Les derniers avis (32077 avis)

Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Je suis un vampire
Je suis un vampire

Ça faisait longtemps que je lorgnais sur une œuvre commune de Trillo et Risso. Le premier m’avait enchanté pour ses Spaghetti Brothers et Vieilles Canailles dans un style de mafia blues trash et le second pour ses traits contrastés si particuliers de 100 bullets. Malheureusement cette série avait aussi bonne réputation qu’elle était difficile à compléter dans son intégralité aussi quelle ne fut pas mon soulagement de voir sur les étalages il y a quelques années déjà une réédition complète en deux tomes et à prix tout doux… D’ailleurs pour taire directement les mauvaises langues à ce sujet, le format plus petit et compact ne gêne en rien à la lecture et les noirs si profonds et caractéristiques de l’œuvre sont tout à fait conservés. On se retrouve donc avec une œuvre de près de 400 pages dont le titre principal peut laisser supposer à une déclinaison du roman à succès de Anne Ryce « Entretien avec un Vampire » mais le duel entre cet cet enfant fils de pharaon et la courtisane maléfique m’a davantage rapproché du premier film de la sage Highlander avec ce slogan classique : « Il ne peut en rester un ». Car il s’agit bien d’une malédiction d’immortels détournant les codes classiques du vampire (ici c’est le soleil qui est à l’origine de leur « mutation » et qui leur insuffle la régénération constante de leurs cellules) mais on reste en terrain connu avec la soif de sang et une fringale gargantuesque constante. Trillo dresse le portrait émouvant d’un être de quelques 5000 années qui n’a jamais aspiré d’autre qu’à une vie normale mais reste coincé dans le corps d’un enfant de 11 ans, se sentant incomplet et devant renoncer aux plaisirs de la chair que sa rivale Ahmasi, superbe prêtresse paraissant 26 ans, n’hésite pas à utiliser pour contrôler et mener le monde à sa baguette. Perverse et manipulatrice, on a peut être rarement vu un être aussi sensuel que maléfique, la belle se servant constamment de ses formes comme d’une arme de guerre. Ces deux êtres vont s’opposer une guerre sans fin parcourant les âges et les civilisations, croisant des personnalités de l’histoire ou participant eux-mêmes chaque fois sous une identité différente aux évènements de notre civilisation jusqu’à ce prologue dans l’âge contemporain jusqu’à ce que l’un des deux meurt sous les coups de l’autre pour un réveil provoqué par les rayons du soleil quelques décennies plus tard et rebelote ! Le récit se dévore comme un roman de gare avec une narration fluide et simple qui permet de ne jamais être perdu entre les flashbacks et les points de vue des deux immortels. Le noir et blanc est complètement justifié ici avec des ombres menaçantes permettant de dégager une palette d’expressions assez incroyable… La peur et la solitude pour le gamin, la mesquinerie et l’effroi pour l’intrépide rivale, changeant de toilette et de perruque à chaque page ce qui en fait un cruel objet du désir comme de dégout. Il existe une belle notion de suspens et les auteurs s’attardent également sur les personnages secondaires rendant l’ensemble un brin poétique, ralentissant la tension (Ahmassi est une méchante comme on en voit rarement pour ce média) pour repartir de plus belle jusqu’à un final peut être trop rapide et prévisible mais néanmoins émouvant… Les seuls défauts résident peut-être dans la répétitivité de certaines scènes parfois un peu trop étirées pour avoir un autre effet que du remplissage alors qu’il aurait peut être été plus audacieux de développer certaines autres parties dans les flashbacks des époques traversées qui restent intéressantes mais trop succinctes. Reste une lecture de qualité qui en fait un « pageturner » dont on n’aura de cesse d’arriver à la conclusion. Le contraste entre les scènes de violence et les bons sentiments sont à réserver pour un public averti mais je le répète, j’ai rarement trouvé un personnage aussi machiavélique que cette Ahmassi qui décroche sans souci le premier rôle de super vilaine haut la main ! Sa séquence d’assassinat dans un hôpital reflète tout le talent d’un récit oscillant sans faillir constamment de l’horreur vers l’action et vice-versa. Vivement recommandable !

18/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5
Couverture de la série La Saga d'Alandor
La Saga d'Alandor

Une série qui m'a toujours paru mythique. En effet à l'époque je rêvais de trouver cette série dont j'avais entraperçu quelques images (qui m'avaient fasciné) mais ce n'est que tout récemment que je l'ai lu (le superbe integral). J'ai adoré la bizarrerie de l'univers, principalement due au graphisme de Cadelo extrèmement personnel et particulier. On adore ou on déteste. Ses personnages sont moches et beaux à la fois. Monstrueux, déformés et très efféminés. Il y a un très grand coté sexuel dans son dessin et cela peut rebuter et je le comprends car c'est limite malsain. De plus les personnages et les décors sont tellement ... pas logiques que cela nuit à la compréhension. Mais c'est ce qui fait le style de Cadelo. C'est superbe et très psychédelique. Bizarrement c'est une de ses oeuvres les plus accessibles (Envie de chien, La Fleur amoureuse étant encore plus spaces, voir kitshs et encore plus sexuelles ).

18/02/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Epées de verre
Les Epées de verre

Je crois qu'on tient là une série qui promet vraiment. Je l'attendais avec impatience, et je n'ai pas été déçue. Le dessin de Laura Zuccheri est une pure merveille : le trait est juste et précis, les couleurs sont magnifiques, les arrières plans sont détaillés, la lumière est belle et bien rendue, la nature, le bestiaire fantastique, l'architecture grandiose de la cité de Karelane sont un régal pour les yeux. La mise en couleurs est vraiment le point fort de cette BD. Côté scénario, ce premier tome nous met tout de suite dans le bain sans nous noyer sous un flot de noms bizarres ou une avalanche de personnages secondaires sans intérêt : l'intrigue est simple, les objectifs clairement définis, la galerie de personnages réduite mais bien suffisante pour cette quête qui s'annonce passionnante. La narration est fluide, sans excès inutile quand le dessin se suffit à lui-même. Un tout petit bémol sur le milieu de l'histoire : j'ai été légèrement déçue par le dessin (moins chatoyant, plus grisâtre) et la construction de l'intrigue (j'ai même cru que ma BD avait un défaut et que des pages avaient été inversées) lorsque Miklos raconte ses souvenirs de guerre et de jalousie mais on retrouve bien vite la forêt et l'intrigue principale et tout va mieux. La dernière page de ce premier tome promet un gros cas de conscience à venir… Le tome 2 fait un bond dans le temps de plusieurs année, Yama est fin prête pour se venger ce celui qui a tué les siens mais quelques surprises l'attendent sur place ! La qualité du dessin est toujours au rendez-vous, on comprend aisément ce qui justifie autant de temps entre deux albums ! C'est un petit bijou de précision. Le 3ème et avant-dernier tome est encore au top, graphiquement parlant. Côté histoire, on avance encore bien dans l'intrigue, mais je me demande comment le 4ème va réussir (ou pas) à réunir les 4 épées alors qu'il en a fallu 3 pour n'en réunir que la moitié...

26/08/2009 (MAJ le 17/02/2013) (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Neverwhere
Neverwhere

Oh, que c'est beau ! J'aime ! J'ai enfin recommencé dernièrement à lire des livres, et c'est avec une joie énorme que j'ai fermé le livre Neverwhere de Neil Gaiman il y a deux semaines. Voyant qu'une BD en avait été tirée, je me suis précipité dessus les yeux fermés, et enfin je l'ai lue. Je dois dire que la BD ne m'a absolument pas déçu ! J'ai été très surpris, mais pas déçu. Déjà, le dessin est pas mal du tout. Il reste typé comics, mais est vraiment bon. J'ai été très surpris par les têtes des personnages, qui collent exactement aux personnages, mais à mille lieues de ce que j'imaginais (notamment pour le Marquis ou pour Chasseur). Par contre le héros, la bête, l'ange ou Croup & Vandemar, c'est vraiment une retranscription fidèle de ce que je pensais. De plus le dessin est bien dynamique, avec des scènes très réussies. Ensuite, l'adaptation est vraiment superbe, très fidèle à l’œuvre originale avec des points un peu écourtés, évidemment, mais dans l'ensemble très proche de chaque passage. L'intrigue est tout aussi prenante que dans le livre original, et j'ai suivi avec grand plaisir les aventures de Porte, Richard et les autres. Même en connaissant toute la fin, j'ai été enchanté, et j'ai pu noter plusieurs détails très intéressants que l'auteur a distillé dans l'ensemble des pages, comme autant d'indices pour la suite. Cependant, tout n'est pas parfait, et quelques petits détails m'ont dérangé : notamment sur la fin, où j'ai vraiment regretté que les auteurs n'aient pas développé l'ennui progressif de Richard et la façon dont il regrette le monde. C'est dommage, car je trouvais que c'était une belle façon de conclure le livre, en beauté. D'autre part, certains détails visuels m'ont parfois fait retenir l’œil, mais jamais de façon trop dérangeante. En résumé, c'est une BD qui reste totalement fidèle à l'esprit du livre, superbement mis en scène. L'intrigue, l'action, le suspense, la découverte de ce Londres d'en bas, tout est maintenu pour notre plus grand plaisir. Un vrai moment d'évasion dans un univers à la fois déjanté mais en même temps tellement bien fait. Un pur bonheur pour les amateurs de fantasy. Je le recommande !

16/02/2013 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série La Guerre des Lulus
La Guerre des Lulus

Lulus ? Comme Ludwig, Lucas, Lucien, Luigi et Luce, cinq enfants qui se retrouvent accidentellement, après une escapade de l’orphelinat, dans les bois non loin du front pendant la guerre 14-18. Excellent premier tome, j’ai trouvé le début un peu puéril mais très vite le récit prend de l’ampleur, car si la situation des enfants est amusante dans les premiers temps, très vite les problèmes d’intendance et de sécurité vont se poser. Une bonne dose d’humour, des dialogues savoureux et l’indéfectible amitié qui lie les enfants est touchante. Dessin superbe, lumineux, les décors sont magnifiques et l’ambiance du début du siècle précédent est joliment retranscrite.

16/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Lumières de l'Amalou
Les Lumières de l'Amalou

Une série qui m'est très chère. Je possède la magnifique intégrale 1ère édition et c'est un des clous de ma collection. Le monde inventé par Gibelin et Wendling est vraiment magique, en particulier le mini-monde de l'arbre avec ses 2 créatures jumelles qui font la pluie et le beau temps en fonction de leurs humeurs et de leurs disputes. C'est une idée vraiment originale qui fait toute la force de ce récit. Ces instants sont parmi les plus merveilleux et poétiques qu'il m'ait été donné de voir et de lire. Les couleurs automnales, la mélancolie... C'est beau. Le gafou m'a également beaucoup marqué. Quand il court dans la neige avec ses grosses papattes et son délicieux " feveu" sur la langue. Et tous les petits furets également. avec leur base secrète dans la vieille maison, leur dirigeable. Claire Wenling est sûrement fan de Dans les villages de Cabannes. Et puis le final ... Grandiose avec des pages sublimissimes. Après la série n'est pas exempte de défauts (c'est pourquoi je ne mettrai pas la note maximale). C'est très long à se mettre en place, voire très lent durant toute la durée de la série. Mais l'univers créé est tellement magique, chaleureux et poétique que c'est un vrai plaisir de lire cette série, comme un bon vieux gros bouquin qu'on se plaît à relire au coin du feu. D'ailleurs je vais relire cette série car je me rend compte en lisant les autres avis, que j'ai en réalité complètement oublié l'histoire. Seule la magie reste, et c'est le signe d'une grande bd.

16/02/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Le Loup des Mers
Le Loup des Mers

Comment faire autrement que de se procurer cet ouvrage et de le lire dans la foulée? Il faut quand même rappeler que le dernier album de Riff Reb's , librement adapté d'un roman de Jack London publié en 1904, a reçu sur les sites et revues spécilalisés en bande dessinée un grand nombre de critiques élogieuses. Ce n'est pas pour fayoter mais j'ai également été influencé par les excellents avis rencontrés sur la BDthèque( ceux -ci servent à ça en règle générale), pour courir chez mon libraire et acquérir ce remarquable one shot. L'histoire a déjà été racontée dans les avis précédents , je vais donc être bref. Humphrey Van Weyden, aprés un naufrage, est recueilli par le capitaine d'une goélette phoquière . Le capitaine Loup Larsen est un homme violent mais il est trés cultivé. Il terrorise tout l'équipage ainsi que son nouveau passager , qu'il enrôle de force comme mousse. Je n'ai pas lu le roman de Jack London, mais je pense bientôt remédier à cette lacune. L'ouvrage de Riff Reb's m'a tellement envoûté que je vais me lancer prochainement dans la lecture du roman. J'ai hâte de m'y plonger pour me retrouver à nouveau en présence de ce curieux et détestable personnage qu'est Loup Larsen. Il est tellement rare de rencontrer ce genre de brute épaisse avec une telle connaissance de la poésie, de la littérature et des sciences . En général ces personnages ont un QI avoisinant le zéro , mais là nous sommes en présence d'un érudit et c'est ce qui fait son charme si j'ose m'exprimer ainsi. Moi qui ne suis pas un fan des récits d'aventures , j'ai été captivé et j'avais l'impression de me retrouver avec l'équipage à bord du "Fantôme "( c'est le nom de la goélette de Loup Larsen)et de voguer avec lui sur cette mer tantôt déchaînée tantôt d'un calme terrifiant. Pour en venir au dessin de Riff Reb's , on ne peut qu'être attiré par celui-ci et par ses couleurs d'une beauté rare. Certaines planches sont tout simplement magnifiques. L'auteur a réussi avec ses gros plans sur le visage et le regard de Loup Larsen à me glacer le sang. J'avais apprécié le travail de Riff Reb's dans son précédent album A bord de l'Etoile Matutine , mais je pense que dans cette nouvelle BD le dessin est encore plus abouti. Il m'est donc impossible de ne pas conseiller l'achat et la lecture de ce one shot , alors n'hésitez pas , faites comme moi précipitez vous chez votre libraire.

15/02/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Squeak the mouse
Squeak the mouse

Le must du cartoon trash. Cette bd est un vrai régal quand on est fan comme moi des vieux films d'horreur des années 70 et 80. Ce ne sont que des références à ces films gore (Vendredi 13, La nuit des morts vivants, Massacre à la tronçonneuse... ) mais en mode Tom and Jerry et avec une bonne dose de porno en plus. Ca court, ça baise, ça tronçonne, ça court, ça se zombifie, ça se re-massacre ... Un vrai carnage sans fin à hurler de rire. L’ancêtre d'Itchy et Scratchy (en plus trash) et de "Happy tree friends" mais avec du cul en plus. Je recherches activement les 2 tomes de cette bd culte car IL FAUT que je possède cette série.

15/02/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Nevada
Nevada

C’est l’histoire d’un homme qui voit resurgir des éléments de son passé, lorsqu’il aperçoit un visage familier à la télé. Il décide alors de partir retrouver cette personne à l’autre bout des Etats-Unis. Et il va mettre les pieds dans un joli sac de nœuds. Il atterrit vraiment dans un bled paumé, le genre de coin où on voit d’un très mauvais œil l’arrivée d’un étranger. La plupart des habitants sont au service du vilain magnat local, et ils ont des choses à se reprocher. Après avoir sympathisé avec le garagiste, il va donc très découvrir que le reste de la population est plutôt du genre hostile. En fil rouge de cette histoire il y a évidemment cette personne qu’il est venu revoir. Elle ne le reconnait pas, donc difficile de comprendre ce qui les unis et donc ce qui a motivé ce voyage. Quelques petits éléments de réponse commencent à être disséminés au fil de l’album. Ça marche très bien, les infos tombent vraiment au compte-goutte, et du coup on a bien envie de connaitre le fin mot de tout ça. Mais en plus de ça, tous les évènements qui concernent cette petite ville sont bien pensés. La tension entre le héros et les hommes de mains est palpable. Alors certes cela reste classique le coup de l’étranger qui met le nez ou il ne faut pas. Mais c’est efficace et là encore ça fonctionne plutôt bien. Les péripéties se succèdent à un bon rythme, il y a de l’action, et ce récit se révèle assez prenant. Le dessin est assez original, il est très géométrique, les visages sont un peu anguleux. Ce style est assez cohérent avec le ton de l’intrigue. En conclusion, il y a vraiment pas mal de bons points dans ce premier tome. Et même si il n’est pas super original sur le fond, il est très réussi sur la forme, on n’a pas le temps de s’ennuyer.

15/02/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Daytripper (au jour le jour)
Daytripper (au jour le jour)

Encore une énorme surprise et un TRES bon roman graphique que ce "Daytripper (au jour le jour)". Et quand je dis énorme, c'est tant sur le fond et le formidable travail de narration que dans la mise en image de Fabio Moon et de Gabriel Ba pour les décors (merci pour les précisions de mon envoyé spécial à Angoulême, Bab himself). Les deux se complètent magnifiquement et subtilement pour donner corps à cette histoire empreinte d'une folle universalité : vivre et mourir est le lot de chacun, reste à savoir pour quoi pour la première, et comment pour la seconde... Entre rêve et réalité nous plongeons dans la multitude de vies possibles ? rêvées ? vécues ? de Bras de Oliva Domingos, fils d'un écrivain célèbre qui travaille pour un journal à la rédaction de chroniques nécrologiques. Chaque tranche de sa vie est un chemin possible, un bout du destin de cet homme, qui se terminera toujours de façon tragique... par sa mort... Fatalisme ? Non plus. Car chaque chapitre qui nous narre dans une chronologie aléatoire les moments cruciaux de la vie de cet homme et se terminent par son trépas, ne donne pas dans le pessimisme et le larmoyant. La mort est juste remise à sa juste place, à place égale avec la vie ; elle en est même une composante essentielle. Son père ne lui dit pas autre chose dans un des chapitres : « La vie est comme un livre, fils. Et tous les livres ont une fin. Peu importe combien tu aimes ce livre, tu arriveras à la dernière page et ce sera fini. Aucun livre n'est complet sans une fin. » Notre "fils de" se construira et trouvera sa juste place au travers de tous ces éléments si justement et subrepticement semés au fil du récit. C'est donc cette vie décomposée, puis recomposée qui nous met en lumière la valeur de l'instant, des êtres chers qui nous entourent, de la famille, des moments fugaces qui ne sont que ressentis et sensations mais qui font le sel de la vie. Et ce qui est magique dans cet album, c'est la qualité du graphisme des deux auteurs, qui nous transporte grâce à un trait d'une grande finesse et expressivité. Sa colorisation chaude et vibrante n'est pas en reste et donne à l'ensemble une force surprenante et littéralement vie à ce récit. Vous l'aurez compris, ce "Daytripper" vaut plus que le détour. Entre un dessin sublime et une narration sur une thématique casse gueule menée ici demain de maître, je dis chapeau d'avoir réussi un tel album ! A lire et à relire sans retenue, histoire de ne pas oublier chaque jour qu'il peut-être le dernier.

14/02/2013 (modifier)