S'engouffrer dans l'aventure aux accents bondesques où un héros anglophone accomplit des missions dangereuses pouvait surprendre ou tout simplement provoquer l'indifférence du lecteur, le genre étant saturé et mille fois vu. Mais au départ, il y a Van Hamme qui apporte une garantie de succès. Alors Wayne Shelton est-il encore un nouveau Largo Winch ou un XIII new look ? Disons que c'est un combiné de plusieurs héros : un quinqua actif et baroudeur, dont le charme affole encore de jolies filles, qui sait y faire et qui s'en sort toujours. Oui, c'est très cliché, mais ça marche.
Malgré quelques traits vite brossés, Van Hamme qui avait conçu le personnage pour un épisode en 2 albums seulement (la Mission- la Trahison) en 2001, parvient à faire de Shelton un héros charismatique et obtient un joli succès. En dépit de cette réussite inattendue, et d'un sujet maintes fois exploité en BD et à l'écran, il se retire et laisse la place à Cailleteau dès le 3ème épisode, qui décide d'affiner le personnage et de développer un peu plus son côté humain, en le rendant plus attachant et moins sec. Ceci marche moyennement, mais on se rabat sur le dynamisme et surtout le dessin de Denayer qui, depuis Les Casseurs, s'est bien fluidifié; son trait est toujours aussi précis et séduisant, et il excelle toujours autant pour "crasher" ses véhicules. Il est aussi plus libre d'insérer des scènes de tueries violentes et un érotisme discret réclamés par des scénarios toniques
Le retour de Van Hamme sur une série bien rodée ne fera que renforcer l'intérêt de cette série qui fonctionne soit en diptyque, soit en album seul. C'est une série de pur divertissement où il ne faut pas chercher à se prendre la tête, moi ça me détend et c'est tout ce que je demande; de temps en temps, ça fait du bien de se débrancher un peu le cerveau entre 2 Bd plus sérieuses. On peut l'acheter aussi.
Incontournable de la BD historique et d'aventure, et même de la BD tout court, vite devenue un classique dès sa parution dans Circus en 1979, cette bande consacre le talent d'un auteur exigeant au summum de son art, qui parvient à captiver un large public par une histoire riche et profonde, sans trop de lourdeurs.
Les clefs de ce succès sont multiples :
* riche documentation sur la marine à voiles du XVIIIème siècle, dont Bourgeon est passionné, ce qui rend une exactitude rarement atteinte à l'époque; chaque cordage ou hauban sont à leur place.
* dessin fouillé enrichi de belles couleurs auxquelles l'auteur attache une grande importance.
* écriture généreuse au texte parfois envahissant.
* caractères bien sentis des personnages , surtout ses héroïnes impudiques dont se dégage une sensualité étrange.
A l'arrivée, un savant cocktail d'exotisme, d'aventure et d'érotisme. Une recette infaillible, qui va influencer d'autres auteurs. Son héroïne centrale est Isa, brune capiteuse en contradiction totale avec le cliché de la femme du XVIIIème, soumise à l'autorité masculine; un pari risqué puisque la femme de ce siècle n'avait guère de choix dans sa destinée. Maîtresse de son destin, Isa est très émancipée et de moeurs libres, et fuyant justement un carcan social qui l'étouffe, elle s'embarque sur un voilier vers l'Angleterre, puis sur un bâteau négrier où elle connaîtra, en même temps que ses compagnons Hoël et Mary, des aventures mouvementées et romanesques.
La série se décline en 5 albums (dont on attendait avec impatience chaque sortie), et fut une sorte de pionnière dans le système des sagas historiques réalistes de chez Glénat, genre qu'elle engendra et qui toutes s'épanouiront dans le mensuel Vécu, en s'appuyant sur une documentation sérieuse. En 2009, la série reprend vie, Bourgeon avait laissé une fin ouverte dans le tome 5, et reprend ainsi 25 ans après le destin de ses héros, à la fois une suite et une nouvelle histoire.
Maintenant, est-ce que la série est exempte de reproches ? Je dirais non, car elle multiplie certains défauts qui peuvent gêner certains lecteurs, moi le premier:
* on relève un texte trop abondant par endroits
* le vocabulaire de marine aurait gagné en clarté par des astérisques explicatifs
* il y a des pages où il ne se passe pas grand chose; cet étirement mieux maîtrisé aurait pu éviter un album
* un érotisme un brin racoleur parfois agaçant et non justifié.
Mis à part ça, "les Passagers du vent" reste une grande Bd qui a marqué les esprits; c'est un cap important dans la BD dite adulte et intelligente, on ne peut que la recommander.
Je m’attendais à lire un récit se passant dans un submersible mais c’est autre chose que j’ai découvert ! Faut dire que je n’avais pas lu auparavant le résumé de « Jack Joseph, soudeur sous-marin » et que je me suis mis à « attaquer » cette lecture bille en tête, aveuglé par l’affichage de mon éditeur préféré « Futuropolis » sur sa couverture ! Et je ne fus pas déçu !
« Jack Joseph, soudeur sous-marin » est un pur roman graphique. Ici, pas de scènes d’action proprement dites, ni de péripéties aventureuses ne se présenteront aux lecteurs. Le récit est celui d’un homme qui va en quelque sorte « chasser » ses démons du passé après avoir aperçu au fond de l’océan un objet inattendu.
« Jack Joseph, soudeur sous-marin » m’est apparu comme un récit touchant. Toutefois, malgré la présence de séquences imaginées et un peu fantasmagoriques, cette histoire ne vire jamais au mélodrame et son dénouement permet d’apprécier la cohérence de ces scènes dans cette histoire.
Jack Joseph (surnommé Jackie dans la bd), le personnage principal m’est apparu comme un personnage attachant et crédible parce que la trentaine passée, un homme –à mon avis- en général ne peut pas échapper au syndrome du « sens de la vie ». Dans ce récit, Jackie se remet en question surtout à l’approche de sa paternité… enfin, bref, je pense que tous les lecteurs ayant dépassé leur trentième année d’existence me comprendront.
J’ai apprécié aussi le fait que le protagoniste principal soit un soudeur sous-marin, on a donc le droit à des vues inédites : c’est original et ça change un peu par rapport à l’ensemble des bandes dessinées qui sortent en masse tous les mois. Ça permet aussi de contempler un joli dessin en noir et blanc qui retransmet bien l’atmosphère de cette ville côtière où se déroule cette histoire. J’aurais tout de même été curieux de voir une version colorisée de cet album surtout au vu de sa situation en bord de mer (imaginez un peu le résultat si des couleurs bleuâtres et sombres de l’océan avaient été employées dans ce récit, ainsi que des ambiances ternes lorsque des séquences sous la pluie font leur apparition…) mais j’avoue avoir été tout de même conquis par le trait de cet auteur (Jeff Lemire).
Il est à souligner que Jeff Lemire a soigné sa mise en page, on a le droit à un découpage varié et inattendu tout au long de la lecture, ce qui m’a permis de ne jamais ressentir le moindre ennui à suivre les péripéties de Jackie.
En conclusion, encore un livre de chez « Futuropolis » qui m’a beaucoup plu… décidément, c’est une habitude !
Très bon album. Dessins agréables et suffisant déjà à provoquer l'hilarité. Des histoires plus drôles les unes que les autres.
Les histoires avec les rappeurs en maison de retraite, du prof japonais de musique sado-maso et du punk honteux de son gentil fils sont excellentes.
Un album que je recommande vivement.
Franquin nous a montré avec beaucoup de talent son côté le plus sombre avec ses « idées noires ». Un humour grinçant et un ton cynique, servi par un graphisme noir et blanc, proche des ombres chinoises, avec une multitude de détails, trames et textures.
L’atmosphère générale est relativement étouffante ; Composé d’une multitude d’histoires courtes aux gags pas aussi gratuits qu’ils n’en ont l’air, Franquin remet les pendules à l’heure en y malmenant la connerie humaine avec des messages et thématiques de réflexions forts.
Une œuvre jubilatoire à ne surtout pas manquer !!!
En 1456, le jeune peintre florentin Giovani d'Orfani fuit sa cité pour la France et la cour des ducs de Bourgogne. Il va sauver la belle Sara Villequier des mains de brigands, puis la perdre avant de la retrouver, tout en rencontrant les grands de ce temps, princes et têtes couronnées, dont le dauphin qui n'est pas encore Louis XI, son père le vieux roi débauché Charles VII, le vieux duc de Bourgogne Philippe le Bon et son fils Charles, futur Charles le Téméraire.
J'avoue que j'étais assez intrigué à la découverte de cette bande en 1996 ; d'abord, je me dis c'est une Bd médiévale, je m'en réjouis, aimant particulièrement ce genre, mais surtout je m'étonne que Pleyers revienne à un siècle, le XVème qu'il a déja si bien illustré dans sa série Jhen (Xan) qui faisait évoluer à peu près les mêmes personnages (la cour de Charles VII, le futur Louis XI). Quitte à changer de série, autant changer d'univers ; enfin, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. Ensuite, la trame générale ressemble étrangement à celle de "Jhen" où le héros faisait du chassé-croisé avec Gilles de Rais, comme ici avec Giovani et Sara. D'autant plus que le héros vit une suite d'épisodes (celui des Ecorcheurs, la mission confiée par les Templiers, ses portraits princiers etc ) que Pleyers tente de relier tant bien que mal ensemble, sans trop savoir où il va ; ce qui explique le peu de succès rencontré par cette série, et 3 albums seulement publiés tous les 3 ans. Mais cet insuccès est injuste, car ces réserves faites, je serais bien hypocrite de la rejeter.
Encore une fois, Pleyers se surpasse dans son style hérité de son maître Jacques Martin, en peaufinant ses dessins de riches châteaux et magnifiques édifices moyenâgeux, régalant les amateurs de vieilles pierres comme moi ; mention spéciale pour le château de Mehun, l'Hospice de Beaune et le palais Jacques Coeur, bien reconstitués. Les costumes, armures et la riche cour de Bourgogne sont également bien rendus. Sa plus grande liberté lui permet aussi de glisser un érotisme léger et bienvenu. Au final, une belle série qui me laisse un peu sur ma faim, car trop vite abandonnée. A signaler que le tome 3 est hyper dur à trouver en occase.
Pour combler la perte de Lucky Luke au journal Spirou, un autre western humoristique va s'imposer jusqu'à devenir quasi mythique. Cette création en 1968 du prolifique Cauvin et de Salvérius met en scène des soldats pris dans les affres de la guerre de Sécession. Alors que la série commence à prendre sa vitesse de croisière, survient le décès de Salvérius en 1972. Willy Lambil surtout connu comme dessinateur réaliste, reprend les personnages avec brio, en affinant le trait (celui de Salvérius était plus rond, proche d'un aspect disneyen), devenant rapidement un illustrateur humoristique de talent.
Cauvin connaît là son premier vrai gros succès de scénariste, démontrant avec humour et efficacité la stupidité des guerres, tout en s'adressant à un jeune public. Car ici, l'antimilitarisme est de mise, c'est une critique acerbe des absurdités de la guerre, des militaires obtus et des ordres aberrants. Tout cela est vu à travers les 2 héros principaux Blutch et Chesterfield qui connaissent des aventures tragi-comiques (il faut faire rire avant tout) mais aussi à travers des personnages secondaires comme le capitaine Stark , galonné prétentieux adepte des charges inutiles et meurtrières.
Au départ, Salvérius et Cauvin avaient donné vie à de nombreux personnages; lorsque Lambil reprend la bande, le ton devient plus grave, tout en préservant le côté comique de certaines situations, mais les autres soldats sont largués assez vite, les auteurs se focalisant sur le duo détonant Blutch/Chesterfield au fort potentiel. Tout réside dans leur opposition de caractère : le sergent Cornelius Chesterfield est un sous-off zélé, discipliné et respectueux de la hiérarchie, tandis que le caporal Blutch est un tire-au-flanc malin et râleur, enrôlé de force et dégoûté de l'armée, qui ne pense qu'à déserter plutôt que se faire tuer pour assouvir les rêves de gloire de vieilles ganaches haut gradées. Leur personnalité va s'étoffer considérablement au fil des récits, et malgré cette ambivalence, les deux héros sont inséparables et soudés par l'amitié.
L'association Lambil/Cauvin qui produit avec succès cette série inusable est de même parfaitement en osmose, d'où sa réussite depuis plus de 40 ans. Mais comme souvent sur les séries au long cours, une usure se fait sentir, et les derniers albums sont sans doute moins inspirés. Je n'en ai lu qu'une trentaine et je n'ai aucune nostalgie, car j'ai abordé les Tuniques que tardivement, alors que je n' étais déja plus un ado, et trop pris par les séries Tintin plutôt que par les séries Spirou, aussi, même si je considère la série presque comme culte, ma note reste très positive. Devant tant d'albums, certains sont forcément inégaux, il faut faire le bon choix, mais je préfère plutôt du tome 4 au tome 36.
Ce genre de western archi crépusculaire est typique de ce milieu d'années 70, où à travers ce personnage de trappeur et d'éclaireur, le western n'a plus rien d'héroïque, et se tourne vers la réflexion. Une nouvelle dimension s'ajoute à l'édifice d'un genre qui a été trituré à toutes les sauces à l'écran, puis en BD. Ici, plus rien à voir avec Jerry Spring, mais on note cependant que les concurrents comme Blueberry et Comanche ont su sentir le vent tourner dans cette décennie où Hollywood remettait son genre fétiche en question, car le western en BD suit à la trace le western à l'écran, et la mode du western psychologique a donné de belles séries, c'est le cas ici.
Tout commence le jour où l'épouse de Cartland (une squaw Oglala) est massacrée par des pillards. Brisé, il s'engage comme éclaireur pour l'armée : c'est le début d'une longue errance à travers les espaces sauvages. Western humaniste, mais violent parfois, son personnage principal est un anti-héros idéaliste qui regarde les événements se dérouler sans toujours réellement participer à l'action, il adopte une certaine distance et n'est pas le justicier type de l'Ouest, gardant ainsi son individualité. C'est un héros meurtri, au profil introspectif, qui prend au fil des albums une indéniable consistance.
Le scénariste étant une femme, elle offre de nombreux portraits de femmes parfois troublantes qui croisent la route du héros ; l'une d'elles connaîtra une véritable déchéance. M. Blanc-Dumont illustre ce beau western tantôt avec vigueur, tantôt avec un trait plus hiératique, mais toujours avec élégance et finesse ; il y assouvit également sa passion des chevaux en dessinant de magnifiques équidés. En tout cas, sur l'ensemble de la série, j'adore son rendu graphique d'une belle pureté.
Les scénarios de Laurence Harlé sont très documentés, volontairement lents et baroques, le comble pour un western, mais sources d'atmosphère. Un western très sous-estimé, parce que n'étant pas formaté comme les séries habituelles du genre, je le recommande, c'est une belle collection d'albums à garder et à relire.
Un an après avoir débuté la série Vae Victis, Mitton se lance en 1992 dans cette saga maritime des plus réussie. L'action commence à Saint-Malo en 1788 et se termine (dans le 1er cycle) en 1815 après la chute de Napoléon à Waterloo. On suit la destinée de 2 personnages ennemis à jamais, emportés dans le tourmente sanglante qui passe de la monarchie à la Révolution, 2 Bretons liés par une chasse au trésor et une indéfectible haine, qui vivront des aventures ponctuées d'épisodes tragiques, surtout le héros Yann Le Scorff qui, de sa Bretagne natale à la Louisiane, traverse une série d'épreuves douloureuses où il échappe toujours par miracle à la mort.
L'action est rapide, mouvementée, au rythme soutenu, pleine de rebondissements, les personnages se succèdent : les Rohan, Locmaria, Josselin le Bihan, N'Gula, Assomption, Clara Nelson... et une impressionnante galerie de personnages historiques célèbres : Toussaint Louverture, Bonaparte et Joséphine, Surcouf, Davy Crockett, La Fayette, Madame Récamier, Thomas Jefferson...
L'autre personnage est le méchant intégral : Kerbeuf, au physique répugnant et balourd, un ignoble salopard qui grimpe les échelons sociaux au gré des régimes différents; dès le début, il est le prévôt de Saint-Malo qui affiche ses idées antimonarchiques et profite de la misère des pauvres gens pour s'enrichir; ces abus et l'avidité des gabelous montrés dans le 1er épisode, au beau décor breton, amèneront la Révolution. Kerbeuf ne se contente pas d'être un simple arriviste, il infligera à Yann des douleurs qui entretiendront une haine tenace (il lui coupe une main et tue sa seconde épouse Assomption).
Mitton excelle encore une fois dans ses dessins toujours très léchés et bien documentés, avec quelques scènes sanglantes comme il les aime, et colle du sexe dans des moments non justifiés, mais bon, on y est habitués, on s'y attend avec lui.
Après 3 albums, il laisse le crayon à son pote Félix Molinari, un bon dessinateur, dont le trait plus rapide convenait bien aux petits formats des années 70, mais pas vraiment ici, où succéder à Mitton avec ses cases bien détaillées, est mal venu, et fait perdre un peu de force à la série. Cependant, celle-ci reste d'un bon niveau, et l'histoire, qui aurait peut-être gagné à s'écourter de 2 albums, est passionnante. Une grande série d'aventure.
Enfin j'ai lu cette histoire qui est souvent considérée comme un des meilleurs Batman !
Bon, je suis un peu triste d'avoir lu la suite (Dark Victory) avant celle-ci, mais malgré le fait que je savais le dénouement (quoiqu'il y a quelques surprises !), j'ai été tout de même captivé par l'histoire parce que c'est le genre de thriller qui est captivant même après qu'on sait le coupable ! L'histoire fait pratiquement 400 pages, mais c'est tellement captivant qu'au final le tout peut se lire sans problème du début à la fin avec aucune pause.
Le scénario est un bon récit policier intelligent avec des personnages passionnants. On retrouve plusieurs des meilleurs ennemis de Batman dont le Joker qui a les meilleures répliques de tout l'album. Le dessin est un peu spécial. J'aime bien comment tout est noir car cela va à merveille à l'univers sombre de Batman, mais les personnages ont parfois des têtes un peu étranges.
Sinon, j'aime aussi les bonus présents dans l'album d'Urban Comics et particulièrement l'interview des deux auteurs.
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S'engouffrer dans l'aventure aux accents bondesques où un héros anglophone accomplit des missions dangereuses pouvait surprendre ou tout simplement provoquer l'indifférence du lecteur, le genre étant saturé et mille fois vu. Mais au départ, il y a Van Hamme qui apporte une garantie de succès. Alors Wayne Shelton est-il encore un nouveau Largo Winch ou un XIII new look ? Disons que c'est un combiné de plusieurs héros : un quinqua actif et baroudeur, dont le charme affole encore de jolies filles, qui sait y faire et qui s'en sort toujours. Oui, c'est très cliché, mais ça marche. Malgré quelques traits vite brossés, Van Hamme qui avait conçu le personnage pour un épisode en 2 albums seulement (la Mission- la Trahison) en 2001, parvient à faire de Shelton un héros charismatique et obtient un joli succès. En dépit de cette réussite inattendue, et d'un sujet maintes fois exploité en BD et à l'écran, il se retire et laisse la place à Cailleteau dès le 3ème épisode, qui décide d'affiner le personnage et de développer un peu plus son côté humain, en le rendant plus attachant et moins sec. Ceci marche moyennement, mais on se rabat sur le dynamisme et surtout le dessin de Denayer qui, depuis Les Casseurs, s'est bien fluidifié; son trait est toujours aussi précis et séduisant, et il excelle toujours autant pour "crasher" ses véhicules. Il est aussi plus libre d'insérer des scènes de tueries violentes et un érotisme discret réclamés par des scénarios toniques Le retour de Van Hamme sur une série bien rodée ne fera que renforcer l'intérêt de cette série qui fonctionne soit en diptyque, soit en album seul. C'est une série de pur divertissement où il ne faut pas chercher à se prendre la tête, moi ça me détend et c'est tout ce que je demande; de temps en temps, ça fait du bien de se débrancher un peu le cerveau entre 2 Bd plus sérieuses. On peut l'acheter aussi.
Les Passagers du vent
Incontournable de la BD historique et d'aventure, et même de la BD tout court, vite devenue un classique dès sa parution dans Circus en 1979, cette bande consacre le talent d'un auteur exigeant au summum de son art, qui parvient à captiver un large public par une histoire riche et profonde, sans trop de lourdeurs. Les clefs de ce succès sont multiples : * riche documentation sur la marine à voiles du XVIIIème siècle, dont Bourgeon est passionné, ce qui rend une exactitude rarement atteinte à l'époque; chaque cordage ou hauban sont à leur place. * dessin fouillé enrichi de belles couleurs auxquelles l'auteur attache une grande importance. * écriture généreuse au texte parfois envahissant. * caractères bien sentis des personnages , surtout ses héroïnes impudiques dont se dégage une sensualité étrange. A l'arrivée, un savant cocktail d'exotisme, d'aventure et d'érotisme. Une recette infaillible, qui va influencer d'autres auteurs. Son héroïne centrale est Isa, brune capiteuse en contradiction totale avec le cliché de la femme du XVIIIème, soumise à l'autorité masculine; un pari risqué puisque la femme de ce siècle n'avait guère de choix dans sa destinée. Maîtresse de son destin, Isa est très émancipée et de moeurs libres, et fuyant justement un carcan social qui l'étouffe, elle s'embarque sur un voilier vers l'Angleterre, puis sur un bâteau négrier où elle connaîtra, en même temps que ses compagnons Hoël et Mary, des aventures mouvementées et romanesques. La série se décline en 5 albums (dont on attendait avec impatience chaque sortie), et fut une sorte de pionnière dans le système des sagas historiques réalistes de chez Glénat, genre qu'elle engendra et qui toutes s'épanouiront dans le mensuel Vécu, en s'appuyant sur une documentation sérieuse. En 2009, la série reprend vie, Bourgeon avait laissé une fin ouverte dans le tome 5, et reprend ainsi 25 ans après le destin de ses héros, à la fois une suite et une nouvelle histoire. Maintenant, est-ce que la série est exempte de reproches ? Je dirais non, car elle multiplie certains défauts qui peuvent gêner certains lecteurs, moi le premier: * on relève un texte trop abondant par endroits * le vocabulaire de marine aurait gagné en clarté par des astérisques explicatifs * il y a des pages où il ne se passe pas grand chose; cet étirement mieux maîtrisé aurait pu éviter un album * un érotisme un brin racoleur parfois agaçant et non justifié. Mis à part ça, "les Passagers du vent" reste une grande Bd qui a marqué les esprits; c'est un cap important dans la BD dite adulte et intelligente, on ne peut que la recommander.
Jack Joseph - Soudeur sous-marin
Je m’attendais à lire un récit se passant dans un submersible mais c’est autre chose que j’ai découvert ! Faut dire que je n’avais pas lu auparavant le résumé de « Jack Joseph, soudeur sous-marin » et que je me suis mis à « attaquer » cette lecture bille en tête, aveuglé par l’affichage de mon éditeur préféré « Futuropolis » sur sa couverture ! Et je ne fus pas déçu ! « Jack Joseph, soudeur sous-marin » est un pur roman graphique. Ici, pas de scènes d’action proprement dites, ni de péripéties aventureuses ne se présenteront aux lecteurs. Le récit est celui d’un homme qui va en quelque sorte « chasser » ses démons du passé après avoir aperçu au fond de l’océan un objet inattendu. « Jack Joseph, soudeur sous-marin » m’est apparu comme un récit touchant. Toutefois, malgré la présence de séquences imaginées et un peu fantasmagoriques, cette histoire ne vire jamais au mélodrame et son dénouement permet d’apprécier la cohérence de ces scènes dans cette histoire. Jack Joseph (surnommé Jackie dans la bd), le personnage principal m’est apparu comme un personnage attachant et crédible parce que la trentaine passée, un homme –à mon avis- en général ne peut pas échapper au syndrome du « sens de la vie ». Dans ce récit, Jackie se remet en question surtout à l’approche de sa paternité… enfin, bref, je pense que tous les lecteurs ayant dépassé leur trentième année d’existence me comprendront. J’ai apprécié aussi le fait que le protagoniste principal soit un soudeur sous-marin, on a donc le droit à des vues inédites : c’est original et ça change un peu par rapport à l’ensemble des bandes dessinées qui sortent en masse tous les mois. Ça permet aussi de contempler un joli dessin en noir et blanc qui retransmet bien l’atmosphère de cette ville côtière où se déroule cette histoire. J’aurais tout de même été curieux de voir une version colorisée de cet album surtout au vu de sa situation en bord de mer (imaginez un peu le résultat si des couleurs bleuâtres et sombres de l’océan avaient été employées dans ce récit, ainsi que des ambiances ternes lorsque des séquences sous la pluie font leur apparition…) mais j’avoue avoir été tout de même conquis par le trait de cet auteur (Jeff Lemire). Il est à souligner que Jeff Lemire a soigné sa mise en page, on a le droit à un découpage varié et inattendu tout au long de la lecture, ce qui m’a permis de ne jamais ressentir le moindre ennui à suivre les péripéties de Jackie. En conclusion, encore un livre de chez « Futuropolis » qui m’a beaucoup plu… décidément, c’est une habitude !
Allegretto Deprimoso
Très bon album. Dessins agréables et suffisant déjà à provoquer l'hilarité. Des histoires plus drôles les unes que les autres. Les histoires avec les rappeurs en maison de retraite, du prof japonais de musique sado-maso et du punk honteux de son gentil fils sont excellentes. Un album que je recommande vivement.
Idées Noires
Franquin nous a montré avec beaucoup de talent son côté le plus sombre avec ses « idées noires ». Un humour grinçant et un ton cynique, servi par un graphisme noir et blanc, proche des ombres chinoises, avec une multitude de détails, trames et textures. L’atmosphère générale est relativement étouffante ; Composé d’une multitude d’histoires courtes aux gags pas aussi gratuits qu’ils n’en ont l’air, Franquin remet les pendules à l’heure en y malmenant la connerie humaine avec des messages et thématiques de réflexions forts. Une œuvre jubilatoire à ne surtout pas manquer !!!
Giovani
En 1456, le jeune peintre florentin Giovani d'Orfani fuit sa cité pour la France et la cour des ducs de Bourgogne. Il va sauver la belle Sara Villequier des mains de brigands, puis la perdre avant de la retrouver, tout en rencontrant les grands de ce temps, princes et têtes couronnées, dont le dauphin qui n'est pas encore Louis XI, son père le vieux roi débauché Charles VII, le vieux duc de Bourgogne Philippe le Bon et son fils Charles, futur Charles le Téméraire. J'avoue que j'étais assez intrigué à la découverte de cette bande en 1996 ; d'abord, je me dis c'est une Bd médiévale, je m'en réjouis, aimant particulièrement ce genre, mais surtout je m'étonne que Pleyers revienne à un siècle, le XVème qu'il a déja si bien illustré dans sa série Jhen (Xan) qui faisait évoluer à peu près les mêmes personnages (la cour de Charles VII, le futur Louis XI). Quitte à changer de série, autant changer d'univers ; enfin, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. Ensuite, la trame générale ressemble étrangement à celle de "Jhen" où le héros faisait du chassé-croisé avec Gilles de Rais, comme ici avec Giovani et Sara. D'autant plus que le héros vit une suite d'épisodes (celui des Ecorcheurs, la mission confiée par les Templiers, ses portraits princiers etc ) que Pleyers tente de relier tant bien que mal ensemble, sans trop savoir où il va ; ce qui explique le peu de succès rencontré par cette série, et 3 albums seulement publiés tous les 3 ans. Mais cet insuccès est injuste, car ces réserves faites, je serais bien hypocrite de la rejeter. Encore une fois, Pleyers se surpasse dans son style hérité de son maître Jacques Martin, en peaufinant ses dessins de riches châteaux et magnifiques édifices moyenâgeux, régalant les amateurs de vieilles pierres comme moi ; mention spéciale pour le château de Mehun, l'Hospice de Beaune et le palais Jacques Coeur, bien reconstitués. Les costumes, armures et la riche cour de Bourgogne sont également bien rendus. Sa plus grande liberté lui permet aussi de glisser un érotisme léger et bienvenu. Au final, une belle série qui me laisse un peu sur ma faim, car trop vite abandonnée. A signaler que le tome 3 est hyper dur à trouver en occase.
Les Tuniques Bleues
Pour combler la perte de Lucky Luke au journal Spirou, un autre western humoristique va s'imposer jusqu'à devenir quasi mythique. Cette création en 1968 du prolifique Cauvin et de Salvérius met en scène des soldats pris dans les affres de la guerre de Sécession. Alors que la série commence à prendre sa vitesse de croisière, survient le décès de Salvérius en 1972. Willy Lambil surtout connu comme dessinateur réaliste, reprend les personnages avec brio, en affinant le trait (celui de Salvérius était plus rond, proche d'un aspect disneyen), devenant rapidement un illustrateur humoristique de talent. Cauvin connaît là son premier vrai gros succès de scénariste, démontrant avec humour et efficacité la stupidité des guerres, tout en s'adressant à un jeune public. Car ici, l'antimilitarisme est de mise, c'est une critique acerbe des absurdités de la guerre, des militaires obtus et des ordres aberrants. Tout cela est vu à travers les 2 héros principaux Blutch et Chesterfield qui connaissent des aventures tragi-comiques (il faut faire rire avant tout) mais aussi à travers des personnages secondaires comme le capitaine Stark , galonné prétentieux adepte des charges inutiles et meurtrières. Au départ, Salvérius et Cauvin avaient donné vie à de nombreux personnages; lorsque Lambil reprend la bande, le ton devient plus grave, tout en préservant le côté comique de certaines situations, mais les autres soldats sont largués assez vite, les auteurs se focalisant sur le duo détonant Blutch/Chesterfield au fort potentiel. Tout réside dans leur opposition de caractère : le sergent Cornelius Chesterfield est un sous-off zélé, discipliné et respectueux de la hiérarchie, tandis que le caporal Blutch est un tire-au-flanc malin et râleur, enrôlé de force et dégoûté de l'armée, qui ne pense qu'à déserter plutôt que se faire tuer pour assouvir les rêves de gloire de vieilles ganaches haut gradées. Leur personnalité va s'étoffer considérablement au fil des récits, et malgré cette ambivalence, les deux héros sont inséparables et soudés par l'amitié. L'association Lambil/Cauvin qui produit avec succès cette série inusable est de même parfaitement en osmose, d'où sa réussite depuis plus de 40 ans. Mais comme souvent sur les séries au long cours, une usure se fait sentir, et les derniers albums sont sans doute moins inspirés. Je n'en ai lu qu'une trentaine et je n'ai aucune nostalgie, car j'ai abordé les Tuniques que tardivement, alors que je n' étais déja plus un ado, et trop pris par les séries Tintin plutôt que par les séries Spirou, aussi, même si je considère la série presque comme culte, ma note reste très positive. Devant tant d'albums, certains sont forcément inégaux, il faut faire le bon choix, mais je préfère plutôt du tome 4 au tome 36.
Cartland
Ce genre de western archi crépusculaire est typique de ce milieu d'années 70, où à travers ce personnage de trappeur et d'éclaireur, le western n'a plus rien d'héroïque, et se tourne vers la réflexion. Une nouvelle dimension s'ajoute à l'édifice d'un genre qui a été trituré à toutes les sauces à l'écran, puis en BD. Ici, plus rien à voir avec Jerry Spring, mais on note cependant que les concurrents comme Blueberry et Comanche ont su sentir le vent tourner dans cette décennie où Hollywood remettait son genre fétiche en question, car le western en BD suit à la trace le western à l'écran, et la mode du western psychologique a donné de belles séries, c'est le cas ici. Tout commence le jour où l'épouse de Cartland (une squaw Oglala) est massacrée par des pillards. Brisé, il s'engage comme éclaireur pour l'armée : c'est le début d'une longue errance à travers les espaces sauvages. Western humaniste, mais violent parfois, son personnage principal est un anti-héros idéaliste qui regarde les événements se dérouler sans toujours réellement participer à l'action, il adopte une certaine distance et n'est pas le justicier type de l'Ouest, gardant ainsi son individualité. C'est un héros meurtri, au profil introspectif, qui prend au fil des albums une indéniable consistance. Le scénariste étant une femme, elle offre de nombreux portraits de femmes parfois troublantes qui croisent la route du héros ; l'une d'elles connaîtra une véritable déchéance. M. Blanc-Dumont illustre ce beau western tantôt avec vigueur, tantôt avec un trait plus hiératique, mais toujours avec élégance et finesse ; il y assouvit également sa passion des chevaux en dessinant de magnifiques équidés. En tout cas, sur l'ensemble de la série, j'adore son rendu graphique d'une belle pureté. Les scénarios de Laurence Harlé sont très documentés, volontairement lents et baroques, le comble pour un western, mais sources d'atmosphère. Un western très sous-estimé, parce que n'étant pas formaté comme les séries habituelles du genre, je le recommande, c'est une belle collection d'albums à garder et à relire.
Les Survivants de l'Atlantique
Un an après avoir débuté la série Vae Victis, Mitton se lance en 1992 dans cette saga maritime des plus réussie. L'action commence à Saint-Malo en 1788 et se termine (dans le 1er cycle) en 1815 après la chute de Napoléon à Waterloo. On suit la destinée de 2 personnages ennemis à jamais, emportés dans le tourmente sanglante qui passe de la monarchie à la Révolution, 2 Bretons liés par une chasse au trésor et une indéfectible haine, qui vivront des aventures ponctuées d'épisodes tragiques, surtout le héros Yann Le Scorff qui, de sa Bretagne natale à la Louisiane, traverse une série d'épreuves douloureuses où il échappe toujours par miracle à la mort. L'action est rapide, mouvementée, au rythme soutenu, pleine de rebondissements, les personnages se succèdent : les Rohan, Locmaria, Josselin le Bihan, N'Gula, Assomption, Clara Nelson... et une impressionnante galerie de personnages historiques célèbres : Toussaint Louverture, Bonaparte et Joséphine, Surcouf, Davy Crockett, La Fayette, Madame Récamier, Thomas Jefferson... L'autre personnage est le méchant intégral : Kerbeuf, au physique répugnant et balourd, un ignoble salopard qui grimpe les échelons sociaux au gré des régimes différents; dès le début, il est le prévôt de Saint-Malo qui affiche ses idées antimonarchiques et profite de la misère des pauvres gens pour s'enrichir; ces abus et l'avidité des gabelous montrés dans le 1er épisode, au beau décor breton, amèneront la Révolution. Kerbeuf ne se contente pas d'être un simple arriviste, il infligera à Yann des douleurs qui entretiendront une haine tenace (il lui coupe une main et tue sa seconde épouse Assomption). Mitton excelle encore une fois dans ses dessins toujours très léchés et bien documentés, avec quelques scènes sanglantes comme il les aime, et colle du sexe dans des moments non justifiés, mais bon, on y est habitués, on s'y attend avec lui. Après 3 albums, il laisse le crayon à son pote Félix Molinari, un bon dessinateur, dont le trait plus rapide convenait bien aux petits formats des années 70, mais pas vraiment ici, où succéder à Mitton avec ses cases bien détaillées, est mal venu, et fait perdre un peu de force à la série. Cependant, celle-ci reste d'un bon niveau, et l'histoire, qui aurait peut-être gagné à s'écourter de 2 albums, est passionnante. Une grande série d'aventure.
Batman - Un long Halloween
Enfin j'ai lu cette histoire qui est souvent considérée comme un des meilleurs Batman ! Bon, je suis un peu triste d'avoir lu la suite (Dark Victory) avant celle-ci, mais malgré le fait que je savais le dénouement (quoiqu'il y a quelques surprises !), j'ai été tout de même captivé par l'histoire parce que c'est le genre de thriller qui est captivant même après qu'on sait le coupable ! L'histoire fait pratiquement 400 pages, mais c'est tellement captivant qu'au final le tout peut se lire sans problème du début à la fin avec aucune pause. Le scénario est un bon récit policier intelligent avec des personnages passionnants. On retrouve plusieurs des meilleurs ennemis de Batman dont le Joker qui a les meilleures répliques de tout l'album. Le dessin est un peu spécial. J'aime bien comment tout est noir car cela va à merveille à l'univers sombre de Batman, mais les personnages ont parfois des têtes un peu étranges. Sinon, j'aime aussi les bonus présents dans l'album d'Urban Comics et particulièrement l'interview des deux auteurs.