Les derniers avis (32048 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Cuisine de Mamette
La Cuisine de Mamette

Cette bande dessinée est un spin-off de la série Mamette. Du même auteur, elle reprend le personnage titre de la gentille grand-mère plutôt gourmande et l'utilise pour présenter ses recettes préférées par le biais de petites saynètes. Qu'il s'agisse de repas en famille ou avec ses amies, de discussions avec une inconnue (la mère de Lou ! en guest-star) dans un supermarché ou encore de gâteaux de consolation pour sa petite fille triste, c'est de manière variée et très agréable et très tendre que la petite mamie en vient à nous donner ses recettes. Celles-ci, ensuite, sont présentées toujours par Mamette de manière claire et facile à suivre. La majorité sont des recettes très simples, allant des crèpes aux oeufs cocottes en passant par des boulettes de viandes ou une galette des rois mais aussi quelques plats régionaux plus rares comme le Trinxat de Cerdagne. Toutes ces recettes ont l'air faciles à faire et j'ai personnellement eu envie de me mettre aux fourneaux dès la lecture de certaines d'entre elles. Le tout est mis en image par l'excellent et surtout très agréable dessin de Nob. Ses couleurs chaudes sont les mêmes que celles de Mamette et elles sont toujours aussi belles et douces. C'est donc là un vrai plaisir de lecture qui donne de très bonnes idées de recettes faciles et donne envie de se mettre en cuisine.

29/12/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Charly 9
Charly 9

Effectivement, c'est une belle BD qui nous a été offerte en cette fin d'année ! J'ai un petit faible pour ce brave roi de France que fut Charles IX, pauvre petite marionnette entre des mains plus puissante, qui fut aussi fou (pour une anecdote qui n'est pas reprise dans le livre, on le vit au Louvres se baladant à quatre pattes avec une selle sur le dos). Nous avions du faire un exposé dessus en deuxième année de licence, et j'appris plein de choses sur cette période de règne, très intensive sur bien des domaines (religieux, politiques, économiques ...). Le basculement d'une dynastie également. La BD retranscrit à merveille cette période, en faisant le portrait de ce Charles IX, roi faible et lâche, malade et soumis. Un roi qu'on peut comprendre en observant tout le contexte, et c'est ce que cette BD met bien en valeur : tout ce qui se passe autour, les intrigues de cour et les débats intérieurs, les angoisses d'un personnage maladif et le développement progressif de cette folie dans un roi qui s'y retrouvera finalement complètement plongé. Une montée en puissance brutale et rapide, puisqu'en moins de deux ans le roi sera passé de normal à fou. Le ton est soutenu par le dessin, qui plonge dans l'ambiance de cette époque, mais permet également de bien ressortir toute l'intériorité du roi à travers la colorisation et la modification corporelle de ce brave Charles IX. La mise en page est efficace et intéressante, notamment l'ouverture du livre, en gros plan sur le visage de ce malheureux Charles. Et la conclusion est parfaite, à la hauteur du reste de l'ouvrage, et nous laisse refermer pensivement la BD en songeant à toute l'implication actuelle qu'on y trouve. Car oui, l'ouvrage à une sacrée portée actuelle, et l'auteur ne s'est pas privé de le faire passer, par deux ou trois petites allusions très fines situées dans certains morceaux de la BD. Les guerres de religions, ce n'est pas fini, et tuer un autre sur une simple haine de son dieu, ce n'est pas encore révolu, même en France, même si ce n'est pas les mêmes religions ... Je n'en dis pas plus, mais quand c'est intervenu dans la BD, j'en ai d'abord rigolé puis je me suis rendu compte que l'auteur ne faisait pas que rire. Il y a une vraie réflexion à faire à la lecture d'une telle BD, sur l'actualité de notre pays, de son pouvoir et de sa religion. Bref, la BD n'a pas fini d'être intéressante, à plus d'un titre. Amateur d'histoire ou du XIV siècle, lecteur de bande-dessinée, curieux attiré par la nouveauté, penseur aimant à se distraire, cette BD est faite pour vous ! Vous y trouverez pour tout les gouts, d'une simple lecture distrayante et amusante à la réflexion et la métaphore. C'est une BD bien riche, bien dense, agréable et prenante. En un mot comme en cent, cette BD est parfaite, et surtout elle est à lire !

28/12/2013 (MAJ le 28/12/2013) (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Lucky Luke
Lucky Luke

Tiens, je n’avais pas encore avisé ce classique. Je m’en rends compte alors que mon fils de 8 ans découvre les histoires du plus célèbre cowboy de tous les temps. Alors c’est clair, Lucky Luke est un classique, au même titre que Tintin ou Astérix. Mais je ne lui attribue pas la cote maximale car, bien que j’apprécie vraiment ses aventures, j’y trouve moins de plaisir à la relecture. Est-ce que cela à mal vieilli ? Je ne suis pas sûr. Je pense que, contrairement au reporter du petit vingtième, il y a trop de répétitions dans les différents albums, seul bémol à l’œuvre colossale de Morris. Reste que l’auteur a amélioré au fil des années son trait et qu’il est devenu reconnaissable entre tous. Non mais c’est hallucinant : 1949 ! Cela ne vous donne pas une claque ? Pour cela et pour le reste, merci Monsieur Morris…

28/12/2013 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu

Je remarque que la série figure parmi les immanquables. Cela ne m’étonne pas… Dans le genre western, elle vient renouveler le genre, avec beaucoup d’humour et pour notre plus grand plaisir. Franchement, c’est quand même bien foutu ! À la clôture du deuxième tome, je dois dire que j’attends d’ores et déjà la suite. Maintenant que le décor est bien planté, que les personnages sont présentés et leur but respectif bien défini, je trépigne d’impatience à l’attente des opus suivants. Le trait est fin, très dynamique et précis, à la hauteur d’une superbe colorisation. Les planches sont magnifiques, tout simplement. En conclusion, cette série va rencontrer un grand succès, j’en suis certain. Ses atouts peuvent plaire à un large public et ce sera mérité. Encore une réussite de Lupano qui, avec Nury, fait désormais partie des auteurs incontournables à suivre !

28/12/2013 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Charly 9
Charly 9

La fin 2013 me réserve encore quelques bonnes surprises. Bon, c’est vrai, j’ai gardé le meilleur pour la fin. La collection Mirages de Delcourt regorge de petites pépites comme Le Singe de Hartlepool, Je mourrai pas gibier ou Endurance; en voici une nouvelle. Charly 9 nous invite à suivre ce pauvre roi de France qui s’enfonce doucement – mais sûrement – vers la folie. Mais ce n’est pas juste ça, c’est d’abord et surtout une merveille de cynisme et d’humour. Personnellement, j’ai trouvé cela très drôle tant le ton employé est dramatique et décalé. J’ai tout simplement adoré ! Ajoutez à cela un dessin et une colorisation tout en style. Varié et adapté, le graphisme employé est à la hauteur de l’écriture : splendide ! En conclusion, ce Charly 9 est un nouveau joyau de la collection Mirages que je vous invite vivement à découvrir ! Intelligent et surprenant, comme Le Singe de Hartlepool, l’album figure sans hésitation dans mes lectures préférées de cette année…

28/12/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Superman - La Mort de Superman
Superman - La Mort de Superman

*Avis portant sur l'édition d'Urban Comics* Je tournais autour de cette série depuis un bon moment, mais vu le prix élevé des albums je n'osais pas acheter de peur de ne pas aimer et donc d'avoir le sentiment d'avoir jeter mon argent par la fenêtre. J'ai donc demander le premier tome pour Noel et j'ai tellement aimé que dès que les magasins étaient ouvertes je suis allé cherche le tome 2 ! Évidemment, dans une longue saga comme celle-ci tout n'est pas parfait et voici ce que je n'ai pas aimé: -Je trouve la parti où les gens pleurent la mort de Superman était un peu trop longue vers la fin. J'aurais aimé que cette partie soit raccourcis et qu'on ai eu plus de temps pour les quatre remplaçant de Superman. -J'aurais aimé voir plus d'ennemis connus de Superman et voir comment ils auraient réagis face à sa mort et/ou avec ses remplaçants. Je pense par exemple à Brainiac, Metallo et Mxyzptlk. -La plupart des numéros présent dans cette saga sont de la série Superman, mais l'un est de la série Green Lantern. Or si l'éditeur français explique bien la situation dans les comics de Superman à l'époque, ce n'est pas le cas avec Green Lantern et donc il y avait des références que je ne comprenais pas. -On voit Superman avec un fusil et ce n'est vraiment pas comment je vois le personnage. -Doomsday sort de nul part et on sera plus sur lui que dans ses prochaines apparitions. À part cela, j'ai vraiment bien aimé et me donne envie de lire d'avantages des comics de Superman datant de cette époque et pourtant la plupart du temps Superman me laisse indifférent ! Il faut dire que c'est surtout les autres personnages qui m'ont fait apprécier cette histoire. J'aime beaucoup les remplaçants de Superman et particulièrement celui qui se fait appeler le Dernier fils de Kripton qui est un anti-héro sans tomber dans la surenchère de violence comme c'était le cas avec les comics de l'époque. J'aime aussi la relation entre Lex Luthor et Supergirl et j'ai bien envie de lire comment cela se termine. Pour une saga aussi longue et avec plusieurs scénaristes différents, je trouve que le tout est de qualité égale contrairement à `Batman-Knightfall' dont mon intérêt varie selon les chapitres. J'avais même peur de trouver les combats trop bourrins, mais non les scénaristes ont réussit à capter mon attention et du début jusqu’à la fin je voulais lire la suite même si je savais pratiquement tout ce qui allait se passer, ayant depuis mon enfance une encyclopédie sur Superman dont quelques pages sont consacré à sa mort. Pour ce qui est des dessinateurs, j'ai bien aimé dans l'ensemble quoique j'ai un petit problème avec celui qui dessinait les numéros de Man of Steel. Je trouve son dessin un peu étrange et c'était vraiment décalé par rapport aux autres dessinateurs ce qui me donnait parfois l'impression de lire une autre histoire.

28/12/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Crossed - Si tu voyais ça
Crossed - Si tu voyais ça

Avatar, éditeur spécialisé dans les couvertures alternatives (si, si en VO, faut voir le nombre d’éditions différentes hallucinantes de leur catalogue un peu comme les Lanfeust chez nous J ) et dans les récits extrêmes a su trouver ou révulser un public amateurs de sensations fortes avec le récit initial de Crossed par Ennis et ses fous furieux cannibales violeurs. Du coup, les collections se suivent sans forcément se ressembler et Panini ayant repris la franchise à un Milady chancelant, se charge de les éditer à la pelle (Badlands suit et il ne manque plus qu’un Crossed 3D encore inédit dans nos contrées). L’idée de ce « Si tu voyais ça », curieuse traduction du « Wish you were here » plus approprié d’origine (Si seulement tu étais là), est de publier comme il se fait de plus en plus une aventure continue à la Walking Dead sur un site web gratuit et dédié en prenant le parti pris de ressembler à un journal de survie d’un des rares survivants de l’infection, Shaky ancien écrivain retranché sur une île d’Ecosse avec quelques autres âmes perdues. Si cet épisode se veut moins trash et violent que les autres récits du monde Crossed, il n’en est pas moins éprouvant avec les interactions du groupe, leurs différentes opinions et bien sur l’attaque de quelques infectés par vagues plus ou moins successives et leurs méthodes dégueulasses et choquantes. Ce qui en fait un intérêt indéniable, c’est cette faculté à dégager une ambiance pesante sur le long terme entre ennui des protagonistes, avenir plus qu’incertain et défense de leurs propres intérêts personnes ou communs. Il y a de surcroit une belle part d’ironie notamment sur le choix d’éclaireurs par le hasard ou leurs compétences (en gros envoyer un homme surentrainé dans le tas est soit une chance de succès pour la mission assignée, soit une façon bête et rapide de sacrifier un élément indispensable à la survie du groupe) et les épisodes se succèdent, certains calmes et contemplatifs, d’autres extrêmement perturbants. Bref c’est Crossed avec une notion supplémentaire de durée dans la continuité et l’ensemble se lit sans déplaisir en se souciant réellement (comme les autres épisodes) du devenir des principaux protagonistes mais sur une durée plus ample… Les gimmicks de la série sont maintenant connus et on a toujours droit aux traditionnels flashbacks révélant le début de l’Apocalypse dans de larges pages décalées et rythmées au possible sous le signe du blanc et du rouge (je vous laisse répartir à quels fluides correspondent ces couleurs J) et le pari semble tenu car je suis dans l’attente de la suite sans pour autant être frustré par la fin de ce premier épisode plus que concluant. Les dessins respectent la trame d’origine établie par Jacen Burrows mais sont cette fois-ci dessinées par le débutant Javier Barreno qui s'était déjà fait la main sur le plus scandaleux Crossed - Valeurs Familiales. On aime ou pas le style parfois rigide mais efficace pour inspirer du dégout même si on se situe à des embardées du too much épisode Crossed – Psychopathe. Simon Spurrier est également un inconnu au bataillon mais semble plutôt bien se débrouiller avec ce style efficace qui alterne les chapitres comme un journal intime avec une bonne dose d’humour noir balancée par Shaky (surnom de Shakespeare). A lire sans hésitations si vous êtes fans de la série d’origine, pour les autres curieux je ne peux que vous inciter à vous tourner vers les deux tomes de la série d’origine qui forme une histoire complète et vous donnera un aperçu plus que complet de ce qui peut vous attendre dans un sombre futur dominé par des êtres humains désinhibés de toute morale et éthique… A bien sur réserver à un public plus qu’averti, il est plus qu’utile de le rappeler spécialement pour Crossed !

28/12/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Batman Anthologie
Batman Anthologie

Attention, voici un gros appel du pied d’Urban aux fans de Batman qui ne pourront définitivement pas passer à côté de cette gargantuesque compilation d’aventures de Batman depuis ses débuts en 1939 jusqu’à nos jours… En effet, pour un prix plus qu’abordable sont réunies ici quelques-unes des histoires ayant marqué les lecteurs ou représentatives de l’évolution du contrepoint sombre de Superman à l’icône incontournable d’aujourd’hui. Il est donc difficile de parler d’un style tant les histoires et leur mode de narration diffèrent sur près de 75 ans d’existence et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y en a pour tous les goûts de sa toute première aventure au récent relaunch par DC Comics… Les premiers récits offrent un charme désuet par la naïveté des propos qu’ils dégagent, Batman étant un formidable terrain d’expérimentation en tous genres traversant les modes et les décennies en restant à chaque fois inventif. Le travail éditorial est exemplaire avec une perspective du récit à venir en adéquation avec son contexte et moult références qui raviront néophytes comme les incollables du Caped Crusader. On perçoit ainsi facilement le besoin de lui adjoindre un complice en la qualité de Robin ou de Batgirl, le changement de look du fameux majordome Alfred ou le tandem créé à l’occasion des affaires à élucider avec Superman par exemple. Viennent après quelques périodes plus intenses avec une once de fantastique (somptueux dessins de Neal Adams), la première histoire dessinée par Frank Miller sur son Dark Knight, les doutes d’un Bruce Wayne sur sa propre identité ou la façon de gérer sa paternité non désirée…. Avec quelques petits joyaux comme « Permission de Minuit »ou « Prendre l’air » à la colorisation percutante, il subsiste en contrepartie forcément quelques rares récits anecdotiques et de qualité moindre (notamment sur la « renaissance » que je trouve bien moins intéressante personnellement) et certains reprocheront que peu de supervilains célèbres soient présents mais c’est sans compter les futures anthologies à publier (dont une du Joker qui s’annonce effectivement dantesque) et l’utilité de placer Batman au centre de chaque récit. Voici un bien joli cadeau de Noël que nous fait Urban décidément très (trop ?) prolifique sur ses publications de la chauve-souris mais dont il serait difficile de se passer. Un must dans une batbibliothèque !

28/12/2013 (modifier)
Couverture de la série Les Tentations de Navarre
Les Tentations de Navarre

Le destin d'Henri IV est lié à la saga de Les 7 vies de l'épervier, Cothias s'intéresse donc ici à l'enfance de ce futur roi qui a grandi à la cour d'Henri II. En amoureux de l'Histoire, il respecte bien les circonstances de la naissance d'Henri (sa mère Jeanne d'Albret qui chante en gascon pendant l'accouchement, la gousse d'ail et le Jurançon, le mot célèbre d'Henri d'Albret "ma brebis a enfanté un lion"...on apprend tout ça lorsqu'on visite le château de Pau, et même celui de Nérac). Ensuite, tous les épisodes de sa vie sont respectés, comme l'enfance paysanne au château de Coarraze... mais bien moins que l'enfance du jeune Béarnais, où il n'est d'ailleurs pas le héros principal, le lecteur a plutôt droit à un formidable tableau politique du royaume de France au XVIème siècle, avec ses nombreux acteurs ; Cothias fait preuve d'une précision quasi méticuleuse dans son récit conté de façon didactique, mais pas pompeuse, car mise en valeur par la vision de Léonard-Langue-Agile. Tous les événements historiques sont scrupuleusement respectés, contrairement à d'autres séries où Cothias a pris des libertés parfois audacieuses ; c'est une période de l'Histoire très riche et très remplie, fertile en événements importants. Cothias se sert donc du prétexte de l'enfance du jeune Henri de Navarre pour conter en fait le règne d'Henri II, et il fait intervenir un défilé impressionnant de têtes connues de ce temps. J'ai bien aimé la description très savoureuse des enfants royaux d'Henri II et de Catherine de Médicis, qui est très juste d'après ce que j'ai pu en lire dans plusieurs bouquins sérieux. La thèse que soulève Cothias sur la mort horrible d'Henri II est hardie (une sorte d'accident provoqué, un complot), il est vrai qu'elle n'est pas exempte de doutes et de coïncidences troublantes qui ont été soulevées par certains historiens, sans oublier la fameuse prédiction de Nostradamus dont je connaissais l'existence. Tout ceci est fort bien illustré par le dessin de Wachs, habile à reproduire les traits des grands personnages historiques, les décors réels de Pau, Nérac, Limoges, Paris, Reims, Saint-Quentin...avec quelques monuments disparus, ainsi que des mots fameux, tel celui de Marie Tudor ("Si on ouvrait mon coeur, on y trouverait gravé le nom de Calais"). Wachs offre aussi de très belles séquences, comme la chasse au sanglier ou la célèbre joute de la rue Saint-Antoine qui coûta la vie au roi, et qui occupe toute la fin du tome 2. Quelle belle série vraiment, je regrette seulement qu'elle soit courte de 2 albums, elle aurait mérité d'être poussée un peu plus, au moins jusqu'au mariage du jeune Henri avec Margot, juste avant la Saint-Barthélémy.

27/12/2013 (modifier)
Couverture de la série Le Fou du Roy
Le Fou du Roy

C'est à un tour de passe-passe que s'est livré Cothias qui une fois de plus jongle avec l'Histoire dans cette séquelle de Les 7 vies de l'épervier ; comme pour Ninon, le futur Molière, fils secret de Louis XIII, est un enfant de celle qui endossa la défroque de l'Epervier, Ariane de Troïl. On retrouve Léonard Langue-Agile qui dès le tome 1 se prétend "l'inventeur des 7 vies de l'Epervier et autres fariboles". Certes, Cothias va très loin ici dans son postulat, parce qu'il y a quand même une place d'héritier du trône à la clé, on pourrait croire qu'il se moque un peu du lecteur...mais l'Histoire et la petite histoire sont si capricieuses et contiennent tellement de faits extraordinaires qui pourraient en étonner plus d'un, alors après tout pourquoi pas ? De toutes le séries dérivées de Les 7 vies de l'épervier, celle-ci est avec Coeur brûlé celle qui s'en rapproche le plus par le ton et qui y fait le plus référence ; le récit est plus romanesque que Ninon secrète, et surtout bien mieux dessiné, le trait de Goepfert étant assez proche de Juillard, avec seulement un peu moins de velouté. Ses décors sont précis et jolis à détailler, le costume d'époque bien respecté. A travers ce récit, Cothias dresse aussi en parallèle un tableau de la France des années 1620-1630, ponctué par quelques événements historiques auxquels il fait de nombreuses allusions, ainsi qu'à des personnages ou des faits qui témoignent d'une solide documentation. Parfois, il a tendance à faire traîner un récit qui aurait pu se conclure en 4 ou 5 albums, mais la série reste passionnante alors que je croyais ce sujet vidé et trop rebattu.

27/12/2013 (modifier)