Gilles Hamesh

Note: 3.06/5
(3.06/5 pour 16 avis)

Détective privé sans scrupules, Gilles Hamesh est un hybride de Philippe Marlowe de Raymond Chandler et du Gros Dégueulasse de Reiser. (Source : Humanos).


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Détective privé sans scrupules, Gilles Hamesh est un hybride du Philippe Marlowe de Chandler et du Gros dégueulasse de Reiser. Au milieu d'un monde en voie de décomposition, à son image, il résout les énigmes à son profit, pour satisfaire besoin d'argent et pulsions inavouables. (source : humanos) A coup d'humour très noir et de fantastique, Jodorowsky et Durandur s'amusent à lacérer quelques grands thèmes du polar, composant en cinq enquêtes au delà du cynisme un tableau décapant de la société urbaine. De l'amusement en perspective...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1995
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Gilles Hamesh
Les notes (16)
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22/05/2002 | ArzaK
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Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Le dernier album de Jodorowsky que j'avais vraiment envie de lire. D'un coté parce que j'aime bien l'humour noir et d'un autre à cause du coté controversé de l'album. Vu que les avis sont très divisés je n'avais aucune idée si j'allais aimer ou non et j'avais vraiment envie de savoir dans quel camp je finirais par me retrouver. Bon ben je fais parti de ceux qui n'ont pas accroché à l'album. C'est provocateur quoique hormis quelques cases trop crades pour moi, je n'ai pas été choqué par ce que contient l'album. Je dois dire que j'ai lu et vu tellement de trucs malsains (genre des Evilfrance avec des femmes qui ont leurs seins coupés) que mon niveau de tolérance doit être supérieur à la moyenne. Je pense que la seule chose qui m'aurait vraiment mis furieux aurait été de mettre de la pédophilie dans l'album (en tout cas s'il y en a j'ai pas remarqué !). Et puis j'ai surtout tendance à trouver malsain des scènes censées m'émoustiller avec des trucs horribles (genre une fille qui se fait violer) ou encore des œuvres créés uniquement dans le but de promouvoir des discours puants alors qu'ici je sais que les auteurs ne sont pas sérieux et se sont juste lancés le défi d'aller le plus loin possible dans le trash. J'ai vite trouvé que les histoires étaient ennuyeuses et j'ai à peine souris durant ma lecture. L'humour ne m'a pas fait sourire et parfois je ne comprenais pas ce qui se passait et je n'avais aucune envie de faire un effort pour relire des passages et essayer de mieux comprendre tellement je m'ennuyais. C'est dommage parce que j'aime bien le look de Gilles Hamesh et le dessin est bien. D'ailleurs, j'aurais préféré lire la version originale de l'album et non sa réédition dans un petit format.

28/10/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai recherché quelques temps cet album, réputé pour être assez trash (je l’ai trouvé soldé il y a quelques années), et ai donc pu enfin découvrir cette mise en avant du bon goût. Je possède la version originale, qui minimisait dans son titre Gilles Hamesh, pour mettre en gras et en avant le sous-titre « polar extrême ». Et le fait est que c’est davantage représentatif du contenu que le titre de la seconde version ! Jodorowsky pond souvent des scénarios alambiqués, remplis de mystique. Ici, j’ai vraiment eu du mal à reconnaître sa patte. Quelques extraits de l’épopée de Gilgamesh scandent chacune des histoires composant l’album : voilà pour la touche mystique, mais je n’ai pas vu le lien avec les histoires, si ce n’est rappeler le jeu de mot sur le nom du héros. Enfin, nous avons peut-être révélé là le côté obscur, noir et délétère de Jodo. Toujours est-il qu’on est moins surpris de voir Durandur participer à cet album, lui qui a commis d’autres ouvrages poétiques assez rentre dedans (déjà les titres !). Plus Durandur que Jodo donc… Un polar extrême disait donc le titre original. Un polar certes, mais très noir, Gilles Hamesh, par sa fréquentation des bas-fonds, l’extrême nonchalance de sa démarche, le côté poisseux de ses aventures et la dégaine, le cynisme de ses réparties, ressemble à une sorte de Philip Marlow – mais alors après quelques cuites et nuits blanches ! Voilà pour le polar. Mais Hamesh, s’il mène vaguement des enquêtes, illustre surtout le côté extrême du sous-titre initial. Usant d’un langage argotique, fleuri et très ordurier, il ne fréquente que des endroits glauques, se complait dans la merde (dans tous les sens du terme d’ailleurs !), le scato, le crado, l’anthropophagie et autres « déviances » ne le révulsant pas trop. Le dessin de Durandur, usant du Noir et Blanc, maintient volontiers du sombre, de l’indéfini. Là aussi, on oublie volontiers la finesse. Là où Vuillemin avec Les Sales Blagues de l'Echo ou les excellents Paf et Hencule, tout en étant aussi très noirs, cons et trash mettaient une sorte de filtre en usant de l’humour, Jodo et Durandur ne se donnent même pas la peine de donner cette justification. Même si on arrive à déceler quelques touches d’humour (très noir bien sûr !) dans les dialogues outranciers, ou dans certaines situations finalement burlesques. C’est donc une œuvre provocante, forcément dérangeante, une « curieuse curiosité ». En tout cas, pour amateurs « éclairés », ce défouloir mérite un petit coup d’œil. Avec Paf et Hencule, Hitler=SS, cet album forme une sorte de trilogie du trash en bande dessinée, dont la rencontre n’est pas évidente dans les bacs des supermarchés – ou d’ailleurs…

08/09/2017 (modifier)

J'ai adoré l'humour très noir et les situations très trash de cet album avec une pointe de fantastique qui passe super bien. Un détective bien crasseux, reflet de la ville dans laquelle il opère. Perso, j'en redemande.

12/01/2014 (modifier)
Par Ned C.
Note: 2/5

Je dois avouer que ce « polar extrême « m’a arraché deux ou trois sourires tellement le glauque y est ici poussé à son paroxysme. En fait, ce sont plutôt les réactions de Gilles Hamesh, détective désabusé, qui m’ont fait sourire, face à un monde sordide et violent, rempli de prostituées difformes et de rats s’accouplant parmi les seringues usagées. Raciste, scatophile, agnostique, nécrophile, cannibale,…Dur de faire plus anti-héros que ce Gilles Hamesh,, parfait fruit pourri de cette société décadente où les crimes dépassent le simple fait divers et s’étalent monstrueusement devant la curiosité malsaine ou l’indifférence des badauds. Et malgré tout cet étalage racoleur tel un journal télévisé, je n’ai pas été embarqué dans le rafiot.

21/10/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Gilles Hamesh n’est pas à mettre entre toutes les mains ça c’est sûr. Surtout si elles sont propres. Je conseille même de se renseigner sur le contenu avant une lecture ou de l’offrir à quelqu’un. Gilles Hamesh est probablement la BD la plus dégueulasse et trash que j’aie lue et que je lirai, à moins de tomber un jour sur les autres œuvres du dessinateur Durandur et qui semblent être de la même veine. Le personnage principal Gilles Hamesh, est un détective alcoolo, moche, scatophile, cannibale, ordurier, raciste et tout adjectif à consonance négative. Il est à l’image de la société et de l’environnement dans lequel il vit, sale et corrompu. Il serait injuste de mal noter cette BD sous prétexte qu’elle met mal à l’aise et peut donner des nausées aux âmes les plus sensibles (pauvres choux…) alors que c’est principalement le but recherché ici par Jodorowski, dépeindre les aspects les plus gerbants et glauques de notre société et nous les balancer en pleine tronche. Une réussite en somme. Il est dommage en revanche que le format et l’aspect choisis pour cette BD ne soient pas un peu plus classe. Le format est plus petit qu’un comics américain et la couverture est souple.

08/01/2013 (modifier)

« Sale », c’est le mot qui définit le mieux cet album, dont le héros, Gilles Hamesh, est un personnage des plus répugnants. Son aspect physique est en effet aussi repoussant que sa mentalité est dépravée. Si Jodorowsky fait souvent dans l’excès, en l’occurrence, il s’affranchit de toute limite. Racisme, cannibalisme, scatophilie et autres sujets exotiques, tout y passe. Même s’il ne s’agit pas exactement de mon style graphique de prédilection, je dois bien reconnaître un talent certain à Durandur. Son dessin poisseux colle parfaitement à l’ambiance du récit. J’ai beaucoup aimé le vieil argot. J’ai moins apprécié le côté surnaturel de l’album. À mon avis, à part Yume no Q-Saku (que je n’ai d’ailleurs pas encore eu l’occasion de lire), il doit être difficile de trouver plus trash que les aventures de Gilles Hamesh. Bref, si les auteurs voulaient choquer, c’est réussi ! Mais de là à dire qu’ils ont fait une grande bd… À réserver aux amateurs de sensations fortes ! ;)

06/11/2010 (modifier)

Ce "Polar extrême" porte plutôt très bien son nom. Oui, c'est extrêmement sale, scato, sado, facho sur toute la ligne .. et bien plus encore. C'est vraiment dégueux en fait ... :o Mais c'est surtout extrêmement bien dessiné, et extrêmement bien écrit. C'est finalement une des meilleures ambiance de polar qui soit, et l'animal (il est à la limite du gorille) a une gueule pas possible. C'est donc extrêmement réussi. J'ai adoré plus particulièrement le tac au tac du personnage, les répliques cultes. J'ai choisi d'en rire plutôt que d'en vomir ...

08/02/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
L'avatar du posteur Miranda

85 planches en totalité, desquelles je dois en retirer 20 (pages 50 à 70), il en reste donc 65 ce qui est plus qu'honnête pour une bd. Il est vrai que je me serais bien passée de celles-ci ; elles forment l'avant-dernière histoire, totalement scato et franchement crade, je les ai lues avec un profond dégoût et à la relecture je les sauterai, c'est évident. D'autant plus que c'est aussi la seule histoire qui comporte une grosse incohérence. Ma note portera donc sur les 65 autres planches qui elles, sont excellentes. Toutes les dépravations humaines y passent, un peu comme dans Durandur, mais en plus intéressant, puisqu'il s'agit ici de mini enquêtes menées par un détective on ne peut plus dépravé. Tout y passe, cannibalisme, homophobie, racisme, torture, etc. C'est toujours cru, parfois un peu imagé, parfois un peu fantastique, mais toujours traité avec humour et acidité, et surtout ce qui est le plus important, très réel. Tous ces cas réunis ici pourraient sembler exagérés, mais ils ont tous eu lieu dans la réalité, et bien plus souvent qu'on ne le pense. J'ajoute un coup de cœur pour la dernière histoire. Je n'ai pas eu l'impression de lire du Jodorowsky, mais du pur Durandur, qui encore une fois nous démontre ici que l'on vie dans une société d'enculeurs de mouches. En disant cela j'ai une petite pensée pour la pauvre Trini… paix à son âme, du peuple des muscomorphes. Rebaptisée Polar Extrême cette bd porte bien son nom, surfant avec les limites de la tolérance et les dépassant souvent, mais toujours juste. Oups, j'ai failli oublier un mot sur le dessin : fabuleux !

28/07/2009 (modifier)

Je ne connais pas vraiment ce genre de BD policière/trash, mais à mon grand étonnement, je me suis assez amusé à la lire (note 3,5/5). Pour peu que l'on soit averti du mode résolument trash des scénars, je pense que ces histoires sont bien traitées et restent divertissantes. De plus le dessin colle bien à l'ambiance. Voilà, y a rien de plus à creuser dans ce délire des auteurs.

29/05/2006 (modifier)
Par Vuzz
Note: 2/5

Après lecture du faible nombre d’avis d’un album au succès relatif tous les posteurs me précédant auront jugé pertinent, en parlant de Gilles Hamesh, d’en mentionner l’aspect volontairement axé provocation trash . Ainsi le sujet ne faisant plus débat je ne vais pas gratter une énième description justificative de ces immondités. Dans le genre, les scénarios sont inventifs excepté le parti pris fantastique de certains d’entre eux me laissant dubitatif. Ainsi la lecture de l’album est monotone, les situations sans être strictement similaires finissent par se ressembler. L’ultime vignette de l’album représente le privé retournant à sa routine sordide à laquelle le lecteur à été convié pendant 88 pages. Ça se lit sans plus ! L’attraction principale incarnée en la personne de Gilles Hamesh rehausse l’intérêt du lecteur par l’utilisation d’un jargon et d’une attitude singulière. Les dessins sans révolutionner l’histoire de la représentation sont honorables collant à merveille au ton de l’histoire malgré une propension répétée à l’inachevé. Cet album rassemble plusieurs éléments en sa faveur mais passé le stade de l’éventuelle adulation pour ce condensé de transgressions, l’intérêt décroît et le cantonne au rang de curiosité.

07/02/2006 (modifier)