Les derniers avis (32281 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Fido face à son destin
Fido face à son destin

Voilà une petite BD qui ne paie pas de mine. Quasiment muette à l'exception de quelques aboiements et de nombreux "Bing !", elle dispose d'un dessin assez minimaliste à la palette de couleurs réduite. Le héros, un chien aux allures de bon gros Snoopy. Sa particularité : les lampadaires ont une fâcheuse tendance à se jeter sur lui dès qu'il passe à leur portée. Et... bing ! Humour répétitif et humour absurde. C'est tout simple mais ça marche carrément. Je suis très client de ce type d'humour nonsense. Tant et si bien que sur des gags aussi basiques qu'une tarte à la crème de clown, j'étais explosé de rire. Simplement parce que c'est bien raconté, et que même si on sait que ça ne se finira toujours par un "Bing !" contre un lampadaire, eh bien, c'est vraiment drôle et amené de telle manière que des fins toujours identiques deviennent inattendues le temps de parcourir chaque nouvelle planche.

18/06/2007 (modifier)
Par varanda
Note: 4/5
Couverture de la série Motus
Motus

Une bd certainement difficile à se procurer en France, mais pour ceux qui y arriveront, je leur promets un sacré petit voyage au pays de l'absurde, de la méchanceté et de la poésie ! Le manque de texte est un argument de plus pour le "lire". Graphiquement, je parlerais de l'underground américain (graphisme particulier pour thème particulier, après tout, le Québec n'est pas loin des Etats-Unis). Pour ma part je trouve qu'il se marie parfaitement à l'univers drôle et glauque. Le noir et blanc avec des effets charbonneux accentue l'humour noir de la bd.

18/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Marvels
Marvels

J'interviens ici pour défendre cet ouvrage qui est l'un de mes préférés et que je trouve fort sévèrement jugé. Les dessins : Bon, les goûts et les couleurs, n'est-ce pas. Au delà, c'est vrai que si vous appréciez les silhouettes mal proportionnées, les visages inexpressifs et les couleurs criardes caractéristiques de la majorité des comics, vous risquez d'être déçu. Le dessin est bien maîtrisé, les couleurs sobres sans être fades, les super-héros ne sont pas fluos et il ressemble à des hommes. Et c'est pas plus mal vu que la plupart sont quand même censés être (à tout le moins) des humanoïdes ! Bref, c'est mieux dessiné que la plupart des comics. Faut aimer le style réaliste, c'est sur, mais de la à dire que Ross ne sait pas dessiner, y a un pas que vous ne franchirez pas chez moi. Le scénario : Alors, c'est sur que ça manque de coups de poing dans la g..., de damned !, de je-vais-te-paralyser-avec-mon-pouvoir-nucléaire. Alors oui, les superhéros s'agitent en arrière-plan (quoique tout le livre ne parle que d'eux) et c'est bien sur l'idée géniale du scénario : présenter les agissements des super-héros du point de vue de l'homme de la rue, lequel, coincé dans le métro, les voit se battre dans le ciel sans rien comprendre à ce qui se passe. On voit ici la population de la ville totalement dépendante de la venue des êtres supérieurs, sauveurs autoproclamés, pour assurer sa survie. On voit les hommes "normaux" incapables de se défendre seuls mais également incapables de comprendre leurs défenseurs, leurs motivations, leurs agissements (les 4 fantastiques vont-ils arriver pour empêcher Galactus de détruire la ville ? Personne ne sait. Marnor est-il bon ? Personne ne sait non plus. La population est dans l'ignorance des plans des super-héros qui la défendent), totalement infantilisés, passant de l'admiration béate à la haine irrationnelle et vice-versa. Bref, entre la population de New York et les super-héros se dessinent des rapports dominants/dominés éminemment pervers. Evidemment, ce n'est pas du niveau de Spiderman vs Rhino... La réflexion sur l'idéologie du super-héros (et l'infantilisation résultante du reste de la population) est une des clés du scénario et, perso, j'ai trouvé ça génial. Si l'homme ne sait plus assurer sa survie qu'en s'en remettant à des êtres supérieurs qui, pas plus que les super-vilains, ne daignent lui faire part de leurs motivations ni de leurs plans et n'ont de compte à rendre à personne, alors l'homme est mal barré. En gros : méfions-nous des sauveurs auto-proclamés ! Le perso principal est ronchon ? Oui et tellement humain, à mille lieux des persos hyper-positifs ou hyper-négatifs mais sans profondeur psychologique des histoires classiques. Ca peut déplaire, c'est sur, Loïs Lane ou Lex Luthor sont plus faciles à comprendre. Le perso se répète ? Disons qu'il se pose des questions, évoluant de la fascination à la répulsion sans jamais trouver de réponses. Au lecteur de se faire une opinion. Les invraisemblances ? Il y en a ? Quoi ? Captain America est de la partie et Hitler ne se fait pas ramasser en 42 (mais peut-être a-t-il trouvé la lance de Longinus) ? Quoi ? On ne voit pas la reconstruction de immeubles détruits par les combats ? Franchement, veut-on vraiment parler des invraisemblances qui émaille le genre super-héros ? Comment fait le bouffon vert pour voler sur son aile minuscule ? Comment Superman respire-t-il dans l'espace ? Vous le savez, vous ? En résumé, pour moi, Marvels est une fantastique histoire sur le thème des super-héros, pas une histoire de super-héros, faut pas se tromper ! Alors, pour citer l'un des critiques précédents, si vous cherchez un Marvel du style : "Ferme ta gueule, réfléchis pas trop, regarde-les faire, et sois fasciné", passez votre chemin mais si vous voulez lire une histoire qui dynamite intelligemment le mythe, allez-y. Vous ne serez pas déçu. Et après, allez lire Powers, Superman - For All Seasons et Gotham Central, c'est pas mal non plus. Notez que, comme Kingdom Come (l'une des mauvaises idées de DC, parait-il), Marvels a reçu le prix Eisner qui récompense les meilleures bd de l'autre côté de l'Atlantique...

18/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Peter Pan
Peter Pan

Je crois que cette série est là pour rester. On n'arrêtera pas d'en parler de sitôt. Loisel a su créer un monde envoûtant qui donne envie de quitter la réalité dans laquelle on vit. J'ai parfois eu l'impression que cette série n'allait nulle part. En effet, c'est peut-être le cas, mais peut-être le but aussi. Ça ne m'a pas empêché de lire au complet cette histoire parsemée de moments très fort et de scènes extrêmement efficaces. (je pense surtout à l'attaque du crocodile dans la grotte). Bref, je suis resté sur une très bonne impression. Le dessin est bien. Vivant, nerveux, constant du début à la fin. Les couleurs représentent très bien les émotions de chaque moment. Bref, je pense que cette BD vaut au moins un essai.

18/06/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Mérite maritime
Mérite maritime

J'ai une âme de Breton, j'aime la mer. Et j'aime les histoires de marin quand elles sont bien racontées. Et celles-là suintent d'authenticité et d'une ambiance rude mais sympathique. J'aime beaucoup. Le dessin de Dubois est clair et anguleux. Il nous offre un panel de visages très similaires, bouches fermés, mentons en parpaings, de vrais hommes, de solides gaillards. Et derrière eux, de très réussis décors maritimes, bateaux, mers et ports. J'aime ce trait même s'il a quelques légers défauts et risque de ne pas plaire à tout le monde. Quant aux couleurs, elles sont simples et un peu inégales. Certaines planches en teintes crépusculaires ne me plaisent pas trop, mais celles de jour me conviennent tout à fait. Les albums sont séparés en histoires courtes qui se suivent plus ou moins. On apprend vite à connaître l'équipage de l'Amiral Benbow, son capitaine bourru et gueulard, son second plus coulant, son bosco déprimé et poivrot, son cuistot ex-boxeur, ses membres d'équipages plus ou moins débrouillards et chacun avec leurs petites histoires et caractères. Leurs histoires sont simples mais variées et prenantes. De vrais histoires de marins, d'embrouilles au port, de cargaisons douteuses, de passagers qui chamboulent tout à bord, d'amours laissés au port, etc. Quant à l'ambiance, outre son authenticité que j'apprécie beaucoup, elle alterne des moments rudes et d'autres passages vraiment plein d'humour, un humour pince-sans-rire, à la manière de ces marins qui ne desserrent les dents que pour gueuler ou pour charmer les filles des ports. Personnellement, ce sont les réactions du capitaine qui me font vraiment marrer. Une excellente atmosphère maritime, dépaysante, qui donne envie de suivre avec le sourire les aventures des hommes de l'Amiral Benbow.

17/06/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Top 10
Top 10

On retrouve ici Alan Moore dans un registre complètement différent de ce qu’il a pu faire dans Watchmen ou From Hell. Pas de scénario complexe, de mise en scène élaborée ou de dialogues verbeux. Non, Top 10 est un feuilleton policier dans la lignée de la série télévisée « CSI – Les experts » par exemple. On suit le quotidien des différents protagonistes, leurs enquêtes, leurs vies privées, leurs déboires... C’est assez basique, mais très accrocheur, et on finit par s’attacher aux personnages. L’humour est omniprésent, et j’ai rigolé de vive voix à de nombreuses reprises. Le personnage de Smax est notamment bien rigolo dans le genre bourrin asocial. Bon, ceux qui s’attendent à une histoire du niveau de Watchmen seront déçus. La trame est assez basique, et joue plutôt sur l’humour et les situations cocasses engendrées par le fait que tous les habitants de Neopolis soient des super héros. Il faut avouer que Alan Moore utilise cette idée à fond, en créant des situations aussi variées qu’inattendues. En conclusion, malgré la simplicité du scénario, j’ai bien ri et passé un excellent moment de lecture. A déconseiller aux lecteurs allergiques aux super héros quand même. :) Hors série sur le personnage de Smax Smax est sans doute le personnage le plus rigolo de la série principale, quel plaisir donc de le trouver dans un volume le suivant dans une quête se déroulant sur son monde d’origine. L’ambiance fantasy et l’humour omniprésent font qu’on se retrouve avec une histoire dans le ton de ce que fait Terry Pratchett dans ses « anales du disque-monde ». Un excellent moment de lecture !

17/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Pourquoi faut-il des mots, alors que ce somptueux album s'en passe si bien ? Et comment dire l'enchantement dans lequel je flotte, depuis ma lecture ? Il me faut remonter très loin pour retrouver un album ou une série qui m'ait autant touchée, émerveillée, enthousiasmée. Shaun Tan, apparemment, a mis du temps, beaucoup de temps pour le réaliser, et il a bien fait. L'histoire de cet homme, et de ces autres exilés, est touchante, parce qu'elle est racontée avec une sensibilité, une poésie et une sobriété, qui la rendent universelle. Certains passages racontent des événements très durs (la guerre, un génocide, l'esclavage...) mais avec -paradoxalement- une grande douceur dans le dessin et un traitement délibérément symbolique qui, loin d'affadir le propos, se contentent de le dépouiller de toute connotation historique, afin de témoigner de tous les massacres, de toutes les violences aveugles, de tout ce qui un jour, conduit des hommes et des femmes à fuir leur pays, pour simplement survivre. Afin peut-être aussi de dire qu'on peut rester humain, malgré tout. J'ai adoré ce parti-pris symboliste (un peu à la manière de cet autre génie qu'est pour moi David B.) et à la fois fantastique et onirique de Shaun Tan. Plonger le lecteur dans un pays où tout est, pour lui aussi, déroutant et mystérieux est un bon moyen de lui faire partager le désarroi de l'exilé, de suggérer le dépaysement et la perte des repères. A cet égard, le choix d'une histoire sans parole est judicieux, puisque pour le nouvel arrivant, autour de lui plus aucun mot n'a de sens, qu'il ne reste plus que les gestes et les regards. J'ai adoré ce pays imaginaire, terre d'accueil des exilés, si puissamment étrange et poétique, dans ses moindres aspects ; peut-être un peu trop idéal aussi, mais qu'importe ! J'ai adoré le dessin, sa façon de représenter les visages, qui rend ses personnages étonnamment vivants et, de ce fait, profondément attachants, et de suggérer par d'infimes détails comment le présent peut soudain évoquer le passé. J'ai adoré l'alternance des petites cases et des grandes planches, ces paysages mi-réalistes, mi-fantastiques, ces teintes douces, qui m'ont rappelé celles d'une autre série, elle aussi touchée par la grâce, Le Mur de Pan. J'ai adoré ces planches pleine page, qui chaque fois sont un émerveillement pour les yeux, et dans lesquelles l'auteur donne libre cours à son imaginaire. J'ai adoré cette note pleine d'optimisme sur laquelle se termine cette histoire. J'ai refermé l'album, éteint la lumière et me suis endormie, dans la douceur sépia d'une ville paisible. Pourquoi alors, seulement 4/5 ? La réponse est dans les pages de la série De Cape et de Crocs ;)

17/06/2007 (modifier)
Couverture de la série Jin
Jin

Voilà une étrange façon que de raconter la naissance de la médecine moderne au Japon. Tout se fait au travers des yeux du héros, Jin, neurochirurgien qui se retrouve 138 ans en arrière, dans un Japon ravagé par les luttes entre seigneurs, mais aussi par les épidémies de l'époque (choléra et autres). L'époque évoquée et les événements rapportés sont sensiblement les mêmes que dans L'arbre au soleil, de Tezuka, mais ici, l'évolution de la médecine a l'air d'être l'oeuvre d'un voyageur involontaire du futur, qui lui même se pose la question de savoir si le Japon actuel est le résultat de son voyage dans le passé, où s'il est en train de le changer irrémédiablement. L'Histoire nous est donc rapportée de l'intérieur (chose inhabituelle), en ayant parfaitement connaissance du futur. C'est très bien fichu, plutôt réaliste (si l'on oublie cette histoire de retour dans le temps), et on y apprend plein de choses sur la politique de l'époque, et de certains grands noms de l'histoire japonaise.

17/06/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Millénaire
Millénaire

Après lecture des 4 premiers tomes. Excellente série mélangeant les styles et les références. Le dessin est excellent, très fin, certaines planches sont très détaillées et méritent que l'on s'y attarde. La colorisation est excellente, l'obscurité est parfois trop bien rendue ce qui donne quelques cases limites trop sombres, mais mis à part ce léger "défaut", l'ensemble est un régal visuel. J'ai également apprécié la lecture à double niveau, chaque tome étant une histoire complète en soit, mais apportant des éléments pour une intrigue générale, un peu à la X-Files. Pour résumer très rapidement, je pense à un mélange de Thorgal et de X-files sur la forme, on retrouve un peu de 3ème testament, et beaucoup d'autres influences, mais le tout est pour l'instant très cohérent. Au final, je trouve même l'ensemble original, une sorte de fusion de styles très réussie. La lecture demande du temps, un tome ne se lisant pas en 10 minutes.... Pour conclure, je souhaite à cette série le succès de Thorgal (bien moins intéressante que "Millénaire" ceci dit), et surtout de ne pas terminer comme la série X-Files... A acheter les yeux fermés.

17/06/2007 (modifier)
Par Marianne
Note: 4/5
Couverture de la série Les Nombrils
Les Nombrils

C'est marrant, ça détend. En plus, c'est le genre de garces que l'on rencontre tous les jours... Ma fille lit et étant donné que c'est le seul livre depuis deux mois qui est entré dans sa chambre, je trouve ce livre très bien même si, niveau culture, c'est faible.

17/06/2007 (modifier)