L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu

Note: 3.59/5
(3.59/5 pour 22 avis)

Début du XXe siècle, Arizona... Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d'affaires, escorté de son acolyte, l'effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert en quête d'un mystérieux papier qui pourrait changer à jamais le cours de l'histoire des États-Unis d'Amérique. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s'associe à une bande de Mexicains sans foi ni loi... Et ils seront sans pitié !


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Début du XXe siècle, Arizona... Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d'affaires, escorté de son acolyte, l'effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert en quête d'un mystérieux papier qui pourrait changer à jamais le cours de l'histoire des États-Unis d'Amérique. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s'associe à une bande de Mexicains sans foi ni loi... Et ils seront sans pitié !

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Avril 2011
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
Les notes (22)
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27/04/2011 | Miranda
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Une série qui commençait très fort avec un premier tome hilarant. Malheureusement, la suite s'est avérée de moins en moins enthousiasmante. Le second tome passait encore, mais sur les tomes 3 et 4 on a l'impression que les auteurs ont perdu le fil de leur histoire ou plutôt que son dénouement les ennuie. Les personnages principaux caricaturaux que l'on trouvait géniaux dans le tome 1 comme l'avocat, la brute épaisse qui l'accompagne et leur femme deviennent agaçants dans le dernier, où l'histoire s'attarde sur de nouveaux personnages fades dont on se fiche éperdument. Une déception.

27/09/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

J'aime le genre du western spaghetti dont semble s'inspirer ce titre. Il y a déjà une grande maîtrise du scénariste qui nous présente des personnages aux caractères bien trempés et donc différentiables. On se souvient tous de la magnifique série culte Alim le tanneur. J'ai été agréablement surpris de voir le même auteur abordé un genre différent. Un petit mot également pour le dessinateur Paul Salomone dont c'est la première réalisation à ce niveau pour dire qu'il dessine très bien. La colorisation est également parfaitement réussie. Bref, la qualité est incontestablement au rendez-vous. Maintenant, il reste à savoir si cette aventure va continuer sur cette lancée. On l'espère en attendant le second tome. Je n’avais pas trop compris la résonnance de ce titre car on voit un homme Byron Peck qui semble prendre son pied avec les armes à feu bien qu’il dit les détester. Le second tome va être une véritable révélation à défaut de révolution mexicaine. On va se pencher sur le passé récent de nos trois protagonistes et surtout découvrir le traumatisme de notre héros qui ne sera pas forcément aussi sympathique qu’on le croyait. J’ai beaucoup aimé le changement progressif de ce personnage avocat de métier. Bref, la psychologie sera de mise après l’humour dévastateur du premier volume. Et puis, et surtout, il y a l’objet de la quête que l’on comprend. Il s’agit d’une interprétation de l’un des articles les plus litigieux de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. On aperçoit clairement quels sont les enjeux de ce petit bout de papier qui fut volé malencontreusement. De nos jours encore, le port d’arme est l’objet d’un vif débat dans ce pays pas comme les autres. Les récentes tueries n’ont pas eu raison des marchands d’armes représenté par le puissant lobby la National Rifle Association dont le but est de promouvoir les armes à feu sous couvert de protection des droits civiques. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la boutade de l’auteur au niveau des dédicaces sur la page de garde. En conclusion, ce second tome aura réussi l’exploit à faire mieux que le premier en prenant un virage inattendu. En effet, on avait été plongé au cœur d’une action tonitruante. Le second a une portée plus philosophique au risque d’un long flashback. Résultat : l’aventure s’éclaire. Pari réussi. Et puis, ce dessin est d’une incroyable vitalité. J’adore véritablement ! Le troisième tome nous offre la suite des aventures de Byron, Tim et Hoggart qui courent toujours après la méchante Margot détentrice des fameux documents pouvant changer la face de l'Amérique et sa législation sur les armes à feu. C'est une véritable course-poursuite avec ses nombreux rebondissements. On est au coeur de l'action sous le soleil de plomb du désert de l'Arizona. A noter que les dialogues sont plus rares pour laisser place à l'action. Le quatrième et dernier tome marque la conclusion de cette sympathique série. A noter que l'humour sera beaucoup moins présente pour laisser place à une terrible tragédie. Cela ne se terminera pas forcément bien alors que l'on aurait sans doute attendu le contraire. Du coup, cela laisse un goût un peu amer. A chaque tuerie aux Etats-Unis, on ne peut s'empêcher de penser à ce fameux second amendement... Juste un dernier mot pour dire que j'aimerais bien voir plus de titres dans le genre « western ». Cela me manque de ne plus voir de western à la télé comme dans le temps. Le genre a disparu même si régulièrement on trouve quelques œuvres ici et là. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

18/09/2011 (MAJ le 12/11/2017) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je suis un amateur de western en bd, et Delcourt m'avait déjà permis de prendre beaucoup de plaisir avec la lecture il y a pas mal de temps de Wayne Redlake et de Trio Grande. C'est dans cette veine qu'a été taillé cet album, où tout m'a plu, du dessin au scénario en passant par la colorisation. J'ai même pu hélas croire qu'il allait leur ressembler en se transformant en one shot, mais un second tome est prévu pour dans quelques mois, ouf ! J'espère que la suite sera du même niveau, car la série a commencé sur les chapeaux de roue, ne se contentant pas d'une présentation laborieuse du casting et du décor. C'est drôle, ça bouge, le temps s'étire ou se compresse sans que l'incongruité ou le côté improbable des situations ne nous empêchent d'y croire. C'est bien le propre d'une bonne histoire, de confier à notre imagination le soin de relier les éléments fournis par les auteurs. Et comme en plus l'héroïne est jolie, on a là tous les clichés bien (et même très bien !) étalés devant nous pour nous donner envie de lire la suite. J'espère qu'elle ne me décevra pas, car la barre est placée plutôt haut. ****************** Après lecture du tome 2: Je suis un peu moins enthousiaste après la lecture du deuxième tome. Quoi que... J'ai trouvé cet album moins rythmé. Il est plus explicatif, fonctionnant pas mal sur de longs flash back censés expliquer comment on en est arrivé à la situation de départ du premier tome. C'est pas mal fait, mais j'avais l'impression d'un ralentissement de l'intrigue et étais déçu au début. Malgré ce bémol, je maintiens tout de même les quatre étoiles et attends avec impatience la suite. C'est qu'il n'y a pas que des déceptions. D'abord, le dessin de Salomone est toujours excellent je trouve ! Et le cahier graphique ajouté en fin d'album, avec des esquisses et recherches est un plus appréciable. En particulier avec la belle Margot, qui est plus que mise en valeur !... Margot justement, qui encore dynamite le récit. Chacune de ses apparitions assure le lecteur d'un plaisir visuel, certes, mais aussi d'une série de rebondissements, d'entourloupes et autres coups fourrés propres à le tenir en haleine. Et la reprise de l'intrigue vers la fin de l'album promet quelques petits désagréments pour l'ensemble des protagonistes qui entourent Margot (certains pour l'encercler et la massacrer, comme Byron et Knut [toujours impayable avec ses borborygmes haineux], d'autres pour la protéger comme Tim [seul personnage transparent, fallot de la série], ou la surveiller comme l'Indien qu'on découvre moins terne que dans le premier tome). Après avoir repris quelque peu de souffle dans ce deuxième tome, j'espère que le suivant - qui doit se faire moins attendre ! reprendra le rythme effréné du premier. Une série qui s'imposerait alors comme indispensable ! **************************** Après lecture du tome trois: Dans ce troisième tome l'intrigue se poursuit, comme l'ensemble des protagonistes poursuivent Margot. Celle-ci est de plus en plus au centre de l'histoire, des regards, voire de la cible, puisqu'à l'Indien, Tim et l'improbable duo Byron/Knut se joignent d'autres victimes des roueries de la belle. Quelques toutes petites baisses de régimes, quelques respirations, mais le rythme global n'en pâtit pas trop, c'est toujours aussi dynamique et jouissif. Parmi les victimes revanchardes et autres poursuivants de Margot, quelques changements. De nouveaux venus, Navajos (et potentiellement un officier US et sa famille, ainsi qu'une mère supérieure: à croire que bientôt tout ce que compte ce Far West finissant sera à ses trousses !), et aussi un Tim un peu moins falot, aveugle, déniaisé par ce qu'il découvre de Margot, qu'il se permet même de traiter de salope ! Margot de Garine donc, encore et toujours à la baguette, la "sallhooop" de Knut domine encore le jeu. Quoi que... En tout cas elle est plus que mise en valeur par le toujours très beau dessin de Salomone (voir aussi la série de cartes postales accompagnant la première édition de l'album). Très beau dessin, et des couleurs elles aussi parfaites. Bref, une lecture toujours aussi recommandable, alors qu'est annoncé le quatrième et dernier tome, qui j'espère conclura en beauté une des meilleures séries du genre depuis longtemps. Une série qui confirme le talent de Lupano ! ***************** Après lecture du quatrième et dernier tome. Ce quatrième album clôt la série, en précisant les liens entre les protagonistes, et la situation de départ. Il donne aussi des éclairages amusant sur la NRA et les réserves Navajos (en s'affranchissant quelque peu de la réalité historique, mais on s'en fiche). Si Margot est bien encore la méchante de l'histoire, sa rouerie est quelque peu atténuée ici, et j'ai eu l'impression qu'après le décollage brutal, et les quelques accélérations/freinages des tomes suivants, Lupano avait décidé d'un atterrissage un peu plus calme. Mais cette série, malgré des baisses de régime après le tome inaugural, qui bénéficie d'un très joli dessin, est quand même une chouette réussite, qu'il serait vraiment dommage de ne pas avoir lue.

02/11/2012 (MAJ le 12/11/2017) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

L’homme qui n’aimait pas les armes à feu n’est pas la série qui révolutionnera le western mais j’y ai trouvé ce que j’espérais… et même un peu plus. L’intrigue tient la route et fait montre d’originalité. Il y sera beaucoup question du deuxième amendement, ce qui justifie pleinement le titre de la série. L’humour est un des points forts du début de la série avec quelques personnages hauts en couleur. Cet humour se fait de moins en moins présent au fil des tomes mais sans jamais réellement disparaître. De western, il est bel et bien question même si nous sommes à la fin de la période mythique du far-West. Ici, les avocats et autres hommes de loi commencent à prendre le pas sur les cow-boys. Nous avons cependant droit à quelques personnages classiques du genre. Je pense donc que l’amateur de western classique risque dans un premier temps d’être un peu dérouté avant de retrouver ses marques. La narration est vive et l’action ne manque pas. Le trait dynamique et très expressif de Paul Salomone renforce encore le caractère mouvementé de ces aventures. Les personnages, hauts en couleur, sont très bien typés dans un style caricatural qui favorise les expressions de visage et donc l’humour. Personnellement, c’est un des westerns récents que j’ai eu le plus de plaisir à suivre. Je vous le recommande donc vivement.

21/08/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Allons à l'essentiel, Lupano est un très grand scénariste. Deuxième point qui a déjà été abordé plus bas, il n'y a à mon avis pas de comparaisons possible avec Trio Grande et Wayne Redlake. Dans ces deux albums, est mis en avant un humour, un détachement, un côté je m'en foutisme, (chez les personnages), et surtout beaucoup de dérision par rapport aux codes habituels du western, tout en lui rendant hommage. Pourquoi seulement pas mal? En cause le deuxième tome. Autant dans le premier j'avais trouvé l'idée originale, un personnage de Peck soo english, une brute épaisse de Danois et surtout une merveilleuse empêcheuse de tourner en rond, la belle Margot. Le scénario était malin, l'arrivée dans le campement des Mexicains avait des airs de Sergio Léone, ne manquait plus que la musique d'Enio Morricone. Bref j'étais véritablement enthousiaste à l'idée de voir ce "Pied Tendre" se faire bouffer par les gros méchants de l'histoire. Bonnes réparties, humour subtil tant dans les dialogues que les situations, bref que du bon, j'étais au franchement bien. Ajoutons un dessin semi réaliste très plaisant avec une colorisation lumineuse. Rien à dire. Et puis est venu le tome 2, essentiellement construit sur un long flashback qui explique, et c'est très bien, ce qui est à l'origine de ce que nous avons lu dans le 1; ce flashback n'en n'est pas moins un peu long à mon goût. Petit bémol, l'héroïne n'a pas tout à fait la même tête et la même plastique que dans le 1. Je chipote mais j'ai vraiment trouvé moins de rythme à ce second opus. Il n'en demeure pas moins que cette série est très agréable à lire, elle possède un humour assez subtil et elle est divertissante. Que demander de plus? A lire mais attention pour la fin qui arrive prochainement afin de remonter un poil au niveau du premier.

23/06/2015 (MAJ le 23/06/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Un western plutôt original, avec une liberté de ton affirmée et beaucoup moins fulgurant que d'autres westerns modernes comme La Dernière Chevauchée, Angela, Wayne Redlake ou Sept pistoleros... C'est traité tout en subtilité, surtout le tome 1 avec la présentation et l'approche des personnages de Peck et de Hoggaard, de même que l'infâme Margot qui se révélera une vraie garce répugnante et manipulatrice. Le dessin participe grandement à cet intérêt, il est clair et dynamique, avec de fausses allures de facilité, mais il est beaucoup plus travaillé qu'on le croit, avec de belles têtes d'abrutis mexicains de la bande à Cruz ; l'ensemble des personnages est parfaitement typé, que ce soit le chef mexicain, Peck, Hoggaard, Margot, Tim ou l'Indien Navajo qui se montre sous un jour différent dans le tome 2. Ce tome est important, on apprend des choses sur les personnages, même s'il est un peu trop ralenti par de longs flashbacks. Un western assez réjouissant, au faux ton léger, plus subtil qu'il n'en a l'air, jouant des codes du genre avec brio, et qui étrangement, ne se réclame d'aucun style (spaghetti ou Hollywoodien), c'est un vrai western atypique.

09/02/2015 (modifier)
Par Pedrolito
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Quelle belle surprise! L'histoire est rondement bien menée, les personnages sont très bien trouvés et les dessins font mouche. Le scénario a de quoi réconcilier les lecteurs allergiques aux westerns, on se plait à suivre les aventures des personnages et chaque page tournée apporte son lot de surprise. A lire d'urgence.

12/05/2014 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Le premier tome de cette série avait décidément tout pour interpeler le lecteur : un titre qui fait mouche et contraste avec le genre, puisqu’on a affaire ici à un western, tout au moins d’un point de vue formel ; une excellente couverture mettant en scène un dandy à fines moustaches en train de déguster tranquillement son thé en plein désert, le petit doigt en l’air, tandis qu’on voit débouler au galop une bande de hors-la-loi mexicains en arrière-plan ; un pitch intriguant où il est question d’un document extrêmement convoité qui « pourrait changer à jamais le cours de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique » ! ; et enfin, gage de qualité, sieur Lupano au scénario. Le graphisme n’est pas en reste, le trait agile de Paul Salomone rehaussé par une mise en couleurs classique mais raffinée, du moins dans le premier tome. Si comme on pouvait s’y attendre, le scénario est bien structuré, l’histoire reste plutôt conventionnelle au demeurant, alors qu’on ne sait encore rien du fameux document pour lequel les protagonistes tueraient père et mère… L’humour n’est pas absent, et joue beaucoup sur l’association des deux personnages que tout semble opposer, Byron l’avocat dandy et Knut le danois rustre qui ne s’exprime par des borborygmes... on se doute que la sulfureuse Margot est pour quelque chose dans les troubles de langage de ce dernier, qui n’arrête pas de pester contre elle, dans des termes (« laa sssaloôoop !! ») qui m’ont rappelé la scène cocasse du film « La vie est un long fleuve tranquille » où Daniel Gélin maudit son amante machiavélique… Si la première partie se situe principalement dans l’Arizona du XIXème siècle et utilise pleinement les codes traditionnels du western, c’est véritablement à partir du deuxième épisode, prétexte à un retour en arrière, que l’intrigue devient digne d’intérêt, avec pour cadre un Los Angeles huppé et européanisé avec demeures cossues et toilettes raffinées, le tout superbement mis en images. On apprend ainsi comment la belle Margot a réussi à se mettre à dos son époux et son amant, ainsi que le contenu du fameux document qui semble être la cause de cette lutte à mort. La psychologie des personnages est approfondie. On y découvre un Byron plus tourmenté qu’il n’en avait l’air, un Knut « civilisé » s’exprimant alors intelligiblement et une Margot dont la cupidité et la cruauté sont à la hauteur des charmes qu’elle est prête à déployer dans le seul but d’arriver à ses fins. Tout cela fait de « L’homme qui n’aimait pas les armes à feu » une série au scénario ambitieux, somme toute assez plausible, et dont on se prend à rêver qu’il soit tiré d’une histoire vraie…

27/04/2014 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5 Coups de coeur expiré

Tome 1 : 3,5/5 J’adore Lupano et jusqu’à présent je n’ai jamais été déçue par ces histoires, pourtant, au début de ma lecture de cette dernière production j’ai eu comme un doute… : serait-il en manque d’inspiration ? J’ai essayé de chasser cette pensée absurde, indigne de l’intérêt que je porte à cet auteur. A chaque page tournée j’attendais le rebondissement qui se faisait attendre… rien, j’étais face à un simple western, avec néanmoins quelques traits d’humour et de dérision. C’est arrivée grosso modo vers la moitié de l'ouvrage que les surprises arrivent ainsi que les fameux rebondissements, et bien qu’ils n’atteignent pas les hauts sommets sont infiniment plaisants et drôles. Ce n’est peut-être pas le western du siècle, mais il m’a comblée, léger et entraînant, il est accrocheur jusqu’à la dernière planche, et c’est là que j’aurais bien aimé avoir la suite sans devoir attendre plus longtemps. On a droit à une honorable galerie de personnages, hauts en couleurs et en connerie pour certains, enfin non, pour tous, et surtout on s’attache immédiatement à tout ce petit monde, qui a bannit de son vocabulaire le mot « confiance ». Le dessin est aussi sur un ton humoristique avec des trognes bien expressives. Les couleurs informatisées m’ont un peu surprise au début, bien qu’elles soient bien appliquées et suffisamment détaillées, mais cette impression bizarre est vite passée. Par ailleurs, je trouve la couverture particulièrement réussie. Tome 2 J'ai décroché. Déjà la colorisation de ce tome m'a carrément déplu, moins nuancée que dans le premier tome et encore plus artificielle. Ensuite je trouve la suite de l'histoire plutôt convenue, avec des personnages pas forcément attachants, voire énervants comme la gonzesse, je n'ai plus les noms car j'ai revendu la série. Le seul à trouver grâce à mes yeux est le personnage principal, sinon pour le reste j'attendrai le prochain Lupano.

27/04/2011 (MAJ le 24/02/2014) (modifier)

Avis après lecture du tome 2. Un western original, à l'intrigue plutôt osée et aux personnages attachants et d'un humour fin et très juste, voilà le cocktail explosif de cet homme qui n'aimait pas les armes à feu. Dans une course poursuite spaghetti, plusieurs protagonistes se déchirent autour de documents à mêmes de changer le cours des Etats-Unis. Qui plus est supporté par dessins raffinés et extrêmement travaillés, les auteurs nous dépeignent une histoire de règlements de comptes ravageuse alternant les allers et retours entre passé et présent pour dénouer les fils d'une intrigue encore entière sur sa finalité (uchronie Tarantinesque ou petite histoire dans la grande?). Chaque caractère montre tour à tour ses bons et mauvais cotés, et les sources de leurs faiblesses. Par ailleurs, le récit alterne un premier tome à l'action tonitruante où les héros sont introduits sans lourdeur tandis que le second approfondit la psychologie et affine les tenants et aboutissants pour mieux préparer le feu d'artifice qui se prépare. Fun, beau et maintenant le suspense, l'Homme qui n'aimait pas les armes à feu mérite son achat.

13/02/2014 (modifier)