Les derniers avis (32057 avis)

Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

Cycle 1 à 5 **** 6-1 ** 6-2 *** Friand de fresques aventureuses et maritimes, j'ai pris un pied magistral dans la découverte de cette série (je parle principalement du premier cycle). Bourgeon, par son trait magnifique (même s'il existe quelques scories ici ou là), un scénario de qualité et son érudition sur cette période nous livre une saga grandiose au fil de laquelle il dresse un constat tour à tour de la place du peuple vis à vis de la noblesse, de la place de la femme, sur la traite africaine, l'esclavagisme, le rôle particuliers du clergé. Il utilise comme souvent des héroïnes fortes et qui se révèlent de véritables "survivantes" (d'où la réaction de Mary suite à son viol et qui prend le parti de survivre dans cette situation dramatique) et qui vont révéler page après pages toutes ces critiques. L'érotisme omniprésent peut paraître putassier mais il souligne également bien les mœurs de l'époque et la géométrie variable de la morale. Et comme il croque bien les corps féminins, ça se laisse lire. Les reproches sur le côté bavard et le manque de traduction ne m'ont pas véritablement gêné, ça m'a certes obligé à une gymnastique intellectuelle mais a donné du corps à son œuvre (lire Alexander Kent est une formidable école pour connaître un peu mieux le jargon de la marine de ces époques). Après, le second cycle est plus dispensable. Il aurait également pu se livrer en un tome unique. Si Bourgeon semble vouloir nous dépeindre la suite logique du traitement infligé aux esclaves, il se perd avec ces deux personnages qui ne "servent" à rien dans cette aventure. Ils nous permettent juste de comprendre la suite de la vie d'Isabeau mais l'introduction est bien longue. Malgré tout, une série incontournable.

04/10/2013 (modifier)
Par ppj
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Candy Candy
Candy Candy

Gardant de très bons souvenirs de la série animée des années 70, j'ai découvert récemment la version BD de ce célèbre manga ... et j'ai été sérieurement impressionné par sa qualité. Bien qu'en noir et blanc, le dessin est de bonne facture et très expressif. Les dialogues - en français ;-) - sont charmants et souvent teintés d'humour (mis à part quelques lourdeurs de traductions et des fautes "dortograf"). Beaucoup de rebondissements dans le scénario, ce qui fait que l'on ne trouve jamais le temps long, les 180 pages de chaque livre étant (trop) rapidement parcourues. La version BD n'est pas niaise comme la version animée, le caractère des personnages étant plus mature et détaillé. La fin de l'histoire (ou tome 9) est mieux réussie, la version animée semblant avoir été un peu bâclée. Certaines erreurs scénaristiques du dessin animé ne sont pas présentes dans la version papier, comme la rencontre de Candy avec son prince à l'âge de 6 ans et non 12. On comprend mieux pourquoi Anthony et le prince sont deux personnes distinctes, ainsi que d'autres détails de l'histoire par la suite. Certains passages intéressants ne sont pas repris dans le dessin animé et c'est bien dommage. D'autres, moins intéressants, ont été inventés dans ce dernier, donnant une impression de répétition et de longueurs... En conclusion : la BD est de bien meilleure qualité que la version TV. Précisons quand même que la version animée vaut la peine d'être (re)découverte en VO sous-titrée, la VF étant assez catastrophique, infidèle et souvent mal doublée. Je trouve que cette histoire serait digne d'être adaptée à l'écran, au même titre que "Autant en emporte le vent" ou d'autres grands classiques du cinéma. Espérant que cette BD puisse être rééditée, ce qui ferait aussi baisser les prix inabordables (jusqu'à 100 euros, oups!) des volumes d'occasion. Si vous avez les sous, pourquoi pas.

04/10/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série En sautant dans le vide
En sautant dans le vide

Voici une série très franchement réussie qui, j’ai l’impression, n’a pas fait grand bruit lors de sa sortie. Faut dire qu’avec la surproduction actuelle, certaines collections sont noyées dans la masse et passent parfois inaperçues. C’est bien dommage. Pour ma part, ça été un véritable coup de cœur. J’ai beaucoup apprécié et je n’ai pu résister à lire les 5 tomes d’une traite tant l’histoire est prenante, rafraîchissante, très moderne et crédible. Tout coule de source, rien n’est précipité, l’intrigue prend le temps de s’installer et on découvre avec émotion ces « djeuns » qui sont bien croqués et vraiment très attachants. Chaque fin de tome, grâce à un suspense bien dosé et maîtrisé, donne envie d’en savoir toujours plus jusqu’au dénouement final surprenant et assez réussi. A découvrir car ça en vaut vraiment la peine. Merci à Man et son équipe pour leur très bon travail. 4,5/5

02/10/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Liste des choses qui existent
La Liste des choses qui existent

La Liste des choses qui existent : 4/5 Des histoires courtes qui présentent des objets de la vie quotidienne comme la poubelle ou le lit. J'ai trouvé ces petites histoires très amusantes. Les deux auteurs font preuve de beaucoup d'humour et ne se prennent jamais au sérieux. J'ai beaucoup rigolé durant ma lecture et j'ai aussi appris des choses quoique je pense que les auteures ont inventé quelques faits pour rigoler (je ne pense pas, par exemple, qu'un québécois qui a conduit sa voiture en oubliant de mettre ses lunettes se soit retrouvé au Mexique). C'est peut-être le seul défaut de l'album : je ne sais pas si certaines informations sont vraies ou fausses. En tout cas, c'est une lecture que je recommande si on veut rire un bon coup en compagnie de deux auteures attachantes. Encore plus de choses qui existent : 3/5 Cet album repose sur le même principe: les auteurs prennent un objet et mélangent des infos sérieuses avec des trucs complètement délirants. Cela me fait un peu penser à ce que faisait Gotlib dans Pilote. J'avais bien aimé le premier album et je suis un peu déçu par celui-ci. C'est sympathique à lire, mais je trouve ce second album moins drôle. J'ai souvent souri, mais je n'ai pas trop rigolé. Le dessin est toujours aussi bon. On ne dirait pas que ce sont deux auteurs différents qui dessinent tellement leurs styles vont bien ensemble. Un album sympa sans plus.

02/10/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Tib et Tatoum
Tib et Tatoum

C'est au vu du succès auprès du jeune public de ma médiathèque que j'ai été piqué au vif pour aller voir ce qui se cachait derrière cette série. Tib est un jeune garçon qui vit pendant la préhistoire ; marqué au visage par une tache rouge, il fait l'objet par les autres enfants de moqueries qui le pousse à s'isoler par moments. C'est ainsi qu'il fait la rencontre de ce drôle de dinosaure rouge avec qui il se lie d'amitié rapidement... Sauf que personne ne veut le croire (et oui les dinosaures sont censés avoir disparu voilà belle lurette !) et que Tatoum (le dino) se fait un malin plaisir de se soustraire à la vue des autres membres du clan... Construite sur un fil conducteur, chaque planche est doublée d'une petite chute humoristique qui donne à l'ensemble une une construction originale et dynamique. On fait petit à petit connaissances avec les différents membres de ce clan et on s'attache vite à cette petite tribu. Graphiquement, Nicolas Bannister nous propose un dessin assez simple, à la limite de la caricature pour les personnages, mais à qui il impulse beaucoup d'expressivité. Le contraste entre le rouge du dinosaure et la dominante bleu/vert/gris de l'album valorise bien ce "personnage" central du récit. On a donc au final un album très vivant à l'humour bien dosé et dont je comprends maintenant le succès auprès du jeune lectorat qui fréquente ma médiathèque. Je recommande aussi !

02/10/2013 (modifier)
Couverture de la série X-Men - L'intégrale
X-Men - L'intégrale

Encore une fois, comme pour les autres grands super-héros classiques de chez Marvel, les séries modernes et les reprises sont nombreuses, et si on veut bien cerner ces personnages et leur univers, il faut commencer par cette intégrale qui reprend leur génèse ; c'est ce que je lisais dans les années 70, j'aimais bien ces mutants aux noms rigolos, même si les ficelles scénaristiques sont ici plus grosses que dans d'autres séries de Stan Lee, et si les fights sont plus nombreux, ce qui peut parfois donner un aspect un peu bourrin. Créés en même temps que The Avengers par Lee et Kirby, les X-Men utilisaient le même concept, celui d'une équipe de justiciers combattant le crime, à ceci près que les X-Men ne sont pas des super-héros comme les autres, puisque ce sont des mutants, dirigés par le Pr Xavier, mutant lui-même et puissant télépathe infirme. Dans l'institut ou école qu'il dirige, il apprend à ses élèves surdoués à maîtriser leurs pouvoirs, à réfreiner leur colère et à utiliser leurs étonnantes particularités génétiques de façon optimale pour protéger une humanité qui pourtant les rejette, en proie à une paranoïa légitime. Traités de monstres, redoutés, considérés comme des parias, c'est encore une fois une façon pour Stan Lee de stigmatiser la différence, concevant après Spiderman, des super-héros à problèmes, méprisés et haïs de la société ; entre bons et mauvais mutants, le message passe difficilement. Au départ, ce groupe est composé de 5 membres : Cyclope (Cyclops) alias Scott Summers, aux rayons optiques destructeurs, Archangel alias Warren Worthington, muni d'ailes, Iceberg (Iceman) alias Robert Drake qui peut manipuler la glace, Fauve (Beast) alias Henry McCoy, colosse à l'allure bestiale, mais en réalité un être sensible et à l'intelligence supérieure ; enfin, Jean Grey possède des pouvoirs de télépathie et de télékinésie. En tant que premier membre de l'équipe, Cyclope est un peu le protégé de Xavier, devenant au fil du temps son bras droit et le leader du groupe. Je n'ai pas très bien connu cette première version, j'ai découvert la série avec l'arrivée de la nouvelle équipe. A ces 5 membres initiaux, qui évolueront au fil du temps, d'autres vont arriver ou les remplacer, seuls Cyclope et Xavier resteront le ferment du collège X-men, dont le costume et le look changeront selon les dessinateurs successifs de la série. Après Kirby qui dessine les 11 premiers épisodes, suivront George Tuska, Alex Toth, Jim Steranko, Barry Smith, Ross Andru, Neal Adams, Don Heck, Dave Cockrum.... de même que Stan Lee est suivi de Roy Thomas, Arnold Drake ou Len Wein, et chacun apportera des touches différentes ou renforcera les relations parfois tendues et complexes que connaissent les personnages. C'est surtout le scénariste Chris Claremont qui en 1975 pratique un dépoussiérage complet de la série qui avait tendance à se répéter, grâce à un apport important de nouveaux mutants comme Diablo (Nightcrawler) alias Kurt Wagner, acrobate surdoué qui peut se téléporter, Tornade (Storm) de son vrai nom Ororo Munroe, capable de voler et de contrôler les éléments, Wolverine alias Logan, au squelette en adamantium et aux griffes rétractiles, un être torturé par ses souffrances et ses démons intérieurs, parfois incontrôlable dans l'action ; il a depuis quelques années acquis une popularité qui fait un peu d'ombre aux autres mutants, et le succès des films de la franchise a amplifié ce phénomène. On trouve aussi Malicia (Rogue), Emma Frost, Hurleur, Colossus ou Thunderbird... Tous ces personnages dont je lisais les exploits dans Strange et Spécial Strange sous le titre "les Etranges X-men", avaient parfois des noms francisés par l'éditeur Lug (Wolverine était renommé Serval). Tous se frotteront à un moment ou un autre au terrible Magneto, mutant surpuissant déterminé à exterminer la race humaine ; ces épisodes étaient souvent invraisemblables, mais très jouissifs. Magneto reste pour moi comme l'un des super-vilains les plus intéressants, à l'égal de Doc Fatalis, l'un des plus perfides en tout cas, car ayant acquis la certitude que les humains et les mutants ne peuvent pas vivre ensemble. Ses pouvoirs avec les champs magnétiques sont très grands, et son équipe de mauvais mutants est aussi intéressante que celle des X-Men, avec notamment Mystique qui a le don de métamorphisme, Dents de Sabre (Sabretooth), véritable machine à tuer, au pouvoir d'autoguérison, qui aura de violents combats avec Wolverine, Crapaud (Toad) un mutant sournois à la langue préhensile, ou le Fléau (Juggernaut), demi-frère de Xavier, doté d'une force surhumaine. Le personnage de Magneto a été incarné d'une brillante façon par l'excellent Ian McKellen dans les films. Bref, une intégrale encore incontournable sur les origines d'un groupe de super-héros de la grande époque, la période Claremont (à partir de 1975) restant la plus captivante.

02/10/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Où es-tu Léopold ?
Où es-tu Léopold ?

Destinée essentiellement pour le jeune public, "Où es-tu Léopold ?" est un très bonne première série qui mettra sur la bonne voie nos plus jeunes lecteurs envieux de se lancer dans la lecture de bandes dessinées. C'est frais, simple efficace, l'humour colle parfaitement à la tranche d'âge ciblée et on est loin de l'humour pipi/caca ou absurde qui peut facilement fleurir par ailleurs. Pouvoir devenir invisible n'est pas forcément un thème novateur, mais Michel-Yves Schmitt en donnant cette possibilité à un enfant de 5 ans dépoussière un peu le mythe de l'homme invisible et imagine des situations drôles et cocasses. Ajoutez à cela, une grande sœur dans le secret, et cette série composée de courtes scénettes humoristiques s’enrichit d'une trame familiale intéressante. Côté dessin, Vincent Caut, que je découvre avec cet album, nous propose un trait simple mais expressif, avec une palette de couleurs assez peps qui colle parfaitement à l'ambiance de la série. Bref, une série parfaite pour plonger et découvrir les joies de la BD dès le plus jeune âge !

02/10/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Uchronie[s] - New Delhi
Uchronie[s] - New Delhi

L'originalité de New-Dehli est de nous proposer un récit qui est totalement dénué de nos protagonistes habituels que nous avions l'occasion de voir de monde parallèle en monde parallèle. Le changement, c'est bien et c'est pour maintenant. Bon, on ne sait pas par quel moyen l'Inde a réussi à dominer le monde mais qu'importe. Par contre, cette idée d'expérience d'exploration dimensionnelle en pratiquant le yoga est très intéressante. Visuellement, cette série qui commence est très bien dessinée avec une multitude de détails qui rappellent les fondements de la société hindoue. C'est très coloré. On va s'attacher à de nouveaux personnages qui vont être un peu plus développés pour notre plus grand plaisir. On insistera beaucoup plus sur le côté psychologique au détriment de l'action. Bref, cette nouvelle dimension apporte quelque chose de différent par rapport à la saga d'uchronie et cela retient forcément l'attention. Une mention spéciale pour la statue de la Liberté décoré façon bollywood... Une série jeune, dynamique et dépoussiérée : que demander de plus ?

01/10/2013 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Victor Hugo, Aux frontières de l'exil
Victor Hugo, Aux frontières de l'exil

J'ai attendu que les éditions canalbd sortent enfin ce tirage de luxe pour me plonger dans cette aventure. Il s'agit là certainement de l'un des albums les plus intelligents et remarquables qu'il m'ait été donné de lire en cette rentrée. Explorant les failles de Victor Hugo (son désespoir après la mort de sa fille, Léopoldine, son goût des séances de spiritisme, son aversion contre l'Empire), Esther Gil nous propose un scénario finement ciselé, très éloigné d'une biographie classique. En effet, c'est une véritable énigme policière que l'on suit tout au long de ces 93 pages, énigme policière ponctuée d’événements et d'autant de personnages qui alimenteront l’œuvre de l'écrivain. On y croise en effet,Gavroche, Vidocq (qui deviendra Javert sous la plume de Victor Hugo) mais nous assistons également à la célèbre scène de fuite dans les égouts de Paris que l'on retrouvera dans Les Misérables mais aussi en toile de fond, nous découvrons l'histoire de John Charles Tapner, dont s'inspirera Victor Hugo pour son pamphlet "le dernier jour d'un condamné à mort". Et l'auteur ose même une explication assez personnelle du port de la barbe par le Poète. Cet album s'inscrit dans la droite ligne du combat de Victor Hugo contre Napoléon III, avec un empereur plus vrai que nature sous les traits de Laurent Paturaud. Car la force de cet album réside sans doute dans les magnifiques planches de Laurent Paturaud, aussi à l'aise pour nous décrire la cour de l'Empereur, que les bas fonds de Paris.Mais il excelle dans les personnages, surtout les personnages féminins, qui sont de toutes beautés sous ses pinceaux. Il suffit pour s'en convaincre de vous plonger dans la cahier d'esquisses, qui est presque trop court! Pour les amateurs, je vous conseille les éditions canalbd qui proposent un dossier historique (en plus des esquisses) reprenant les personnages et événements présents dans cet album. Bien sûr, vous ne pouvez refermer ce livre sans découvrir ce poème que tout les écoliers ont appris, sous un autre angle: "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends ...."

30/09/2013 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Le Vent des Cimes
Le Vent des Cimes

Décidément l’aéropostale inspire les auteurs de BD : Mermoz de Micheluzzi , Guillaumet pilote de l’aéropostale de Christophe Bec et maintenant Le vent des cimes de Christian Perissin Le vent des cimes est une fiction qui s’inspire de l’incroyable aventure de Guillaumet ,pilote de l’aéropostale qui se crasha en altitude dans la Cordillère des Andes , L’analogie s’arrête là ,il y a ici en plus une histoire d’amour ,véritable pierre angulaire de récit ,entre le pilote Jack et Rachel ex-aviatrice . L’histoire entrecoupée de flash back ne manque pas de rythme, la lecture est prenante et agréable. Les personnages secondaires sont intéressants, ambiance assurée et mention spéciale pour le directeur de l’agence véritable homme à poigne dont les décisions, parfois dures ,n’ont qu’un seul but : acheminer le courrier Le dessin lumineux est superbe , seul bémol, mais j’ergote, un manque de précision , de travail sur les décors. Quatre étoiles pour une BD de très bonne facture servie par une édition de qualité

30/09/2013 (modifier)