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Couverture de la série Aldébaran
Aldébaran

Quand j'ai vu les couvertures d'albums avec dessus le nom d'Aldébaran, je me suis encore dit "voila encore de la SF pure et dure avec vaisseaux spatiaux et tout...", eh bien non, j'étais à côté, bien m'en a pris un jour d'ouvrir un album en bibliothèque au hasard ; ça m'a tout de suite emballé et du coup, j'ai lu les 5 tomes dans l'après-midi. Cette série refuse les codes traditionnels des bandes d'anticipation, il n'y a pas de conflits galactiques, pas de vaisseaux interstellaires, pas de mutants dégénérés ou de guerre post-atomique...rien de tout ce qui m'ennuie en science-fiction. Les décors d' Aldébaran, le village d'Arena Blanca au bord de la mer, ressemblent à ceux de la Terre. Les personnages ne sont pas des aliens répugnants et dangereux, mais des êtres humains qui se rencontrent, s'apprécient, s'aiment, sont séparés et se retrouvent d'une planète à l'autre, après différentes péripéties. On suit le cheminement de Kim Keller, héroïne centrale des cycles constituant cette inhabituelle saga de science-fiction. Les personnages vieillissent, mûrissent : Kim est d'abord une gamine insupportable lorsqu'elle fuit avec Marc son village envahi et recouvert d'une curieuse gélatine ; elle deviendra ensuite une jolie jeune femme philosophe et pondérée, le récit s'étalant sur plusieurs années, ça permet d'étoffer les personnages. Seul le bestiaire étrange rappelle au lecteur qu'il est dans un autre monde. Les 3 cycles qui constituent les Mondes d'Aldébaran, avec Bételgeuse et Antarès sont une sorte d'épopée humaniste d'anticipation racontant l'effort de l'humanité dans ses premières tentatives pour coloniser des planètes lointaines. Le dessinateur Léo dont je n'avais pas oublié la série Trent qui m'avait séduit (au ton également humaniste), livre ici en tant qu'auteur complet, une belle réflexion sur l'écologie et l'avenir de l'humanité, à travers un univers poétique totalement crédible, et servie par un dessin lumineux et rayonnant, aux belles couleurs, qui renforce la crédibilité du récit. Alors, peu m'importe que le dessin soit un peu statique, ça ne me gêne pas, parce que l'histoire est bonne, elle tient en haleine, malgré quelques raccourcis scénaristiques et certaines bestioles plus ridicules que d'autres plus effrayantes, l'important, c'est que Léo a réussi la création d'un véritable univers, et que chaque cycle se complète tout en parvenant à se renouveler ; c'est pourquoi, je n'ai pas pu décrocher en lisant cette série et qu'il me tardait ensuite de la continuer par Bételgeuse et Antarès.

10/10/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Namibia
Namibia

J'avais beaucoup aimé la série Kenya pour son originalité qui mêlait espionnage et fantastique. Je ne me lasserais jamais des scénarios imaginés par Léo qui fait évoluer ses personnages au milieu d'une faune et flore inquiétante. Alors, voilà un nouveau concept : la saison 2 s'intitule désormais "Namibia". On peut dire que le titre a changé et donc ce n'est pas tout à fait la même série même si elle s'inscrit comme une suite aux aventures de Kathy, une héroïne qui ressemble beaucoup à une certaine Kim ... Les thèmes ainsi que la problématique de cette nouvelle saison semblent un peu différents de la précédente. Oui, il y a un véritable renouvellement de l'histoire qu'on suivra avec grand plaisir. Le dessinateur change également mais le style de Léo reste le même. Ce cycle comprendra 5 albums dont la diffusion sera assez rapide. A suivre... Cependant, le 3ème tome s'est quand même fait un tout petit peu attendre. On a l'impression que le récit stagne un peu avec ce retour avorté de notre héroïne dans la mine mystérieuse. Pour autant, on assiste à un tournant de l'histoire assez intéressant avec l'irruption d'une secte religieuse en relation avec des extraterrestres. L'apparition d'un nouveau messie va ajouter un peu plus de piment à ce récit déjà bien assaisonné. Bref, l'intérêt ne faiblit pas. Le 4ème tome donnera plutôt dans l'explication avec une note qui fera très X-Files dans le genre complot intergouvernemental face à une invasion extraterrestre. Nous savons désormais à quoi nous attendre. D'ailleurs, la couverture ne fait aucun doute. Notre héroïne va devoir se battre pour sauver le monde, rien que cela ! C'est un peu le retour à la case départ en passant par cette fameuse mine. Bref, on se dit que le récit n'avance pas au niveau de l'action. C'est également le temps où les politiques interviennent et en premier lieu l'ancien Premier Ministre Winston Churchill. Dommage que le récit se perde dans des situations de moins en moins crédibles. On attend le final en espérant qu'il relève un peu le niveau auquel nous ont tant habitué les auteurs. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

12/03/2010 (MAJ le 09/10/2013) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Un Jour Sans
Un Jour Sans

Voilà longtemps que je n'avais pas été happé par une BD de cette façon ! Intrigué par l'étrange phrase de la voix off de cette première planche, je poursuis, et deux planches plus loin me voilà ferré... Les dialogues cyniques du personnage principal et son comportement assez ignoble ont fini d'emporter toute résistance... Car ce qui fait à mon goût le miel et le fiel de cet album c'est le ton très contemporain et cynique des dialogues transposé à cette fin de XIIe, en plein haut Moyen Age. Et puis, les malheurs de ce piteux seigneur trop heureux de partir en croisade pour échapper à son quotidien -rêvant troussage et beuverie- finissent par en être comiques tant le sort semble s'acharner sur lui... Maudit ? Va savoir... En tout cas, tout s'enchaîne à merveille et ces 80 planches qui nous en content le détail s'avalent limite cul sec tant cela passe tout seul. Ajoutez en rince gosier une petite fin assez inattendue qui vous remet tout l'album en perspective, et vous avez là tout ce qu'il vous faut pour passer un très bon moment de lecture. A cette très bonne histoire se superpose le dessin fin et minimaliste de Pero, que je découvre à travers cet album. Précis, expressif et riche en détails, son trait rehaussé d'une colorisation tout aussi épurée mais efficace en aplats monochromes donne à son album fluidité et rythme. Une très bonne surprise pour un album un peu pris au hasard, dont je recommande chaudement la lecture !

09/10/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gung Ho
Gung Ho

Jamais entendu parler, jamais vu, jamais feuilleté, pourtant Gung Ho n’est pas une œuvre méconnue du grand public mais n’a pas droit non plus aux honneurs d’une grande sortie. Et pourtant cette série prévue en 5 volumes - voire en 10 pour qui prend l’option de les choisir en grand format plus bonus MAIS « coupés » en deux parties chacun - a le mérite de sortir un peu des ornières balisées du récit dit d’anticipation voire de survie. On le sait depuis le chef d’œuvre de Richard Matheson « I am Legend », les récits de fin du monde ont de cela une atmosphère pesante et volontairement pessimiste. C’est donc presque à contre-courant qu’on pourra être surpris par les couleurs si chaudes et le dessin infographique (qui ressemble en plus détaillé aux œuvres d’Arthur de Pins) mais également par le traitement du scénario s’attachant aux émois sexuels et d’intégration de ces deux frangins un poil rebelles. Car les fameuses « brebis galeuses » qui servent de sous-titre à ce premier volume, ce sont eux.. deux frères orphelins dont aucune communauté ne veut et trimballés de campement en campement comme une sanction disciplinaire. Dans ce futur pas si éloigné où la nature semble avoir repris ses droits (la nature est omniprésente à chaque page), les auteurs font un maximum d’efforts pour minimiser la « menace » dont on ignorera tout jusqu’aux dernières pages. C’est de cette ambiance hypocrite où les hommes vivent retranchés derrière des murs, dans une discipline de fer et un entrainement qui ressemble à un jeu que tout se met en place. Ici les adultes font figure de repères périmés, d’autorité ou de dégoût. Pour un peu on pourrait presque s’imaginer qu’il s’agit d’un invariable conte sur les premiers émois amoureux adolescents mais la menace se fait de plus en plus ressentir sans pour autant avoir plus de renseignements… Le récit prend de l’ampleur en construisant un monde fictif crédible et attachant sans susciter d’ennui. Le tout est rehaussé par un style bien particulier mais non dénué de talent, les cases sont superbes, le découpage naturel et les couleurs pastel renforcent une sensation de légèreté qui masque bien le calme avant la tempête Car pour autant il y a suffisamment de détails insignifiants mais dérangeants qui ne cessent de s’accumuler en suscitant la curiosité du lecteur : pari réussi car on n'a de cesse de boucler la lecture sur 80 pages de haute volée… Curieux de voir quelle tournure va prendre la suite de ce récit car j’ai bien pris conscience de n’avoir que la vision émergée de l’iceberg mais je reste confiant en tous points de vue en ce joli récit par lequel la plupart des gens risque d’être étrangement captivé. Et chapeau bas au défi visuel qui prouve que les nouvelles méthodes de dessin infographique peuvent avoir du coffre et de l’âme si elles se laissent apprivoiser au service du récit. Joli coup de cœur, affaire donc à suivre me concernant !

09/10/2013 (modifier)
Par Pedrolito
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Superman - Terre Un
Superman - Terre Un

Superman - Terre Un reprend l'histoire de l'homme d'acier depuis les origines. Au début de l'histoire, notre jeune héros quitte Smallville pour la majestueuse Métropolis. Comme stipulé au début de l'avis, Terre Un réinvente donc la genèse du mythe, et dans cette version on a affaire à un Clark Kent à l'opposé du personnage planté par Christopher Reeve au grand écran dans les années 1978. Ainsi, le jeune Kent apparaît comme un touche à tout qui réussit tout ce qu'il entreprend. On le voit exceller en sport aussi bien qu'en sciences. Au revoir donc le jeune homme timide et maladroit! Je vous laisse le plaisir de découvrir la suite et n'en dirai pas plus sur l'histoire afin de ne rien révéler. La relation Loïs/Clark est très bien traitée dans cette refonte des origines. Du point de vue des dessins, le trait de Shane Davis est impeccable et colle très bien à la modernité voulue dans l'oeuvre. Pour résumer, cette série réussit le pari de moderniser Superman. Je recommande la lecture aux amateurs du genre.

08/10/2013 (MAJ le 08/10/2013) (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Psycho-Investigateur (Simon Radius)
Psycho-Investigateur (Simon Radius)

Le titre de cette très belle intégrale m'a interpellé. Je me suis demandé ce que pouvait être un psycho-investigateur ? Finalement je fus emballé par ce nouveau genre d'enquêteur, un psychiatre qui a le don de s'introduire dans les souvenirs de ses patients afin de faire avancer la police dans des enquêtes particulièrement difficiles à résoudre. Il faut avouer que ce scénario est vraiment très original et c'est quand même plus intéressant que la série Mentalist, qui a le pouvoir de m'endormir en quelques secondes. L'histoire m'a tellement plu que je n'ai pas réussi à refermer cet ouvrage avant de l'avoir fini. Les personnages principaux sont attachants , même les "seconds rôles" ont réussi à m'intéresser , que ce soit le détestable officier de police ou même le machiavélique psychiatre, ennemi juré de Simon. Les scènes se déroulant dans la mémoire des personnages sont très réussies . Elles sont parvenues à me surprendre par leur originalité et à m'impressionner par leur côté glauque et souvent morbide. Je suis déçu de n'avoir pas lu le premier tome de cette sympathique série en 2005. Mais bon ce n'est pas grave car la suite n'est parue qu'à l'intérieur de cette magnifique intégrale dont la couverture est tout simplement époustouflante. C'est vraiment un très bel objet pour un collectionneur . Rien que pour celle-ci je conseille l'achat de cette BD. Par contre en ce qui concerne le dessin je fus moins séduit que par l'histoire. Je le trouve réussi mais ce n'est pas le style que j'affectionne le plus. Alors comme les posteurs qui m'ont précédé je conseille vivement la lecture et même l'achat de ce très bel objet, vous verrez vous ne le regretterez pas.

07/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

J'ignore la raison réelle, mais je n'ai jamais accroché à "Thorgal" au début lors de ma découverte du héros dans le journal Tintin en 1977. Et pourtant, ce début qui recouvre aujourd'hui les 2 premiers tomes, évoluait dans un contexte purement viking, univers que j'aime particulièrement. Je devais sans doute être détourné par d'autres séries, mais heureusement, j'ai lu cette saga de légende bien plus tard, vers 2000/2001 par l'ami qui bosse à la Fnac, un vrai fan qui possède toute la série. Comme pour XIII, j'ai pu la lire en continuité sans attendre de nouvelles sorties, mais je me suis arrêté au tome 24. Je n'en suis pas devenu fan, mais je trouve que c'est une très bonne série, un monument de la BD qui apporte de grands moments de lecture, et je comprends parfaitement qu'il y ait eu un engouement incroyable autour d'elle, avec de nombreux fans. Pourtant au départ, il n'était question que d'un récit assez court qui serait décliné en maxi-chapitres (spécialité du journal Tintin), et il ne serait axé que sur l'univers Viking, où dès le premier épisode, Thorgal est présenté comme un scalde amoureux d'Aaricia. Le succès a dû faire changer les auteurs qui tenaient là un filon juteux. C'est pour ça que j'ai arrêté au tome 24, je reproche à la série son côté interminable, c'est toujours comme ça avec Van Hamme, comme il l'a fait sur XIII, il brode et rebrode à n'en plus finir, c'est dommage car la série s'alourdit maintenant depuis plus de 35 ans, et il n'y a plus grand chose à exploiter, une conclusion est souhaitable depuis longtemps. La reprise par Yves Sente au scénario n'arrange rien, il fait du Van Hamme en étirant au maximum et en pressant le fruit jusqu'à ce qu'il n'ait plus de sève. C'est ce qui explique la qualité inégale des albums. L'autre aspect qui me gêne un peu, c'est ce trop grand mélange de genres ; même si plusieurs épisodes évoluent dans un contexte Viking, la série prend une tournure plus fantastique, notamment avec le tome 7 L'enfant des étoiles, puisque Thorgal apprend ici qui étaient ses parents, sinon, ça brasse l'aventure proprement dite, la SF, la mythologie scandinave, l'univers merveilleux, le médiéval, le tout dans une dimension d'heroic fantasy qui fera d'ailleurs beaucoup pour ce genre, lui apportant ses lettres de noblesse dans les années 80 et 90. Je trouve que la série aurait pu être tout aussi crédible sans l'aspect de SF qui est un peu de trop ; les dieux auraient suffi. Ces réserves étant faites, soyons positif. Ce qui me plaît bien, c'est que Thorgal, au contraire des héros d'aventure de ce type, est un pacifique qui aspire à vivre en paix avec Aaricia et leurs enfants, ne se battant que pour défendre et protéger ceux qu'il aime. C'est un homme à la fois fort et fragile, vulnérable, avec des faiblesses, mais profondément humain, où chacune de ses aventures est une succession d'épreuves dont il sort vainqueur, parfois meurtri mais fortifié. De nombreux personnages secondaires croisent sa route, c'est un peu normal sur une aussi longue série, mais la perfide Kriss de Valnor qui prend plaisir à faire souffrir et destabiliser le héros, se montre la plus présente. Elle a irrité de nombreux lecteurs, mais le personnage est d'une grande richesse pour une Bd de ce type. Aaricia subit aussi des épreuves et se montre courageuse, car il y a des épisodes centrés sur elle, où Thorgal n'apparaît pas (La Marque des bannis), un comble pour un héros, ce qui prouve la force qu'a atteint cette série, où l'on peut louer la qualité de texte de Van Hamme. De son côté, Rosinski a atteint une maturité dans ses dessins, ses décors et ses mises en page. Et puis, le premier album si décrié ici par certains posteurs, je l'aime bien moi, je trouve qu'il a du charme, le dessin n'est pas ridicule comme c'est le cas sur certains premiers albums de séries à rallonge. Bref, tout ceci a fait de "Thorgal" une incontestable réussite, engendrant un héros emblématique et un des plus gros best-sellers du 9ème Art. Quant à l'achat, sur une série aussi longue, mieux vaut opter pour l'emprunt.

07/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Mémoire de cendres
Mémoire de cendres

Dans le Moyen Age long de 10 siècles, la croisade des Albigeois et l'épopée cathare ne sont pas la période que je préfère ; mais Jarbinet redonne vie à cet épisode sanglant avec une telle fougue qu'il m'a quand même interpellé, et en tant qu'amateur de châteaux forts, j'ai arpenté les Corbières plusieurs fois à la découverte de ces colosses de pierre aujourd'hui éventrés, trônant telles des sentinelles sur des pics vertigineux. L'accès de certains est d'ailleurs peu aisé, et j'ai toujours admiré le labeur des bâtisseurs pour aller vous percher des châteaux forts à 800 m d'altitude, voire plus (Montségur est à 1200 m). J'avais donc envie de voir comment un dessinateur allait aborder cette page d'Histoire et ces décors fascinants. Le résultat est impeccable. Entre 1209 et 1220, à travers la figure d'une jeune fille, l'auteur nous fait découvrir le destin tragique de la population cathare, et nous fait partager sa passion pour cette région sauvage du Languedoc meurtrie par ce conflit où la papauté qui ne peut tolérer cette hérésie, ne peut que s'acharner à la détruire par une répression féroce. Cette tragédie est symbolisée par le fameux mot que l'on attribue au légat du pape, Arnaud Amaury : "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens", qui est inévitablement évoqué ici. Si Jarbinet sacrifie à ce mot considéré par beaucoup d'historiens comme étant apocryphe, c'est justement pour renforcer l'acuité de son propos qu'il illustre avec une rigoureuse documentation. Ceci lui permet de restituer des lieux authentiques comme les châteaux cathares (Puivert, Montségur), l'abbaye de Fontfroide, les gorges de Galamus, Saint-Guilhem, Carcassonne..... mais aussi tous les acteurs réels de cette épopée (Raymond Trencavel, Simon de Montfort, le roi de France, Amaury....) parfois simplement évoqués, bien qu'à partir du tome 4, il donne un visage aux puissants de l'époque. En règle générale, le récit se focalise autour de personnages fictifs bien intégrés auprès des personnages réels. Le récit s'égare un peu avec le tome 4 en Angleterre, puis ensuite en Italie, ça rallonge inutilement la saga qui aurait dû se maintenir en Pays d'Oc ; même si l'implication de ces pays dans cette guerre hérétique peut servir l'histoire. Graphiquement, Jarbinet est irréprochable dans ses décors soignés, il a un peu plus de mal avec les personnages, surtout les visages dans les 2 premiers tomes. Finalement, l'ensemble traité sérieusement finit par séduire, Jarbinet ayant trouvé la juste mesure dans la façon de rendre attrayante l'Histoire complexe de la cause cathare, en la transformant en récit palpitant.

07/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Walhalla
Walhalla

Premier album sympathique sur les aventures de ces vikings en quête pour sauver leur village. Dans la lignée des pirates Ratafia, Pothier délivre de l'humour bien senti et référentiel agrémenté d'un trait soigné signé Marc Lechuga pour une histoire réjouissante et plaisante à lire. Tout ceci n'est pas sans rappeler un gaulois bien connu tant sur la forme que sur le fond même si un fil conducteur liera les volumes entre eux (sous forme de cycles en 2-3 tomes?) façon les brigades du temps. C'est une supposition car cette trame étirée sur une dizaine de chapitres, voire sur la série entière amènera inévitablement de la répétition, et c'est jamais bon pour la pérennité d'une bande dessinée. Mais plutôt que de faire des suppositions futuristes, ne boudons pas notre plaisir avec cette joyeuse horde de vikings drolatique.

07/10/2013 (modifier)
Couverture de la série L'Atelier Mastodonte
L'Atelier Mastodonte

C'était samedi, il pleuvait et je savais que j'allais passer une soirée pépère chez moi. Dans les mains, l'Atelier Mastodonte dans un magasin d'occasion. J'hésite... Rentré chez moi, confortablement installé dans mon lit avec de la confiture de framboise bio (oui ces détails sont importants, Pedrosa pourrait nous lire), je me suis bidonné à lire ces strips. Certains strips sont très réussis d'autres bien nazes et c'est ça qui est drôle dans cette alchimie générale d'humour. Le succès tient en partie dans la bonne atmosphère qui règne tout au long de cette BD. D'ailleurs je ne m'étais pas posé la question de savoir si cet atelier Mastodonte était imaginaire ou non, c'est en lisant l'avis précédent que j'ai tilté, avis qui d'ailleurs résume bien ce que je pense de cet album. Bref si vous connaissez un peu les auteurs et le monde de la BD, je conseille "L'Atelier Mastodonte" !

06/10/2013 (modifier)