Les derniers avis (32089 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle

Un très bon one-shot signé Fabien Nury ! J'étais un peu sceptique au début car je n'aimais pas trop le dessin, mais rapidement j'ai fini par m'habituer à ce style. Le scénario est prenant et il y a beaucoup de rebondissement dans cet album. Peut-être un peu trop car parfois le rythme va parfois un peu trop vite. Un album de plus n'aurait peut-être pas fait de tort. L'histoire traite de la traitre des noirs et de l’esclavage et j'ai bien aimé comment était traité ses deux sujets. Il y a n'a pas de manichéen ou de moral à deux balles. Par exemple, le capitaine n'est pas présenté comme un monstre même s'il est un négrier et j'ai même eu un peu pitié de lui. Les personnages sont humains et non des caricatures comme j'en ai vu trop souvent dans ce genre de récit.

17/09/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série Modeste et Pompon
Modeste et Pompon

Il y a du Donald chez ce personnage de Modeste, à la fois coeur d'artichaut et râleur impénitent, gaffeur maladroit et oncle de trois loustics sautillants, qui aimerait faire croire qu'il maîtrise la situation en adulte responsable. Son cousin Félix, inventeur calamiteux, démarcheur crampon, tappeur sans gêne et blagueur accablant, est l'élément perturbateur de la série, par qui la catastrophe arrive. J'avoue que j'ai beaucoup ri, enfant, en lisant cette série sans temps morts et pleine d'imagination, malgré des personnages en apparence un peu clichés (surtout Pompon, comparse un peu effacée et souvent trop sage, comme trop d'héroïnes d'avant 68 ). En y repensant, je crois que j'appréciais aussi l'ambiance un peu "Fantasio" de ces intérieurs années 60, meublés de formica, de plastique criards et de formes ultramodernes. Oeuvre mineure de Franquin, fruit d'une escapade chez le concurrent Tintin, cette très bonne série pour enfants et jeunes ados reste marquée de la patte du maître, même si bien d'autres mains l'ont reprise ensuite.

16/09/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sapeur Camember
Le Sapeur Camember

Je placerais le Sapeur Camember en seconde place après le savant Cosinus, parmi les productions de Christophe. Le texte, encore écrit sous les cases, est plein de savoureuses litotes et de jeux de mots absurdes qui font souvent un contraste cocasse avec l'image. Comme dans cet épisode où le sapeur, affecté à la surveillance d'un lion du zoo, a le malheur de rédiger un message à l'orthographe aléatoire, lorsqu'il s'absente pour aller chercher de quoi se sustenter : "le gardien a été mangé". Ce qui sème l'émoi parmi les visiteurs. La critique de l'institution militaire est pleine d'humour et de subtilité, sous la plume de l'érudit et pédagogue Christophe, grand ancêtre de la BD française.

16/09/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série La Famille Fenouillard
La Famille Fenouillard

C'est en découvrant mes "trophées Bédéthèque" que j'ai découvert que je n'avais encore noté aucune série d'avant 1940 (à part Tintin et Spirou bien sûr...). Ce sera maintenant chose faite, grâce à Christophe, dont j'ai dévoré, gamin, les quatre fameuses séries : le sapeur Camember, la famille Fenouillard, le savant Cosinus et les Malices de Plick et Plock. Même si j'ai un faible pour le savant Cosinus, ancêtre et inspirateur d'innombrables savants lunaires, du professeur Tournesol au vicomte de Champignac, j'ai beaucoup apprécié aussi ce récit de voyage de ses cousins (car M. Fenouillard est parent du fameux savant). Si Cosinus est l'ancêtre de Tournesol, Fenouillard est clairement celui de Séraphin Lampion. Petit bourgeois médiocre et content de lui, nanti d'une épouse acariâtre et de deux filles aussi cruches l'une que l'autre, il entreprend un tour du monde calamiteux, sans jamais perdre son enthousiasme. Le récit est plein de savoureuses litotes, en général démenties par le dessin qui les surmonte. Le tour du monde de Fenouillard inspirera vainement le cousin Cosinus qui ne parviendra jamais à franchir les limites de Paris...

16/09/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gemma
Gemma

Voià une BD que j'ai découverte en cherchant, pour ma fille, des albums mettant en scène des héroïnes, dans des rôles valorisants et pas hypersexués. Ce qui est une sorte de défi dans le monde encore très masculin de la BD... Bref, Gemma répond tout à fait aux critères. Le dessin rappelle la ligne claire souple et dynamique des grandes séries du journal de Spirou dans les années 70-80. Avec des situations sans doute plus riches en adrénaline qu'à l'époque, aux références clairement cinématographiques. Je pense à une poursuite en voiture à travers les rues de Paris, où on se croirait presque dans Jason Bourne. N'étaient les deux enfants de Gemma, à l'arrière de la voiture, se demandant bien si leur mère n'est pas devenue folle... Les scénarios, efficaces et concis, tiennent systématiquement en un album et ne s'embarrassent pas de multiples histoires secondaires, l'action pure occupant déjà une large part des 46 pages réglementaires. On est quelque part entre Gil Jourdan et James Bond. Le fil conducteur de la série tient à la double identité de Gemma, espionne des services secrets français lorsqu'elle part en mission, maman poule le reste du temps. La ficelle a déjà servi au cinéma (la Totale, True Lies...) comme en bande dessinée, sous une forme un peu différente (Soda). Mais elle fonctionne. S'ajoute à cela la relation complexe qu'entretient Gemma avec son père, vieil original qui fut aussi son Pygmalion et son premier supérieur hiérarchique comme espionne. Mère, fille, épouse, espionne... la pauvre Gemma a bien du mal à faire tenir ses multiples vies ensemble. Et c'est ce qui donne du sel à ses missions : Gemma est un cas rare d'espion capable d'accélérer les opérations à l'autre bout du monde pour être à l'heure à un goûter d'anniversaire ou de prendre ses enfants au téléphone pendant une poursuite au Bengladesh. Une très bonne série pour pré-ados, qui parvient à renouveler le genre à partir d'un dessin et d'éléments de scénario assez classiques au départ.

16/09/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor
Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor

Après la lecture des 33 tomes de la série Thorgal j’en redemandais encore ! Je me suis donc tout naturellement tourné vers ce spin-off sur la jeunesse d’un des personnages les plus emblématiques de la série mère : Kriss de Valnor. Et je ressors satisfait de ma lecture. Le ton et le dessin sont bien dans continuité de la série principale. L’histoire ne déborde certes pas d’originalité (on se doutait un peu qu’elle avait dû avoir une enfance difficile pour devenir aussi casse-pied !) mais est divertissante et prenante. C’est un véritable plaisir que de suivre les aventures de Kriss, de souffrir et rire avec elle... on finit par s’attacher à elle et la comprendre un peu plus, ce qui était bien entendu le but. J’ai englouti les deux tomes parus à ce jour. Je vois qu’un troisième est prévu pour bientôt... je le lirai dès que possible ! Un ajout de qualité à l’univers mis en place par Van Hamme et Rosinski, qui devrait ravir les fans.

16/09/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

Je lis des BDs presque quotidiennement depuis plus de 10 ans, et c’est la première fois que j’arrive à terme d’une série aussi longue sans me lasser… et là, je crois que tout est dit. Bien sûr, tous les tomes ne sont pas aussi bons. Le premier a terriblement vieilli. Le cycle où Thorgal est amnésique traine un peu en longueur. Les histoires de voyage dans le temps ne m’ont guère convaincu… L’album « La gardienne des clés » m’a complètement laissé indiffèrent. Mais il y a aussi de véritables pépites. Je ne surprendrai personne en disant que le cycle du pays de Qâ m’a émerveillé, et sans doute marqué pour la vie. Les derniers albums sur la magie rouge m’ont aussi beaucoup plu. Alors certes, 33 tomes, cela fait beaucoup… Mais cette longueur est beaucoup plus justifiable que pour des séries comme XIII par exemple… cette dernière présentait une intrigue avec un coupable, une fin logique etc… et rajouter des tomes artificiellement pouvait être vu comme une trahison. Dans Thorgal, l’auteur nous raconte la vie d’un homme et de sa famille, et à ce titre, il y a de quoi faire. Il est possible de varier les intrigues, de s’intéresser à différentes époques, différents personnages etc… moi après 33 tomes, j’en redemande ! On pourra aussi reprocher à Thorgal d’être un héros un peu trop lisse, trop parfait… la rengaine « je suis un homme simple, je veux vivre avec ma famille loin des conflits, ne tuer que pour me défendre et me nourrir » devient un peu mielleuse à la longue. On rencontre heureusement une pléthore de personnages lors de nos aventures, et tous ne sont pas aussi mono-facette. Un mot sur le dessin : il est sublime. Rosinski est au sommet de son art, et la mise en couleur est tout simplement sublime… certaines planches font vraiment rêver. J’ai adoré cette série, pas de doute, et j’attends la suite avec impatience. Quelle aventure !

16/09/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Loup de pluie
Loup de pluie

Le western traditionnel est un de mes genres préférés, et c’est un peu sans référence que j’ai acheté ce très bon album signé Pellejero-Dufaux. Le scénario s’articule autour d’une tragédie familiale dans l’Ouest Américain, une histoire de vengeance pure et dure. L’originalité n’est pas le point le plus fort de cette histoire, mais le récit est simple, dynamique et passionnant, que demander de plus ? Je ne suis pas un inconditionnel de Jean Dufaux mais il signe ici un très bon scénario. Au niveau du dessin, Pellejero est égal à lui-même un dessin de bonne facture mais une colorisation perfectible. Un bon premier tome bien fignolé , en espérant une suite de la même veine.

15/09/2012 (modifier)
Couverture de la série Un peu de bois et d'acier
Un peu de bois et d'acier

Après la lecture du précédent album de Chabouté, j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus tant ce récit m’avait déçu. Et puis… Et puis, j’ai vu ce projet et cette idée toute simple de conter le quotidien d’un banc public. Et je me suis dit que ce genre d’histoire, c’est ce que je préfère chez Chabouté ! Et puis j’ai lu les premières planches, j’ai aimé le soin accordé à la mise en page… Je ne voyais pas encore ce qu’un album entier pourrait donner mais je me suis mis à saliver… Et, dès la parution, je n’ai pas résisté. Et c’est tant mieux ! Avec ce récit, Chabouté renoue avec le muet. La mise en page est aérée, le découpage soigné. Et tandis que les pages défilent, ce sont de multiples instants de vie que nous, lecteurs, happons. Notre regard se fait voyeur. Ces vies nous touchent… alors que nous n’en voyons que d’éphémères fragments. Dieu que c’est bien fait ! Chabouté excelle dans ce noir et blanc sans nuance, dans cet art de saisir un regard, dans cette maitrise de la pose. Et si, bien vite, on imagine ce qui attend certains des usagers de ce banc public, l’humanité qui se dégage du récit est telle que jamais je n’ai été déçu (malgré quelques clichés). Un récit original, vite lu malgré sa taille mais que je relirai encore souvent. Un poil en dessous de « Tout seul » mais un album qui me réconcilie pleinement avec son auteur. Des comme ça, j’en redemande !!!

15/09/2012 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série Trinité
Trinité

Bon alors là j'ai vraiment hésité...J'ai failli mettre 3/5 à cause du dessin qui est parfois très brouillon même s'il est parfois très réussi. Les arrières-plans sont souvent baclés et c'est dommage. Par contre le scénario est vraiment très bon, et c'est ce qui a fait pencher la balance en faveur d'un 4. Ce dernier se focalise pas mal sur Ra's al Ghul et on apprécie l'intrigue qui emmène nos héros d'un bout à l'autre du monde pour stopper ses plans de destruction. Forcés à coopérer pour arriver à mettre un terme aux agissements du ''démon'', ils vont finir par jouer le jeu et se découvrir une même passion: la défense des innocents. Le tout est très bien mené et la lecture est agréable. On passe un bon moment et c'est ce qui compte.

15/09/2012 (modifier)