Très jolie BD ! J'adhère complètement !
Le trait de Obion convient à merveille à ce récit principalement nocturne, soulignant les traits des personnages de la nuit. Le tout rend à merveille dans l'ensemble des planches et jusqu'au bout j'étais dans l'atmosphère.
Le récit est complété -enrichi- par le scénario, qui est lui excellent ! Le fait de suivre un roi de la cambriole dans ses différentes péripéties, tout en suivant le monologue intérieur qu'il nous livre, c'est superbe ! Tout l'intérêt est de suivre notre protagoniste dans sa chasse aux coffres, alors même qu'il a une conception de la chose très personnelle, et non dénuée de poésie !
J'ai suivi toute la BD avec une grande assiduité, et j'ai été surpris par les coups de théâtre qui surviennent dans celui-ci. Et finalement jusqu'à la fin j'ai eu des surprises inattendues, pour finir par refermer la BD avec un sourire aux lèvres et des petites réflexions sur les cambrioleurs.
Bref, une BD très bien faite au scénario prenant et à la réalisation impeccable. A lire !
Les romans, les films et maintenant… les BD. Je suis très prudent sur les adaptations et je commence souvent ces albums avec un solide apriori. Il faut bien le dire que les adaptations sont plus souvent ratées (et/ou bâclées) que réussies.
Pour ce qui nous concerne, vous l’aurez compris en voyant ma note, j’ai adoré. Dans le thème du polar, c’est une très grande réussite. L’histoire est d’abord très prenante, ce qui est moins étonnant étant donné le succès des romans. Mais le découpage du livre en diptyque BD est très réussi. Je ne suis passé à côté de rien, malgré certains va-et-vient ou certains chapitres présentés en parallèle de l’histoire principale. Et quelle enquête ! C’est intriguant, noir et violent… du pur bonheur pour le lecteur que je suis !
Comment ne pas évoquer la qualité exceptionnelle du trait de Homs ? Les visages sont particulièrement réussis ce qui est, à un tel niveau, relativement rare. J’ai la chance d’avoir lu l’histoire en noir et blanc et la dynamique du trait en noir et blanc force le respect.
En conclusion, il s’agit pour moi du meilleur polar que j’ai lu ces dernières années. J’attends de lire les histoires suivantes pour éventuellement élever ma note. D’ores et déjà, c’est pour moi un gros coup de cœur que je n’hésiterai pas à relire. Une bombe, tout simplement !
Avant d’entamer ce premier tome de la « seconde guerre universelle », j’ai relu UW1, afin de bien me replacer dans l’histoire. J’ai éprouvé une nouvelle fois énormément de plaisir à relire la série mère mais trêve de bavardage, il s’agit ici d’aviser la seconde époque.
Pour faire court, je préfère ce premier tome à celui de UW1. Il faut dire que le contexte est déjà planté et, de ce fait, je conseille vivement de lire la première série avant d’entamer celle-ci. J’ai trouvé ce premier tome prenant et bien rythmé. L’héritage de UW1 est bien présent et le lien entre les deux séries se fait naturellement, sans difficulté.
Graphiquement, Bajram maîtrise toujours autant sa technique. Le trait est nickel, la colorisation est sublime.
En conclusion, j’espère que la suite sera à la hauteur de ce premier tome. Fan de UW1, je suis assez excité de découvrir la suite du wormhole, de Terre-3 et des descendants de Kalish… Chaud devant, Bajram nous sert une nouvelle fois du grand spectacle !
C’est la bonne surprise de ce début d’année, une uchronie de la meilleure veine, un scénario clair limpide et très accrocheur.
Ajoutez à cela un héros mystérieux et charismatique et vous avez tous les constituants pour élaborer une série plus que prometteuse.
Metropolis, ville assez récente, point de conjonction de tous les courants politiques européens, est menacée par une organisation criminelle mais notre héros l’inspecteur Gabriel Faune veille au grain.
Un premier tome où le scénariste ne tergiverse pas, l’action est présente dès les premières pages et j’ai complètement été plongé dans cette histoire très prenante.
La maison d’édition Delcourt annonce la série en 4 volumes échelonnés en 4 semestres (2014-2015), un bon point pour Delcourt qui joue la transparence.
Sans discréditer les œuvres précédentes, Christophe Chabouté, minutieux et talentueux, a le profil idéal pour adapter le roman de Herman Melville. J’ai souvent apprécié le climat juste qu’il parvient à installer dans la plupart de ses œuvres.
Ce premier livre donne le ton. Le récit est, je pense plus ou moins en adéquation avec le roman original, pas si facile à réaliser sachant (tradition oblige) que le nombre de phylactères est assez réduit, et pourtant le lecteur est plongé dans ce rude 19ème siècle sur un baleinier où la vie n’est certainement pas une partie de plaisir.
Un premier tome plein de promesses avec un dessin superbe, soigné et minutieusement réalisé. Chabouté prend son temps et soigne ses lecteurs, c’est sa marque de fabrique.
Formidable.
J'ai eu la chance de lire la réédition magnifique réalisée par les Editions Futuropolis, et je trouve que l'ouvrage de Miriam Katin aurait tout à fait sa place aux côtés de Maus et L'Histoire des 3 Adolf, pour ne prendre que les titres qui me viennent immédiatement à l'esprit.
Miriam Katin y raconte l'espèce d'odyssée pour la survie d'une mère -sa mère- et sa fille dans la Hongrie envahie et occupée par l'armée nazie. Cette histoire permet de voir de nombreux aspects de cette époque : les privations, la traque, l'aisance et les abus commis par les nazis. Le récit est découpé en deux styles bien distincts ; en noir et blanc, au crayon, Miriam, alias Lisa et sa mère luttent contre le destin ; le dessin est alors "brut", parfois confus, mais toujours très travaillé afin de retranscrire au mieux les sentiments de ces années grises. En couleurs ce sont les années plus heureuses, lorsque Miriam, désormais à New York, revit certaines réminiscences du passé.
L'espoir est donc toujours là, à travers le temps, malgré la désespérance.
Un album précieux.
Le dessin est particulier. Pour être très honnête ça fait même un peu bâclé façon dessin d'enfant tout en déformation et parfois pas fini. Sur la longueur on s'habitue à cette patte grâce notamment aux très belles couleurs posant des ambiances diversifiées et attrayantes. Et puis l'histoire prend le pas et l'on se laisse emballer plaisamment par cette troupe de guerriers envoyés au bout du monde connu.
Traits actifs et dialogues tantôt drôles, tantôt philosophiques, les péripéties s'enchaînent sans temps morts sur des thématiques variées dans des décors travaillés.
C'est tellement bien construit qu'on pardonne la rupture nette intervenant au milieu du troisième album, divagation hallucinogène trop facilement fourre-tout et à l'ambiance en deçà du reste pour avoir une utilité. Heureusement les dernières planches reviennent sur le fil de l'histoire et l'intérêt trouve sa pleine justification, un poil trop ouvertes peut-être pour conclure, mais empêche 'Pour l'Empire' de sombrer dans un délire décevant pour justifier son achat.
Je pensais lire une énième histoire de casse, eh bien, non.
Lupano nous livre ici une véritable chronique sociale avec en toile de fond les magouilles de deux paumés.
Les dialogues sont drôles, et le scénario est bien construit, parfaitement huilé. Flash-back et préparation du "casse" se succèdent de manière intelligente. Des situations cocasses (l'épisode de la chèvre, par exemple) et certaines plus dramatiques ponctuent cette histoire de braquage qui ne se passe pas du tout comme prévu.
Décidément,après le truculent L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu, Wilfrid Lupano s'affirme comme un scénariste de talent. (pourtant je n'avais pas apprécie Le Singe de Hartlepool, unanimement salué par la critique)
(ne manquez pas de savourer la dédicace de Lupano, elle mérite le détour)
Très peu amateur de polar, je suis allé à reculons vers cette BD malgré l'abondance d'avis positifs à son sujet. Mais je réalise que Wilfrid Lupano ne m'a jamais déçu en tant que scénariste. Alim le tanneur, Célestin Gobe-la-lune, Le Singe de Hartlepool, L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu et beaucoup d'autres, toutes ses oeuvres se démarquent par une véritable originalité dans les intrigues et par des récits particulièrement bien construits et surprenants.
Et c'est exactement comme cela que pourrait être défini le scénario de Ma Révérence : surprenant, original tant dans son idée que dans sa narration, et on ne s'y ennuie pas un seul instant.
Les personnages sont inattendus et pourtant réalistes ; on s'y attache très rapidement et plus l'album avance plus ils gagnent en intérêt.
Le scénario est dense et plein de rebondissements. Il est raconté de manière assez spéciale, avec une narration emplie de flash-back parfaitement agencés, et cela coule comme de l'eau claire.
L'histoire ne plonge jamais vraiment dans la trame de polar que je craignais et flirte plutôt du côté du roman graphique autour de la vie des personnages.
Il y a également une vraie part d'humour, humour dans le comportement de personnages truculents tels que Gaby Rocket mais aussi humour de la vie avec ses petites ironies et malgré tout ses espoirs.
Et Rodgen soutient l'ensemble avec un dessin semi-réaliste, dynamique et très agréable.
C'est prenant, amusant, touchant, divertissant et surtout on ne lâche pas l'album du début à la fin.
Une très bonne lecture.
Hiroshiman j'adore. La meilleure série parue chez Psychopat ! Et la mieux dessinée. Car derrière l'humour bête et méchant, gras et agressif (typique de ce journal) c'est super bien dessiné et rempli de références à la s.f. et au fantastique. Rifo doit être un fan de cinoche b et Z. C'est rempli de savants fous, de gros "streums", de zombies ou autres... Certains dessins sont géniaux quasi gothiques et fantastiques. Mais toujours avec cet humour con, dégueulasse et trash. J'adore vraiment.
Plein d'images en tête. Il faut que je trouve ces 2 albums.
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Vilebrequin
Très jolie BD ! J'adhère complètement ! Le trait de Obion convient à merveille à ce récit principalement nocturne, soulignant les traits des personnages de la nuit. Le tout rend à merveille dans l'ensemble des planches et jusqu'au bout j'étais dans l'atmosphère. Le récit est complété -enrichi- par le scénario, qui est lui excellent ! Le fait de suivre un roi de la cambriole dans ses différentes péripéties, tout en suivant le monologue intérieur qu'il nous livre, c'est superbe ! Tout l'intérêt est de suivre notre protagoniste dans sa chasse aux coffres, alors même qu'il a une conception de la chose très personnelle, et non dénuée de poésie ! J'ai suivi toute la BD avec une grande assiduité, et j'ai été surpris par les coups de théâtre qui surviennent dans celui-ci. Et finalement jusqu'à la fin j'ai eu des surprises inattendues, pour finir par refermer la BD avec un sourire aux lèvres et des petites réflexions sur les cambrioleurs. Bref, une BD très bien faite au scénario prenant et à la réalisation impeccable. A lire !
Millenium
Les romans, les films et maintenant… les BD. Je suis très prudent sur les adaptations et je commence souvent ces albums avec un solide apriori. Il faut bien le dire que les adaptations sont plus souvent ratées (et/ou bâclées) que réussies. Pour ce qui nous concerne, vous l’aurez compris en voyant ma note, j’ai adoré. Dans le thème du polar, c’est une très grande réussite. L’histoire est d’abord très prenante, ce qui est moins étonnant étant donné le succès des romans. Mais le découpage du livre en diptyque BD est très réussi. Je ne suis passé à côté de rien, malgré certains va-et-vient ou certains chapitres présentés en parallèle de l’histoire principale. Et quelle enquête ! C’est intriguant, noir et violent… du pur bonheur pour le lecteur que je suis ! Comment ne pas évoquer la qualité exceptionnelle du trait de Homs ? Les visages sont particulièrement réussis ce qui est, à un tel niveau, relativement rare. J’ai la chance d’avoir lu l’histoire en noir et blanc et la dynamique du trait en noir et blanc force le respect. En conclusion, il s’agit pour moi du meilleur polar que j’ai lu ces dernières années. J’attends de lire les histoires suivantes pour éventuellement élever ma note. D’ores et déjà, c’est pour moi un gros coup de cœur que je n’hésiterai pas à relire. Une bombe, tout simplement !
Universal War Two
Avant d’entamer ce premier tome de la « seconde guerre universelle », j’ai relu UW1, afin de bien me replacer dans l’histoire. J’ai éprouvé une nouvelle fois énormément de plaisir à relire la série mère mais trêve de bavardage, il s’agit ici d’aviser la seconde époque. Pour faire court, je préfère ce premier tome à celui de UW1. Il faut dire que le contexte est déjà planté et, de ce fait, je conseille vivement de lire la première série avant d’entamer celle-ci. J’ai trouvé ce premier tome prenant et bien rythmé. L’héritage de UW1 est bien présent et le lien entre les deux séries se fait naturellement, sans difficulté. Graphiquement, Bajram maîtrise toujours autant sa technique. Le trait est nickel, la colorisation est sublime. En conclusion, j’espère que la suite sera à la hauteur de ce premier tome. Fan de UW1, je suis assez excité de découvrir la suite du wormhole, de Terre-3 et des descendants de Kalish… Chaud devant, Bajram nous sert une nouvelle fois du grand spectacle !
Metropolis (Delcourt)
C’est la bonne surprise de ce début d’année, une uchronie de la meilleure veine, un scénario clair limpide et très accrocheur. Ajoutez à cela un héros mystérieux et charismatique et vous avez tous les constituants pour élaborer une série plus que prometteuse. Metropolis, ville assez récente, point de conjonction de tous les courants politiques européens, est menacée par une organisation criminelle mais notre héros l’inspecteur Gabriel Faune veille au grain. Un premier tome où le scénariste ne tergiverse pas, l’action est présente dès les premières pages et j’ai complètement été plongé dans cette histoire très prenante. La maison d’édition Delcourt annonce la série en 4 volumes échelonnés en 4 semestres (2014-2015), un bon point pour Delcourt qui joue la transparence.
Moby Dick (Chabouté)
Sans discréditer les œuvres précédentes, Christophe Chabouté, minutieux et talentueux, a le profil idéal pour adapter le roman de Herman Melville. J’ai souvent apprécié le climat juste qu’il parvient à installer dans la plupart de ses œuvres. Ce premier livre donne le ton. Le récit est, je pense plus ou moins en adéquation avec le roman original, pas si facile à réaliser sachant (tradition oblige) que le nombre de phylactères est assez réduit, et pourtant le lecteur est plongé dans ce rude 19ème siècle sur un baleinier où la vie n’est certainement pas une partie de plaisir. Un premier tome plein de promesses avec un dessin superbe, soigné et minutieusement réalisé. Chabouté prend son temps et soigne ses lecteurs, c’est sa marque de fabrique.
Seules contre tous
Formidable. J'ai eu la chance de lire la réédition magnifique réalisée par les Editions Futuropolis, et je trouve que l'ouvrage de Miriam Katin aurait tout à fait sa place aux côtés de Maus et L'Histoire des 3 Adolf, pour ne prendre que les titres qui me viennent immédiatement à l'esprit. Miriam Katin y raconte l'espèce d'odyssée pour la survie d'une mère -sa mère- et sa fille dans la Hongrie envahie et occupée par l'armée nazie. Cette histoire permet de voir de nombreux aspects de cette époque : les privations, la traque, l'aisance et les abus commis par les nazis. Le récit est découpé en deux styles bien distincts ; en noir et blanc, au crayon, Miriam, alias Lisa et sa mère luttent contre le destin ; le dessin est alors "brut", parfois confus, mais toujours très travaillé afin de retranscrire au mieux les sentiments de ces années grises. En couleurs ce sont les années plus heureuses, lorsque Miriam, désormais à New York, revit certaines réminiscences du passé. L'espoir est donc toujours là, à travers le temps, malgré la désespérance. Un album précieux.
Pour l'Empire
Le dessin est particulier. Pour être très honnête ça fait même un peu bâclé façon dessin d'enfant tout en déformation et parfois pas fini. Sur la longueur on s'habitue à cette patte grâce notamment aux très belles couleurs posant des ambiances diversifiées et attrayantes. Et puis l'histoire prend le pas et l'on se laisse emballer plaisamment par cette troupe de guerriers envoyés au bout du monde connu. Traits actifs et dialogues tantôt drôles, tantôt philosophiques, les péripéties s'enchaînent sans temps morts sur des thématiques variées dans des décors travaillés. C'est tellement bien construit qu'on pardonne la rupture nette intervenant au milieu du troisième album, divagation hallucinogène trop facilement fourre-tout et à l'ambiance en deçà du reste pour avoir une utilité. Heureusement les dernières planches reviennent sur le fil de l'histoire et l'intérêt trouve sa pleine justification, un poil trop ouvertes peut-être pour conclure, mais empêche 'Pour l'Empire' de sombrer dans un délire décevant pour justifier son achat.
Ma révérence
Je pensais lire une énième histoire de casse, eh bien, non. Lupano nous livre ici une véritable chronique sociale avec en toile de fond les magouilles de deux paumés. Les dialogues sont drôles, et le scénario est bien construit, parfaitement huilé. Flash-back et préparation du "casse" se succèdent de manière intelligente. Des situations cocasses (l'épisode de la chèvre, par exemple) et certaines plus dramatiques ponctuent cette histoire de braquage qui ne se passe pas du tout comme prévu. Décidément,après le truculent L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu, Wilfrid Lupano s'affirme comme un scénariste de talent. (pourtant je n'avais pas apprécie Le Singe de Hartlepool, unanimement salué par la critique) (ne manquez pas de savourer la dédicace de Lupano, elle mérite le détour)
Ma révérence
Très peu amateur de polar, je suis allé à reculons vers cette BD malgré l'abondance d'avis positifs à son sujet. Mais je réalise que Wilfrid Lupano ne m'a jamais déçu en tant que scénariste. Alim le tanneur, Célestin Gobe-la-lune, Le Singe de Hartlepool, L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu et beaucoup d'autres, toutes ses oeuvres se démarquent par une véritable originalité dans les intrigues et par des récits particulièrement bien construits et surprenants. Et c'est exactement comme cela que pourrait être défini le scénario de Ma Révérence : surprenant, original tant dans son idée que dans sa narration, et on ne s'y ennuie pas un seul instant. Les personnages sont inattendus et pourtant réalistes ; on s'y attache très rapidement et plus l'album avance plus ils gagnent en intérêt. Le scénario est dense et plein de rebondissements. Il est raconté de manière assez spéciale, avec une narration emplie de flash-back parfaitement agencés, et cela coule comme de l'eau claire. L'histoire ne plonge jamais vraiment dans la trame de polar que je craignais et flirte plutôt du côté du roman graphique autour de la vie des personnages. Il y a également une vraie part d'humour, humour dans le comportement de personnages truculents tels que Gaby Rocket mais aussi humour de la vie avec ses petites ironies et malgré tout ses espoirs. Et Rodgen soutient l'ensemble avec un dessin semi-réaliste, dynamique et très agréable. C'est prenant, amusant, touchant, divertissant et surtout on ne lâche pas l'album du début à la fin. Une très bonne lecture.
Hiroshiman
Hiroshiman j'adore. La meilleure série parue chez Psychopat ! Et la mieux dessinée. Car derrière l'humour bête et méchant, gras et agressif (typique de ce journal) c'est super bien dessiné et rempli de références à la s.f. et au fantastique. Rifo doit être un fan de cinoche b et Z. C'est rempli de savants fous, de gros "streums", de zombies ou autres... Certains dessins sont géniaux quasi gothiques et fantastiques. Mais toujours avec cet humour con, dégueulasse et trash. J'adore vraiment. Plein d'images en tête. Il faut que je trouve ces 2 albums.