J'ai bien aimé cette bd absurde et poétique, les dessins sont beaux et mettent bien en valeur l'atmosphère qui se dégage, pas vraiment de message contenu dedans mais ce n'est pas vraiment ce qu'on attend d'une histoire tirée par les cheveux comme celle ci, l'atmosphère est bien réussie et personnellement ça me suffit. Une bonne bd.
Un très joli petit ouvrage que j'ai découvert, par une artiste que j'aime décidément beaucoup.
J'ai découvert cette BD via le blog de l'auteur, qui a un talent incroyable pour les dessins et les histoires superbes et décalées que j'ai dévorées sur le net. Puis j'ai vu que l'auteur publiait enfin une BD, que je me suis empressé d'acheter, voulant découvrir si une auteur si talentueuse saurait tenir la distance (entre des historiettes et un livre de 160 pages, il faut arriver à remplir le tout).
Ce que je dois dire, c'est le dessin. Il est vraiment superbe, mais c'est vraiment selon les goûts (certains n'aiment vraiment pas). Personnellement, je l'admire beaucoup, ce mélange de plein de traits, à l'encre, le crayon, le graphite, le pastel, la gouache ... Presque chaque page est différente, les couleurs sont chatoyantes et sublimes, le tout est d'une beauté visuelle vraiment extraordinaire. Je suis conquis chaque fois que je le regarde. Visuellement, c'est une réussite incontestable, et la qualité ne varie pas sur le tome, restant aussi efficace. C'est ce que j'aime le plus de l'auteur, et c'est ce qu'elle rend le mieux dans l'histoire.
Le scénario est particulier, et je me suis décidé à le ranger dans la catégorie conte car c'est à mon avis le plus proche de l'esprit de cette histoire, qui est complètement décalée, mélange d'un univers à la Orwell et d'un poète, dans le même genre que MangeCoeur.
L'histoire est celle d'un homme dans une ville qui fonctionne de manière industrielle, avec des chiffres et de l'acier, des rouages et du café. Une ville sans joie, sans couleur, où les gens sont pressés et ne prennent pas le temps de penser à d'autres choses. Dans cet univers sombre, nous retrouvons Manu, un ouvrier qui a un passe-temps des plus curieux. Il est sorti plusieurs fois de la cité, dans les débris qui l'entourent, et cherche des chaises. Car Manu est dompteur de chaises (et là, c'est vraiment le cas, il leur fait faire des tours). Seulement, dans la ville, ce n'est pas toléré, et personne ne voudrait le voir. Il se décide donc à intégrer le cirque qui donne des représentations chaque soir en dehors de la ville.
Le scénario annonce déjà la couleur à la fois poétique et décalée du récit, qui oscille entre plusieurs facettes, alliant des passages poétiques à certains complètement saugrenus, d'autres poétiques, mais toujours beau. L'humour est aussi présent dans plusieurs situations et vient ponctuer l'ensemble sans jamais sortir de l'esprit très décalé et fantasmagorique du reste du récit. Le tout baigne dans une atmosphère extraordinaire, et j'ai été complètement conquis par le ton.
Cela dit, si le ton et l'atmosphère sont agréables, j'ai trouvé le fond du récit moins intéressant, avec une façon de présenter les choses qui sent le déjà vu, un monde sans couleur et sans poésie avec de l'autre côté des gens exactement inverses. C'est presque dommage, mais le récit tient tout de même la route et les 160 pages se lisent toujours avec envie, sans grand suspense, mais avec un bon rythme.
Ce qui m'a vraiment plu, c'est en fait tout ce qui est autour, qui est beau d'une superbe façon. C'est poétique, déjanté, décalé, humoristique, émouvant ... J'ai été conquis par le ton, même si le fond ne m'a pas le plus convaincu. Il reste néanmoins un excellent tome de BD, avec de belles métaphores qui sont bien traitées à défaut d'être originales. Dans le genre, c'est vraiment une BD efficace. Et belle. Je me répète, mais elle est vraiment belle. C'est pour ça que je lui décerne allègrement un 4/5 et un coup de cœur, car elle est en passe de devenir un petit chouchou de ma BDthèque. A lire !
(ps : si vous le prenez sur le site, vous aurez en prime trois cartes postales qui valent vraiment le coup)
Ki-oon sort ce mois-ci deux raretés signées Tsukasa Hojo plus connu pour des séries comme City Hunter, F.Compo ou Cat's eye et c'est une rudement bonne idée !
"La mélodie de Jenny" est une des 3 histoires qui composent ce recueil, les 3 tournent autour des tensions et conflits entre les Etats-Unis et le Japon dans les années 30 et 40. La première se passe au moment de la mise en place des unités Kamikaze en 1943, la deuxième nous raconte la dure vie en 1945 des enfants arrachés à leurs familles pendant la guerre et qui tentent de revenir chez eux (et qui croisent en chemin un énigmatique personnage), la dernière se situe aux Etats-Unis dans les années 30, dans le monde du base-ball aux côtés d'un joueur japonais de talent dans une Amérique de plus en plus anti-japonaise.
Les trois histoires sont instructives car ancrées dans un contexte historique réel (et pas forcément très connu, comme ces enfants japonais obligés de quitter leur famille et leur école, et envoyés dans les campagnes pendants la guerre) et mettent en scène des personnages aussi attachants les uns que les autres.
En quelques pages, l'auteur nous plante un décor, nous plonge dans une ou plusieurs histoires personnelles et nous raconte une tranche de vie marquée d'une manière ou d'une autre par la guerre (à venir ou presque terminée). Un vrai talent de conteur, dans un registre plutôt sérieux ici, ce qui ne l'empêche pas de glisser quelques tronches déformées et autres gouttes de sueur hypertrophiées...
Graphiquement, on reconnait le style de l'auteur sans problème !
Une collection qui porte bien son nom : "Les Trésors de Tsukasa Hojo".
Si techniquement la note de cette BD devrait être plus de 3/5, j'ai tout de même mis un petit quatre, car cette BD possède indéniablement plusieurs qualités.
J'aime beaucoup la BD quand elle permet de s'ouvrir et de réfléchir, pas seulement de s'évader un court instant. L'art au service du monde, c'est un concept que j'affectionne tout particulièrement. Et là, dans ce cas précis, je me suis régalé de ce principe.
L'auteur a développé son histoire sur le simple principe d'une victoire aux élections de l'extrême-droite (avec ici un candidat fictif) et consacre le récit à montrer comment les principes premiers de ce parti vont s'appliquer dans la France actuelle, celle qui possède Internet et les médias, la technologie et la science. C'est assez net que l'auteur à voulu montrer tout ce qui le répugne et l'horrifie dans un discours d'extrême-droite chrétien, conservateur et moralisateur. Le propos est assez virulent et un peu grossier, mais il est aussi très juste car il ne fait pas dans la fiction. Il cible juste tout un discours que nous entendons régulièrement dans les médias, tenu par des personnes sensées et -malheureusement- écoutées/votées/élues.
Le personnage principal semble être assez effacé au début, mais j'ai beaucoup aimé la représentation d'un homme qui est indigné de ce qui arrive et s'effraye de la tournure que prend son pays, toutes ses dérives de plus en plus marquées et les horreurs qu'on peut y trouver progressivement. Mais en même temps, tout sonne très juste, et lorsque le héros allumait sa télé pour écouter les informations, j'avais l'impression d'entendre un journal TV actuel. Comme quoi, le trait un peu grossier tape tout de même très juste. C'est vraiment saisissant dans la formulation et la manière de présenter les choses.
Les dérives s'accentuent petit à petit, sans grosse imposition d'une dictature ou d'un état policier, mais dans des petits gestes qui s'accumulent. De ce côté, il y a un caractère presque vicieux avec l'enchainement des directives, toujours aux noms de grands principes simples. Certains sont juste symbolique (changement du nom du lycée George Brassens), mais très fortement connotés.
Évidemment, le propos n'est pas celui d'un 1984, et l'auteur semble vouloir montrer que ce ne serait pas une fin du monde, que la société actuelle ne serait pas si facilement transformée en dictature, et j'ai bien aimé ce petit côté optimiste. D'ailleurs il faut noter que l'on peut voir, de manière très cynique, qu'il y aurait -presque- des bons côtés à un tel état, mais c'est très noirci tout de même.
Le trait est pas mal du tout, entièrement en noir et blanc et assez charbonneux, mais je l'ai beaucoup aimé. Il est simple, et bien que certaines cases semblent un peu déroutante, la BD se lit sans le moindre mal d'un bout à l'autre.
Dans la généralité, le petit nombre de page oblige l'auteur à faire certains raccourcis et quelques clichés, mais dans l'ensemble j'ai trouvé le récit très bien construit. Ce qui fait sa force, c'est surtout qu'il interpelle et qu'il invite à considérer une société qui se veut éclairée, qui se dit ouverte, et qui vote aussi massivement à l'extrême-droite. Le propos n'est pas politisé, ne visant pas un parti précisément. Il vise simplement cette branche politique en général, son discours et son attitude.
En tout cas, la BD vaut la peine d'être lue et aura encore plus d'impact dans quatre ans, invitant peut-être certains personnes trop enclin à voter rapidement à reconsidérer leur geste. Contre un petit bout de papier dans une urne, un gros tas de papier dessiné peut jouer. A lire, car après tout, en ce moment, les beaux jours reviennent aussi.
Un sujet très intéressant et longtemps resté dans l’oubli.
Un dessin sympathique, expressif, dynamique, très lisible.
Une structure qui se développe sur deux époques, histoire de dynamiser encore plus le récit.
Des personnages attachants et/ou intéressants.
Une narration fluide et vivante.
Un final touchant et bien pensé.
Que du positif, donc, pour un premier cycle pleinement réussi !
De plus, après lecture de ce premier diptyque, je n'ai qu'une seule envie : connaitre le sort d'autres personnages. C'est bien là la preuve qu'en un temps très court les auteurs ont réussi à me rendre ces différents personnages attachants !
Vraiment très bon !!!
Le premier tome du deuxième cycle est toujours aussi agréable. Narration fluide, dessin vivant, personnages sympathiques. Le tout greffé sur un thème historiquement intéressant qui permet de jouer avec les come-back.
Non, franchement, là, c'est une très bonne série !!
Cette série est une belle découverte pour moi.
Certes, le début du premier tome est encore un peu hésitant. Les auteurs se cherchent un style et la série oscille entre gags et histoires tendres. L’ensemble apparait alors quelque peu décousu mais, rapidement, la série va acquérir une identité propre.
Humour et tendresse demeurent cependant au rendez-vous. La justesse des propos et une belle sensibilité s’ajoutent encore à l’ensemble. Les personnages deviennent touchants dans leur fragile humanité.
Moderne, la série l’est tout autant dans son style graphique (un franco-belge rond et chaleureux dans lequel apparaissent à l’occasion quelques influences mangas) que dans les thèmes abordés (avec une famille en pleine décomposition, une grande sœur en crise adolescente, des parents dépassés entre leur boulot, la quête d’une nouvelle stabilité affective et leur volonté d’épargner tous ces tracas à leurs enfants).
La richesse de la série provient également des nombreux seconds rôles. Juste croisés ou plus présents, ils apportent d’autres points de vues et approfondissent ainsi les propos des auteurs.
Mais il ne faut pas oublier nos deux héros, qui donnent leurs noms à la série et qui ne sont pas dépourvus de charisme. Rebecca est loin d’être parfaite mais son espièglerie et son imagination viennent joliment en contrepoids de son caractère boudeur et caractériel. Quant à Ernest, virus matérialisé (pas bien méchant, c’est le virus du gros rhume) et compagnon d’aventure de Rebecca, il joue le rôle de bouffon… mais peut à l’occasion se révéler d’une grande sagesse.
Enfin, s’il est un thème récurrent dans la série, c’est celui du rapport à autrui. Au travers de ses rencontres, Rebecca se construit. Et si Ernest est son premier compagnon d’aventure, celui qui va la sortir de sa solitude, Pépé Bestiole, Missile, et d’autres encore ne sont pas en reste pour aider la gamine dans sa découverte du monde.
Si la bonne humeur règne 90% du temps, c’est surtout la justesse des propos et la sensibilité qui émane de ces pages qui ont réussi à me séduire. Une très belle série jeunesse.
Pas spécialement porté sur les récits historiques, j'avoue être tombé sous le charme du coup de patte d'Arnaud Betend. La qualité de l'histoire proposée par Mickael Le Galli fait le reste et la différence.
En effet, le récit qu'on nous propose évite les travers didactiques de ce genre d'histoire. Loin de nous faire la leçon et de nous faire le catalogue complet du parfait petit rom, on plonge ici par le biais d'une sorte d'enquête dans l'univers tzigane.
Et c'est là une des forces de cet album, tout est ici source de découverte ou de mise en lumière. Que ce soit cette Europe centrale du milieu du XXe siècle, ce peuple libre et fiers porteur de tous les fantasmes, et enfin leur extermination pendant la seconde Guerre Mondiale, tout se construit en douceur et intelligemment en un récit riche et équilibré.
Ajoutez à cela le dessin et la mise en couleur sepia d'Arnaud Betend, et vous obtenez un album qui se dévore et nous rappelle in fine un pan souvent trop méconnu et oublié des atrocités et horreurs commises par les allemands lors de ce conflit.
A lire absolument.
Dernier sorti dans la collection Métamorphose de chez soleil, "Chemin perdu" ne déroge pas à la règle, et nous en met plein les yeux !
L'amour du beau livre et le soin porté à l'objet continuent à faire leur petit effet et le talent graphique d'Amélie Fléchais fait le reste. Car la bougresse a du talent ! Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas fait surprendre par un univers graphique si riche et personnel. A la frontière de l'illustration, elle tisse les pans d'un univers à la croisée du rêve, du conte et de la réalité, en piochant très librement dans les cultures et références du monde entier, tant dans la tradition du conte que celle du dessin animé.
Entre modernisme et traditionalisme, couleur et noir et blanc, les contrastes s'imposent et achèvent de donner à cet album sa force et sa stabilité.
Car même si, comme ces trois mômes perdus dans cette sombre forêt, nous sommes un peu désorientés en début de récit, tout s'assemble et prend sens petit à petit pour la traversée de cette sombre parenthèse onirique. Une auteure à suivre...
Le dessinateur de Berceuse assassine atteint ici un sommet, je le dis bien haut. Faut dire qu'il est bien secondé par Dorison qui n'est pas n'importe qui. Leur vision du monde viking est parfaitement crédible, faisant de ce peuple et de leur mythologie un univers fascinant.
On ne peut s'empêcher de penser à Thorgal ou au superbe film Les Vikings de 1958 avec Kirk Douglas, tout en remarquant que cette aventure rappelle aussi la quête acharnée du capitaine Achab qui poursuit la baleine blanche Moby Dick. Avec de telles références, ce one-shot en forme de diptyque ne pouvait pas décevoir, et il ne m'a pas déçu. L'action est rapide, les dialogues concis, éclairant juste ce qu'il faut, et Meyer se surpasse dans la justesse de son trait, les couleurs dans une alternance de bleutés et d'orangés, ainsi que le découpage efficace.
Les personnages sont intéressants, même si certains disparaissent un peu vite ; Sieglind oppose sa douceur nordique au caractère taciturne et hermétique de Pied de Fer, qui s'humanise par petites touches à son contact ; c'est un personnage étrangement attachant malgré son aspect de chasseur asocial et bourru, auquel Dorison a donné une grande profondeur.
Une belle et grande aventure qui utilise de vieilles recettes pour faire du neuf avec maestria, et que j'aurais bien voulu voir évoluer au-delà d'un simple diptyque.
S'engouffrer dans l'aventure aux accents bondesques où un héros anglophone accomplit des missions dangereuses pouvait surprendre ou tout simplement provoquer l'indifférence du lecteur, le genre étant saturé et mille fois vu. Mais au départ, il y a Van Hamme qui apporte une garantie de succès. Alors Wayne Shelton est-il encore un nouveau Largo Winch ou un XIII new look ? Disons que c'est un combiné de plusieurs héros : un quinqua actif et baroudeur, dont le charme affole encore de jolies filles, qui sait y faire et qui s'en sort toujours. Oui, c'est très cliché, mais ça marche.
Malgré quelques traits vite brossés, Van Hamme qui avait conçu le personnage pour un épisode en 2 albums seulement (la Mission- la Trahison) en 2001, parvient à faire de Shelton un héros charismatique et obtient un joli succès. En dépit de cette réussite inattendue, et d'un sujet maintes fois exploité en BD et à l'écran, il se retire et laisse la place à Cailleteau dès le 3ème épisode, qui décide d'affiner le personnage et de développer un peu plus son côté humain, en le rendant plus attachant et moins sec. Ceci marche moyennement, mais on se rabat sur le dynamisme et surtout le dessin de Denayer qui, depuis Les Casseurs, s'est bien fluidifié; son trait est toujours aussi précis et séduisant, et il excelle toujours autant pour "crasher" ses véhicules. Il est aussi plus libre d'insérer des scènes de tueries violentes et un érotisme discret réclamés par des scénarios toniques
Le retour de Van Hamme sur une série bien rodée ne fera que renforcer l'intérêt de cette série qui fonctionne soit en diptyque, soit en album seul. C'est une série de pur divertissement où il ne faut pas chercher à se prendre la tête, moi ça me détend et c'est tout ce que je demande; de temps en temps, ça fait du bien de se débrancher un peu le cerveau entre 2 Bd plus sérieuses. On peut l'acheter aussi.
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Central Park
J'ai bien aimé cette bd absurde et poétique, les dessins sont beaux et mettent bien en valeur l'atmosphère qui se dégage, pas vraiment de message contenu dedans mais ce n'est pas vraiment ce qu'on attend d'une histoire tirée par les cheveux comme celle ci, l'atmosphère est bien réussie et personnellement ça me suffit. Une bonne bd.
Le Cirque - Journal d'un dompteur de chaises
Un très joli petit ouvrage que j'ai découvert, par une artiste que j'aime décidément beaucoup. J'ai découvert cette BD via le blog de l'auteur, qui a un talent incroyable pour les dessins et les histoires superbes et décalées que j'ai dévorées sur le net. Puis j'ai vu que l'auteur publiait enfin une BD, que je me suis empressé d'acheter, voulant découvrir si une auteur si talentueuse saurait tenir la distance (entre des historiettes et un livre de 160 pages, il faut arriver à remplir le tout). Ce que je dois dire, c'est le dessin. Il est vraiment superbe, mais c'est vraiment selon les goûts (certains n'aiment vraiment pas). Personnellement, je l'admire beaucoup, ce mélange de plein de traits, à l'encre, le crayon, le graphite, le pastel, la gouache ... Presque chaque page est différente, les couleurs sont chatoyantes et sublimes, le tout est d'une beauté visuelle vraiment extraordinaire. Je suis conquis chaque fois que je le regarde. Visuellement, c'est une réussite incontestable, et la qualité ne varie pas sur le tome, restant aussi efficace. C'est ce que j'aime le plus de l'auteur, et c'est ce qu'elle rend le mieux dans l'histoire. Le scénario est particulier, et je me suis décidé à le ranger dans la catégorie conte car c'est à mon avis le plus proche de l'esprit de cette histoire, qui est complètement décalée, mélange d'un univers à la Orwell et d'un poète, dans le même genre que MangeCoeur. L'histoire est celle d'un homme dans une ville qui fonctionne de manière industrielle, avec des chiffres et de l'acier, des rouages et du café. Une ville sans joie, sans couleur, où les gens sont pressés et ne prennent pas le temps de penser à d'autres choses. Dans cet univers sombre, nous retrouvons Manu, un ouvrier qui a un passe-temps des plus curieux. Il est sorti plusieurs fois de la cité, dans les débris qui l'entourent, et cherche des chaises. Car Manu est dompteur de chaises (et là, c'est vraiment le cas, il leur fait faire des tours). Seulement, dans la ville, ce n'est pas toléré, et personne ne voudrait le voir. Il se décide donc à intégrer le cirque qui donne des représentations chaque soir en dehors de la ville. Le scénario annonce déjà la couleur à la fois poétique et décalée du récit, qui oscille entre plusieurs facettes, alliant des passages poétiques à certains complètement saugrenus, d'autres poétiques, mais toujours beau. L'humour est aussi présent dans plusieurs situations et vient ponctuer l'ensemble sans jamais sortir de l'esprit très décalé et fantasmagorique du reste du récit. Le tout baigne dans une atmosphère extraordinaire, et j'ai été complètement conquis par le ton. Cela dit, si le ton et l'atmosphère sont agréables, j'ai trouvé le fond du récit moins intéressant, avec une façon de présenter les choses qui sent le déjà vu, un monde sans couleur et sans poésie avec de l'autre côté des gens exactement inverses. C'est presque dommage, mais le récit tient tout de même la route et les 160 pages se lisent toujours avec envie, sans grand suspense, mais avec un bon rythme. Ce qui m'a vraiment plu, c'est en fait tout ce qui est autour, qui est beau d'une superbe façon. C'est poétique, déjanté, décalé, humoristique, émouvant ... J'ai été conquis par le ton, même si le fond ne m'a pas le plus convaincu. Il reste néanmoins un excellent tome de BD, avec de belles métaphores qui sont bien traitées à défaut d'être originales. Dans le genre, c'est vraiment une BD efficace. Et belle. Je me répète, mais elle est vraiment belle. C'est pour ça que je lui décerne allègrement un 4/5 et un coup de cœur, car elle est en passe de devenir un petit chouchou de ma BDthèque. A lire ! (ps : si vous le prenez sur le site, vous aurez en prime trois cartes postales qui valent vraiment le coup)
La Mélodie de Jenny
Ki-oon sort ce mois-ci deux raretés signées Tsukasa Hojo plus connu pour des séries comme City Hunter, F.Compo ou Cat's eye et c'est une rudement bonne idée ! "La mélodie de Jenny" est une des 3 histoires qui composent ce recueil, les 3 tournent autour des tensions et conflits entre les Etats-Unis et le Japon dans les années 30 et 40. La première se passe au moment de la mise en place des unités Kamikaze en 1943, la deuxième nous raconte la dure vie en 1945 des enfants arrachés à leurs familles pendant la guerre et qui tentent de revenir chez eux (et qui croisent en chemin un énigmatique personnage), la dernière se situe aux Etats-Unis dans les années 30, dans le monde du base-ball aux côtés d'un joueur japonais de talent dans une Amérique de plus en plus anti-japonaise. Les trois histoires sont instructives car ancrées dans un contexte historique réel (et pas forcément très connu, comme ces enfants japonais obligés de quitter leur famille et leur école, et envoyés dans les campagnes pendants la guerre) et mettent en scène des personnages aussi attachants les uns que les autres. En quelques pages, l'auteur nous plante un décor, nous plonge dans une ou plusieurs histoires personnelles et nous raconte une tranche de vie marquée d'une manière ou d'une autre par la guerre (à venir ou presque terminée). Un vrai talent de conteur, dans un registre plutôt sérieux ici, ce qui ne l'empêche pas de glisser quelques tronches déformées et autres gouttes de sueur hypertrophiées... Graphiquement, on reconnait le style de l'auteur sans problème ! Une collection qui porte bien son nom : "Les Trésors de Tsukasa Hojo".
Les Beaux jours reviennent
Si techniquement la note de cette BD devrait être plus de 3/5, j'ai tout de même mis un petit quatre, car cette BD possède indéniablement plusieurs qualités. J'aime beaucoup la BD quand elle permet de s'ouvrir et de réfléchir, pas seulement de s'évader un court instant. L'art au service du monde, c'est un concept que j'affectionne tout particulièrement. Et là, dans ce cas précis, je me suis régalé de ce principe. L'auteur a développé son histoire sur le simple principe d'une victoire aux élections de l'extrême-droite (avec ici un candidat fictif) et consacre le récit à montrer comment les principes premiers de ce parti vont s'appliquer dans la France actuelle, celle qui possède Internet et les médias, la technologie et la science. C'est assez net que l'auteur à voulu montrer tout ce qui le répugne et l'horrifie dans un discours d'extrême-droite chrétien, conservateur et moralisateur. Le propos est assez virulent et un peu grossier, mais il est aussi très juste car il ne fait pas dans la fiction. Il cible juste tout un discours que nous entendons régulièrement dans les médias, tenu par des personnes sensées et -malheureusement- écoutées/votées/élues. Le personnage principal semble être assez effacé au début, mais j'ai beaucoup aimé la représentation d'un homme qui est indigné de ce qui arrive et s'effraye de la tournure que prend son pays, toutes ses dérives de plus en plus marquées et les horreurs qu'on peut y trouver progressivement. Mais en même temps, tout sonne très juste, et lorsque le héros allumait sa télé pour écouter les informations, j'avais l'impression d'entendre un journal TV actuel. Comme quoi, le trait un peu grossier tape tout de même très juste. C'est vraiment saisissant dans la formulation et la manière de présenter les choses. Les dérives s'accentuent petit à petit, sans grosse imposition d'une dictature ou d'un état policier, mais dans des petits gestes qui s'accumulent. De ce côté, il y a un caractère presque vicieux avec l'enchainement des directives, toujours aux noms de grands principes simples. Certains sont juste symbolique (changement du nom du lycée George Brassens), mais très fortement connotés. Évidemment, le propos n'est pas celui d'un 1984, et l'auteur semble vouloir montrer que ce ne serait pas une fin du monde, que la société actuelle ne serait pas si facilement transformée en dictature, et j'ai bien aimé ce petit côté optimiste. D'ailleurs il faut noter que l'on peut voir, de manière très cynique, qu'il y aurait -presque- des bons côtés à un tel état, mais c'est très noirci tout de même. Le trait est pas mal du tout, entièrement en noir et blanc et assez charbonneux, mais je l'ai beaucoup aimé. Il est simple, et bien que certaines cases semblent un peu déroutante, la BD se lit sans le moindre mal d'un bout à l'autre. Dans la généralité, le petit nombre de page oblige l'auteur à faire certains raccourcis et quelques clichés, mais dans l'ensemble j'ai trouvé le récit très bien construit. Ce qui fait sa force, c'est surtout qu'il interpelle et qu'il invite à considérer une société qui se veut éclairée, qui se dit ouverte, et qui vote aussi massivement à l'extrême-droite. Le propos n'est pas politisé, ne visant pas un parti précisément. Il vise simplement cette branche politique en général, son discours et son attitude. En tout cas, la BD vaut la peine d'être lue et aura encore plus d'impact dans quatre ans, invitant peut-être certains personnes trop enclin à voter rapidement à reconsidérer leur geste. Contre un petit bout de papier dans une urne, un gros tas de papier dessiné peut jouer. A lire, car après tout, en ce moment, les beaux jours reviennent aussi.
Le Train des Orphelins
Un sujet très intéressant et longtemps resté dans l’oubli. Un dessin sympathique, expressif, dynamique, très lisible. Une structure qui se développe sur deux époques, histoire de dynamiser encore plus le récit. Des personnages attachants et/ou intéressants. Une narration fluide et vivante. Un final touchant et bien pensé. Que du positif, donc, pour un premier cycle pleinement réussi ! De plus, après lecture de ce premier diptyque, je n'ai qu'une seule envie : connaitre le sort d'autres personnages. C'est bien là la preuve qu'en un temps très court les auteurs ont réussi à me rendre ces différents personnages attachants ! Vraiment très bon !!!
Le premier tome du deuxième cycle est toujours aussi agréable. Narration fluide, dessin vivant, personnages sympathiques. Le tout greffé sur un thème historiquement intéressant qui permet de jouer avec les come-back. Non, franchement, là, c'est une très bonne série !!
Ernest & Rebecca
Cette série est une belle découverte pour moi. Certes, le début du premier tome est encore un peu hésitant. Les auteurs se cherchent un style et la série oscille entre gags et histoires tendres. L’ensemble apparait alors quelque peu décousu mais, rapidement, la série va acquérir une identité propre. Humour et tendresse demeurent cependant au rendez-vous. La justesse des propos et une belle sensibilité s’ajoutent encore à l’ensemble. Les personnages deviennent touchants dans leur fragile humanité. Moderne, la série l’est tout autant dans son style graphique (un franco-belge rond et chaleureux dans lequel apparaissent à l’occasion quelques influences mangas) que dans les thèmes abordés (avec une famille en pleine décomposition, une grande sœur en crise adolescente, des parents dépassés entre leur boulot, la quête d’une nouvelle stabilité affective et leur volonté d’épargner tous ces tracas à leurs enfants). La richesse de la série provient également des nombreux seconds rôles. Juste croisés ou plus présents, ils apportent d’autres points de vues et approfondissent ainsi les propos des auteurs. Mais il ne faut pas oublier nos deux héros, qui donnent leurs noms à la série et qui ne sont pas dépourvus de charisme. Rebecca est loin d’être parfaite mais son espièglerie et son imagination viennent joliment en contrepoids de son caractère boudeur et caractériel. Quant à Ernest, virus matérialisé (pas bien méchant, c’est le virus du gros rhume) et compagnon d’aventure de Rebecca, il joue le rôle de bouffon… mais peut à l’occasion se révéler d’une grande sagesse. Enfin, s’il est un thème récurrent dans la série, c’est celui du rapport à autrui. Au travers de ses rencontres, Rebecca se construit. Et si Ernest est son premier compagnon d’aventure, celui qui va la sortir de sa solitude, Pépé Bestiole, Missile, et d’autres encore ne sont pas en reste pour aider la gamine dans sa découverte du monde. Si la bonne humeur règne 90% du temps, c’est surtout la justesse des propos et la sensibilité qui émane de ces pages qui ont réussi à me séduire. Une très belle série jeunesse.
Batchalo
Pas spécialement porté sur les récits historiques, j'avoue être tombé sous le charme du coup de patte d'Arnaud Betend. La qualité de l'histoire proposée par Mickael Le Galli fait le reste et la différence. En effet, le récit qu'on nous propose évite les travers didactiques de ce genre d'histoire. Loin de nous faire la leçon et de nous faire le catalogue complet du parfait petit rom, on plonge ici par le biais d'une sorte d'enquête dans l'univers tzigane. Et c'est là une des forces de cet album, tout est ici source de découverte ou de mise en lumière. Que ce soit cette Europe centrale du milieu du XXe siècle, ce peuple libre et fiers porteur de tous les fantasmes, et enfin leur extermination pendant la seconde Guerre Mondiale, tout se construit en douceur et intelligemment en un récit riche et équilibré. Ajoutez à cela le dessin et la mise en couleur sepia d'Arnaud Betend, et vous obtenez un album qui se dévore et nous rappelle in fine un pan souvent trop méconnu et oublié des atrocités et horreurs commises par les allemands lors de ce conflit. A lire absolument.
Chemin perdu
Dernier sorti dans la collection Métamorphose de chez soleil, "Chemin perdu" ne déroge pas à la règle, et nous en met plein les yeux ! L'amour du beau livre et le soin porté à l'objet continuent à faire leur petit effet et le talent graphique d'Amélie Fléchais fait le reste. Car la bougresse a du talent ! Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas fait surprendre par un univers graphique si riche et personnel. A la frontière de l'illustration, elle tisse les pans d'un univers à la croisée du rêve, du conte et de la réalité, en piochant très librement dans les cultures et références du monde entier, tant dans la tradition du conte que celle du dessin animé. Entre modernisme et traditionalisme, couleur et noir et blanc, les contrastes s'imposent et achèvent de donner à cet album sa force et sa stabilité. Car même si, comme ces trois mômes perdus dans cette sombre forêt, nous sommes un peu désorientés en début de récit, tout s'assemble et prend sens petit à petit pour la traversée de cette sombre parenthèse onirique. Une auteure à suivre...
Asgard
Le dessinateur de Berceuse assassine atteint ici un sommet, je le dis bien haut. Faut dire qu'il est bien secondé par Dorison qui n'est pas n'importe qui. Leur vision du monde viking est parfaitement crédible, faisant de ce peuple et de leur mythologie un univers fascinant. On ne peut s'empêcher de penser à Thorgal ou au superbe film Les Vikings de 1958 avec Kirk Douglas, tout en remarquant que cette aventure rappelle aussi la quête acharnée du capitaine Achab qui poursuit la baleine blanche Moby Dick. Avec de telles références, ce one-shot en forme de diptyque ne pouvait pas décevoir, et il ne m'a pas déçu. L'action est rapide, les dialogues concis, éclairant juste ce qu'il faut, et Meyer se surpasse dans la justesse de son trait, les couleurs dans une alternance de bleutés et d'orangés, ainsi que le découpage efficace. Les personnages sont intéressants, même si certains disparaissent un peu vite ; Sieglind oppose sa douceur nordique au caractère taciturne et hermétique de Pied de Fer, qui s'humanise par petites touches à son contact ; c'est un personnage étrangement attachant malgré son aspect de chasseur asocial et bourru, auquel Dorison a donné une grande profondeur. Une belle et grande aventure qui utilise de vieilles recettes pour faire du neuf avec maestria, et que j'aurais bien voulu voir évoluer au-delà d'un simple diptyque.
Wayne Shelton
S'engouffrer dans l'aventure aux accents bondesques où un héros anglophone accomplit des missions dangereuses pouvait surprendre ou tout simplement provoquer l'indifférence du lecteur, le genre étant saturé et mille fois vu. Mais au départ, il y a Van Hamme qui apporte une garantie de succès. Alors Wayne Shelton est-il encore un nouveau Largo Winch ou un XIII new look ? Disons que c'est un combiné de plusieurs héros : un quinqua actif et baroudeur, dont le charme affole encore de jolies filles, qui sait y faire et qui s'en sort toujours. Oui, c'est très cliché, mais ça marche. Malgré quelques traits vite brossés, Van Hamme qui avait conçu le personnage pour un épisode en 2 albums seulement (la Mission- la Trahison) en 2001, parvient à faire de Shelton un héros charismatique et obtient un joli succès. En dépit de cette réussite inattendue, et d'un sujet maintes fois exploité en BD et à l'écran, il se retire et laisse la place à Cailleteau dès le 3ème épisode, qui décide d'affiner le personnage et de développer un peu plus son côté humain, en le rendant plus attachant et moins sec. Ceci marche moyennement, mais on se rabat sur le dynamisme et surtout le dessin de Denayer qui, depuis Les Casseurs, s'est bien fluidifié; son trait est toujours aussi précis et séduisant, et il excelle toujours autant pour "crasher" ses véhicules. Il est aussi plus libre d'insérer des scènes de tueries violentes et un érotisme discret réclamés par des scénarios toniques Le retour de Van Hamme sur une série bien rodée ne fera que renforcer l'intérêt de cette série qui fonctionne soit en diptyque, soit en album seul. C'est une série de pur divertissement où il ne faut pas chercher à se prendre la tête, moi ça me détend et c'est tout ce que je demande; de temps en temps, ça fait du bien de se débrancher un peu le cerveau entre 2 Bd plus sérieuses. On peut l'acheter aussi.