréable à suivre, le scénario est dense, les personnages sont nombreux, ceci laissant entrevoir des possibilités intéressantes pour la suite. Les dessins sont de bonne facture, sans être exceptionnels, mais on note une amélioration du trait dans le tome 2. Je note un petit 4 pour l’instant en espérant que la suite sera à la fois publiée…, surprenante et de bonne qualité.
Vagues à l'âme
Vagues à l’âme, c’est le récit du parcours peu commun d’un homme vu par son petit fils. Et des avatars, il en a connu son grand-père, après avoir bourlingué à travers le monde ! L’histoire, riche en événements, est touchante. Evidemment, il est difficile de faire la part des choses et de distinguer la réalité vraie de celle déformée par des affabulations ou quelques exagérations. Difficile aussi de ne pas s’attacher à Dodo, ce personnage téméraire adolescent puis bourru mais le cœur sur la main une fois adulte. J’ai également été surpris par certains lieux visités qui m’ont rappelé ceux de mon enfance (La Goulette, Béja). Enfin, j’aime beaucoup le trait de Grégory Mardon, simple et expressif. De plus, la couverture est très belle ! L’histoire d’une vie se déroule sous nos yeux. Difficile de ne pas y rester indifférent !
Sha
"Sha", à ne pas confondre avec Le Chat ^^ (désolé) Depuis le temps que j’entends Ledroit par ci, Ledroit par là, il fallait bien un jour que je me lance dans cet univers graphique à la fois trash et beau. Le scénario de Mills, en raccourcissant un peu, raconte une vengeance qui a traversé les siècles ayant comme point de départ la période de l’Inquisition et qui trouve sa conclusion dans un futur proche et apocalyptique. L’ambiance est sombre, et très glauque. Les protagonistes évoluent dans un futur, à la pointe de la technologie, totalitaire, mystique, fanatique, barbare, kitsch et matérialiste. L’histoire peut au premier plan paraître un peu simple, mais je trouve qu’en grattant un peu, on s’aperçoit que c’est une satire de la société d’aujourd’hui et de ses dérives. Au départ j’avais une petite appréhension sur la lisibilité de la mise en scène mais il m’a suffi d’une dizaine de pages pour m’y faire et ma lecture s’est donc passée sans encombre. Les dessins de Ledroit en couleur directe, il me semble, sont époustouflants. Chaque case est une pure merveille. Ce sont de petites toiles de Maître, très riche en détails, peut-être même un peu trop quelquefois, qui s’enchaînent les unes derrières autres et au risque de me répéter, elles s’enchaînent bien malgré ce qu’on pourrait croire à première vue. Bon, il ne faut pas se leurrer, c’est tout de même un univers assez spécial et très trash, si l’hémoglobine vous répugne, passez votre chemin, sinon faites l’effort et je pense que vous ne serrez pas déçu et en tout cas vous n’en sortirez pas indifférent.
La Volupté
Bizarre comme BD, bizarre… non pas dans le graphisme –Blutch est un auteur qui ne me surprend plus sur ce point-là- mais dans son scénario déjanté ! L’histoire débute par une intrigue basée par une battue pour retrouver un animal non identifié. C’est ensuite que ça se corse, plusieurs séquences et personnages apparaissent sans lien apparent avec la trame principale. Le lecteur est alors invité à suivre le délire de Blutch qui nous emmène dans des séquences à la fois complètement tarées, surréalistes, légèrement érotiques parfois et pleines de poésie. Le dénouement est assez déroutant, je me suis demandé si je n’avais pas loupé quelque chose dans cette BD tant mes interrogations demeuraient ! Et pourtant ! Malgré ce délire, j’ai été complètement capté par cette histoire grâce au dessin. Il n’y a aucune case dans cette BD, l’enchaînement des dessins se fait de la même façon que dans les albums de Zep ou de Eisner. Le découpage est excellent et c’est heureux car le scénario est assez tordu comme ça ! Blutch a utilisé très peu de crayons de couleurs, malgré cela, le dessin semble très vivant. La mise en couleurs est parfaitement adaptée à l’ambiance du récit. Le livre n’est pas à la portée de toutes les bourses, c’est pour cette raison que je vous conseille de l’emprunter ou le lire un peu sur place avant d’être convaincu par son achat. Personnellement, malgré une trame et un dénouement qui me sont apparu déroutants, j’ai été capté par ce récit et je n’ai qu’une hâte : c’est de le relire ! Quant au dessin, je l’ai trouvé très vivant et très agréable à contempler. A découvrir !
Petit Vampire
Avis pour le tome 1 « Petit vampire va à l’école » « Petit vampire » est une sympathique série pour les enfants. C’est une de ces BD que j’aurais aimé lire lorsque j’étais jeune et que je n’hésite pas à conseiller aux parents qui cherchent une série pouvant intéresser leurs chères têtes blondes. Dans « petit vampire », Joann Sfar nous montre encore une fois l’étendue de ses talents de narrateur. Sa mise en page est simple, l’auteur emploie un vocabulaire très accessible aux plus jeunes sans que ça soit trop enfantin. D’ailleurs, bien que je sois adulte, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire cet album ! L’histoire n’est pas franchement originale mais elle regroupe tout ce qu’il y a de meilleur sur les récits fantastiques mettant en scène des monstres, les cimetières et les maisons hantées. A part le premier tome, la série comporte des albums indépendants des uns des autres. Chaque BD de la série est une histoire complète. Voila, à mon avis, une bonne nouvelle pour les parents qui cherchent des histoires pas trop courtes ni trop longues à raconter à leurs enfants ! Le personnage de « petit vampire » et ses compagnons sont très attachants. La BD regorge d’individus, je ne serai pas surpris que Joann Sfar en fasse un par un des personnages clés pour les futurs tomes. « Petit vampire va à l’école » est un tome qui introduit la série. Dans cette histoire, petit vampire va rencontrer des personnages qui reviendront par la suite ses compagnons. Ce premier tome contient également une morale que j’ai beaucoup appréciée. Pour ma part, il m’a fallu du temps pour apprécier le dessin de Joann Sfar. Je me demande si son style plait aux enfants, au vu du succès de la série et de son adaptation en dessins animés, je pense que la réponse est positive. « Petit vampire va à l’école» constitue une bonne introduction à la série (même si tous les albums peuvent se lire indépendamment). A mon avis, la BD présente des personnages très attachants et sympathiques, des séquences divertissantes, une morale assez discrète mais bienvenue, ainsi qu’un univers riche que les jeunes lecteurs devraient aimer… les adultes aussi finalement ! Note finale : 4/5