Spaghetti Brothers

Note: 3.71/5
(3.71/5 pour 17 avis)

En noir et blanc comme dans de vieux films américains, suivez cette saga au goût de café amer, pimentée d' immoralité et nuancée d' épisodes acidulés comme du citron vert.


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Auteurs Argentins Carlos Trillo Gangsters Vents d'Ouest

Ils étaient 4 à embarquer pour l' Amérique. A bord de ce bateau, rempli d' italiens rêvant de cette nouvelle terre promise, la mère donna une ultime vie en perdant la sienne.Ils se virent 5...et orphelins en arrivant au port. Ensuite, comme tout le monde, ils grandirent. Amérigo Centobucchi, l' aîné, est un gangster. Catérina, plus connue sous le nom de Gipsy Boone, est actrice. Les 2 jumeaux, Franck et Carmela, ont suivi des voies totalement opposées. Franck est curé, Carmela une pauvre femme au foyer cachant quelques curieuses perversions. Pour finir, Tony, né sur le bateau, est devenu policier. Gangster et flic, actrice frivole et prêtre austère, 4 vies distinctes et bien dissemblables, et Carmela avec sa double vie....

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 1995
Statut histoire Série terminée 16 tomes parus
Couverture de la série Spaghetti Brothers
Les notes (17)
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16/08/2001 | Loïc
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Par Seb94
Note: 4/5

Après lecture de l’intégrale. J’ai pris plaisir à suivre les péripéties du quotidien de cette drôle de famille italienne vivant aux Etats Unis pendant la période de la prohibition. Paru initialement sous forme de périodique, on suit cette famille à travers différentes petites histoires indépendantes, toutefois l’ensemble se suit et reste parfaitement cohérent. La grande force du récit vient de ces personnages hauts en couleurs de cette famille pas comme les autres, 5 frères et sœurs aux professions pour le moins hétéroclites, à savoir un curé, un mafioso, un policier, une actrice et une tueuse à gage, rien que ça… Les péripéties ne manquent pas, l’humour noir tourne à foison et l’on passe du comique au tragique d’une page à l’autre. L’ensemble est donc plaisant à lire, même si cette énorme intégrale finit par devenir indigeste sur la fin, les dernières histoires étant moins intéressantes en se concentrant davantage sur des personnages secondaires. Passez un moment avec la famille Centobucchi, vous ne vous ennuierez pas…

16/08/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5

On peut dire que Spaghetti Brothers ne fait pas dans la demi-mesure : on vole, on viole, on assassine, on baise, on ment, on cogne, on complote, on trompe et j‘en passe. Pour résumer on se tape les sept péchés capitaux et on encule les dix commandements ; oui, on est parfois vulgaire aussi, mais ça c’est comme un liant, pour que faits et langage soient en parfait accord. Les femmes sont souvent des salopes ou des putes, et les mecs les frères des premières ou les fils des secondes, c'est un beau panel du genre humain dans toute sa splendeur, une belle vision de la réalité du début du 20ème siècle, entre prohibition, fric, religion et excès en tous genres. Tout cela serait de fort mauvais goût si l‘humour n'en était le premier ingrédient. Un humour cynique, noir et parfois un peu dérangeant, voulant amoindrir certains actes tragiques. Mais quoi qu’il arrive et quelles que soient les vilénies commises ou subies par les protagonistes c’est un pur délice, on touche au sadisme et on ne ressent aucune culpabilité, bien au contraire, c’est totalement jouissif. Ceci dit deux choses sont venues entacher mon plaisir. Tout d’abord une relative mais tangible frustration, ça sent la publication en périodique, la petite histoire méchante et marante qu’on lit en deux minutes jusqu’à la prochaine fois. Je trouve que ce n’est pas faire honneur à tous ses personnages aussi odieux qu’attachants, un récit d’un bloc à l’image des grandes sagas mafieuses, aurait été nettement plus abouti. Par ailleurs, les tous derniers tomes concernent plus les paroissiens de Franck que la famille Centobucchi, c'est un petit peu moins accrocheur. La suite, Vieilles Canailles, apporte, elle, une belle finition à l'ensemble. Ensuite, le graphisme. Globalement excellent il pèche au niveau des visages des femmes qui sont trop ressemblants, on finit par les différencier aisément grâce à leur coupe de cheveux, mais autant les hommes sont variés, leur physique s’accordant à leur personnalité, autant les femmes n’ont pas bénéficié du même travail, je trouve malheureusement que ça enlève un peu de personnalité au récit.

11/08/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Une page en six cases, une histoire en huit pages et il n’en faut pas plus afin de créer l’une des séries mafieuses les plus cruelles, drôles et surtout attractives en bandes dessinées. Car pour peu que vous jubiliez devant l’humour noir et graveleux de ces drames familiaux italiens sur fond de prohibition il y a de quoi se régaler avec l’immense pavé de près de 800 pages réunies dans une intégrale imposante mais luxueusement. En effet rien n’est classique ou vertueux dans les mœurs de la famille Centobucchi et de ses cinq frères et sœurs. Caterina est une actrice de cinéma muet de seconde zone au talent aussi démesuré que les moyens qu’elle met en œuvre pour devenir une starlette, Carméla trompe l’ennui de sa vie de femme au foyer en jouant des pistoles et de ses charmes pour des contrats à gage et son jumeau Francesco (le plus sympathique et poilant personnage de cette fratrie) n’a rien à envier de Don Camillo dont il s’inspire par la parole et les poings pour gérer sa paroisse. N’oublions pas Antonio, le petit cadet en policier raté qui voue une haine sans nom à Amerigo l’ainé et mafioso de métier et dont ils se partagent la même femme !!! Si on secoue ce cocktail explosif de prohibition, de pas mal de violence et également de sexe, il reste suffisamment de place pour y laisser l’élément le plus important de ces récits qui s’enchainent sans temps mort : l’humour ! Car les histoires ont beau être inégales, la fin devenant même carrément sérieuse et ennuyeuse avec ces leçons de morale sans morale assénées par l’ecclésiastique de la famille, l’ensemble se dévore avec une frugalité effrayante car on n’a de cesse de lire les démêlés et déboires de toute cette famille heureusement atypique. Trillo maitrise complètement son sujet, dépassant de même en intérêt le pourtant excellentissime cousin Torpedo de Bernet dont il emprunte les mêmes ficelles pour le politiquement incorrect tout en y injectant une certaine continuité narrative. Ce ne serait surement pas aussi réussi sans le trait inspiré de Mandrafina qui croque les deux têtes brulés de la famille Amerigo et Francesco sans nul égal. Il suffit juste d’observer les expressions muettes de ses protagonistes pour déclencher un fou rire mérité. Le trait noir est inspiré et réaliste. Les décors sont un peu plus effacés même s’ils ne sont pas négligés. J’ai juste eu parfois un peu de mal à différencier les deux sœurs. Pour le reste, et bien il est impossible d’en ressortir déçu si ce n’est qu’il y manque cruellement une conclusion que l’on s’empressera de lire dans l’épilogue de cette série désormais culte à mes yeux : Vieilles Canailles où nos zéros ont pris un peu d’âge et de bouteille mais toujours la même santé pour les embrouilles. Complètement inutiles et futiles donc carrément indispensables, ces spaghettis là risquent de vous procurer une indigestion de fous rires !

10/08/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
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Encore une excellente série de Trillo ! Ce scénariste a du talent et il le montre encore une fois avec cette saga qui tourne autour d’une famille très particulière. Les cinq protagonistes ont un rôle défini grâce par leur métier (l’actrice, le policier, la tueuse à gage, le mafioso et le curé) et c’est sans aucun doute ce qui fait le piquante de la série. Les histoires se suivent plus ou moins car, en fin de compte, la série raconte la vie de tous les jours de cette famille et on ne s’ennuie pas souvent avez eux. Mon personnage préféré est sans aucun doute Amerigo qui est celui qui me fait le plus rire alors que, ironiquement, c’est aussi celui qui fait les trucs les plus dégueulasses. Mes moments préférés sont quand les frères et les sœurs font preuve de solidarité entre eux. Je trouve que c’est touchant. Le dessin est très bien et le découpage rend la lecture rapide et dynamique. Après avoir terminé une histoire, j’avais toujours envie de connaître la suite même si le récit que je venais de terminer n’était pas très bon car, il faut l’avouer, il y a du bon et du moins bon dans les 16 albums de cette série, mais, globalement, j’ai adoré !

29/09/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 4/5

Après 10 tomes sur 16: En voilà une série qui porte bien son nom. Spaghetti Brothers, c'est l'histoire d'une famille italienne qui aux Etats-Unis pendant la période de la prohibition. Nous suivons les aventures des frères et soeurs de la fratrie. Et comme l'indique le mot spaghetti, il va y avoir plein de sacs de noeuds. Les cinq protagonistes récurrents sont le frère ainé Amerigo, truand à la morale hypocrite qui voue à culte à la "mama", de Carmela, mère au foyer mais également tueuse à gage, Caterina qui occupe le rôle d'une grande actrice de films muets, Franck, curé de sa paroisse et également le personnage à mon avis le plus drôle, et enfin Antonio, flic et détesté par son frère Amerigo pour des raisons dévoilées assez tôt. C'est donc une bien drôle de famille que nous avons là. Le début de la série est assez comique, privilégiant le burlesque aux histoires tragiques ou trop impliquées. A ce sujet, il faut noter que les albums sont décomposées en histoires de 8 planches chacune, avec en moyenne 6 cases par planche. La lecture s'effectue assez rapidement. Mais revenons-en à l'orientation de la série. Passé quelques tomes, l'humour est progressivement délaissé au profit d'histoires plus sérieuses et moins drôles, sans pour autant gommer la touche comique. Pour en revenir à l'enchainement des histoires, il me faut stipuler qu'elles suivent toutes un fil directeur, qu'elles ne sont pas isolées comme peuvent l'être des saynettes d'autres BD, comme par exemple un Gaston Lagaffe. Non, si le format est ainsi, c'est plus pour éviter des transitions qui ne feraient que ralentir le rythme. Pari globalement réussi. Il faut également parler du dessin. A première vue, il ne paie pas de mine. Il est pourtant plus riche qu'on ne le pense, et les aplats de couleurs ne sont en réalité que peu fréquents. Les détails ne sont pas légion, mais ce n'est au final pas si important. Le gros du détail est effectué sur le faciès et force est de constater que les expressions sont vraiment réussies. Même constat positif pour ce qui est des carrosseries. Bref, même si je pensais tomber sur une série au background bien fourni et que les histoires ne sont pas toutes super entrainantes (pourtant je ne m'ennuie pas), cette série plutôt orientée vers le roman graphique m'a bien plu. Mes tomes préférés se situent surtout vers le début de la série. Note finale: 3.5

30/03/2010 (modifier)

‘Spaghetti brothers’, c’est l’histoire des membres d’une famille italienne expatriée à New York. Ils sont cinq frères et sœurs : Amerigo, le gangster, Francesco, le curé, Antonio, le policier, Caterina, l’actrice, et Carmela, la femme au foyer. J’ai acheté l’édition intégrale d’occasion. Plus de 750 pages de noir et blanc sur papier de qualité, avec pour résultat un très bel ouvrage. Le trait de Mandrafina est soigné et très agréable. Les femmes de l’auteur sont en règle générale tout à fait charmantes, même si l’on pourrait lui reprocher le fait qu’elles se ressemblent parfois à s’y méprendre (Caterina et Carmela, p. ex.). Le dessin est certes un peu trop caricatural à mon goût, mais ça sert plutôt bien le récit. Le découpage est quasi systématiquement de huit planches par chapitre, chaque planche étant elle-même divisée en huit cases. Avec des chapitres aussi courts, le rythme n’a malheureusement généralement pas le temps de s’installer. Concernant le scénario, je ne suis pas particulièrement amateur de vaudevilles. Or, Trillo prend un malin plaisir à balader le lecteur de coïncidences en quiproquos. Il faut toutefois reconnaître qu’il aurait été malaisé de traiter de manière plus réaliste un postulat de départ aussi peu crédible. Par ailleurs, les histoires d’adultère confessées au père Franck se répètent un peu trop souvent à mon goût. L’intégrale est énorme, au point d’en devenir indigeste. Ce qui est d’autant plus choquant que la fin du récit est de moins bonne facture que son début. Plutôt que de continuer à développer les relations intrafamiliales, les auteurs ajoutent des histoires indépendantes, avec pour protagonistes des personnages à usage unique. Il n’y a par ailleurs pas vraiment de chute à proprement parler. L’on ne saura rien de l’évolution de la relation adultère de Tony, de la carrière de Caterina, des activités nocturnes de Carmela – qui était pourtant mon personnage préféré – ou du business d’Amerigo. Dommage… En conclusion, je suis plutôt déçu par cette lecture. Il n’en demeure pas moins que ‘Spaghetti Brothers’ n’est pas exempt de qualités. Les auteurs parviennent notamment à alterner les scènes comiques et les scènes tragiques avec brio.

17/03/2010 (modifier)
Par scuineld
Note: 3/5

Prenez un flic né sur un bateau venant d'Italie et voguant vers les USA et dont la mère est morte en le mettant au monde. Ajoutez un frère maffioso qui vénère une image de sa mère (et donc qui en veut à son frère). Saupoudrez le tout de deux présences féminines: - une soeur actrice qui fût prête à tout pour arriver - une autre soeur pas si mère au foyer qu'on pourrait le croire... Et liez le tout avec un dernier frère, prêtre, confesseur et réconciliateur de ce petit monde. Vous obtenez alors la base de cette série. Rajoutez: - des situations amusantes et parfois fort improbables - des seconds rôles typiques et atypiques gravitant tout autour - des coïncidences assez nombreuses (on dirait que tout le monde vient se confesser chez notre bon prêtre, et toujours à cause d'un membre de sa famille) Et vous obtenez la sauce liant le tout. Vous obtenez donc une histoire racontant la vie de ces 5 personnages avec toutes les péripéties qui vont avec. Ne cherchez pas plus loin, il n'y a rien d'autre. Mais comme c'est bien raconté, que c'est assez amusant, on passe donc un bon moment de lecture.... Et comme le graphisme en noir et blanc est loin d'être dégueux et que le découpage en 6 cases par planche est agréable... A lire donc et à acheter d'occasion si vous en avez la possibilité.

30/12/2009 (modifier)
Par Cévenol
Note: 3/5

Si je vous dis Spaghettis, Centobucchi, Siciliens, New York ? Vous pensez que seul Giovanni met autant de farce dans ses raviolis ?!?! Vous pensez bon plan pour un restau italien ?!?! Si tel est le cas allez vite manger un bout et revenez plus tard car je ne vous sens pas très attentifs !!!! Alors j’ajoute : 1920, prohibition, gangsters, cinéma ?. Ah on y est ! L’imaginaire prend enfin le pas sur votre estomac et les clichés se multiplient dans votre esprit. Vous êtes maintenant en condition pour démarrer la lecture de Spaghetti Brothers. Pour autant prenez conscience quant à l'origine du produit et ne vous laissez pas embarquer trop vite à la lecture du menu. Il ne faut pas vous attendre à une énième tentative de la BD visant à transcrire l’ambiance cinématographique sombre qui a assuré le succès de films comme les Incorruptibles ou le Parrain – et par extension Scarface. Le principal ingrédient de Spaghetti Brothers est avant tout l’humour… l’humour noir (ou plutôt gris pour être sincère). Cette série est en effet une immense parodie qui réussit à attirer l’attention là où d’autres, à trop chercher le réalisme, arrivaient à atteindre l’indifférence du lecteur face au récit. La recette de base est simple et familière dans le monde de la BD. Présentés façon Tapas plusieurs personnages aux caractères clairement identifiables et identifiés assurent la base d’histoires qui n’ont, en apparence, que rarement un impact pour l’ensemble du scénario. Pour autant tout lecteur averti sait que quelque chose se cache derrière cette facilité de façade. Dès l’entrée je sais donc que le dessert va me donner l’impression de m’être fait balader et je me prépare dès lors à éprouver ce sentiment étrange qui mêle vexation et plaisir. S’agissant d’une fratrie composée d’un gangster, d’un flic, d’une comédienne et d’un curé les liens familiaux apparaissent longtemps comme une trame intéressante, puis potentielle, et enfin sous-exploitée. En effet plus la lecture avance, plus cette fratrie s’affirme comme une excuse à la différence. Si les nombreux évènements qui ponctuent le récit bouleversent la vie des différents protagonistes et font évoluer nos sentiments envers chacun d’eux on perd toutefois un peu le fil. Il est à ce titre délicat de parler d’une histoire au sens singulier du terme. Ce manque de liant est, vous l’avez compris, le principal reproche que je puisse faire à l’œuvre prise dans son ensemble. J’attendais en fait énormément de la fin, j’espérais un feu d’artifice digne de la mise en bouche et qui aurait rassemblé la fratrie au sein d’une seule et même histoire, autour d’un seul et même repas… Le dernier ? Plutôt que cela la dernière partie nous offre un personnage central mais qui s’impose au détriment des autres sans pour autant contribuer à l’ensemble. Voilà pour mon œil critique permis par le recul d’une fin de lecture… Car pour être franc j’ai passé un agréable moment à lire l’intégrale. Le dessin colle à l’esprit désiré et, dans ses premiers opus, la série ne manque ni de rythme, ni de piment. Les personnages sont bien travaillés et les scenarii pris indépendamment sont bien ficelés, ce qui m’a fait peut-être en attendre un peu trop et peut expliquer mon sentiment d’inachevé. Au final j’en arrive à conseiller l’achat, décidé à pencher dans ce sens par l’intégrale qui offre un très bon rapport qualité/prix permis par un noir et blanc qui ne déçoit en rien, bien au contraire. Dans tous les cas je vous conseille la lecture et l’achat de cette BD qui mérite toutefois une lecture espacée pour ne pas risquer l’indigestion mais qui pourrait répondre à vos fringales bédéphiles. Dommage que cette faim soit inaboutie, car sans cet arrière goût la note aurait sans doute été tout autre et le nombre d’étoiles changé…

02/11/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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On suit avec plaisir les aventures de cette famille d'origine sicilienne pas comme les autres. C'est une véritable saga familiale avec des 5 frères et soeurs au parcours totalement différent. La psychologie des différents personnages est d'ailleurs assez recherché ce qui est réellement appréciable pour ce type d'histoire. Cela confère une vraie dimension! Le format est un peu inhabituel mais très agréable à la lecture (6 cases par planche). Le dessin sobre et expressif en noir et blanc colle bien à l'atmosphère polar dégagé d'autant que le jeu d'ombre est parfaitement maîtrisé. La vraie classe! Il est franchement dommage que la série soit si longue. C'est un véritable pavé avec des épisodes tout à fait dispensables. J'aurais facilement donné une étoile de plus si cela avait été plus court. Par ailleurs, par la suite, la colorisation va faire son apparition. J'aurais aimé une uniformité à ce niveau là. Il n'en demeure pas moins que cette série est une belle réussite du genre où l'humour peut côtoyer la cruauté de certaines scènes. On s'immerge dans l'Amérique des années 30 où règne la prohibition ainsi que la Mafia. Il y a un charme indéniable à suivre des destins aussi savoureux entre cynisme et morale.

26/02/2009 (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5

Pas facile la vie pour les Centobucchi, cette famille d’immigrés italiens qui vit dans le New York des années 1920… Ayant fait l’acquisition de l’intégrale récemment parue (40 € pour 772 planches, je ne me sens pas lésé), je me suis plongé au cœur de l’Amérique d’Al Capone. L’ambiance générale du livre est vraiment excellente, je pense qu’il s’agit ici de la première qualité du récit. On bascule dans l’univers des films Le Parrain, Les Incorruptibles ou encore Chicago. Si la violence est omniprésente, elle est traitée avec beaucoup de dérision et d’humour. La psychologie des personnages est bien construite et elle leur permet de bénéficier d’un profil assez complet ; au bout de l’intégrale, je dois avouer m’être attaché aux différents protagonistes. L’histoire est découpée en petits chapitres, ce que j’ai également apprécié. Le dessin, ici en noir et blanc, est de qualité et les expressions données aux visages des personnages m’ont souvent fait sourire. Alors, qu’est-ce qui cloche ? J’en reviens à ce qui est précédemment dit : la fin est franchement foireuse. Non pas que des intrigues n’aient pas été éclaircies, mais bien qu’au bout de 650 planches, j’aurai espéré mieux que quelques petites histoires d’un ou deux personnages pour inscrire le mot « fin ». Où sont passés les autres ? Par rapport au reste de l’album, les 100 dernières pages deviennent lassantes… Bref, je pense que vous avez compris : je noterais la série « franchement bien » pour les trois-quart de l’album, et « bof sans plus » pour le dernier quart.

21/01/2009 (modifier)