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Couverture de la série Cinjis Qan
Cinjis Qan

Après les aventures vénitiennes de Giacomo C., Griffo trouve en Cothias un scénariste aussi doué que Dufaux pour conter les destins hors norme. Celui de Temudjin qui sera connu sous le sobriquet de Cinjis Qan (pour nous Gengis Khan), un souverain éclairé loin des images souvent négatives de brutes barbare et féroce dépeintes dans certains films que j'ai vus. Cette histoire est en fait assez mal connue des Européens, et même si Cothias use de raccourcis scénaristiques , il ne déforme pas trop la réalité, d'après ce que j'ai pu lire dans la revue Historia. C'est une épopée édifiante contée par Cothias qui joue encore une fois de plus avec l'Histoire pour livrer une Bd forte et ambitieuse aux accents farouches et épiques, et où la guerre et l'amour s'entrelacent de façon étrange, comme 2 valeurs intimement liées. Le pouvoir de Temudjin monte en puissance à mesure qu'il reconquiert l'Empire mongol, et sa cruauté mesurée le fait craindre et respecter ; ses conquêtes sont dictées moins par la soif de pillage que par la politique, puisqu'il réussira à unifier tous les peuples d'Asie centrale, bâtissant ainsi un des plus vastes empires de l'histoire de l'humanité ; empire qui se désagrégera après sa mort. Le dessin est somptueux, agrémenté de belles couleurs ; malgré des scènes de bataille assez nombreuses, l'ensemble est moins violent que Le Vent des Dieux. Griffo délaisse donc Venise pour les steppes de l'Asie centrale et se sent aussi à l'aise sur les décors, les costumes et les armes de ces peuplades pour lesquelles il a dû consulter une riche documentation. Son trait affiné est envoûtant et précis. Une fresque barbare superbe.

06/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Masquerouge
Masquerouge

Les 3 albums dessinés par Juillard content la genèse de Les 7 vies de l'épervier, c'est une suite de récits complets qui s'enchaînent (mais indépendants), formant ainsi la légende de Masquerouge, personnage qui prendra corps dans une oeuvre bien plus ambitieuse, la série-mère. Publiés en 1980 dans Pif-Gadget pour un public jeune, ces récits renouent avec la verve du genre cape et d'épée (on y voit en effet de nombreux duels), et paradoxalement se situent après le tome 5 de Les 7 vies de l'épervier; le cavalier rouge imaginé par Cothias et Juillard faisait alors figure d'un Zorro historique, mais ces épisodes ne sont pas à dédaigner car ils servent à mieux étoffer certains personnages et événements. On est alors en 1624, un peu après la fin de la série-mère, lorsque le pouvoir appartient à Louis XIII et à Richelieu ; en Gâtinais, Ariane de Troïl reprend le flambeau laissé vacant quelques temps avant par un gaillard vêtu de rouge. Au tout début, le dessin de Juillard est encore un peu grossier, mais déjà maîtrisé, il s'affirmera doucement. En 1982, dans Circus, les auteurs décident de concevoir une saga plus adulte (les 7 Vies..) en reprenant leur idée d'origine d'un vengeur masqué, jusqu'à ce qu'en 1992, une fois cette saga achevée, Cothias revienne de nouveau à "Masquerouge" avec cette fois Venanzi au dessin. Les tomes qui vont suivre permettront à Cothias de préciser encore des détails qui enrichissent l'ensemble formant un tout, avec même Plume aux vents, suite directe des 7 Vies, alors que la plupart des autres séries dérivées n'apportent rien. Dans cette reprise au tome 4, Venanzi est digne de Juillard puisqu'il est déjà très appliqué, surtout dans les décors d'un Paris attractif du XVIIème siècle, histoire de bien se rôder pour sa propre série, Hidalgos. Pour les fans, "Masquerouge" est donc indispensable, pour les autres, c'est une bonne série historique qui sans se hisser au niveau de Les 7 vies de l'épervier, reste tout à fait honorable et soignée.

06/10/2013 (modifier)
Couverture de la série XIII
XIII

Etrangement, je n'ai pas lu cette Bd lors de sa sortie en 1984, ni peu après, j'avais tellement de complots et de micmacs entre services secrets dans la tête, que je n'avais pas envie d'y replonger. Je n'ai acheté le tome 1 il y a une dizaine d'années seulement, mais je n'ai pas donné suite pour diverses raisons ; pourtant qu'est-ce que ça démarrait fort avec Le Jour du soleil noir, et une fois entré dedans, difficile d'en sortir, on a indiscutablement envie de savoir la suite....J'ai donc repris la série dans son intégralité en 2007 après la fin "officielle" de la saga, 23 ans après ses débuts, de façon à pouvoir la lire en continuité sans attendre une sortie d'album ; car dans ces séries à (trop grande) rallonge, c'est ce qui m'énerve le plus : l'attente. Le résultat fut de reconnaître indéniablement une série culte, ayant drainé des millions de fans, une série mythique qui s'est achevée le 13 novembre 2007 avec la sortie événement des 2 derniers albums, mettant ainsi fin à la plus grande énigme dans l'histoire de la bande dessinée. Il faut cependant nuancer. Au départ, Michel Greg qui scénarisait Bruno Brazil pour Vance, part aux Etats-Unis pour le compte de Dargaud, et propose à Van Hamme qui avait déjà livré quelques récits au journal Tintin pour Chéret, Géri, Cuvelier ou Dany, de reprendre la série; le projet tombe à l'eau, mais Vance et Van Hamme vont finalement collaborer sur une Bd proche de Bruno Brazil. Tout le début (amnésique échoué sur une plage, coursé par des tueurs, mais capable de se défendre et voulant connaître son identité) est inspiré par le roman La Mémoire dans la peau, de Robert Ludlum, Van Hamme l' a souvent dit et ne s'en est jamais caché, situant ces aventures aux Etats-Unis, ce qui permet toutes les dérives. Mais il a ensuite au fil des épisodes, levé peu à peu le voile en distillant les indices et en enchaînant les situations comme dans un feuilleton à la mécanique bien huilée. Car le héros sera toujours en quête de sa véritable identité, il n'a au début pour tout indice que le tatouage XIII gravé sur l'épaule ; le lecteur en apprend autant que lui qui, à chaque épisode, reconstitue le puzzle de son existence, buttant sur des adversaires coriaces qui le traquent sans relâche, cherchant à le tuer, ce qui l'oblige à fuir sans cesse et à prendre plusieurs identités. Son destin est lié à une dangereuse conjuration et à un insaisissable n°1 qui la dirige, mais heureusement, il bénéficie de quelques alliés et rencontre de très jolies femmes, dont le lieutenant Jones est la plus présente. Van Hamme excelle dans les dialogues de ce thriller haletant, aux rebondissements permanents, qui multiplie les fausses pistes. La complexité du récit est telle parfois qu'il n'est pas superflu de revenir en arrière pour bien tout saisir. Et de plus, le dessin de Vance (que j'aime depuis ses premiers récits dans Tintin) est impeccable, toujours égal à lui-même, toujours efficace, au découpage très cinématographique qui sait rendre crédible ce type d'histoire. Tout ça renouvelle avec talent les clichés d'espionnage. Seul bémol : ça manque sérieusement de renouvellement aux 3/4 de l'histoire, vers la fin, ça s'englue dans des situations déja vues, avec des invraisemblances incroyables et peu dignes du grand scénariste qu'est VH. Celui-ci ayant fait le tour du sujet en exploitant toutes les ressources possibles sans verser dans la redite, une conclusion au baroud du héros était donc souhaitable et aurait dû intervenir après le tome 13. Elle n'aura lieu hélas que bien plus tard, au tome 19, émoussant une histoire qui lassait la patience du lecteur lambda depuis longtemps. C'est dommage, parce que ça a un peu appauvri la série qui pourtant est devenue l'un des plus gros cartons d'édition, totalisant plus de 10 millions d'exemplaires vendus. Une série de haut niveau donc, parvenue au firmament, après des débuts pourtant modestes dans le journal Spirou en 1984. Mais comme les héros ne meurent jamais, et surtout pas XIII qui a échappé à d'innombrables assassinats, l'histoire reprend en 2012 en s'enrichissant d'un tome 20 assez accrocheur, avec Yves Sente au scénario (qui décidément succède à VH sur aussi Thorgal), mais adoubé par les auteurs d'origine. Respectant la série et ce qui a été fait, son défi consistera à surprendre quand même. Côté dessin, Sente s'est adjoint Jigounov, dont le graphisme léché a déjà fait ses preuves sur Alpha. Même si l'album a bien démarré, suivi par d'autres, ce nouveau cycle prévu en 7 ou 8 tomes qui n'apportera probablement rien par rapport à la série de base, va-t-il la relancer avec un sang neuf ou l'essouffler encore plus ? Je n'ai pas la réponse, ne l'ayant pas encore lu, et là encore, j'attendrai qu'il soit fini.... En attendant, "XIII" est une série que tout bédéphile ne doit pas ignorer ; après, qu'on aime ou pas, c'est une autre histoire.

06/10/2013 (modifier)
Par Pedrolito
Note: 4/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Très belle BD. La lecture de cette histoire est prenante, on se plait a lire de case en case ce qui arrive a notre malheureux compagnon d'aventure. L'ensemble se lit d'une traite, le tout étant très bien rythmé et bien dimensionné. Les dessins sont très justes et les couleurs utilisées aident à la transmission de l'ambiance au lecteur. L'histoire est triste mais permet d'inciter la réflexion chez le lecteur, si bien qu'une fois fini, il n'en sort pas indemne. Par les réaction de ces personnages, empreintes de stéréotypes, xénophobie et...bêtise primaire, le lecteur peut être amené a se poser des questions sur lui même, sur ses agissements au sein du monde qui l'entoure. Je recommande chaudement cette lecture.

05/10/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Isabelle - La Louve de France
Isabelle - La Louve de France

Très loin d'être un adepte du genre (je parle de la BD historique), c'est au vu des avis positifs lus sur BDthèque et d'une couverture très réussie que je me suis lancé. Et ma fois, il faut avouer que bien m'en a pris ! Tout d'abord, pour rendre grâce au somptueux dessin de Jaime Calderon, que je découvre avec cette série : Quel coup de patte ! Moi qui ne suis pas non plus attiré plus que cela par le style réaliste, j'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à la lecture de ses planches. Personnages et décors font honneur au récit historique que nous ont concocté le duo Gloris. Car le second point fort de cette série réside dans la qualité du scénario. Réussir à restituer des faits historiques souvent complexes sans ennuyer le lecteur n'est pas l'apanage de tout le monde... Il faut dire que les personnages historiques de l'époque ne donnaient pas dans la demi mesure, et on comprend qu'ils aient autant inspiré écrivains, cinéastes et aujourd'hui des auteurs de BD. Tous les ingrédients sont là pour concocter un récit prenant pour qui sait bien s'y prendre. Et c'est ici le cas :) Certainement un futur classique du genre. Alors pour les amoureux de l'histoire, du trait réaliste ou comme moi simplement curieux, lancez vous, les déçus ne seront pas nombreux...

05/10/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
Couverture de la série Ma révérence
Ma révérence

Sans les avis déjà postés sur la série, je ne m'y serais sans doute pas intéressée, même avec Lupano au scénario, honte à moi... il faut dire que quand le dessin ne me plait pas, je vais rarement voir au-delà (en tous les cas, pas à l'achat). Au final ce petit pavé est une vraie pépite scénaristique. Lupano commence par nous parachuter au milieu d'une histoire dont on ne connait rien, puis par vagues successives nous plonge dans le passé des personnages principaux en nous donnant à chaque fois la juste dose pour petit à petit comprendre pourquoi et comment on en est arrivé là. La narration à la première personne est une vraie réussite également. Et puis tout n'est pas forcément développé, parce que finalement ce n'est pas utile de s'étendre sur tout, mais tout ce qui est nécessaire est dit, d'une manière ou d'une autre, à un moment ou à un autre. Graphiquement, j'avoue qu'en dehors de la couverture, je n'apprécie que moyennement, mais cette histoire n'a pas besoin d'une pointure du dessin réaliste pour exister et c'est bien là la plus grande de ses qualités. Le dessinateur nous offre tout de même un dessin dynamique et expressif qui donne vie à cette révérence de manière tout à fait efficace. Delcourt a osé la publication en un gros tome et c'est une très bonne initiative, cela donne toute latitude aux artistes pour s'exprimer avec l'espace nécessaire et surtout, cela assure au lecteur une histoire complète, riche et homogène, sans risque de ne jamais voir la fin ou de se retrouver avec un tome 2 bâclé qui déçoit après un tome 1 qui en met plein la vue (je ne vise personne...). Lupano maintenant, j'achète les yeux fermés.

05/10/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Apocalypse sur Carson City
Apocalypse sur Carson City

Il y avait trés longtemps que j'attendais une bd comme celle-ci !! Pour un fan de cinéma et des séries B américaines, on ne pouvait pas faire mieux. Je tire mon chapeau à Guillaume Griffon qui en nous pondant une nouvelle histoire de zombies (sujet certes très à la mode en ce moment) et en lui mêlant des répliques et des personnages chipés dans les plus grands films des années 80-90 (une des meilleures scènes de Dark Angel dans le tome 1 ou alors les personnages de Casey Ryback et Braddock alias Steven Seagal et Chuck Norris dans le tome 3) est arrivé à créer la série la plus déjantée de toute l'histoire de la bd. C'est sûr que l'histoire est assez simpliste, mais pour une série z elle convient parfaitement. Nous suivons le parcours d'une bande de malfrats en cavale et dont les membres sont trois frères. Ces sympathiques personnages se retrouvent dans la ville de Carson City soudainement envahie par des hordes de zombies. Comme je l'ai dit cela tient sur un timbre poste mais c'est exactement ce qu'il faut. Si il y a bien quelque-chose que j'ai apprécié dans ces albums , ce sont les fiches descriptives de chaque personnage,ce qui nous donne même leur espérance de vie, c'est une idée géniale. Je pense que si l'histoire ne dure pas plus de 5 ou 6 albums (comme c'est prévu pour l'instant) et si Griffon continue à rajouter à ses épisodes des scènes volées dans les chefs d'oeuvre de la série B US alors ma note pourrait arriver à 5. Alors vivement la suite. Après lecture du tome 4. Cette fois-ci cet épisode se concentre sur les aventures des trois frères Blackwood qui se sont trouvé deux nouvelles recrues(à savoir un faux pasteur et une jeune fille déjantée) et du shérif qui les poursuit. Même si je trouve les répliques hallucinantes (souvent empruntées à des films de séries b américaines bien sûr) et l'action omniprésente, j'ai été déçu par la disparition de certains personnages comme Ryback et Braddock (alias Steven et Chuck pour les initiés). C'est bizarre l'auteur ne fait plus aucune allusion à ces deux mercenaires qui tenaient un rôle important dans le tome 3. Mis à part ce détail j'ai trouvé cet épisode agréable, si l'on peut dire vu que les zombies sont légion , qu'ils sont affreux et que la violence est encore très présente. Le dessin est toujours aussi bien maîtrisé . Donc je dirai seulement vivement la suite . PS: il semblerait que Griffon a confirmé que cette série se composera bien de 6 tomes, encore deux tomes pour clôturer cette magnifique série.

19/11/2011 (MAJ le 05/10/2013) (modifier)
Couverture de la série Le Cycle
Le Cycle

Je suis un grand fan de Lécroart, et pour plusieurs raisons. D’abord parce que, comme Marc-Antoine Mathieu, il ne sacrifie pas l’intrigue aux contraintes oubapesques qu’il s’impose. Ensuite parce qu’il est drôle. Alors là, si j’ai préféré Cercle vicieux dans la même collection, j’ai tout de même bien apprécié cet album, totalement foutraque, où l’on retrouve les mêmes personnages que dans le Cercle, toujours aussi rondouillards, toujours en train de faire des expériences dont ils arrivent à nous démontrer l’intérêt. Les personnages sortent de la page – comme certains personnages de Tex Avery sortaient de l’écran, et on suit M. Marmouset dans sa quête absurde dans un monde para-parallèle, au milieu de collages d’œuvres de collègues de Lécroart, en se demandant jusqu’au bout où il va nous mener. A lire, et à relire donc (pour y redécouvrir les résultats des pseudos pliages de la page 32…). Etienne Lécroart a réalisé avec cet album un exercice ludique et réussi, chapeau bas !

04/10/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Superman Anthologie
Superman Anthologie

3.5 Une bonne anthologie de Superman qui me donne envie d'en connaitre d'avantage sur Superman. J'ai surtout aimé les récits produits dans les années 80-90 et j'aimerais bien qu'il y ai des intégrales sur ces périodes là ! J'ai même envie de relire la mini-série de John Byrne que je n'avais pas trop aimée lorsque je l'ai lue voici quelques années. Tout n'est pas parfait. L'histoire qui présente le nouveau Brainiac est frustrante car elle continue clairement sur le numéro suivant qui n'est pas présent dans l'album et de plus il n'y a même pas le nouveau Lex Luthor qui est pourtant présent sur la couverture ! L'histoire de 1972 est intéressante, mais la morale est un peu n'importe quoi (Superman n'arrête même pas le type qui exploite les travailleurs mexicains !). J'ai aimé le scénario des histoires plus récentes, mais pas trop le dessin. Et finalement les histoires les plus vieilles sont intéressantes d'un point de vue historique, mais elles ne m'ont pas passionné sauf l'histoire imaginaire où Superman meurt. Malgré ses défauts, j'ai vraiment aimé cet album et j'en veux plus !

04/10/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Lydie
Lydie

Très bon album que celui-ci ! Zidrou qui m'avait déjà agréablement surpris avec "Les Folies Bergères", récidive, et nous immerge cette fois non pas dans le tragique quotidien d'un soldat de la guerre 14-18, mais dans l'intimité d'une petite impasse de Belgique. C'est là que va se jouer le tragique destin de Camille, fille un peu simple et qui va de surcroit perdre son enfant en couche... Tout aurait pu s'arrêter là si celle-ci n'avait pas au bout d'une quinzaine de jours de deuil impossible fini par imaginer que sa fille était redescendue du ciel... Son père, pris de court commence par entrer dans son jeu pour ne pas la perturber, et c'est finalement toute cette impasse qui va jouer le jeu et donner lieu à des situations alternativement comiques ou dramatiques... Postulat assez simple et farfelu à la fois, mais Zidrou sait manier la plume et son sens du récit allié à des dialogues ciselés et parfois cinglants donnent un résultat étonnant. Surtout que le dessin de Jordi Lafebre fait aussi des merveilles. C'est à la fois fin, truffé de détails et très expressif. Ses personnages ont des gueules et de la gueule et la colorisation magnifique qui les habille donne à l'ensemble l'humanité nécessaire pour comprendre comment toute une communauté de voisin peut en arriver à cette situation somme toute assez délirante et improbable. Une très belle et bonne BD qui révèle de la plus belle des façons le talent de ces deux auteurs.

04/10/2013 (modifier)