J'ai acheté cet album sur le nom de son scénariste que je connais et apprécie par ailleurs avec notamment L'Assassin qu'elle mérite, Alim le tanneur, L'Honneur des Tzarom ou encore Célestin Gobe-la-lune. Je l'ai aussi acheté pour son dessin qui m'a paru sympathique au feuilletage. Bon, en fait c'est surtout l'insistance de mon libraire et une rencontre dédicace à venir sous peu qui m'ont décidée...
Et bien au bout du compte je suis plutôt satisfaite de ma lecture car l'histoire est fort sympathique et agréable à suivre. Autant je ne suis pas passionnée par les récits de première ou de deuxième guerre mondiale, autant l'entre-deux-guerres m'intéresse nettement plus. Et puis cette intrigue autour de ces jeunes étudiants en agriculture, rebelles à l'autorité, cette famille bourgeoise voisine de l'école et cet étrange intendant titille ma curiosité, tout en flattant mon regard avec un trait dynamique et sûr, une mise en couleur qui sied fort bien à l'ambiance et à l'époque et des "mi-ombre mi-lumière" de sous bois très esthétiques.
Je trouve les personnages principaux bien campés dès ce premier tome, avec des personnages féminins bien en avance sur leur époque, et le rebondissement de fin d'épisode donne furieusement envie de connaître la suite. L'humour est là aussi par petites touches, ce qui ne gâche rien, bien au contraire.
Cette BD a tous les ingrédients pour plaire. Un bon 3,5/5, qui pourrait grimper par la suite si les tomes suivants continuent sur la lancée du premier.
Après lecture du T2 je remonte ma note d'un point car la conclusion de ce diptyque est tout à fait à la hauteur du rythme et du ton donnés dans le T1. Le dessin et les couleurs sont toujours aussi réussis. Bref, un bon cru à acheter sans hésiter. J'espère une suite afin de partager d'autres aventures avec nos personnages, en espérant qu'ils trouvent le moyen de se croiser à nouveau.
Ces 2 papies qui partent en mission où il est question d'une livraison de drogue on sent tout de suite qu'il s'en passera des choses, ça fait du bien de savoir que les supers héros ont pris une bonne déculottée, on se demande pourquoi Logan refuse de sortir ses griffes même pour protéger sa famille (il est papa).
En ce qui concerne les combats cela reste très sanglant ce qui est tout a fait normal vu les pouvoirs qu'ils possèdent, tous les combats de supers héros devraient se terminer de la sorte.
Avec Texas Cowboy, Lewis Trondheim et Matthieu Bonhomme sortent de leurs sentiers battus. Certes Trondheim avait déjà abordé le thème du Western le temps d'un tome de Lapinot, mais nous sommes ici dans la veine des grands récits western à l'ancienne, réaliste et presque sans humour mais non sans une certaine ironie. Et je trouve que c'est une belle réussite !
Les auteurs ont fait le choix de scinder leur album en neuf chapitres qui sont autant de numéros de pseudo-magazines illustrés à la manière des pulps de la première moitié du 20e siècle.
Le dessin maîtrisé de Matthieu Bonhomme s'applique très bien à l'ambiance de cette bande dessinée. Son graphisme permet de donner un ton réaliste au récit tout en gardant une certaine légèreté.
Cette légèreté, on la retrouve dans le scénario. Elle y vient pourtant contraster avec des évènements et des personnages parfois durs mais jamais malsains.
La narration peut paraitre décousue sur les deux ou trois premiers chapitres. En effet, elle alterne des personnages et des cadres différents entre lesquels les liens ne sont pas évidents, et présente de nombreux sauts chronologiques d'avant en arrière tels qu'on ne sait pas toujours dans quel ordre les faits racontés sont sensés se dérouler les uns par rapport aux autres. Mais lentement mais sûrement, les pièces du puzzle s'assemblent pour parfaitement tenir en place en fin de récit. Tout se tient et une relecture vient confirmer et éventuellement éclaircir les évènements des premières pages de l'album.
Sans m'en rendre compte, je me suis laissé captivé par le récit. Une fois l'album refermé, j'ai constaté le sentiment d'avoir été dépaysé et emmené dans un récit crédible avec un cadre réaliste et intéressant. C'est un western à l'ancienne, avec tout ce qu'il entraine de grands espaces, de sentiments de liberté, de monde à part et de vie nouvelle pour ceux qui se lancent à l'aventure malgré le danger permanent. Il y règne certes une légère exagération, les personnages et évènements exceptionnels s'y trouvant en nombre visiblement au-dessus de la normale, mais on y croit, non sans un certain sourire et un indéniable plaisir.
2e titre de l'éditeur sandawe.com que je découvre. Après "Maudit Mardi" que j'avais trouvé pas mal, cet album m'a complètement conquis et convaincu ; ça donne même envie de se lancer dans l'aventure participative de ce genre de projet, pour soutenir de tels albums !
"Hell West", c'est le genre d'OVNI qu'on ne voit pas arriver et qui vous trucide un peu page après page. Vous croyez vous lancer benoîtement dans un western pépère, calé dans votre rockingchair, la pipe au bec et la boutanche à portée de main... et c'est là que tout bascule...
*********PRRrrrrrrrffffffffffffffffffffffff**********
(Oui, je sais, j'fais bien l'mec qui s'étouffe et recrache sa gorgée de Jack' )
C'est là que vous commencez à vous demander ce que le tenancier de l'échoppe qui fait office de buraliste vous a refourgué comme échantillon et qui se consume en fumant nonchalamment dans votre pipe !
Car à mon avis, les deux zigs qui mènent la danse (Frédéric Vervisch au dessin et Thierry Lamy au scénar' ), n'en sont pas à leur premier quatre heure arrangé au peyolt ! Car ça foisonne ! L'imagination a pris le pas sur le reste ; le fantastique surgit au fil des pages, mâtiné d'aventure et arrangé à l'humour. Ça gicle dans tous les sens, mais la narration endiablée tient tant bien que mal la route, comme toute bonne diligence lancée pleine balle sur une piste aussi défoncée que son cocher.
Alors, ouais, vu comme ça, ça fait un peu peur, mais en même temps, c'est assez jubilatoire ! Surtout que le noir et blanc peaufiné par Frédéric Vervisch est impressionnant. On pourra regretter les notoires différences de style et de traitement graphique par moment, mais l'ensemble est de très bonne facture, et certaines planches plus que somptueuses.
Alors les aminches, si vous êtes d'humeur aventureuse ces temps-ci et qu'un bon trip vers l'Ouest façon arrangée vous démange, y'a qu'à plonger ! Du tout bon dont j'attends la suite avec impatience et je me demande même si je ne vais pas contribuer à ce projet si sandawe poursuit l'aventure.
Encore une réussite pour Dillies ! Avec Betty Blues, ce Abélard compte parmi ses meilleures réalisations. Du très bon ! Alors oui, on a les thèmes récurrents de Dillies : musique, voyage, mélancolie. C’est vrai que les albums parus à ce jour possèdent une familiarité singulière. Mais il maitrise à la perfection son univers (même si ici l’histoire est scénarisée par Régis Hautière, on ne sent pas trop son influence) et parvient à créer à chaque fois, à partir d’éléments connus, une ambiance suave et particulière. J’accroche encore une fois totalement. Pas de lassitude ou d’ennui.
On baigne dans une douce mélancolie tout au long des deux albums, on anticipe avec une pointe d’appréhension les déboires des personnages et on s’émerveille des petites choses qui ponctuent le quotidien.
Mais bien souvent avec les récits de Dillies, il ne faut pas trop en dévoiler sous peine de perdre le charme de la découverte. Le dessin reste comme d’habitude de très bonne facture avec son style si particulier.
Il serait intéressant de le voir évoluer dans un autre registre, voir un peu ce qu’il est capable de faire dans un autre style de scénario. Je le verrai bien dans un RG à la Peeters. Un truc un peu plus rentre dedans mais avec toujours cet aspect psychologique ou sociologique.
Je ne peux que conseiller cette lecture, y’a quasi rien à jeter !
Si vous n'avez qu'une série à lire dans cet univers c'est celle-ci.
Parfois drôle avec des personnages intéressants cette série m'accroche à chaque relecture. Le dessin est bien sans être exceptionnel.
Un avis court pour une série correcte qui sans rester dans les annales procure un certain plaisir lors de sa lecture. Pas d'achat conseillé car c'est une série de l'univers "Histoire secrète" et que certaines références sont faites aux tomes des autres séries.
Alors au classement des scénarios loufe-dingues, F.Compo est plutôt bien placé : un jeune homme (Masahiko) se retrouve orphelin et vient habiter dans la famille d'une tante qui lui était inconnue jusque là, sauf qu'il va très vite découvrir que dans cette famille la "mère" est un homme, le "père" est une femme et la fille (Shion) est peut-être un garçon, ou pas.
Les 12 tomes de la réédition deluxe sont donc une suite ininterrompue d'histoires amusantes et délirantes, tournant autour de cette confusion des genres, de la recherche de la vérité sur Shion, du travestissement en femme de Masahiko pour les besoin de son club de cinéma (ce qui ne plaira évidemment pas à sa fiancée) et d'autres histoires familiales mettant en scène oncles, tantes ou grands-parents, le métier et le groupe d'assistant(e)s du "père" qui est mangaka ou encore la fille (qui rêve de devenir un garçon) d'un terrible yakuza au grand coeur qui va tomber amoureux de la version travestie de Masahiko... Bref, un beau fourre-tout !
Graphiquement, c'est du Tsukasa Hojo au sommet de son art : c'est beau, précis, détaillé et truffé d'expression et de mises en scènes surjouées (avis aux allergiques), moi j'aime bien.
Une série que je relirai sans hésiter.
Slam Dunk...un des mangas les plus fun existant.
Bon il ne faut pas être contre les mangas de sport et aimer le trait particulier de Takehiko Inoue (ça devrait être assez facile, je le trouve personnellement très bon même si moins réussi que dans Vagabond ).
Mais sans ça c'est franchement plaisant, amusant et les tomes s'enchaînent à grande vitesse.
Le scénario est bon et les rebondissements répondent à l'appel.
L'humour est omniprésent et le personnage de Sakuragi n'a pas fini de vous faire rire.
Alors là, s'il y'a bien une série pour laquelle je n'aurais jamais pensé accrocher, c'est bien celle-ci!
Le personnage principal a tout de la blonde typique (hin hin) et est vraiment cruche mais elle parvient malgré tout à se rendre attachante au fur et à mesure que le manga avance. La variété dans les situations et le scénario font qu'on ne s'ennuie pas et de nombreux rebondissements ont lieu. L'autre personnage est intéressant également et amène de la fraicheur au manga.
Les réactions sont humaines et on sent ici qu'une réflexion a été faite sur les mises en situation.
Le dessin quant à lui n'est pas sublime mais la lecture est agréable et le tout est très clair.
Un bon manga traitant d'amour et de rock'n'roll ^^
Aaah, voici un manga qu'il me sera facile de noter. Bien plus que Monster, du même auteur (Naoki Urasawa)...
J'ai véritablement apprécié cette histoire et me suis pris d'affection pour les personnages. Le dessin est ici aussi très bon et il est agréable de lire une série qui n'a pas américanisé ses protagonistes comme c'est hélas si souvent le cas des mangas récents (même si la tendance semble s'inverser). Le scénario est complexe et l'intrigue haletante se dévoile au fil des tomes.
A noter une petite baisse de rythme vers le milieu de la série, mais rien qui ne choque réellement tout de même.
Bref, un très bon manga à l'ambiance particulière et fortement intéressant!
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Le Droit Chemin
J'ai acheté cet album sur le nom de son scénariste que je connais et apprécie par ailleurs avec notamment L'Assassin qu'elle mérite, Alim le tanneur, L'Honneur des Tzarom ou encore Célestin Gobe-la-lune. Je l'ai aussi acheté pour son dessin qui m'a paru sympathique au feuilletage. Bon, en fait c'est surtout l'insistance de mon libraire et une rencontre dédicace à venir sous peu qui m'ont décidée... Et bien au bout du compte je suis plutôt satisfaite de ma lecture car l'histoire est fort sympathique et agréable à suivre. Autant je ne suis pas passionnée par les récits de première ou de deuxième guerre mondiale, autant l'entre-deux-guerres m'intéresse nettement plus. Et puis cette intrigue autour de ces jeunes étudiants en agriculture, rebelles à l'autorité, cette famille bourgeoise voisine de l'école et cet étrange intendant titille ma curiosité, tout en flattant mon regard avec un trait dynamique et sûr, une mise en couleur qui sied fort bien à l'ambiance et à l'époque et des "mi-ombre mi-lumière" de sous bois très esthétiques. Je trouve les personnages principaux bien campés dès ce premier tome, avec des personnages féminins bien en avance sur leur époque, et le rebondissement de fin d'épisode donne furieusement envie de connaître la suite. L'humour est là aussi par petites touches, ce qui ne gâche rien, bien au contraire. Cette BD a tous les ingrédients pour plaire. Un bon 3,5/5, qui pourrait grimper par la suite si les tomes suivants continuent sur la lancée du premier. Après lecture du T2 je remonte ma note d'un point car la conclusion de ce diptyque est tout à fait à la hauteur du rythme et du ton donnés dans le T1. Le dessin et les couleurs sont toujours aussi réussis. Bref, un bon cru à acheter sans hésiter. J'espère une suite afin de partager d'autres aventures avec nos personnages, en espérant qu'ils trouvent le moyen de se croiser à nouveau.
Wolverine - Old Man Logan
Ces 2 papies qui partent en mission où il est question d'une livraison de drogue on sent tout de suite qu'il s'en passera des choses, ça fait du bien de savoir que les supers héros ont pris une bonne déculottée, on se demande pourquoi Logan refuse de sortir ses griffes même pour protéger sa famille (il est papa). En ce qui concerne les combats cela reste très sanglant ce qui est tout a fait normal vu les pouvoirs qu'ils possèdent, tous les combats de supers héros devraient se terminer de la sorte.
Texas Cowboys
Avec Texas Cowboy, Lewis Trondheim et Matthieu Bonhomme sortent de leurs sentiers battus. Certes Trondheim avait déjà abordé le thème du Western le temps d'un tome de Lapinot, mais nous sommes ici dans la veine des grands récits western à l'ancienne, réaliste et presque sans humour mais non sans une certaine ironie. Et je trouve que c'est une belle réussite ! Les auteurs ont fait le choix de scinder leur album en neuf chapitres qui sont autant de numéros de pseudo-magazines illustrés à la manière des pulps de la première moitié du 20e siècle. Le dessin maîtrisé de Matthieu Bonhomme s'applique très bien à l'ambiance de cette bande dessinée. Son graphisme permet de donner un ton réaliste au récit tout en gardant une certaine légèreté. Cette légèreté, on la retrouve dans le scénario. Elle y vient pourtant contraster avec des évènements et des personnages parfois durs mais jamais malsains. La narration peut paraitre décousue sur les deux ou trois premiers chapitres. En effet, elle alterne des personnages et des cadres différents entre lesquels les liens ne sont pas évidents, et présente de nombreux sauts chronologiques d'avant en arrière tels qu'on ne sait pas toujours dans quel ordre les faits racontés sont sensés se dérouler les uns par rapport aux autres. Mais lentement mais sûrement, les pièces du puzzle s'assemblent pour parfaitement tenir en place en fin de récit. Tout se tient et une relecture vient confirmer et éventuellement éclaircir les évènements des premières pages de l'album. Sans m'en rendre compte, je me suis laissé captivé par le récit. Une fois l'album refermé, j'ai constaté le sentiment d'avoir été dépaysé et emmené dans un récit crédible avec un cadre réaliste et intéressant. C'est un western à l'ancienne, avec tout ce qu'il entraine de grands espaces, de sentiments de liberté, de monde à part et de vie nouvelle pour ceux qui se lancent à l'aventure malgré le danger permanent. Il y règne certes une légère exagération, les personnages et évènements exceptionnels s'y trouvant en nombre visiblement au-dessus de la normale, mais on y croit, non sans un certain sourire et un indéniable plaisir.
Hell West
2e titre de l'éditeur sandawe.com que je découvre. Après "Maudit Mardi" que j'avais trouvé pas mal, cet album m'a complètement conquis et convaincu ; ça donne même envie de se lancer dans l'aventure participative de ce genre de projet, pour soutenir de tels albums ! "Hell West", c'est le genre d'OVNI qu'on ne voit pas arriver et qui vous trucide un peu page après page. Vous croyez vous lancer benoîtement dans un western pépère, calé dans votre rockingchair, la pipe au bec et la boutanche à portée de main... et c'est là que tout bascule... *********PRRrrrrrrrffffffffffffffffffffffff********** (Oui, je sais, j'fais bien l'mec qui s'étouffe et recrache sa gorgée de Jack' ) C'est là que vous commencez à vous demander ce que le tenancier de l'échoppe qui fait office de buraliste vous a refourgué comme échantillon et qui se consume en fumant nonchalamment dans votre pipe ! Car à mon avis, les deux zigs qui mènent la danse (Frédéric Vervisch au dessin et Thierry Lamy au scénar' ), n'en sont pas à leur premier quatre heure arrangé au peyolt ! Car ça foisonne ! L'imagination a pris le pas sur le reste ; le fantastique surgit au fil des pages, mâtiné d'aventure et arrangé à l'humour. Ça gicle dans tous les sens, mais la narration endiablée tient tant bien que mal la route, comme toute bonne diligence lancée pleine balle sur une piste aussi défoncée que son cocher. Alors, ouais, vu comme ça, ça fait un peu peur, mais en même temps, c'est assez jubilatoire ! Surtout que le noir et blanc peaufiné par Frédéric Vervisch est impressionnant. On pourra regretter les notoires différences de style et de traitement graphique par moment, mais l'ensemble est de très bonne facture, et certaines planches plus que somptueuses. Alors les aminches, si vous êtes d'humeur aventureuse ces temps-ci et qu'un bon trip vers l'Ouest façon arrangée vous démange, y'a qu'à plonger ! Du tout bon dont j'attends la suite avec impatience et je me demande même si je ne vais pas contribuer à ce projet si sandawe poursuit l'aventure.
Abélard
Encore une réussite pour Dillies ! Avec Betty Blues, ce Abélard compte parmi ses meilleures réalisations. Du très bon ! Alors oui, on a les thèmes récurrents de Dillies : musique, voyage, mélancolie. C’est vrai que les albums parus à ce jour possèdent une familiarité singulière. Mais il maitrise à la perfection son univers (même si ici l’histoire est scénarisée par Régis Hautière, on ne sent pas trop son influence) et parvient à créer à chaque fois, à partir d’éléments connus, une ambiance suave et particulière. J’accroche encore une fois totalement. Pas de lassitude ou d’ennui. On baigne dans une douce mélancolie tout au long des deux albums, on anticipe avec une pointe d’appréhension les déboires des personnages et on s’émerveille des petites choses qui ponctuent le quotidien. Mais bien souvent avec les récits de Dillies, il ne faut pas trop en dévoiler sous peine de perdre le charme de la découverte. Le dessin reste comme d’habitude de très bonne facture avec son style si particulier. Il serait intéressant de le voir évoluer dans un autre registre, voir un peu ce qu’il est capable de faire dans un autre style de scénario. Je le verrai bien dans un RG à la Peeters. Un truc un peu plus rentre dedans mais avec toujours cet aspect psychologique ou sociologique. Je ne peux que conseiller cette lecture, y’a quasi rien à jeter !
Arcane Majeur
Si vous n'avez qu'une série à lire dans cet univers c'est celle-ci. Parfois drôle avec des personnages intéressants cette série m'accroche à chaque relecture. Le dessin est bien sans être exceptionnel. Un avis court pour une série correcte qui sans rester dans les annales procure un certain plaisir lors de sa lecture. Pas d'achat conseillé car c'est une série de l'univers "Histoire secrète" et que certaines références sont faites aux tomes des autres séries.
F.Compo
Alors au classement des scénarios loufe-dingues, F.Compo est plutôt bien placé : un jeune homme (Masahiko) se retrouve orphelin et vient habiter dans la famille d'une tante qui lui était inconnue jusque là, sauf qu'il va très vite découvrir que dans cette famille la "mère" est un homme, le "père" est une femme et la fille (Shion) est peut-être un garçon, ou pas. Les 12 tomes de la réédition deluxe sont donc une suite ininterrompue d'histoires amusantes et délirantes, tournant autour de cette confusion des genres, de la recherche de la vérité sur Shion, du travestissement en femme de Masahiko pour les besoin de son club de cinéma (ce qui ne plaira évidemment pas à sa fiancée) et d'autres histoires familiales mettant en scène oncles, tantes ou grands-parents, le métier et le groupe d'assistant(e)s du "père" qui est mangaka ou encore la fille (qui rêve de devenir un garçon) d'un terrible yakuza au grand coeur qui va tomber amoureux de la version travestie de Masahiko... Bref, un beau fourre-tout ! Graphiquement, c'est du Tsukasa Hojo au sommet de son art : c'est beau, précis, détaillé et truffé d'expression et de mises en scènes surjouées (avis aux allergiques), moi j'aime bien. Une série que je relirai sans hésiter.
Slam Dunk
Slam Dunk...un des mangas les plus fun existant. Bon il ne faut pas être contre les mangas de sport et aimer le trait particulier de Takehiko Inoue (ça devrait être assez facile, je le trouve personnellement très bon même si moins réussi que dans Vagabond ). Mais sans ça c'est franchement plaisant, amusant et les tomes s'enchaînent à grande vitesse. Le scénario est bon et les rebondissements répondent à l'appel. L'humour est omniprésent et le personnage de Sakuragi n'a pas fini de vous faire rire.
Nana
Alors là, s'il y'a bien une série pour laquelle je n'aurais jamais pensé accrocher, c'est bien celle-ci! Le personnage principal a tout de la blonde typique (hin hin) et est vraiment cruche mais elle parvient malgré tout à se rendre attachante au fur et à mesure que le manga avance. La variété dans les situations et le scénario font qu'on ne s'ennuie pas et de nombreux rebondissements ont lieu. L'autre personnage est intéressant également et amène de la fraicheur au manga. Les réactions sont humaines et on sent ici qu'une réflexion a été faite sur les mises en situation. Le dessin quant à lui n'est pas sublime mais la lecture est agréable et le tout est très clair. Un bon manga traitant d'amour et de rock'n'roll ^^
20th Century Boys
Aaah, voici un manga qu'il me sera facile de noter. Bien plus que Monster, du même auteur (Naoki Urasawa)... J'ai véritablement apprécié cette histoire et me suis pris d'affection pour les personnages. Le dessin est ici aussi très bon et il est agréable de lire une série qui n'a pas américanisé ses protagonistes comme c'est hélas si souvent le cas des mangas récents (même si la tendance semble s'inverser). Le scénario est complexe et l'intrigue haletante se dévoile au fil des tomes. A noter une petite baisse de rythme vers le milieu de la série, mais rien qui ne choque réellement tout de même. Bref, un très bon manga à l'ambiance particulière et fortement intéressant!